• SPIRITUALITÉ

    Ce que Léonard de Vinci nous dit de Judas dans sa célèbre Cène

     
    La Cène, par Léonard de Vinci, 1494-1498, fresque, Église Santa Maria delle Grazie de Milan © Wikimedia

    Au-delà de son admirable dimension artistique, la célèbre peinture de Léonard de Vinci est une profonde leçon sur la rédemption et le salut.

    « Le soir étant venu, il arriva avec les douze. Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous, qui mange avec moi, me livrera. Ils commencèrent à s’attrister, et à lui dire, l’un après l’autre : est-ce moi ? Il leur répondit : c’est l’un des douze, qui met avec moi la main dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né. » (Marc, 14, 17-21)

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  • Audience générale: «C'est de la croix que germe l'espérance»

    Pour le Pape, la croix n’est qu’un «passage»: «la destination, c’est la gloire, comme nous le montre la fête de Pâques». - ANSA

    12/04/2017 12:56   - LIEN POUR ENTENDRE LE MESSAGE, DE 1.5 MIN.

    (RV) C’est sous un soleil radieux et devant une foule nombreuse réunie place Saint-Pierre que le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne ce mercredi 12 avril 2017 durant l'audience générale. S’appuyant sur l‘épisode évangélique du grain qui meurt en terre pour donner du fruit, François a rappelé que Jésus aussi, venu sur Terre, est mort sur la croix d’où jaillit l’espérance nouvelle. À l’image du Christ, il a alors invité les fidèles à donner leur vie par amour. Le compte-rendu de Samuel Bleynie.

     

    Qui aurait imaginer que, quelques jours après son entrée triomphale à Jérusalem, Jésus serait humilié, condamné et crucifié? Trois jours après la célébration des Rameaux, le Pape cmmence par s'interroger sur la réaction de la foule à la mort du Christ. Devant la croix, «les espérances terrestres s’effondrent» mais de nouvelles naissent, «celles qui durent toujours». À la manière de la graine, Jésus s’est fait tout petit, a quitté la gloire céleste pour «tomber en terre». Plus encore, il est mort pour nous. «C’est précisément là, au plus profond de son abaissement – qui est aussi le sommet de l’amour – qu’a germé l’espérance.» Comment? «Par la force de l’amour.» À Pâques, Jésus transforme «notre péché en pardon, notre mort en résurrection, notre peur en confiance».

    Certes, cela peut sembler être une «logique perdante» puisque «qui aime perd du pouvoir, qui donne se dépossède et aimer c’est donner». Mais posséder pousse à l’insatisfaction de vouloir toujours plus. Or comme le dis Jésus «Qui aime sa vie la perdra». «À l’inverse, poursuit le Pape, quiconque accepte de donner sa vie, est disponible et au service, vit à la manière de Dieu, est vainqueur, il se sauve et sauve  les autres, il devient graine d’espérance pour le monde.»

    «Bien sûr, ce véritable amour passe par la croix, le sacrifice, comme pour Jésus», mais la croix n’est qu’un «passage»: «la destination, c’est la gloire, comme nous le montre la fête de Pâques». Le Pape rappelle alors que les femmes aussi souffrent à l’accouchement mais sont ensuite «joyeuses, heureuses parce qu’elles ont donné une autre vie». Ainsi, «l’amour est le moteur qui fait avancer notre espérance», répète le Saint-Père. En conclusion, il invite l’ensemble des fidèles à regarder chez eux le crucifix et à dire: «Avec toi rien n’est perdu. Avec toi, je peux toujours espérer. Tu es mon espérance». Il fait ensuite répéter trois fois cette dernière phrase à la foule présente place Saint-Pierre.

    (SBL)

    RV- Radio Vatican

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  • Le pape invite les jeunes à se demander
    « pour qui suis-je ? » et non « qui suis-je ? »

    Veillée de prière avec les jeunes du Latium (Traduction intégrale)

    Veillée avec les jeunes du Latium, capture CTV

    Veillée Avec Les Jeunes Du Latium, Capture CTV

    « Bien souvent, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : ‘Qui suis-je ?’… Demande-toi : ‘Pour qui suis-je’, et non ‘qui suis-je' ». C’est la recommandation du pape François aux jeunes, lors d’une veillée de prière en la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, le 8 avril 2017.

    En la veille de la XXXIIe Journée mondiale de la jeunesse, célébrée au niveau diocésain le Dimanche de Rameaux, le pape a présidé une veillée avec les jeunes de son diocèse et des diocèses de la région du Latium. L’événement était une étape vers le synode d’octobre 2018 sur les jeunes et vers les JMJ de Panama prévues en janvier 2019.

    Dans un discours prononcé d’abondance de cœur, le pape, qui a mis de côté son texte préparé à l’avance, a invité les jeunes à une « mission » : « parler avec les grands parents. (…) Ecoute l’ancien. Parle, demande des choses ». Aujourd’hui, a-t-il insisté, « plus que jamais nous avons besoin, nous avons besoin de ce pont, du dialogue entre les grands parents et les jeunes, entre les vieux et les jeunes ».

    « Aucun jeune ne doit se sentir exclu » du synode, a aussi assuré le pape François : « Le Synode est le Synode pour tous et de tous les jeunes ! Les jeunes sont les protagonistes ». Qu’ils aient une foi tiède, qu’ils soient éloignés de  l’Église, athées, « chaque jeune a quelque chose à dire aux autres, a quelque chose à dire aux adultes, a quelque chose à dire aux prêtres, aux sœurs, aux évêques, au Pape ».

    Voici notre traduction intégrale du discours du pape François.

    AK

    Discours du pape François

    Chers jeunes,

    Merci d’être présents ici ! Cette soirée est un double commencement : le commencement du chemin vers le Synode, qui a un nom bien long : « Les jeunes, la foi et le discernement de la vocation », mais nous dirons : « le Synode des jeunes », on comprend mieux ! Et le second commencement, du chemin vers Panama : il y a ici l’Archevêque de Panama [il le désigne et se tourne vers lui]. Je te salue bien !

    Nous avons écouté l’Évangile, nous avons prié, nous avons chanté ; nous avons porté des fleurs à la vierge Marie, à la Mère ; nous avons porté la Croix qui vient de Cracovie et qui demain sera confiée aux jeunes de Panama. De Cracovie à Panama, et entre les deux le Synode. Un Synode dont aucun jeune ne doit se sentir exclu ! « Mais … nous faisons un Synode pour les jeunes catholiques … pour les jeunes qui appartiennent aux associations catholiques , ainsi c’est plus fort …. ». Non ! Le Synode est le Synode pour tous et de tous les jeunes ! Les jeunes sont les protagonistes. « Mais également les jeunes qui se sentent agnostiques ?». Oui ! « Même les jeunes qui ont une foi tiède ? » Oui ! « Même les jeunes qui se sont éloignés de  l’Église ? ». Oui ! « Même les jeunes qui – je ne sais pas si il y en a quelques uns … peut-être il y en aura quelques uns – les jeunes qui se sentent athées ? » Oui ! C’est le Synode des jeunes, nous voulons tous nous écouter. Chaque jeune a quelque chose à dire aux autres, a quelque chose à dire aux adultes, a quelque chose à dire aux prêtres, aux sœurs, aux évêques, au Pape. Nous avons tous besoin de vous écouter !

    Souvenons-nous un peu de Cracovie ; la Croix nous le rappelle. Là-bas j’ai dit deux choses, peut-être quelqu’un s’en souvient-il : c’est mal de voir un jeune qui part à la retraite à 20 ans, c’est mal ; c’est mal aussi de voir un jeune qui vit sur un canapé. C’est pas vrai ? « Ni jeunes ‘à la retraite’, ni jeunes ‘sur le canapé’ »Des jeunes qui marchent, des jeunes sur la route, des jeunes qui vont de l’avant, côte à côte, mais regardant le futur !

    Nous avons écouté l’Évangile (cf. Lc 1,39-45). Quand Marie reçoit ce don, cette vocation si grande de porter le don de Dieu jusqu’à nous, dit l’Évangile, ayant également eu la nouvelle que sa vieille cousine attendait un enfant et avait besoin d’aide, elle s’en va « en hâte » En hâte ! Le monde d’aujourd’hui a besoin de jeunes qui vont « en hâte », qui ne se lassent pas d’aller en hâte ; des jeunes qui aient cette vocation de sentir que la vie leur offre une mission. Et, comme l’a beaucoup dit Maria Lisa [une jeune religieuse] dans son témoignage, des jeunes en marche. Elle a raconté toute son expérience : cela a été une expérience en marche. Nous avons besoin de jeunes en marche. Le monde ne peut changer que si les jeunes sont en marche. Mais c’est le drame de ce monde : que les jeunes – et c’est le drame de la jeunesse d’aujourd’hui ! – que les jeunes sont souvent mis à l’écart. Ils n’ont pas de travail, ils n’ont pas d’idéal à suivre, il manque l’éducation, il manque l’intégration … Tant de jeunes doivent fuir, émigrer vers d’autres terres … C’est dur à dire, aujourd’hui souvent les jeunes sont des matériaux de rebut. Cela nous ne pouvons pas le tolérer ! Et nous, nous devons faire ce Synode pour dire : « Nous les jeunes, nous sommes là ! ». Nous allons à Panama pour dire : « Nous les jeunes nous sommes ici, en marche. Nous ne voulons pas être des matériaux de rebut ! Nous nous avons de la valeur à donner ».

    Pendant que Pompeo [dans le second témoignage] parlait, j’ai pensé : par deux fois il a été pratiquement à la limite d’être un matériel de rebut, à 8 ans et à 18 ans. Et il l’a fait. Il l’a fait. Il a été capable de se relever. Et la vie, quand nous regardons l’horizon – Marie Lisa l’a dit aussi -, nous surprend, toujours. Tous les deux ils l’ont dit.

    Nous, nous sommes en marche, vers le Synode et vers Panama. Et cette marche est risquée ; mais si un jeune ne prend pas de risque, il a vieilli. Nous devons risquer.

    Maria Lisa a dit qu’après le sacrement de la Confirmation elle s’est éloignée de  l’Église. Vous vous savez bien qu’ici en Italie le sacrement de la Confirmation on l’appelle « le sacrement de l’au revoir » ! Après la Confirmation on ne va plus à l’église. Pourquoi ? Parce que beaucoup de jeunes ne savent pas quoi faire … Et elle [Maria Lisa] ne s’est jamais arrêtée, toujours en marche : parfois sur des routes obscures, sur des routes sans lumière, sans idéal, qu’on ne comprend pas bien ; mais à la fin, elle aussi elle l’a fait. Vous les jeunes vous devez risquer. Aujourd’hui vous devez préparer le futur. Le futur est entre vos mains.

    Pendant le Synode, toute l’Église veut écouter les jeunes : ce qu’ils pensent, ce qu’ils sentent, ce qu’ils veulent, ce qu’ils critiquent et de quoi ils se repentent. Tout. L’Église a besoin d’encore plus de printemps, et le printemps c’est la saison des jeunes.

    Par ailleurs je voudrais vous inviter à faire cette marche, cette route vers le Synode et vers Panama, à la faire avec joie, à la faire avec vos inspirations, sans peur, sans honte, à la faire courageusement. Il faut du courage. Chercher à prendre la beauté dans les petites choses, comme l’a dit Pompeo, cette beauté de tous les jours : la prendre, ne pas perdre cela. Remercier pour ce que tu es : « Je suis ainsi : merci ! ». Bien souvent, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : « Que suis-je ? ». Mais tu peux te demander qui tu es et passer toute ta vie en cherchant qui tu es. Demande toi : « Pour qui suis-je ? ». Comme la Sainte Vierge, qui a été capable de se demander : « Pour qui, pour quelle personne suis-je, en ce moment ? Pour ma cousine », et elle est allée. Pour qui suis-je, et non qui suis-je : cela vient après, si c’est une demande qu’on doit faire, mais avant tout pourquoi faire un travail, un travail de toute une vie, un travail qui te fait penser, qui te fait sentir, qui te met en action. Les trois langages : le langage de la pensée, le langage du cœur et le langage des mains. Aller toujours de l’avant.

    Il y a une autre chose que je voudrais vous dire : le Synode ce n’est pas un « parloir ». Les JMJ ne seront pas un « parloir » ou quelque chose d’approchant, ou une belle chose, une fête et ensuite « ciao », j’ai oublié. Non, concrétisez ! La vie nous demande du concret. Dans cette culture liquide, il faut du concret,  le concret c’est votre vocation.

    Je voudrais finir … – il y avait un discours écrit, mais après vous avoir vus, avoir entendu les deux témoignages, il m’est venu de dire ceci – : il y aura des moments pendant lesquels vous ne comprendrez rien, des moments obscurs, mauvais, des beaux moments, des moments obscurs, des moments lumineux …. mais il y a une chose que je voudrais souligner. Nous sommes dans le présent. A mon âge, nous sommes sur le départ … ah non ? [il rit]. Qui garantit la vie ? Personne. Votre âge a l’avenir devant lui. Aux jeunes aujourd’hui, aux jeunes la vie demande une mission ; l’Église leur demande une mission et je voudrais vous donner cette mission : retourner en arrière et parler avec les grands parents. Aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin, nous avons besoin de ce pont, du dialogue entre les grands parents et les jeunes, entre les vieux et les jeunes. Le prophète Joël, dans le chapitre 3, verset 1, nous dit ceci, comme une prophétie : « vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions », c’est à dire qu’ils porteront en avant par des prophéties les choses concrètes. Ceci est l’objectif que je vous donne au nom de  l’Église : parler avec les anciens. « Mais c’est ennuyeux ….,  ils disent toujours les mêmes choses … ». Non, écoute l’ancien. Parle, demande des choses. Fais en sorte qu’ils songent et à partir de ces songes va de de l’avant, pour prophétiser et pour rendre concrète cette prophétie. Aujourd’hui c’est votre mission, c’est la mission que vous demande aujourd’hui l’Église.

    Chers jeunes, soyez courageux ! « Mais mon Père, j’ai péché, je tombe si souvent … ». Il me vient à l’esprit une chanson alpine, très belle, que chantent les alpinistes : « Dans l’art de monter, l’important n’est pas de ne pas tomber, mais de ne pas rester à terre ». Avance ! Tu tombes ? Lève-toi et va de l’avant. Mais pense à ce qu’a songé le grand-père, ce qu’a songé le vieux ou la vieille. Fais-les parler, prends cela et fais le pont avec le futur. C’est l’objectif et la mission qu’aujourd’hui vous donne l’Église.

    Merci beaucoup pour votre courage, et … à Panama ! Je ne sais pas si j’y serai, mais le Pape y sera. Et à Panama, le Pape vous demandera : « Avez-vous parlé avec les vieux ? Avez vous parlé avec les anciens ? Avez vous pris les songes de l’ancien et les avez vous transformés en prophéties concrètes ? » C’est votre objectif. Que le Seigneur vous bénisse. Priez pour moi et préparons-nous tous ensemble pour le Synode et pour Panama.

    © Traduction de Zenit, Hugues de Warren

    source ZENIT.org

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  • ACTUALITÉS

    Face à la dépression, redécouvrir le message chrétien

    Père Joël Pralong
     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la santé 2017 consacrée à la dépression, le père Joël Pralong, auteur de plusieurs ouvrages sur cette question, livre à Aleteia les fruits d'années d'expérience. Le supérieur du séminaire de Sion (Suisse) a accompagné de nombreuses personnes blessées, qui comptent parmi les 300 millions de personnes dans le monde touchées par la dépression (d'après l'OMS, soit +18% entre 2005 et 2015).

    Aleteia : Comment mieux cerner et définir le phénomène de la dépression ?
    Père Joël Pralong : C’est une question bien complexe. Pour l’introduire, nous pouvons dissocier trois types de dépression qui ont pour point commun le sentiment d’angoisse et la pleine conscience d’être malade.

    • La dépression existentielle représenterait un quart des cas. Elle trouve son origine dans le manque de sens à la vie, occasionné par la jouissance des biens matériels et des plaisirs immédiats qui laissent un vide profond.
    • La dépression nerveuse exogène, liée à une cause extérieure connue : déception, fiasco, banqueroute, avec des accents très divers en fonction des âges de la vie.
    • La dépression nerveuse endogène, liée à une cause intérieure, plus difficile à cerner : des blessures qui remontent dans le passé infantile et entraînent une perte de confiance.

    Nous pouvons également la décrire à travers le prisme de la spiritualité, éprouvée par sainte Thérèse de Lisieux, comme l’expérience la plus douloureuse de notre faiblesse humaine, à savoir, l’incapacité de vouloir et la paralysie de tout désir : « Je voudrais bien, mais je ne peux pas… Je voudrais vouloir, mais je ne veux rien ! »

    Comment expliquer, aujourd’hui, la recrudescence de cas de dépression ?
    Sans avoir la prétention de tout expliquer, je voudrais attirer l’attention sur quelques points. C’est une bonne chose que l’OMS ait axé cette campagne sur la dépression, une forme puissante de mal intérieur. Car à quoi bon avoir une bonne santé physique si je ne sais plus vers quoi l’orienter. Notre monde occidental a tout ce qu’il faut pour vivre, mais plus assez de raisons valables de vivre. Nos sociétés « adolescentriques » vivent dans l’immédiateté, le moment présent où l’on s’éclate, mais où l’on éclate surtout son âme. On puise et on épuise la vie, on ne la donne plus.

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

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  • BILLET DE JOCELYN GIRARD : DE QUI SOMMES-NOUS LES FRÈRES, LES SŒURS ?

    Vendredi, 7 Avril, 2017 - 13:18
     
    BILLET DE JOCELYN GIRARD : DE QUI SOMMES-NOUS LES FRÈRES, LES SŒURS ?Voir une fois de plus des images d’enfants syriens gazés arrache le cœur. Même chose pour la Somalie et le Soudan, encore aux prises avec une famine. De telles visions d’enfer interpellent immédiatement le sens de la famille. 
     
    Tous les parents du monde protègent leur progéniture, lui procurent le nécessaire, l’éduquent et lui donnent un milieu familial et social qui permet la croissance, en tentant de lui éviter tout mal. La nature nous a dotés d’un instinct de préservation élémentaire. Nous y répondons en élargissant le cercle familial à l’ethnie, parfois à la patrie.
     
     Mais lorsque la fatalité s’abat sur une famille, comme il arrive pour des milliers en Syrie et ailleurs, c’est l’instinct de survie qui prend le dessus. Nous pouvons assister à cette réalité chaque jour par le biais des médias. Là où la guerre fait rage, les pères et les mères font tout pour protéger leurs enfants des bombardements et de la violence des combats. La fuite devient souvent la seule issue quand elle est encore possible. Nous répugnons à entendre leurs hurlements de douleur. N’avoir jamais vécu un tel drame ne nous épargne pas du devoir de nous y projeter afin de chercher à comprendre et à compatir. 
     
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  • SPIRITUALITÉ

    Fils d’assassin et fils de saint, entretien avec Gérard Fesch

     
    Jacques Fesch © AFP PHOTO / STF
     
    En octobre 1957, Jacques Fesch était guillotiné pour la mort d’un policier. Sa conversion en prison avait été foudroyante. Soixante ans après sa mort, son fils Gérard livre un témoignage sur la rédemption, la famille, la miséricorde…

    Aleteia : La trajectoire tragique de votre père est bien connue de nos lecteurs. La découverte inédite de votre filiation l’est moins, pouvez-vous y revenir ?
    Gérard Fesch : Depuis ma plus tendre enfance j’ai toujours éprouvé le besoin de connaître mes origines ayant été confié à l’assistance publique dès ma naissance. Comme une impossibilité de vivre sans. J’ai tout imaginé et souvent le pire. Je recherchais essentiellement ma mère. Au fond de moi, je pensais que mon père était mort à la guerre. Je ne le reverrais donc jamais. Une sorte de certitude inexplicable.

    En 1994, je découvre brutalement mon père à l’âge de 40 ans, en lisant un article qui lui était consacré dans un magazine. Une série de coïncidences me laisse penser qu’il s’agit de mon père. Sur la photo que j’ai devant les yeux il a 24 ans. Quelle drôle de sensation ! Pas simple et en plus c’est un criminel, un guillotiné. Les images se bousculent, l’impact sur mon existence et celle de ma famille sont bien réelles et me déstabilisent.

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  • Perspectives 5 avril 2017 KTO

    Perspectives 5 avril 2017


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  • Sainte-Marthe: « Sommes-nous corrompus ou pas encore? »

    Examen de conscience, devant la miséricorde

    Messe à Sainte-Marthe, 3 avril 2017 © L'Osservatore Romano

    Messe À Sainte-Marthe, 3 Avril 2017 © L'Osservatore Romano

    « Jésus est la plénitude de la loi et Jésus juge avec miséricorde », affirme le pape François: c’est le coeur de la méditation du pape François, lors de l’homélie prononcée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, ce lundi 3 avril 2017, indique L’Osservatore Romano en italien. Et devant cette miséricorde, il a invité à un examen de conscience: « Sommes-nous corrompus ou pas encore ? »

    « ‘Je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pêche plus’ », cite le pape les paroles du Christ adressées à une femme adultère.  « Ceci, explique le pape, est la plénitude de la loi : non pas celle des scribes et des pharisiens qui avaient corrompu leur esprit en faisant tant de lois, tant de lois, sans laisser de place à la miséricorde. »

    Les deux histoires sont au cœur de la liturgie : celle de Suzanne et des deux juges âgés, racontée dans le livre de Daniel, et celle de la femme surprise en adultère, racontée par saint Jean dans son Évangile. « Ce que l’Église veut que nous pensions aujourd’hui, que nous voyions, explique le pape, l’innocence et le péché, la corruption et la loi se rencontrent ».

    L’« innocence » est représentée par Suzanne, « accusée à tort par ces deux juges âgés », dit le pape. Suzanne, « qui avait d’autres péchés, parce que nous sommes tous pécheurs », mais qui « n’était pas adultère », « est contrainte à choisir : ou la fidélité à Dieu et à la loi ou sauver sa vie ».

    « Dans le cas de Suzanne », note le pape, les deux anciens sont « corrompus par les vices de la luxure ». « Il y a toujours eu dans le monde des juges corrompus », fait observer le pape,  et « encore aujourd’hui, partout dans le monde, il y en a ». La question, dit-il, est: « pourquoi la corruption vient dans une personne? ».

    La corruption, estime le pape, est pire que le péché : dans le péché, « je suis infidèle à Dieu, mais ensuite j’essaie de ne plus le faire ou je cherche à m’arranger avec le Seigneur ou au moins je sais que ce n’est pas bien ». Par contre, « la corruption est quand le péché entre, entre, entre, entre dans ta conscience et ne te laisse même pas de place pour l’air, tout devient péché : voilà la corruption ».

    Dans l’histoire de la femme adultère, il s’agit d’une vraie « pécheresse », poursuit le pape. Si les juges de Suzanne  « avaient perdu la tête, laissant la luxure être maître d’eux », explique-t-il, les juges de la femme adultère « avaient perdu la tête en faisant grandir en eux une interprétation de la loi tellement rigide qu’elle ne laissait pas de place à l’Esprit-Saint : corruption de la légalité, du légalisme, contre la grâce ».

    Le Christ leur « dit peu de choses », souligne le pape : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre’ ». Puis il s’adresse ainsi à la pécheresse : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pêche plus’ » Et « ceci, a expliqué le pape, c’est la plénitude de la loi », parce que « Jésus juge avec miséricorde ».

    En conclusion, le pape invite à penser à « cette route, à la malveillance par laquelle nos vices jugent les gens » parce que « nous aussi, nous jugeons les autres dans notre cœur », et il est opportun de se demander si « nous sommes corrompus ou pas encore ».

    Avec une traduction de Constance Roques

    source ZENIT.org

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  • Sortons de nos tombeaux

    Jésus et Lazare

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  • Église en sortie 31 mars 2017


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