• Sens de ma vie (1de 3) - Alice

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    Sens de ma vie (1de 3)

    1. Ma foi, dans ma vie de tous les jours

    2. Jésus, qui es-tu pour moi ? (à venir)

    3. Ma foi, à l'épreuve de ma mort (à venir)

     

    1. Ma foi, dans ma vie de tous les jours

      Je ne sais pas si la vie a un sens. Alors, je me suis persuadée que ma vie avait le sens que je lui donne : aimer.

    Je suis aimée et j'aime;

    Jésus, Tu a suscité en moi ce désir d'aimer. J'ai confiance en Toi car Ta vie est cohérente avec ton message d'amour. Tu es né, Tu t'es incarné dans notre vie sur Terre. Tu a vécu, aimé durant 30 ans avant de commencer à parler, à attirer les foules. Ton message d'amour a tellement irrité les autorités religieuses de ton pays qu'elles se sont arrangées pour te faire condamné à mort.

    Tu nous invites à te suivre sans rien imposer. Tu ne nous demandes même pas de prononcer des vœux devant un autre,qui devient alors notre supérieur. Tu nous poses une seule question : celle que tu a posé à Pierre : « M'aimes tu ? » Tu m'invites sur le chemin de l'Amour à aimer les autres comme tu nous a aimé(e)s. Tu a suscité en moi un tel désir d'amour ! Une telle soif d'être aimée et d'aimer !

    Jésus, Tu a suscité en moi le désir de Te voir ! Comme l'aveugle de Jéricho, je criais : « Seigneur, fais que je voie » Les disciples cherchaient à me faire taire en me répétant sans cesse la réponse que tu a faite à Thomas « Bienheureux ceux qui ont cru sans avoir vu »

    « Bienheureuses celles qui ont cru sans avoir vu »

    J'ai aussi essayé de vivre, d'aimer en me répétant cette phrase tirée de ta parabole du jugement dernier « tout ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait ». Mais j'étais tranquille car, dans cette parabole aussi, « les béni(e)s du Père ne t'avaient pas reconnu »

    Jésus fais que je voie, fais que je Te voie !

    Le Père Duval m'a aidé en chantant : « Vous qui cherchez Dieu dans les nuages, vous raterez Son dernier passage. Rue des longues haies, l'étranger passait, rue des longues haies, le Seigneur passait... Mon Dieu comme tu es pâle » Et je pouvais ajouter, « Rue des longues haies, l'inconnu passait, l'ouvrier passait, le chômeur passait, le pauvre passait, le malheureux passait, l'immigré passait, le ROM passait... C'est dans le monde des petits, des humbles, des humilié(e)s que je peux Te reconnaître, vivre avec Toi.

     

    Jésus, Tu a suscité en moi, une telle faim et soif de justice, de dignité humaine, de respect pour toute personne et aussi pour la Terre, de libération et de liberté … Tu a alors suscité en moi la démarche de l'engagement avec d'autres, pour lutter contre les humiliations, les discriminations, le rejet, l'indifférence, l'exclusion, l'excommunication, l'enfermement... J'ai lutté aussi avec d'autres contre les lourds fardeaux posés sur nos épaules. Je criais ma révolte mes souffrances et celle que je percevais autour de moi. Je n'étais plus qu'un cri ! Je criais devant des personnes aveuglées par le pouvoir, au point de ne pas croire que ces injustices, ces discriminations, cet asservissement existent.

    Des samaritain(e)s m'ont relevée, ont pansé mes blessures, m'ont fait confiance, m'ont remise sur le chemin et je leur en suis reconnaissante.

    Dans mon engagement avec d'autres j'ai découvert la joie et la force de l'union afin de donner ou de redonner à chacun(e) sa dignité humaine. Un flocon de neige tout seul ne pèse rien mais, lors d'une belle tempête de neige, une masse de flocons accumulés sur une branche peut réussir à casser cette branche. Et je dis comme Stéphane Hessel « Indignons nous et agissons ensemble dans une action non-violente. » Je crois que c'est à la mesure de nos actions agissantes que nous mesurons nos propres valeurs.

     

    Ce cheminement avec d'autres m'a appris à vivre dans ce monde, à aimer ce monde dans lequel nous vivons tous et toutes, au point de ne plus pouvoir supporter les discours négatifs sur le monde venant de ceux qui se croient hors du monde. Ils se croient bons dans un monde mauvais. Nous sommes tous et toutes dans le même bain, dans ce monde ! Nous sommes un seul peuple, toute l'humanité en marche. Je rejette tout discours négatif car, en éducation, il vaut peut être mieux encourager l'enfant par ce qu'il fait de bien plutôt que de l'enfoncer continuellement dans ce qu'il fait de mal.

     

    Jésus, Tu nous a donné la belle parabole du bon grain et de l'ivraie : « Décidément rien n'est parfait dans ce monde » disait le petit Prince. Mais j'ajoute, rien n'est foncièrement mauvais. Il y a du bon et du mauvais, en toute chose, en toute personne. J'ai les qualités de mes défauts, je suis tenace et têtue. Il me revient en mémoire un conte oriental : un homme a un garçon, est ce bon ou mauvais je ne sais pas. On offre un cheval à ce garçon est ce bon ou mauvais, je ne sais pas. Le jeune homme monte sur le cheval qui rue et il se casse une jambe, est ce bon ou mauvais, je ne sais pas. Puis, la guerre éclate mais le jeune homme, la jambe cassée, ne peut pas se rendre au front. Est ce bon ou mauvais je ne sais pas …

     

    Je crois en la beauté de ce monde où Tu es présent. Je crois en toute personne, même et surtout en celle qui me paraît la plus misérable. Il y a en chaque personne un trésor d'amour qui est plus ou moins caché. A nous de savoir le voir, le découvrir. A nous d'aller vers l'autre, vivre avec lui pour apprendre à le connaître, à l'aimer. A nous de savoir lui demander à boire comme tu l'a fait avec la Samaritaine.

    Comme l'aveugle de Jéricho, je criais, « Jésus, fais que je voie, fais que je Te voie »

    Et joie, merci ! Je T'ai vu.

    Magnifique instant.

    Magnifique tremplin pour aimer.

    Jésus, donne moi Tes yeux, Ton regard, pour voir l'autre

     

    Alice

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  • Commentaires

    2
    Alice Damay-Gouin
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 19:54

    Merci, Jean Michel ! Oui, Pierre, mon ptit homme et moi, nous aimons les chansons du père Duval et nous les écoutons encore ensemble. Pour ce que je connais de sa vie, il s'est mis à prendre un verre ou deux pour avoir le courage de monter sur scène et il est devenu alcolique... Il n'acceptait pas cette réalité ... Mais un jour, une personne l'a emmené faire une cure de désintoxication, ce qui lui à permis de s'en sortir. J'aime son témoignage de vie. Il a accepté de prendre la main tendue...Et je crois aussi que je comprends maintenant la simplicité du message qu'il nous a laissé dans ses chansons  et je peux les vivre dans ma propre vie. Oui, j'ai joué de la flûte sur la place du marché... et personne (ou presque) ne vient m'accompagner. Cette solitude m'est parfois très lourde à porter, sans doute est-ce une raison qui me pousse à frapper constamment aux portes en quête d'un soutien...Je suis aimée et je crie toujours ma soif d'amour!

    Dans l'AMOUR du Christ

    Alice

    1
    Jean Michel Joffres
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 19:54

    Merci à Alice et à toi Richard de parler du père Duval,qui a dû lutter contre la timidité et l'alcool pour chanter la parole de Dieu! "J'ai joué de la flûte sur la place du marché, Toi qui m'as entendu, viendras-tu danser?"

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