• RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : L’ÉGLISE DE BANGASSOU CRAINT UN MASSACRE - AED

    RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE :  L’ÉGLISE DE BANGASSOU CRAINT UN MASSACRE

    25.01.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Centrafrique, Déplacés, International Catholic Charity Aid to the Church in NeedViolencesVoyagez avec AED

    République centrafricaine
    l’Église de Bangassou craint un massacre
     

    CACHÉ AVEC D’AUTRES PRÊTRES, LE PÈRE YOVANE COX, MISSIONNAIRE CHILIEN EN CENTRAFRIQUE, A PRIS CONTACT AVEC  AIDE À L’ÉGLISE EN DÉTRESSE  (AED) POUR DEMANDER DE TOUTE URGENCE NOTRE PRIÈRE. « LA CATHÉDRALE DE BANGASSOU EST ATTAQUÉE », NOUS A-T-IL ÉCRIT VENDREDI DERNIER, LE 19 JANVIER. « LA SITUATION EST ASSEZ CRITIQUE PARCE QUE CETTE ATTAQUE ÉTAIT DÉJÀ ANNONCÉE, ET LES FORCES DE L’ONU QUI SONT RESPONSABLES DE LA SÉCURITÉ ICI ONT IGNORÉ CE QU’ON LEUR A DIT. IL SEMBLE EXISTER LA VOLONTÉ QU’UN MASSACRE SE PRODUISE ICI DANS LA CATHÉDRALE, ET À L’ENDROIT OÙ VIVENT LES MUSULMANS », NOUS RACONTE LE PRÊTRE. 

    Déjà en  mai 2017, 2 000 musulmans se sont réfugiés sur un terrain appartenant à l’Église catholique (à 200 mètres de la cathédrale, dans le petit séminaire du diocèse), demandant à être protégés. Il en reste un peu moins d’un millier aujourd’hui. « Ce lieu est entouré d’hommes armés qui attendent qu’un musulman sorte pour le tuer », raconte le Père Yovane, tout en évoquant les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont. « Les musulmans essaient de sortir du camp pour aller chercher du bois de chauffage, d’autres pour tenter de voler dans les maisons qui ont été abandonnées autour du site, à la recherche de la nourriture nécessaire pour survivre», dit-il. Hier, un de ces musulmans a été capturé et tué par le Antibalakas (groupe rebelle antimusulman). La panique s’est empirée des musulmans qui sont étaient déjà réfugiés sur ce terrain appartenant à l’Église. Selon le Père, s’il n’y avait pas le contingent camerounais pour s’interposer, une situation encore plus critique aurait été vécue.

    Des réfugiés musulmans ont trouvé asile dans la cour de la cathédrale. 

    De la mission catholique, ils voient avec impuissance comment, à tout moment, les Antibalakas peuvent entrer dans le camp pour tuer les musulmans qui y sont réfugiés. Ceci, sans que personne n’intervienne pour l’empêcher. « Ce qui est recherché, compte tenu de l’immobilité des autorités de l’État et de celle des Nations Unies qui refusent de déplacer ces quelques musulmans restés sur ce terrain, c’est simplement qu’il y ait un affrontement entre les groupes et un bain de sang. C’est ce que nous dénonçons, et nous demandons : s’il vous plaît, délocalisez le camp, parce que c’est la seule manière de sauver ceux qui sont restés, qui sont en majorité des femmes et des enfants », nous dit le prêtre chilien.

    L’ONU : accusée d’inaction 

    Cela fait neuf mois que les affrontements entre les rebelles Antibalakas et les musulmans se poursuivent sans interruption. Nous vivons aujourd’hui l’un des chapitres les plus difficiles de ce pays dont l’histoire est marquée par la violence et la guerre. « Il s’agit d’une situation que personne ne contrôle : ni le gouvernement, ni les Nations Unies, ni les autorités locales, et encore moins nous autres en tant qu’Église catholique », dit le Père, qui nous a également déclaré que l’Église est la seule organisation qui est restée sur place pour aider : « Il n’y a pas d’autre organisation, la plupart sont parties. La dernière était Médecin sans Frontières ».

    Lire la suite ici

    ------------------------- 

    Articles récents- OFS-Sherb
    « L'origine humaine revisitée par une découverte en Israël - Terra SantaFrançois: Face à l’individualisme, réaffirmer la transcendance de l’homme - VA »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :