• Sainte-Marthe : « Seigneur, que je sois juste, mais juste avec miséricorde »

    Le pape met en garde contre une certaine forme de casuistique

    Messe à Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    Messe À Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    « Seigneur, que je sois juste, mais juste avec miséricorde » et non pas enfermé dans « la casuistique ». C’est la prière que le pape François a recommandée aux chrétiens, lors de la messe du 24 février 2017, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican.

    Le pape a médité sur l’Evangile (Mc 10, 1-12) où des Pharisiens demandent à Jésus : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? ». « Jésus ne répond pas si c’est permis ou non, a-t-il fait observer dans son homélie rapportée par Radio Vatican en italien ; il n’entre pas dans leur logique casuistique ». En effet les Pharisiens « pensaient à la foi seulement en termes de ‘on peut’ ou ‘on ne peut pas’, jusqu’où on peut, jusqu’où on ne peut pas ».

    Jésus au contraire adresse une question : « ‘Que vous a prescrit Moïse ?…’. Et eux d’expliquer la permission donnée par Moïse pour répudier sa femme, et ce sont eux qui tombent dans le piège. Parce que Jésus les qualifie de ‘durs de cœur’: ‘C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle’ ».

    Avec cette réponse, a poursuivi le pape, Jésus « dit la vérité. Sans casuistique ». « Jésus dit toujours la vérité », il « explique les choses comme elles ont été créées : ‘Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère’ ».

    De la casuistique à la vérité et à la miséricorde

    Mais si l’adultère est « grave », Jésus a cependant souvent parlé avec des adultères : avec la Samaritaine, il a « bu dans son verre, qui n’était pas purifié » et à la femme adultère il dit « Je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus ». Jésus est en effet « l’incarnation de la Miséricorde du Père, et il ne peut se renier lui-même ».

    Le chemin de Jésus est « le chemin de la casuistique à la vérité et à la miséricorde, a expliqué le pape François. Jésus lâche la casuistique. A ceux qui voulaient le mettre à l’épreuve, à ceux qui pensaient avec cette logique du ‘on peut’, il les qualifie – pas ici, mais dans d’autres passages de l’Evangile – d’hypocrites ».

    « La casuistique est hypocrite. C’est une pensée hypocrite, a insisté le pape. ‘On peut – on ne peut pas’ … qui devient ensuite plus subtile, plus diabolique : … de là à là, je ne peux pas. C’est le piège de la casuistique ». « Le chemin … de la la casuistique à la vérité et à la miséricorde, n’est pas facile: il faut la grâce de Dieu pour qu’il nous aide tous à avancer ».

    En conclusion le pape a prévenu une objection : « Quelqu’un qui a une mentalité casuistique peut demander : ‘Mais qu’est-ce qui est le plus important, en Dieu ? Justice ou miséricorde ?’. C’est une pensée malade … Elles ne sont pas deux : c’est une seule, une seule chose. En Dieu, justice est miséricorde et miséricorde est justice. Que le Seigneur nous aide à comprendre cette route, qui n’est pas facile, mais qui nous rendra heureux, et rendra heureuses de nombreuses personnes ».

    source ZENIT.org

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  • Retraite de carême 2017: « Pour moi, le pape est Pierre », par le p. Michelini ofm

    Un franciscain pour découvrir « l’humanité » de Jésus selon s. Matthieu

    Le pape rencontre le p. Michelini à Assise, capture CTV

    Le Pape Rencontre Le P. Michelini À Assise, Capture CTV

    « Etre avec Jésus, être avec Pierre ». C’est le thème des méditations de la retraite annuelle d’entrée en carême de la Curie romaine, qui aura lieu du 5 au 10 mars 2017, dans la « Casa Divin Maestro » d’Ariccia, à quelque 30 kilomètres de Rome. Le recueil des méditations sera ensuite publié sous ce titre par les éditions franciscaines de la Portioncule (Edizioni Porziuncola).

    Dix jours avant de prêcher devant le pape François et les membres de la curie, le p. Giulio Michelini  ofm, explique aux lecteurs de Zenit qu’il méditera particulièrement sur « l’humanité de Jésus ». Le franciscain évoque sa réaction au moment de la demande du pape et confie : « Pour moi le pape est Pierre… Donc mon regard se tourne non seulement vers un homme comme moi, mais aussi vers celui qui est Pierre ».

    Père Michelini, comment et quand avez-vous appris avoir été choisi pour guider laretraite de carême à laquelle le pape participera ?

    Je l’ai appris le premier dimanche de l’Avent. Un de ses collaborateurs m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle et m’avertir que le Saint-Père allait m’appeler.

    Comment s’est passé l’appel avec le pape ?

    Il m’a demandé ce service avec beaucoup de courtoisie. Je lui ai expliqué que j’aurais eu des difficultés à parler devant le pape et la curie romaine. Je lui ai dit aussi que je pouvais conseiller des personnes plus capables que moi. Le pape m’a répondu : « On va faire comme ça, père. Vous continuez à penser qu’il y a des personnes meilleures que vous. Mais s’il vous plaît venez tenir ces Exercices ». Et cette réponse me parut d’une telle sagesse, si directe … Je fais confiance au pape.

    Avez-vous déjà eu l’occasion de connaître personnellement le Saint-Père ?

    En fait, j’ai eu la chance de pouvoir le saluer et l’étreindre, mais pas d’avoir une conversation avec lui. La première fois quand il est venu à Assise et qu’il a rencontré toute la communauté franciscaine de Sainte-Marie-des-Anges. Puis à Florence, quand il a rencontré les membres du comité préparatoire du congrès ecclésial national, dont je faisais partie. Et enfin, troisième et dernière fois, en novembre dernier, quand avec des collègues enseignants de l’Association biblique italienne on a été reçus en audience au Vatican.

    Quelle a été votre impression durant ces trois occasions de brefs mais affectueux échanges avec le pape?

    Je me suis rendu compte que le pape n’a pas peur du regard, au contraire il le cherche. Pour moi c’est le regard de Pierre. En effet le titre du livre que j’ai choisi pour le recueil de méditations – qui sera publié par les Editions Porziuncola au terme des Exercices – est Etre avec Jésus, être avec Pierre. Pour un franciscain c’est une expérience particulière. Saint François l’appelait « Messire le Pape ». Pour moi le pape est Pierre. Je pense à l’évangile de Matthieu qui insiste beaucoup sur la dimension ecclésiale. Donc mon regard se tourne non seulement vers un homme comme moi, mais aussi vers celui qui est Pierre.

    Vous avez confié que pour vous préparer au mieux au climat de ces Exercices, vous vous êtes retirés dix jours à Capharnaüm, en Galilée. Pouvez-vous résumer en un mot ce qu’apporte, spirituellement, cette présence physique en Terre Sainte?

    Durant les exercices je pourrai parler de l’humanité de Jésus. Du reste, la croix, la passion, la mort, la sépulture, parlent de l’humanité de Jésus, que nous devons redécouvrir. A Capharnaüm, là où Jésus a commencé sa mission, on peut trouver trace des chemins qu’il a parcourus, du lac qu’il a traversé et de la maison où il s’est rendu, celle de Simon. Savoir que mes pieds foulent les mêmes lieux traversés par Jésus fut très émouvant pour moi. Et puis il y a un autre élément, culturel : l’idée qu’en Terre Sainte, malgré les conflits, des pèlerins arrivent du monde entier. Et enfin, pour nous franciscains mineurs, être les gardiens de cette terre est un honneur.

    Les méditations tourneront autour de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus selon l’évangile de saint Matthieu. Pourquoi ce choix ? Ce texte (l’évangile de Matthieu) possède-t-il des caractéristiques qui s’adaptent à la période de Carême ?

    La réponse strictement technique est non. Tous les évangiles sont utilisés en période de carême. Je me souviens que dans la liturgie ambroisienne prévaut l’évangile de Jean, dans la liturgie romaine par contre nous lisons normalement les trois évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc). Mais moi j’ai choisi Matthieu parce que c’est l’évangile que je connais le mieux, c’est un texte où je me sens à l’aise. J’ai écrit un livre sur ce texte – Matteo. Introduzione, traduzione e commento (ed. San Paolo, 2013) – mais ce que je dirai au pape est complètement nouveau.

    En plus de vos réflexions, vous avez souhaité celle d’un couple d’époux qui collaborent depuis des années avec vous, Mariateresa Zattoni et Gilberto Gillini, et celle d’une sœur clarisse, qui vit cloîtrée. Pourquoi ce choix ?

    Parce que je travaille depuis des années avec ces personnes. C’est un choix qui m’est venu tout naturellement, sans beaucoup réfléchir d’ailleurs. J’ai écrit huit livres avec les époux Gillini Zattoni. Ils font partie de ma façon de lire la bible, qui n’est pas seulement académique. Je leur ai demandé leur avis sur cette partie de la passion de Matthieu où la femme conseille Pilate. Il s’agit donc d’appliquer l’évangile à la vie concrète des personnes : mes amis sont des experts en relations de couple et ils ont donc été utiles. Par contre, la sœur clarisse, sachant que je parlerai de l’onction de Béthanie, m’a envoyé un petit mot. J’ai trouvé ses paroles si belles que j’ai décidé de les citer telles quelles. Au fond, elle apporte une contribution féminine, de clôture, que je ne serais jamais capable de donner. Je suis donc content d’avoir avec moi des personnes d’un monde autre que celui des hommes consacrés, mais aussi celui des familles et celui d’une femme qui vit dans la vie contemplative.

    Proposerez-vous des réflexions sur la base d’autres textes que ceux de l’Evangile?

    Oui. J’ai eu la chance de faire des études en littérature moderne et j’ai un diplôme en langue étrangère. Je lis beaucoup, donc quand je lis la parole de Dieu, des références d’ordre littéraire ou théologique me viennent aussitôt à l’esprit. Pour les parties théologiques je citerai à différentes occasions Romano Guardini, un auteur que je fréquente depuis des années. Puis je ferai référence à des histoires vraies, par exemple une histoire qui m’a beaucoup touché, racontée par Massimo Gramellini dans la rubrique qu’il avait avant sur La Stampa. Au plan strictement littéraire je ne pourrai pas ne pas parler d’Amos Oz, essayiste israélien qui a écrit un très beau texte sur Judas, un des personnages clefs de la Passion. Puis je proposerai une histoire racontée par Emmanuel Carrère dans son livre Le Royaume, qui parle d’une foi perdue. Ces textes représentent très bien le drame de l’homme contemporain. Et c’est pourquoi je citerai aussi Franz Kafka. Pendant les repas, nous lirons plutôt une anthologie de textes sur Marie et le livre Un instant avant l’aube, du père Ibrahim Alsabagh, un récit vécu sur le terrain de ce qui s’est passé à Alep pendant la guerre.

    Y a-t-il des prières spécifiques et des lectures de l’Evangile à conseiller à ceux qui voudraient accompagner le Saint-Père dans cette retraite ?

    Il y aura deux lectures de l’Evangile par jour, une le matin et une l’après-midi. En les lisant les fidèles peuvent accompagner le pape et invoquer l’Esprit Saint pour moi.

    Comment vous préparez-vous à cette expérience ?

    Je me suis arrêté quelques jours sur le lac de Tibériade, mais je suis maintenant revenu à mon travail d’enseignant. Donc je me prépare en accomplissant mes tâches de tous les jours et en priant constamment, en allant à la messe, je ne peux rien faire d’autre. Mais je dois dire qu’une sensation de paix, jamais éprouvée jusqu’ici, m’accompagne. Cette sensation, je crois, est le signe que tant d’amis prient pour moi et pour le pape.

    Traduction d’Océane Le Gall

    source ZENIT.org

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  • Aimer ses ennemis et rompre la chaîne du mal (traduction complète)

    Paroles du pape avant et après l’angélus,

    Angélus 19.02.2017, capture CTV

    Angélus 19.02.2017, Capture CTV

    « Les ennemis ce sont aussi ceux qui parlent mal de nous, qui nous calomnient et qui nous font des torts. Et ce n’est pas facile à digérer. Nous sommes appelés à répondre à tous ceux-là par le bien, qui a aussi ses stratégies, inspirées par l’amour », y compris en famille, fait observer le pape François.

    Le pape a commenté l’évangile de la messe du jour, avant l’angélus de midi, ce dimanche 19 février 2017, place Saint-Pierre.

    Le pape a invité à mettre en œuvre la « révolution » de Jésus qui « rompt cette chaîne du mal »  c’est ainsi que « les choses changent vraiment ».

    Après l’angélus, le pape a lancé un appel en faveur des enfants-soldats du Kasaï (RDC) et il a invité à prier pour la paix dans ce pays ainsi que dans toutes les régions où les populations souffrent des conflits, notamment au Pakistan et en Irak.

    Voici notre traduction complète, de l’italien, des paroles du pape François avant et après l’angélus.

    AB

    Paroles du pape François avant l’angélus

    Chers frères et soeurs, bonjour !

    Dans l’Evangile de ce dimanche (Mt 5,38-48) – une des pages qui expriment le mieux la “révolution” chrétienne -, Jésus montre le chemin de la vraie justice par la loi de l’amour qui dépasse celle du talion, qui dit « œil pour œil dent pour dent ». Cette règle antique imposait d’infliger aux transgresseurs des peines équivalentes aux dommages infligés : la mort à qui avait tué, l’amputation à qui avait blessé quelqu’un, et ainsi de suite.

    Jésus ne demande pas à ses disciples de subir le mal, au contraire, il demande de réagir, mais pas par un autre mal, par le bien. Ce n’est que comme cela que l’on rompt la chaîne du mal : un mal apporte un autre mal, un autre, un autre mal… On rompt cette chaîne du mal et les choses changent vraiment.

    En effet, le mal c’est un « vide », un vide de bien, et on ne peut pas remplir un vide par un autre vide, mais seulement par un « plein » c’est-à-dire par le bien.

    Les représailles ne conduisent jamais à la résolution des conflits. « Tu m’as fait cela, moi je vais te le faire » : cela ne résout jamais un conflit, et ce n’est pas non plus chrétien.

    Pour Jésus, le refus de la violence peut comporter aussi le renoncement à un droit légitime, et il en donne certains exemples : tendre l’autre joue, céder son vêtement ou son argent, accepter d’autres sacrifices (cf. vv. 39-42). Mais ce renoncement  ne signifie pas que les exigences de la justice sont ignorées ou contredites: non, au contraire, l’amour chrétien qui se manifeste d’une façon spéciale dans la miséricorde,  représente une réalisation supérieure de la justice.

    Ce que Jésus veut nous enseigner, c’est la distinction nette que nous devons faire entre la justice et la vengeance. Distinguer justice et vengeance.

    La vengeance n’est jamais juste. Il nous est permis de demander justice, il est de notre devoir de pratiquer la justice. En revanche il nous est interdit de nous venger ou de fomenter la vengeance, quelle qu’elle soit, parce qu’elle est l’expression de la haine et de la violence.

    Jésus ne veut pas proposer un nouvel ordre civil, mais plutôt le commandement de l’amour du prochain, qui comprend aussi l’amour des ennemis : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (v. 44). Et ce n’est pas facile. Cette parole ne doit pas être comprise comme une approbation du mal accompli par l’ennemi, mais comme une invitation à une perspective supérieure, une perspective magnanime, semblable à cette du Père céleste qui – dit Jésus – « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (v. 45).

    En effet, l’ennemi aussi est une personne humaine, créée en tant que telle à l’image de Dieu, même si actuellement cette image est obscurcie par une conduite indigne.

    Lorsque nous parlons « d’ennemis », nous ne devons pas penser à je ne sais quelles personnes différentes et loin de nous. Nous parlons aussi de nous-mêmes, qui pouvons entrer en conflit avec notre prochain, parfois avec notre famille. Combien d’inimitiés dans les familles, combien ! Pensons à cela.

    Les ennemis ce sont aussi ceux qui parlent mal de nous, qui nous calomnient et qui nous font des torts. Et ce n’est pas facile à digérer. Nous sommes appelés à répondre à tous ceux-là par le bien, qui a aussi ses stratégies, inspirées par l’amour.

    Que le Vierge Marie nous aide à suivre Jésus sur ce chemin exigeant, qui exalte vraiment la dignité humaine et nous fait vivre en enfants de notre Père qui est dans les cieux.

    Qu’elle nous aide à pratiquer la patience, le dialogue, le pardon, et à  être ainsi des artisans de communion, des artisans de fraternité, dans notre vie quotidienne, sur tout dans notre famille.

    Angelus Domini…

    Paroles du pape François après l’angélus

    Chers frères et soeurs,

    Hélas, des nouvelles d’affrontements violents et brutaux continuent de parvenir en provenance du Kasaï central, en République démocratique du Congo.

    Je ressens fortement une douleur pour les victimes, spécialement pour les nombreux enfants arrachés à leurs familles et à l’école pour être utilisés comme soldats. C’est une tragédie, les enfants soldats. J’assure de ma proximité et de ma prière, y compris pour le personnel religieux et humanitaire qui travaille dans cette région difficile.

    Et je renouvelle un appel sincère à la conscience et à la responsabilité des autorités nationales et de la communauté internationale afin que l’on prenne des décisions adéquates et rapides, pour secourir ces frères et sœurs.

    Prions pour eux et pour toutes les populations qui dans d’autres régions du monde aussi souffrent de la violence et de la guerre.

    Je pense en particulier aux chères populations du Pakistan et de l’Irak frappé par de cruels actes terroristes ces derniers jours.

    Prions pour les victimes, pour les blessés et pour les familles.

    Prions ardemment pour que chaque cœur endurci par la haine se convertisse à la paix, selon la volonté de Dieu.

    Prions un moment en silence.

    [Silence … Ave Maria…]

    Je vous salue tous, familles, associations, groupes paroissiaux et pèlerins individuels venant d’Italie et de différentes régions du monde.

    Je salue en particulier les étudiants d’Armagh (Irlande), les fidèles des diocèses d’Asidonia, Jerez, Cadix et Ceuta et de Madrid, en Espagne; le Mouvement des jeunes de don Guanella; les futurs confirmés de Castelnuovo di Prato et les pèlerins de Modène et de Viterbe.

    Je vous souhaite à tous un bon dimanche – une belle journée ! -. Et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !

    © Traduction de Zenit, Anita Bourdin

    source ZENIT.org

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  • Sainte-Marthe: des « agneaux », pas des loups au milieu des loups

    Dans l’évangélisation, le pape invite à ne pas « faire le malin »

    Messe à Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    Messe À Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    « Sans prière, tu peux faire une belle conférence… mais ce n’est pas la Parole de Dieu », a prévenu le pape François lors de la messe matinale du 14 février 2017, à la Maison Sainte-Marthe au Vatican. Pour la fête des saints Cyrille et Méthode, il a appelé à ne pas « faire le malin » ni se croire « trop intelligent » dans l’évangélisation : il faut être « des agneaux au milieu des loups », pas « des loups au milieu des loups ».

    Aujourd’hui, a déclaré le pape dans son homélie rapportée par Radio Vatican en italien, il faut des « semeurs de Parole », des « missionnaires, de vrais hérauts » comme les deux frères apôtres des slaves qui ont « rendu l’Europe plus forte ».

    Le pape a souligné trois caractéristiques de la personnalité d’un « envoyé » : d’abord la « franchise » qui inclut « force et courage ».

    « La Parole de Dieu ne peut pas se porter comme une proposition – “si cela te plaît …” – ou comme une idée philosophique ou morale, bonne – “tu peux vivre comme cela …”– Non. C’est autre chose. Elle doit être proposée avec franchise, avec force, pour qu’elle (…) pénètre jusqu’aux os, (…) avec courage ».

    « La personne qui n’a pas de courage, a prévenu le pape, – courage spirituel, courage dans le cœur – qui n’est pas amoureuse de Jésus – c’est de là que vient le courage ! – dira, certes, quelque chose d’intéressant, quelque chose de moral, quelque chose qui fera du bien, un bien philanthropique, mais ce n’est pas la Parole de Dieu. Et elle est incapable, cette parole, de former le peuple de Dieu ».

    Après le courage, il faut « la prière », a-t-il poursuivi : « La Parole de Dieu doit être proclamée avec la prière. Toujours. Sans prière, tu pourras faire une belle conférence, un bel enseignement … mais ce n’est pas la Parole de Dieu. La Parole de Dieu ne peut sortir que d’un cœur en prière ».

    « La Parole de Dieu doit être proclamée avec la prière », a-t-il insisté, pour que « le Seigneur accompagne ces semailles de la Parole, pour que le Seigneur arrose le grain afin que germe la Parole ».

    Quand l’agneau se prend pour un loup

    Le pape a évoqué un troisième trait : « Le vrai prédicateur est celui qui se sait faible, qui sait qu’il ne peut pas se défendre de lui-même. ‘Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups’ – ‘Mais, Seigneur, pour qu’ils me mangent ?’ – ‘Vas-y ! C’est le chemin’ ».

    Et de citer saint Jean Chrysostome : « ‘Si tu ne vas pas comme un agneau, mais comme un loup au milieu des loups, le Seigneur ne te protège pas : défends-toi tout seul’. Quand le prédicateur se croit trop intelligent ou quand celui qui a la responsabilité de diffuser la Parole de Dieu veut faire le malin – ‘Ah, je m’en sors très bien avec eux !’ – alors il finira mal. Ou il négociera la Parole de Dieu : aux puissants, aux orgueilleux ».

    Le pape a raconté l’histoire d’un prédicateur qui se vantait « et se prenait pour un loup » : « il s’est rendu au confessionnal où est arrivé (…) un grand pécheur, qui pleurait … qui voulait être pardonné ». Le confesseur voulut savoir quelle parole l’avait touché dans le sermon qu’il venait de prononcer : « ça a été lorsque vous avez dit … ‘nous passons à un autre sujet’ ».

    Les grands missionnaires qui « ont aidé les Eglises à grandir dans le monde, ont été des hommes courageux, de prière et humbles », a conclu le pape François.

    source ZENIT.org

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  • « N’insultez pas ! », lance le pape à l’angélus

    Salutations après la prière mariale (traduction intégrale)

    Angélus du 12 février 2017, capture CTV

    Angélus Du 12 Février 2017, Capture CTV

    « N’insultez pas ! », a lancé le pape François à plusieurs reprises lors de l’angélus du 12 février 2017, place Saint-Pierre.

    « Nous avons l’habitude d’insulter, comme de dire ‘bonjour’ », a-t-il constaté en introduisant la prière mariale. Le pape a alors mis en garde : « c’est sur la même ligne que le meurtre. Celui qui insulte son frère, tue son frère dans son cœur.  S’il vous plaît, n’insultez pas ! ».

    En concluant la rencontre, le pape a insisté : « n’oubliez pas : n’insultez pas ! ».

    Paroles du pape après l’angélus

    Chers frères et sœurs,

    Je salue tous les pèlerins présents, les familles, les groupes paroissiaux, les associations.

    En particulier, je salue les élèves de l’Institut “Carolina Coronado” d’Almendralejo et les fidèles de Tarragone, en Espagne ; ainsi que les groupes de Caltanissetta, Valgoglio, Ancône, Pesaro, Turin et Pise, et la communauté néocatechuménale Saint-François de Paule de Turin.

    A tous je souhaite un bon dimanche. Et n’oubliez pas : n’insultez pas ; ne regardez pas avec un mauvais regard, un regard de possession, la femme du prochain ; ne prêtez pas serment. Trois choses dites par Jésus. C’est si facile !

    S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon appétit et au-revoir !

    source ZENIT.org

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  • PAPE FRANÇOIS

    Le pape François nous livre le secret de l’espérance chrétienne

    À l’audience générale, le Saint-Père a notamment appelé à prier pour les Rohingyas, persécutés en Birmanie et "dont personne ne veut".


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  • « Le chrétien ne peut jamais dire: tu me le paieras ! » (catéchèse complète)

    « Ne pas rendre le mal pour le mal, vaincre le mal par le bien, l’offense par le pardon »

    Audience du 8 février 2017, capture CTV

    Audience Du 8 Février 2017, Capture CTV

    « Le chrétien ne peut jamais dire : tu me le paieras ! », a déclaré le pape François dans sa catéchèse du 8 février 2017. Il a appelé au contraire à « ne pas rendre le mal pour le mal, à vaincre le mal par le bien, l’offense par le pardon ». « Celui qui espère, a aussi souligné le pape, espère entendre un jour cette parole : ‘Viens, viens à moi, mon frère ; viens, viens à moi, ma sœur, pour toute l’éternité' ».

    Poursuivant sa série de catéchèses sur l’espérance chrétienne dans la salle Paul VI du Vatican, le pape a expliqué qu’elle était une vertu « communautaire, ecclésiale ». Ainsi les chrétiens doivent se « soutenir dans l’espérance » car « il est plus difficile d’espérer que de croire ». « Personne n’apprend à espérer seul », a-t-il insisté.

    Le pape a demandé aux communautés chrétiennes de montrer de la « compassion » à ceux « qui risquent davantage de perdre l’espérance, de tomber dans le désespoir, … ceux qui sont découragés, à ceux qui sont faibles, à ceux qui se sentent abattus par le poids de la vie et de leurs fautes et qui ne parviennent plus à se relever ». La compassion, a-t-il précisé, consiste « à endurer avec l’autre, souffrir avec l’autre, m’approcher de celui qui souffre ; un mot, une caresse, mais que cela vienne du cœur ».

    Au fil de sa méditation, le pape François a mis en garde contre la tentation de s’enfermer « dans son bien-être » : celui qui fait ainsi « n’espère que dans son bien-être et cela n’est pas de l’espérance : c’est une sécurité relative ; celui qui s’enferme dans sa satisfaction, qui se sent toujours comme il faut, ne connaît pas l’espérance ».

    « Ceux qui espèrent sont au contraire ceux qui expérimentent tous les jours l’épreuve, la précarité et leur propre limite, a-t-il affirmé. Ce sont ces frères qui nous donnent le plus beau témoignage, le plus fort, parce qu’ils demeurent fermes dans leur confiance dans le Seigneur, sachant qu’au-delà de la tristesse, de l’oppression et du caractère inéluctable de la mort, la dernière parole sera la sienne, et ce sera une parole de miséricorde, de vie et de paix ».

    AK

    Catéchèse du pape François

    lire la suite ici

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  • Vie consacrée: pas « des professionnels du sacré » mais « des pères, des mères »

    Homélie du pape pour la fête de la Présentation (Texte complet)

    Journée mondiale de la vie consacrée 2017 et fête de la Présentation, capture CTV

    Journée Mondiale De La Vie Consacrée 2017 Et Fête De La Présentation, Capture CTV

    Pour la XXIe Journée mondiale de la Vie consacrée, le 2 février 2017, le pape François a encouragé les personnes consacrées à ne pas être « des professionnels du sacré » ni des « des activistes de la foi », mais « des pères, des mères ou des frères ». Lors d’une messe dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, le pape jésuite a exhorté à refuser la tentation de la « survie » et à « retrouver ce qui un jour a enflammé notre cœur ».

    Dans son homélie en présence de milliers de personnes consacrées, le pape a médité sur le chant de Syméon dans l’Evangile de la Fête de la Présentation de Jésus au Temple (Lc 2, 22-40) : « le chant de l’homme croyant qui, à la fin de ses jours, peut affirmer: c’est vrai, l’espérance en Dieu ne déçoit jamais, il ne trompe pas. (…) La vie mérite d’être vécue avec espérance parce que le Seigneur garde sa promesse ».

    « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, nous voulons, nous aussi, chanter: Dieu ne trompe pas, l’espérance en lui ne déçoit pas ». Il a encouragé à « retrouver ce qui un jour a enflammé notre cœur ».

    Cette attitude, a expliqué le pape jésuite, « nous préservera d’une tentation qui peut rendre stérile notre vie consacrée: la tentation de la survie ». Une tentation qui « nous fait devenir réactionnaires, peureux, … nous enferme lentement et silencieusement dans nos maisons et dans nos schémas, … nous projette en arrière ».

    « La psychologie de la survie ôte la force à nos charismes », a prévenu le pape François, car elle pousse à « davantage protéger des espaces, des édifices ou des structures que rendre possibles de nouveaux processus ». Cette tentation « nous fait oublier la grâce, elle fait de nous des professionnels du sacré mais non des pères, des mères ou des frères de l’espérance ».

    Face à la « transformation multiculturelle » actuelle, il a appelé les personnes consacrées à « mettre Jésus au milieu de son peuple » et à « nous mettre avec Jésus au milieu de son peuple ». Non « comme des activistes de la foi » mais en sortant « de soi-même pour s’unir aux autres », non pas « dans la lamentation ou dans l’anxiété … mais dans la louange et dans la sérénité; non pas dans l’agitation mais dans la patience de celui qui se fie à l’Esprit ».

    AK

    Homélie du pape François

    Lorsque les parents de Jésus ont porté l’Enfant pour accomplir les prescriptions de la Loi, Syméon, «sous l’action de l’Esprit» (Lc 2, 27), prend l’Enfant dans ses bras et commence à louer. Un cantique de bénédiction et de louange: «Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples: lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël» (Lc 2, 30-32). Non seulement Syméon a pu voir, mais il a eu aussi le privilège d’embrasser l’espérance attendue, et cela le fait exulter de joie. Son cœur se réjouit parce que Dieu habite au milieu de son peuple; il le sent chair de sa chair.

    La liturgie d’aujourd’hui nous dit qu’avec ce rite (quarante jours après la naissance) «Jésus […] se conformait […] à la loi du Seigneur, mais [que], en vérité, il venait à la rencontre du peuple des croyants» (Missel Romain, 2 février, Monition de la procession d’entrée). La rencontre de Dieu avec son peuple suscite la joie et renouvelle l’espérance.

    Le chant de Syméon est le chant de l’homme croyant qui, à la fin de ses jours, peut affirmer: c’est vrai, l’espérance en Dieu ne déçoit jamais (cf. Rm 5, 5), il ne trompe pas. Syméon et Anne, dans leur vieillesse, sont capables d’une nouvelle fécondité, et ils en témoignent en chantant: la vie mérite d’être vécue avec espérance parce que le Seigneur garde sa promesse; et Jésus lui-même expliquera cette promesse dans la synagogue de Nazareth: les malades, les prisonniers, ceux qui sont seuls, les pauvres, les personnes âgées, les pécheurs sont invités, eux aussi, à entonner le même chant d’espérance; Jésus est avec eux, il est avec nous (cf. Lc 4, 18-19).

    Ce chant d’espérance, nous l’avons reçu en héritage de nos pères. Ils nous ont engagés dans cette ‘‘dynamique’’. Sur leurs visages, dans leurs vies, dans leur dévouement quotidien et constant, nous avons pu voir comment cette louange s’est faite chair. Nous sommes héritiers des rêves de nos pères, héritiers de l’espérance qui n’a pas déçu nos mères et nos pères fondateurs, nos aînés. Nous sommes héritiers de nos anciens qui ont eu le courage de rêver; et comme eux, aujourd’hui, nous voulons, nous aussi, chanter: Dieu ne trompe pas, l’espérance en lui ne déçoit pas. Dieu vient à la rencontre de son peuple. Et nous voulons chanter en nous introduisant dans la prophétie de Joël: « Je répandrai mon pouvoir sur tout esprit de chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions» (3, 1).

    Cela nous fait du bien d’accueillir le rêve de nos pères pour pouvoir prophétiser aujourd’hui et retrouver ce qui un jour a enflammé notre cœur. Rêve et prophétie ensemble. Mémoire de la façon dont ont rêvé nos anciens, nos pères et mères et courage pour poursuivre, prophétiquement, ce rêve.

    Cette attitude nous rendra féconds, nous les consacrés, mais surtout elle nous préservera d’une tentation qui peut rendre stérile notre vie consacrée: la tentation de la survie. Un mal qui peut s’installer peu à peu en nous, dans nos communautés. L’attitude de survie nous fait devenir réactionnaires, peureux; elle nous enferme lentement et silencieusement dans nos maisons et dans nos schémas. Elle nous projette en arrière, vers les exploits glorieux – mais passés – qui, au lieu de susciter la créativité prophétique issue des rêves de nos fondateurs, cherchent des raccourcis pour fuir les défis qui aujourd’hui frappent à nos portes. La psychologie de la survie ôte la force à nos charismes parce qu’elle nous conduit à les ‘‘domestiquer’’, à les ramener ‘‘à portée de main’’ mais en les privant de cette force créatrice qu’ils ont inaugurée; elle fait en sorte que nous voulons davantage protéger des espaces, des édifices ou des structures que rendre possibles de nouveaux processus. La tentation de la survie nous fait oublier la grâce, elle fait de nous des professionnels du sacré mais non des pères, des mères ou des frères de l’espérance que nous avons été appelés à prophétiser. Ce climat de survie endurcit le cœur de nos aînés en les privant de la capacité de rêver et, ainsi, stérilise la prophétie que les plus jeunes sont appelés à annoncer et à réaliser. En peu de mots, la tentation de la survie transforme en danger, en menace, en tragédie ce que le Seigneur nous présente comme une opportunité pour la mission. Cette attitude n’est pas propre uniquement à la vie consacrée, mais à titre particulier nous sommes invités à nous garder d’y succomber.

    Retournons au passage de l’évangile et contemplons de nouveau la scène. Ce qu’a suscité le chant de louange en Syméon et Anne, cela n’a pas été, bien sûr, de se regarder eux-mêmes, d’analyser et de revoir leur situation personnelle. Cela n’a pas été de s’enfermer de peur que quelque malheur ne puisse leur arriver. Ce qu’a suscité le chant a été l’espérance, cette espérance qui les soutenait dans la vieillesse. Cette espérance s’est vue récompensée dans la rencontre avec Jésus. Lorsque Marie dépose dans les bras de Syméon le Fils de la Promesse, le vieillard commencer à chanter ses rêves. (…) Lorsqu’elle met Jésus au milieu de son peuple, celui-ci trouve la joie. Oui, il n’y a que cela pour pouvoir nous redonner la joie et l’espérance, seulement cela nous préservera de vivre dans une attitude de survie. Uniquement cela fécondera notre vie et maintiendra vivant notre cœur. Mettre Jésus là où il doit être: au milieu de son peuple.

    Nous sommes tous conscients de la transformation multiculturelle que nous traversons; personne n’en doute. D’où l’importance que la personne consacrée soit insérée avec Jésus dans la vie, dans le cœur de ces grandes transformations. La mission – en conformité avec chaque charisme spécifique – est de nous rappeler que nous avons été invités à être levain de cette masse concrète. Certes, il peut y avoir des ‘‘farines’’ meilleures, mais le Seigneur nous a invités à faire lever la pâte ici et maintenant, avec les défis qui se présentent à nous. Non par une attitude défensive, non poussés par nos peurs, mais les mains à la charrue, en cherchant à faire croître le grain souvent semé au milieu de l’ivraie. Mettre Jésus au milieu de son peuple signifie avoir un cœur contemplatif, capable de discerner comment Dieu marche dans les rues de nos villes, de nos villages, de nos quartiers. Mettre Jésus au milieu de son peuple signifie prendre en charge et vouloir aider à porter la croix de nos frères. C’est vouloir toucher les plaies de Jésus dans les plaies du monde, qui est blessé et désire et demande à ressusciter.

    Nous mettre avec Jésus au milieu de son peuple! Non comme des activistes de la foi, mais comme des hommes et des femmes qui sont continuellement pardonnés, des hommes et des femmes unis dans le baptême pour partager cette onction et la consolation de Dieu avec les autres.

    Nous mettre avec Jésus au milieu de son peuple, car «nous ressentons la nécessité de découvrir et de transmettre la “mystique” de vivre ensemble, de se mélanger, de se rencontrer, de se prendre dans les bras, de se soutenir, de participer à cette marée un peu chaotique qui [avec le Seigneur] peut se transformer en une véritable expérience de fraternité, en une caravane solidaire, en un saint pèlerinage… […] Si nous pouvions suivre ce chemin, ce serait une très bonne chose, très régénératrice, très libératrice, très génératrice d’espérance ! Sortir de soi-même pour s’unir aux autres» (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 87) non seulement fait du bien, mais aussi transforme notre vie et notre espérance en un chant de louange. Mais cela, nous ne pouvons le réaliser que si nous faisons nôtres les rêves de nos pères et les transformons en prophétie.

    Accompagnons Jésus pour qu’il rencontre son peuple, pour qu’il soit au milieu de son peuple, non pas dans la lamentation ou dans l’anxiété de celui qui a oublié de prophétiser parce qu’il ne prend pas en charge les rêves de ses pères, mais dans la louange et dans la sérénité; non pas dans l’agitation mais dans la patience de celui qui se fie à l’Esprit, Seigneur des rêves et de la prophétie. Et ainsi, nous partageons ce qui nous appartient: le chant qui naît de l’espérance.

    Librairie éditrice du Vatican

    source ZENIT.org

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  • Gardez l’espérance, dans la résurrection (traduction complète)

    Première catéchèse sur l’espérance dans le Nouveau Testament

    Audience générale du 1er février 2017 © L'Osservatore Romano

    Audience Générale Du 1er Février 2017 © L'Osservatore Romano

    L’espérance chrétienne est « ferme » « comme un casque », fait observer le pape François: « L’espérance chrétienne, c’est l’attente d’une chose qui a déjà été réalisée et qui se réalisera de manière sûre pour chacun de nous », à savoir la résurrection de la chair.

    Le pape François rappelle que l’espérance chrétienne est une chose certaine, inébranlable dans sa première catéchèse sur l’espérance dans le Nouveau Testament, lors de l’audience générale de ce mercredi 1er février 2017, dans la salle Paul VI du Vatican.

    En examinant la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens, le pape affirme qu’avoir  « l’espérance chrétienne » c’est « avoir la certitude que je suis en chemin vers quelque chose qui est, et non quelque chose que j’aimerais qu’il y ait ».« Il y a la porte, là, poursuit-il, et j’espère arriver à la porte. Que dois-je faire ? Marcher vers la porte ! »

    Cette certitude comprend aussi « notre résurrection et celle de nos proches défunts, souligne le pape,  par conséquent, ce n’est pas une chose qui pourra arriver ou non, mais c’est une réalité certaine, dans la mesure où elle est enracinée dans l’événement de la résurrection du Christ ».

    Voici notre traduction de la catéchèse donnée par le pape François en italien.

    MD

    Catéchèse sur l’espérance dans le Nouveau Testament

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Dans les dernières catéchèses, nous avons commencé notre parcours sur le thème de l’espérance, en relisant dans cette perspective quelques pages de l’Ancien Testament. Nous voulons maintenant mettre en lumière la portée extraordinaire que cette vertu assume dans le Nouveau Testament, quand elle rencontre la nouveauté représentée par Jésus-Christ et par l’événement pascal : l’espérance chrétienne. Nous, chrétiens, nous sommes des femmes et des hommes d’espérance.

    C’est ce qui émerge clairement dès le premier texte qui a été écrit, à savoir la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens. Dans le passage que nous avons écouté, on peut percevoir toute la fraîcheur et la beauté de la première annonce chrétienne. La communauté de Thessalonique est jeune, fondée depuis peu ; et pourtant, malgré les difficultés et les nombreuses épreuves, elle est enracinée dans la foi et célèbre avec enthousiasme et avec joie la résurrection du Seigneur Jésus. L’apôtre se réjouit alors de tout cœur avec tous, dans la mesure où ceux qui renaissent dans la Pâque deviennent vraiment « des fils de la lumière et des fils du jour » (5,5), en vertu de leur pleine communion avec le Christ.

    Quand Paul l’écrit, la communauté de Thessalonique vient d’être fondée et seulement quelques années la séparent de la Pâque du Christ. C’est pourquoi l’apôtre cherche à faire comprendre tous les effets et les conséquences que cet événement unique et décisif, c’est-à-dire la résurrection du Seigneur, comporte pour l’histoire et pour la vie de chacun. En particulier, la difficulté de la communauté n’était pas tant de reconnaître la résurrection de Jésus, tout le monde y croyait, mais de croire dans la résurrection des morts. Oui, Jésus est ressuscité, mais la difficulté était de croire que les morts ressuscitent. En ce sens, cette lettre se révèle d’autant plus actuelle. Chaque fois que nous nous trouvons face à notre mort, ou à celle d’une personne chère, nous sentons que notre foi est mise à l’épreuve. Tous nos doutes émergent, toute notre fragilité et nous nous demandons : « Mais y aura-t-il vraiment une vie après la mort ? Pourrai-je encore voir et embrasser à nouveau les personnes que j’ai aimées ? » Cette question, une dame me l’a posée il y a quelques jours lors d’une audience, exprimant un doute : « Retrouverai-je les miens ? » Nous aussi, dans le contexte actuel, nous avons besoin d’aller à la racine et aux fondements de notre foi, afin de prendre conscience de ce que Dieu a fait pour nous dans le Christ Jésus et ce que signifie notre mort. Nous avons tous un peu de peur devant cette incertitude de la mort. Il me vient à l’esprit un petit vieux, un monsieur âgé, courageux, qui disait : « Je n’ai pas peur de la mort. J’ai un peu peur de la voir venir ». Il avait peur de cela.

    Face aux craintes et aux perplexités de la communauté, Paul invite à garder « l’espérance du salut » ferme sur notre tête comme un casque, surtout dans les épreuves et les moments plus difficiles de notre vie. C’est un casque. Voilà ce qu’est l’espérance chrétienne. Quand on parle d’espérance, nous pouvons être tentés de la comprendre selon l’acception commune du terme, c’est-à-dire en nous référant à quelque chose de beau que nous désirons mais qui peut ou non se réaliser. Nous espérons que cela se produira, c’est comme un désir. On dit par exemple : « J’espère qu’il fera beau demain » mais nous savons que le lendemain il peut faire mauvais temps… L’espérance chrétienne n’est pas comme cela. L’espérance chrétienne est l’attente de quelque chose qui a déjà été réalisé ; il y a la porte, là, et j’espère arriver à la porte. Que dois-je faire ? Marcher vers la porte ! Je suis certain que j’arriverai à la porte. C’est cela, l’espérance chrétienne : avoir la certitude que je suis en chemin vers quelque chose qui est, et non quelque chose que j’aimerais qu’il y ait. Voilà l’espérance chrétienne. L’espérance chrétienne est l’attente d’une chose qui a déjà été réalisée et qui se réalisera de manière sûre pour chacun de nous. Y compris notre résurrection et celle de nos proches défunts, par conséquent, ce n’est pas une chose qui pourra arriver ou non, mais c’est une réalité certaine, dans la mesure où elle est enracinée dans l’événement de la résurrection du Christ. Espérer signifie donc apprendre à vivre dans l’attente. Apprendre à vivre dans l’attente et trouver la vie. Quand une femme se rend compte qu’elle est enceinte, tous les jours elle apprend à vivre dans l’attente de voir le regard de ce petit enfant qui va venir. Ainsi nous aussi nous devons vivre et apprendre de ces attentes humaines et vivre dans l’attente de regarder le Seigneur, de rencontrer le Seigneur. Ce n’est pas facile, mais cela s’apprend : vivre dans l’attente. Espérer signifie et implique un cœur humble, un cœur pauvre. Seul un pauvre sait attendre. Celui qui est plein de lui-même et de ses biens ne sait mettre sa confiance en personne d’autre sinon en lui-même.

    Saint Paul écrit encore : Il [Jésus] est « mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons en train de veiller ou de dormir » (1 Ts 5,10). Ces paroles sont toujours un motif de grande consolation et de paix. Nous sommes donc appelés à prier aussi pour les personnes aimées qui nous ont quittés pour qu’elles vivent dans le Christ et soient en pleine communion avec nous. Il y a une expression de saint Paul, toujours adressées aux Thessaloniciens, qui me touche beaucoup le cœur. Elle me remplit de la sécurité de l’espérance. Il dit ceci : « Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur ». C’est beau : tout passe mais, après la mort, nous serons pour toujours avec le Seigneur. C’est la certitude totale de l’espérance, celle qui, bien longtemps avant, faisait s’exclamer Job : « Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant […] Je le verrai, moi en personne » (Jb 19,25.27) et mes yeux le contempleront. Et ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. Croyez-vous cela ? Je vous demande : croyez-vous cela ? Pour avoir un peu de force, je vous invite à le dire trois fois avec moi : « Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur ». Et là, avec le Seigneur, nous nous rencontrerons

    © Traduction de Zenit, Constance Roques

    source  ZENIT.org

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