• Et si l’écologie devenait une porte d’entrée pour découvrir la foi chrétienne ? La radio RCF donne la parole à Adrien Louandre. Baptisé à 20 ans, il est arrivé dans une Église catholique en pleine conversion écologique en 2015. Pour lui, être écologiste c’est rétablir des liens : avec soi, avec les autres, avec la nature et avec Dieu.

    « L’écologie c’est penser le foyer (oïkos en grec), remettre des relations quelles qu’elles soient. C’est sauver les pandas mais pas seulement. L’écologie c’est un moteur, une source d’espoir, ce n’est pas une écologie punitive. C’est retrouver des liens : moins de biens plus de liens, ce n’est pas juste une formule, c’est retrouver ce qui fait que nous sommes humains, c’est retrouver notre lien à la terre, c’est retrouver notre spiritualité, c’est retrouver l’amour de soi-même et l’amour des autres »

    À 25 ans, Adrien Louandre est animateur de réseaux de solidarité au Secours catholique dans la Somme. Historien de formation, il est passionné par les questions d’action sociale et d’action écologique, les deux étant pour lui indissociablement liées. Être écologiste, avance-t-il, « c’est rétablir des liens, penser la vie de la cité et aller vers l’autre. Je pense aussi qu’être écologiste c’est essayer vraiment d’être là pour tout le monde. On n’est pas dans une opposition stérile entre les méchants agriculteurs et les bons écologistes. Être écologiste c’est aller parler avec tout le monde et s’enrichir de ce que dit chacun. Il faut que le paysan qui nous écoute puisse aussi se dire écologiste parce qu’il est en transition, parce qu’il essaie de faire mieux . Mais aller dire à un éleveur qui gagne 300 euros par mois que ce qu’il fait ce n’est pas bien… il essaie de se nourrir déjà ! L’écologie c’est pour moi être en dialogue et être en chemin. On ne nous demande pas d’être parfaits. » 

    Un autre François, contemporain celui-ci, est aussi pour Adrien une figure inspirante : le pape François qu’il a rencontré deux fois, à Rome: « inspirant parce qu’il nous dit de mettre le bazar dans l’Eglise. Et inspirant par sa cohérence. Il fait ce qu’il dit, il a du courage, il tient face à l’adversité, il prend les pauvres à pleins bras. Le combat social pour la dignité de chaque personne humaine et du plus pauvre est au coeur de sa vie. Il est très proche du Christ. »

    À son tour, Adrien voudrait être inspirant. Parce qu’un jour, dans un salon du livre, une dame de trois fois son âge lui a dit « Monsieur vous m’avez rendu espoir ». A travers son deuxième livre « Les derniers seront les premiers et vice-versa » (Editions Première Partie), il souhaite redonner un peu de ce que les livres lui ont donné : il aime beaucoup la littérature et la philosophie, les textes sont importants pour lui : « c’est ce qui me touche. Ca me permet de me dire qu’il n’y a pas que moi qui me suis posé les questions que je me pose et que donc on n’est pas tout seul et que des gens réfléchissent et que si un texte de Sénèque a passé 2000 ans c’est peut-être qu’il y a des choses intéressantes dedans. Ca permet de grandir, ça permet de cheminer.

    Grandir, cheminer, cela reste l’ambition d’Adrien Louandre. Sa grande question : « comment s’améliorer chaque jour? » Et ce n’est pas d’aujourd’hui. « Quand j’étais petit, raconte-t-il, je voulais grandir mais je ne savais pas que grandir c’était ça. » Il rit. « Je ne pensais pas que la vie c’était ça mais je suis content finalement ». De ce décalage entre « ce que pense un enfant et ce dont se rend compte l’adulte », il a pourtant souffert: la solitude d’un collégien un peu différent parce qu’il se posait mille questions, une perception aigüe du tragique de la vie dès l’enfance, la tentation du suicide… Pourtant à 25 ans il affirme : « Je voulais grandir et je suis très content d’avoir grandi comme ça ». 

    Et l’avenir ? Adrien voudrait poursuivre le chemin, continuer à militer pour un monde meilleur, plus durable, pour que les enfants qu’il rêve d’avoir un jour aient un avenir. 

     

    source https://eglisesetecologies.com/

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  • GENS QUI INSPIRENT

    LES PAB (préposés aux bénéficiaires), PERSONNALITÉS DE L’ANNÉE 2020*

    PIERRETTE BERTRAND, ofsj

    *ARTICLE PARU DANS L’ACTUALITÉ, JANV.-FÉV. 2021

    Vous les connaissez ces femmes souvent venues d’ailleurs, en service auprès de nos aînés dans les CHSLD du Québec ? Que n’a-t-on pas dit d’elles ou plutôt, qu’avons-nous oublié de dire de ces préposées aux bénéficiaires et  de leur engagement dans les soins de santé ? Fallait-il la pandémie pour  nous montrer ce que l’humanité avait de meilleur? Au plus profond de la crise, les médias mettaient de l’avant Marie-Ève Lévesque avec ses classes sur le web, Laurent Duvernay-Tardif, le médecin et footballeur médaillé, allant prêter main-forte au personnel dans les CHSLD.

    UN HOMMAGE BIEN MÉRITÉ 

    L’équipe du magazine L’Actualité a voulu rendre hommage aux personnes qui ont marqué l’année 2020 par un effort collectif de qualité de présence et de  lutte contre le virus… Elle aurait pu nommer les scientifiques, les figures politiques marquantes de la santé, mais elle a préféré nommer quelques héroïnes de l’ombre, Manouchka Étienne, Jolive  Antoine, Joséphine Manuel, Gerda Jérôme, Guylène Gabriel  et tant d’autres,  associées  à la déchéance du corps, à la démence et à la mort. Quelques-unes  y travaillent depuis plus de 25 ans. Patricia Hotte aime répéter qu’elle a été « achetée » en même temps que la bâtisse et elle badine en ajoutant qu’elle venait « en prime avec les meubles. » 

    Mais qu’est-ce qui a motivé  ces dizaines de milliers de préposés (majoritairement des femmes) à demeurer en service au cœur de la tempête, sachant même que leur vie était en péril ? Un député venu porter secours au personnel durant deux semaines évoque le courage, la sensibilité, la tendresse et l’amour de ses femmes pour nos  aînés malades, souvent affligés de démence et parfois oubliés, une clientèle lourde dont les besoins affectifs sont importants. Jolive ajoute : « C’est nous qui sommes les plus près des patients ; on passe beaucoup de temps avec eux. Comme ils sont en lourde perte d’autonomie, nous sommes leurs yeux, leurs bras, leurs jambes ». Certaines ajoutent : « ils deviennent notre famille » ou encore, je le fais en pensant que j’assiste ma mère. »

    LE BIEN-ÊTRE AFFECTIF 

    Les préposés veillent aussi au bien-être affectif des aînés dont bon nombre reçoivent peu ou jamais de visites.  « On les fait rire, on les console, on  apaise leurs angoisses, énumère Caroline; en somme, on s’organise pour qu’ils se sentent importants, quitte à rester plus tard pour finir nos tâches. » Les PAB se fendent en quatre pour adoucir les jours des résidents, assure Chantal. Elle évoque un déjeuner organisé avant la pandémie par son équipe pour faire plaisir à des aînés qui rêvaient d’œufs au plat avec le jaune coulant. Tout le département était arrivé à 6 h avec des plaques de cuisson, du pain de ménage et du bacon. Un monsieur en pleurait de joie. Et puis, il y a cette collègue qui teint à ses frais  les cheveux d’une dame sans famille; cette autre qui achète des produits pour faire des bains de pieds… Un dévouement discret, dit-elle qui ne fera jamais les manchettes.

    UNE ENVOLÉE D’OISEAUX 

    La clientèle de personnes âgées  souffre souvent de pertes cognitives, et dans cet accompagnement, il y a de bonnes comme de mauvaises expériences. Délisa Nadine se souvient de ce patient qui croyait qu’il ne pouvait pas aller à la cafétéria  parce qu’il n’avait plus de carte de crédit. « Je lui ai fabriqué une carte à l’ordinateur et je lui ai dit que c’était sa famille qui me l’avait envoyée pour lui ». « C’est comme mes poussins, je sais que je les ai avec moi jusqu’à leur mort » soutient Marie-Josée Frappier, une ex-pâtissière reconvertie en préposée. Tous les dimanches, avant la COVID, elle distribuait ses  fameux cupcakes maison. « Une journée, j’en ai perdu sept, emportés par le virus. » Une des résidentes l’a attendue toute une fin de semaine avant de mourir; elle voulait « sa » Marie-Jo. 

    Quand le virus aura levé le camp, Marie-Josée promet de se faire tatouer au poignet une envolée d’oiseaux, œuvre d’une collègue infirmière, en hommage à ses « poussins »  qui sont morts, mais aussi pour se rappeler à quel point la crise l’a fait grandir. « J’ai découvert en moi une force que je sous-estimais. Ça me rend un peu émotive de le dire : Mes filles m’ont vu braver l’ennemi pour apporter du réconfort à des gens et elles sont fières de moi ».                                                                                                                                

    Le Samaritain, ému de compassion, se pencha sur cet étranger,

    le traitant comme un frère et il prit soin de lui en faisant

    tout ce qui était en son pouvoir. 

    Ici, oui, peut-être pourrons-nous trouver un sens à ce drame qu’est la pandémie qui affecte l’humanité: celui d’éveiller en nous la compassion et de provoquer des attitudes et des gestes de proximité, de soin, de solidarité et d’affection. 

     
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  • Elle peint le visage de Jésus suite à ses visions. Découvrez l'histoire d'Akiane Kramarik. Vous vous demandez certainement à quoi ressemblait réellement Jésus Christ ? Selon Akiane Kramarik née en 1994, elle serait entrée en contact avec le monde divin où elle aurait rencontré Jésus. Elle réalisera une peinture très réaliste à l'âge de 8 ans alors qu'elle n'a jamais eu de formation en peinture.

     

    Huillam Daverec

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    Elle peint le visage de Jésus suite à ses visions. Découvrez l'histoire d'Akiane Kramarik.
    Vous vous demandez certainement à quoi ressemblait réellement Jésus Christ ? Selon Akiane Kramarik née en 1994, elle serait entrée en contact avec le monde divin où elle aurait rencontré Jésus. Elle réalisera une peinture très réaliste à l'âge de 8 ans alors qu'elle n'a jamais eu de formation en peinture.
    Dans ce documentaire en français sur Akiane Kramarik vous découvrirez un reportage sur l'histoire de sa vie, son parcours et notamment des événements comme sa relation avec le monde divin lors de son enfance. Ses deux parents sont athées aussi il est difficile de comprendre d'où lui vient cette inspiration pour le monde divin.
    Son travail sera reconnu grâce à son passage dans l'émission d'Oprah Winfrey.
    Effet fut toujours soutenue par ses parents Forelli Kramarik et Mark Kramarik.

    Abonnez-vous c'est une façon gratuite de soutenir la chaine


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  • Anjou Vert : Florence, militante sur les pas de saint François d'Assise

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    Tout est lié ? C’est du moins l’idée que donne Florence par ses différents engagements. Vice-présidente de France Nature Environnement (FNE) et laïque franciscaine, elle a éveillé ma curiosité. Nous nous sommes rencontrées et retrouvées dans son bureau en milieu d’après-midi alors qu’elle sortait d’une visioconférence. Depuis la baie vitrée ouverte, une lumière agréable entrait et les oiseaux chantaient en s’approchant sans crainte. Sur les étagères qui recouvrent tous les murs, des centaines de dossiers témoignent des engagements et du travail de Florence. Sur l’une d’elle, une icône de Notre-Dame (la Sainte Vierge) côtoie une pancarte de Notre-Dame-des-Landes (Z.A.D* Nantaise). Bienvenue dans la vie de Florence, militante sur les pas de saint François d’Assise.

    « Les juristes utilisent l’arme du droit pour faire progresser la cause de l’environnement »

    Depuis sa plus tendre enfance, Florence est sensible à la Nature. Après des études de Sciences Politiques, elle cherche le moyen de rallier son futur métier à la cause environnementale. Elle s’oriente vers un master en aménagement des territoires. « Je ne voulais pas seulement regarder l’environnement comme un sujet technique et professionnel, mais aussi comme un lieu d’engagement », me confie Florence. C’est sont des travaux sur les droits de l’eau qui l’amèneront à rencontrer des bénévoles de FNE, sur le terrain. Elle décide de s’engager à leurs suites, dans un premier temps au niveau local. La jeune femme rejoint un réseau juridique du FNE qui agit dans plusieurs secteurs : défense de la biodiversité, de l’agriculture, amélioration des transports, de la politique des déchets et dans la protection de l’eau dont elle fait sa spécialité. Florence évoluera progressivement, au niveau régional puis national. Fêtant sa vingt-deuxième année d’engagement associatif, elle reconnait que cela lui demande beaucoup de temps et d’investissement, mais aux vues des réussites, cela en vaut la peine !

    « Ce qui m’inspire chez saint François d’Assise, c’est sa relation à la Nature, sa capacité à établir une relation fraternelle avec toute la Création »

    Florence a rencontré saint François dans une troupe de théâtre pour adolescents, tenu par les franciscains. C’est aussi là-bas qu’elle a rencontré son mari il y a plus de trente ans. Très attachés à la figure de saint François depuis leurs jeunesses, c’est lui qui leur a permis de s’engager en faveur de la Nature et dans cette spiritualité franciscaine. En effet, Florence et Sylvain font partie de la fraternité franciscaine de Cholet depuis dix ans. Peu connues, il existe de nombreuses fraternités laïques (ou ordre franciscain séculier) reconnues par l’Eglise, qui suivent les pas de saint François. Cet engagement se symbolise par une règle de vie, proposée pour cheminer au quotidien. Le chemin se vit aussi lors des rencontres avec les cent-vingt autres membres de la fraternité choletaise : lors de formations ou de retraites. Il y a aussi une part d’engagement social : que ce soit venir aider les frères franciscains lorsque sont organisés des camps pour les jeunes, ou une aide à la relecture des engagements dans la société. La fraternité travaille aussi sur une vie de prière seule, ou à plusieurs lorsque l’entraide et le soutien sont nécessaires. Ce qui étonne le plus dans cet engagement à la fraternité, c’est l’invitation à la sobriété matérielle, au détachement des biens afin de recentrer sa vie sur l’essentiel. « Les racines franciscaines communes qui nous ont fait nous rencontrer, nous continuons de les cultiver ensemble, au quotidien » me raconte Florence. Sobriété, spiritualité, fraternité, charité et soin à la Création… Tout est lié.

    Saint François d’Assise, après avoir reçu les stigmates et étant quasi aveugle, laissera comme héritage un merveilleux testament : le Cantique des Créatures. A travers cette louange, qui commence par « Laudato Si’ mi Signore…** » et qui inspira tant le Pape François, saint François loue la beauté de la Création et du Créateur. Cet homme est une vraie figure moderne : artisan de Paix, il fut capable de réconcilier les hommes et la Création. L’exemple le plus connu reste celui des habitants de Gubbio que François a réconciliés avec le loup. Un vrai sujet d’actualité ! Le loup revient en France et des questions de cohabitation se posent… Les militants écologistes ne devraient-ils pas plus invoquer Saint François pour pacifier les hommes ?

    « Le langage de la Nature est un langage où Dieu nous parle, comme dans la Bible, où on retrouve de nombreuses images de la Nature, dont la morale est applicable au quotidien »

    Florence me raconte son histoire, et bien sûr nous faisons ensemble face au choc des générations : j’ai pourtant seulement l’âge de ses enfants ! Il est assez simple pour ma génération (20-30 ans) d’intérioriser les concepts d’écologie et de militantisme. Je réalise même que les plus jeunes (16-20 ans) ont une manière plus virulente et active de vivre l’urgence climatique. Tous nous sommes liés et invités à coopérer, selon nos moyens, à la préservation de notre Maison Commune. Florence semble touchée et émue des engagements des jeunes qui réalisent très concrètement l’urgence d’agir, tout en soulignant l’attachement du mouvement FNE a agir dans la non violente. « La non-violence ne veut pas dire se laisser marcher dessus, nous avons les ressources légales et juridiques pour appuyer la défense de la nature et ses droits » me dit Florence. Ce sont d’ailleurs ces actions pacifistes, mais bien construites et réussies qui ont attiré plus de 9000 bénévoles dans l’association.

    Et pourtant, la FNE revient de loin ! Ce qui semble acquis pour les moins de 25 ans de 2021, ne l’est pas pour nos aînés. « Il y a dix ans, on criait « écologie » et personne ne réagissait. On ne voyait pas encore de conséquence à notre mode de vie effréné. Aujourd’hui, quand on réalise que 30% de la biodiversité a disparu, ça nous demande d’ouvrir les yeux sur l’état du monde ». Il faut reconnaitre que l’engagement écologique est un travail sur l’espérance. Surtout quand les militants, actifs et engagés depuis cinquante ans, réalisent que malgré tous leurs efforts, rien n’est suffisant pour faire changer les choses. La notion d’urgence varie aussi selon les sujets : après plusieurs années de sécheresse, l’eau est un bien qu’il faut protéger car elle est désormais à l’origine de nombreux conflits.

    « En tant que chrétien, nous devons vivre la crise écologique en deux temps. Un temps prophétique : c’est le devoir des chrétiens d’être lanceurs d’alertes et de dire « ouvrez les yeux : il y a urgence ! ». Mais il y a aussi un temps pour être artisan de paix. Il faut coudre de manière très artisanale les besoins des uns des autres ; qui semblent de premier abord s’opposer, mais qu’on peut relier par une conscience commune »

    L’encyclique Laudato Si’ arrivera à un moment clef, où l’urgence d’agir augmente tandis que le nombre d’engagés pour l’écologie stagne. Florence a entendu parler de l’encyclique au sein du FNE avant d’en entendre parler chez les chrétiens. La réaction ne se fit pas attendre : « le Pape pense comme nous ! ». Certains militants furent étonnés et saluèrent l’engagement du Saint Père. Ce qui est d’autant plus étonnant, c’est l’écart des réactions entre militants écologiques et chrétiens. Tandis qu’au FNE, on étudie avec attention le chapitre trois « Racines humaines de la crise écologique » pour ses questions sur la société mondiale et sa consommation globale ; les chrétiens sont eux choqués par le chapitre I « Ce qui se passe dans notre maison » où le Pape fait un constat général de l’état du monde. Quand ses amis lui font part qu’ils réalisent l’ampleur de l’urgence par ce chapitre « trash », Florence ne peut s’empêcher de sourire. En effet, ce chapitre est une version très douce et légère de l’état du monde…

    Il est vrai que Laudato Si’ a su unir des gens qui partagent les mêmes valeurs, parfois pas les mêmes religions, mais avec une volonté d’avancer ensemble pour préserver la terre. Même si l’encyclique a permis d’apaiser les choses, il est aujourd’hui encore compliqué de lier Eglise et Ecologie.

    « Regardez ce qu’il y a autour de vous, mais regardez-le de près »

    L’autre appel que nous lance Florence, c’est d’avoir une attention renouvelée au quotidien. Dans ce monde où tout va très rapidement et surtout où toutes les réponses se trouvent dans le progrès, la technique et la science, Florence nous invite à contempler. La Nature et l’engagement écologique créent des relations humaines. L’écologie est un appel à faire ensemble, dans la complémentarité de nos talents, que ce soit dans une association ou au quotidien. Bien sûr, cela demande d’entrer en relation, avec notre environnement et notre voisinage. Prenons l’exemple du covoiturage pour les trajets vers l’école, pour une mobilité durable : ce n’est pas une contrainte, au contraire Florence insiste sur le fait que ce soit une ouverture vers l’autre, pour le Bien Commun. « La force des gestes individuels vient du fait qu’on soit plusieurs à les réaliser » et ainsi Florence me rappela l’importance des petits gestes. L’écologie est plus qu’un besoin de prendre soin de la Nature, c’est un appel à s’écouter, à la bienveillance, à apprendre à vivre ensemble pour construire une parole commune.

    Prenons donc le temps d’apprendre par la Nature et de nous réconcilier avec elle : elle est notre alliée ; la meilleure école reste d’observer la nature qui a une mécanique parfaite, et de nous rappeler que le progrès technique et notre volonté de maitriser la terre n’auront pas le dernier mot. Ici, tout est lié, par l’engagement commun. Le progrès est un outil performant, mais l’Homme doit avant tout réduire lui-même son empreinte sur Terre afin de recevoir, avec modération, les biens donnés de la Création.

    « Le Pape nous a appelé à aller aux périphéries. Pour moi, ça a été d'aller pu rencontrer des zadistes et des paysans qui s’étaient alliés pour défendre les terres agricoles et naturelles menacées à Notre-Dame-Des-Landes ». Et pour nous, quelle sera notre prochaine périphérie ? A quand l’entrée en conversion ?

     

    Aimez, Priez, Semez,

    Camille pour God save the Green.

    source https://www.projetgodsavethegreen.com/

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  • Je vous propose une entrevue réalisée par le site Des femmes et un Dieu qui rencontrait Camille, cette jeune française de 23 ans engagé à sensibiliser et à réaliser avec des communautés plusieurs objectifs de LAUDATO SI du Pape François

     

       CLIQUEZ SUR CE LIEN Audio de 32 min.    
    https://soundcloud.com/user-972742578/s3e1-camille-god-save-the-green

     La saison 3 de Des femmes et un Dieu, où des "passeuses d'avenir" s'expriment dans l'optique du congrès annuel 2021 du Mouvement chrétien des cadres (MCC) s'ouvre en beauté avec Camille Allard, 23 ans, à l'origine du blog et du projet God Save the Green. Ancienne institutrice, porteuse de deux maladies motrices invisibles, celle qui s'exclame volontiers "tout m'a été donné" s'attache à promouvoir des changements quotidiens appuyés sur une spiritualité écologique proche de celle de Laudato Si et du pape François. Elle propose en paroisse une véritable démarche de transformation pour avancer ensemble vers un avenir de relations apaisées avec soi-même, avec les autres, avec la Terre et avec Dieu.


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  • OCTOBRE: MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL (16)
    TÉMOIGNAGE


    Le bâtisseur dans l’âme qu’est le Père Raymond Mailhot: son engagement et son dévouement à sa « mission » haïtienne.
    Crédit photo: Fondation Marie-Reine-de-la-Paix.

    Hervé Poirier est un ami et un généreux donateur des Missions des Franciscains. Il nous révèle ce qui le rattache aux valeurs franciscaines et à nos missions.

    Tel un chapelet, mes pensées s’enchaînent et s’égrènent au fil des années voire même des décennies. D’une grand-tante bien aimée du nom religieux de Sœur Marie-Herman de la communauté Notre-Dame des Anges (Lennoxville) à la rencontre du Père Raymond Mailhot alors responsable du « Buisson ardent » juste voisin, je me suis intéressé momentanément à la vie franciscaine d’abord pour ensuite et, à défaut de m’y engager à temps plein, garder les Missions des Franciscains dans ma mire. Cette chère tante m’avait fait découvrir son œuvre missionnaire en Chine et, le Père Raymond, les missions franciscaines en Haïti. Ma visite à Assise (Italie) et l’amour de la Nature de François ont certainement joué un rôle important dans mon engagement de vie envers la Nature et, par sa beauté et grandeur, la spiritualité qu’elle m’inspire et ce, de plus en plus avec les expériences de vie qui s’accumulent avec les années. J’exprime ma profonde et grande reconnaissance à la Vie … Arbres, fleurs, faune et la succession de nos saisons, autant de beautés et de grandeur qui m’invitent à la contemplation et à la gratitude.

    Bâtisseur dans l’âme, je suis l’exemple de cette chère regrettée tante qui a su, par sa douceur, sa gentillesse et ses récits de voyages me faire rêver, me faire voir grand, m’ouvrir les yeux et le cœur sur le monde; loin de mes yeux depuis longtemps, elle est toutefois et encore fort présente aux regards de mon cœur. En ce mois des Missions et aussi de l’Action de grâce, je lui dis… merci! À l’exemple du bâtisseur dans l’âme qu’est le Père Raymond Mailhot: son engagement et son dévouement à sa « mission » haïtienne ne peuvent qu’être sources d’admiration mais surtout d’inspiration. Une affection et une amitié sur lesquels le temps et la distance n’ont guère d’emprise. Merci Raymond! Dans les deux cas, une âme missionnaire qui m’inspire alors … Que puis-je faire à mon tour?

    Mes tendres souvenirs de l’une, l’engagement et la résilience de l’autre interpellent mon esprit de bâtisseur; ensemble ils m’invitent à l’action. Que de bonheur je ressentirais de pouvoir mettre à profit mon marteau, mon ingéniosité et mes énergies afin d’améliorer les conditions de vie de gens moins fortunés que moi ou encore mon « pouce vert » pour jardiner/planter afin qu’un corps en meilleure santé puisse laisser un peu plus de temps et de place à la spiritualité et au bonheur de … vivre! Tel est mon souhait en appuyant les efforts des Missionnaires franciscains qui, à leur tour, s’attardent à répondre aux besoins élémentaires et spirituels de ces communautés dans le besoin.

    À défaut de pouvoir m’y rendre en personne, je peux et surtout veux que mes dons fassent le travail en mon nom; j’y prends d’ailleurs honneur et grand plaisir. D’ailleurs, c’est avec empressement que je feuillette, lis la description des projets présentés dans le livret sur les Missions et y donne suite sans délai. Potagers, vergers et cheptels pour nourrir le corps; écoles, infirmeries et centres communautaires pour soigner l’humain; églises et oasis de quiétude pour favoriser une paix intérieure et nourrir l’espoir d’une vie meilleure. Puissent mes contributions financières faire œuvre à ma place; moi, au Canada, eux en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud. Loin, loin peut-être…nos esprits sont néanmoins en communion!

    Ensemble, nous construisons …

    Hervé H. Poirier

    Île-du Prince-Édouard

    Canada

    source http://missionsfranciscains.blogspot.com/

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  • Bonjour
    Le Parvis de Québec pense qu’il est bon d’essayer, en ce temps de confinement, de renforcer au moins par des moyens techniques le sentiment communautaire si nécessaire pour vivre notre foi chrétienne. Il est de notre intention de vous contacter, environ une fois par semaine pour vous dire que nous pensons à vous et qu’on aimerait connaître vos questions et interrogations. Voici donc un petit message pour vous :

       Courriel :  parvis@videotron.ca

              Site :  www.parvisquebec.com

     Facebook : https://www.facebook.com/Quebecparvis/

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