• Jubilé franciscain 800 ans
    Ajoutée le 29 sept. 2017
    Témoignage d'un couple engagé dans la Fraternité Franciscaine Séculière (FFS ou OFS)

    Mathilde et Gilles de Baudus, laïcs franciscains

    source La newsletter du Jubilé franciscain - N°9 - octobre 2017

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  • RENCONTRE : YVES DUTEIL, LE RÉSISTANT VULNÉRABLE

    Jeudi, 14 Septembre, 2017
     
    RENCONTRE : YVES DUTEIL, LE RÉSISTANT VULNÉRABLES’assoir une heure et demie avec l’auteur de Prendre un enfant par la main c’est comme prendre un café avec un ami de longue date. Les arbres du parc Lafontaine évoquent soudainement ceux du parc Monceau, à Paris. u gré des questions, l’artiste se livre tout entier. Dans son regard où se côtoient douceur et fragilité se lit pourtant la force tranquille du militant et du résistant.
     
     L’auteur-compositeur Yves Duteil était de passage au Québec pour présenter son livre Et si la clé était ailleurs? (Médiaspaul, 2017). Un ouvrage qui pose la question de l’attitude à adopter face aux multiples obstacles qui se dressent devant l’humanité. Yves Duteil a quant à lui décidé de revêtir une armure fissurée qui laisse passer sa propre lumière intérieure et celle de ceux qu’il croise dans son quotidien. Avec pour seules armes la délicatesse, la tendresse, la prière, la bienveillance, la douceur, l’espérance et le silence.
     
     «Chacune de ces notions pourrait être qualifiée de granola, de quétaine. C’est d’ailleurs contre cette perception que j’ai eu à me battre toute ma vie. Sauf que le temps, je dirais, impose le respect. J’ai l’impression que mon chemin, c’est de conquérir le respect par rapport à cet ensemble de choses qui constituent un essentiel, nos essentiels, et que nous avons tendance à oublier parce que cela est un murmure qui est recouvert par le tumulte du quotidien.»
     
     «La beauté, la bienveillance, le silence sont des notions que l’humanité a tendance à oublier, à perdre, à négliger, mais qui sont tellement importantes. Malgré moi, j’en suis un peu devenu le militant et le résistant. Je me sens aujourd’hui comme un résistant parce que j’ai le sentiment de défendre quelque chose d’un peu particulier, qui est hors des sentiers battus.»
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  • La famille franciscaine en oeuvre...

    J’étais étranger et vous m’avez accueilli… (Mt.25, 35)


    Depuis près d’un an que je marche, j’écoute, j’accompagne et je catéchise dans deux endroits différents : l’Église Greco-Catholique Melkite, et la mission jésuite. Le Projet–Vie a pour but l’intégration des immigrants à leur situation nouvelle en faisant la conversation dans la langue française. Ces familles syriennes, arrivées à Montréal depuis 3, 6, 9 mois ou même un an, se sentent bien accueillis par les paroissiens et par la mission Jésuite.

    Durant mes visites à plusieurs familles et les cours de francisation, je m’adresse à des adultes débutants qui ne connaissent rien de la langue. J’ai vu leurs défis, leurs déceptions, leur nostalgie de leur pays, de leur famille, de leurs amis. Je vois leur étonnement, j’écoute leur choc culturel et leur découverte. Je touche de près la VIE en eux, mélange de joie et de souffrance, de mort et de résurrection. Avec le groupe MIDADE où nous avons 120 enfants syriens et avec leurs responsables et par les cours particuliers de la langue française, j’ai catéchisé, accompagné et enseigné enfants et adultes,

    Voici quelques-uns des témoignages que je voudrais partager avec vous :

    - Joseph et Ghadir, famille chaldéenne de Kamichli, ont cinq filles, dont deux handicapées mentales et leur fils unique de 30 ans. Papa Joseph n’arrête pas de remercier Dieu d’avoir sauvé ses enfants de cette situation de guerre disant : « En Syrie j’avais des terrains, un immeuble ; j’étais très heureux avec ma famille jusqu’au jour où Daech m’ont menacé d’enlever mon fils pour recevoir une rançon en échange. Ma fille était institutrice dans la banlieue de Kamichli et a été menacée plusieurs fois dans le transport commun pour devenir musulmane et couvrir sa tête ; elle arrivait à la maison mourante de peur. Nous avons tout quitté ; j’ai fermé ma maison à clé, sans rien prendre, et nous avons fui vers le Liban où nous sommes restés deux ans. C’était très difficile. Nous étions logés dans une école. Dieu nous a conduits jusqu’ici. Il ne nous a pas abandonnés. J’ai perdu toute ma richesse, mais j’ai gagné ma famille. La Vierge, notre Mère, marche avec nous. »

    Daad et Lou’ay sont venus d’Alep il y a 9 mois, avec deux enfants de 8 et 13 ans. En novembre 2016, Lou’ay a perdu son frère âgé de 50 ans et son père âgé de 77 ans à 15 jours de différence en Syrie ; sa femme aussi a perdu son père juste avant de quitter la Syrie. Le papa dit : «ce qui me fait souffrir, c’est que je ne suis pas avec ma famille en ce moment de souffrance. Que Sa Volonté soit faite ». Avec tristesse et chagrin, il ajoute : « J’ai quitté ma ville, mon pays à cause de mes enfants et je cherche un lieu sûr, un lieu qui nous offre la paix pour leur avenir. J’ai tout sacrifié pour eux. Ici, grâce à Dieu, j’ai trouvé un travail ; ma femme étudie le français et mes enfants sont à l’école, ils parlent déjà le français et je suis fier d’eux. Moi, plus tard, j’apprendrai la langue ; maintenant, je dois travailler pour assurer les exigences de la vie.» Sa femme Daad nous dit :"J’étais directrice d’une école, j’étais en pleine forme, j’aimais mon travail. Maintenant je ne suis pas heureuse, mon pays me manque beaucoup, ma grande famille aussi. Mon pays, c’est le meilleur pays du monde. Notre culture, nos traditions, notre climat, notre langue,... tout est meilleur dit-elle avec une pointe dans le cœur, mais c’est la guerre, la peur, la destruction, le froid, le manque de mazout, d’électricité, de médicaments, d’alimentation… le manque de TOUT, qui nous a obligés à quitter. C’est le diable qui se déchaîne dans mon beau pays. Je sens que j’ai tout perdu, je ne me retrouve pas". Elle ajoute : « Ici, la société est très différente, oui c’est calme : il y a la sécurité, le pays est organisé, mais je crois que j’ai besoin de beaucoup de temps pour m’intégrer. L'important est que mes enfants soient dans la sécurité et heureux. » Avec les sœurs de ma fraternité de Parc-Extension, nous avons invité cette famille pour leur offrir un temps fort de prière et un repas simple. J'ai préparé la prière des défunts de la liturgie orientale pleine d’espérance et de consolation, et j'ai mis devant l’autel des symboles : du pain, de l’encens et 3 bougies devant les 3 photos de leurs défunts qu'ils ont apportées. C’était un temps de recueillement très fort, un mélange d’émotions. A la fin de la prière, nous avons rompu le pain et nous avons partagé en chantant pour que leur mémoire soit éternelle.

    Puis autour de la table, en partageant notre repas, nous sommes devenus des amis. Ils se sentaient accueillis, écoutés, soulagés. Temps de sourires et de larmes, moment vécu dans la vérité où le papa a pu dire, pour la première fois, qu'au Canada, ma famille et moi nous avons rencontré des personnes chaleureuses et joyeuses… il a ajouté: "Je n’ai personne dans ce pays, vous êtes plus que mes sœurs, je me sens très proche de vous comme un frère. " Avant de quitter, la famille a insisté pour que toutes les sœurs les visitent dans leur maison.

    Bouchra, une dame de 30 ans, a trois enfants, elle vient d’Alep. Durant notre conversation, elle a dit : «Ma sœur j’ai décidé d’être heureuse et d'être toujours positive, car la vie ici est très belle : tous les horizons sont ouverts devant mes enfants, mon mari et moi-même ; cela m’aide énormément dans mon intégration». Les jeunes adultes Micheline, Hilda, Ghaiith, Ghazal, Weam,Yolla, Majed, Afaf, Razan, Rama et tant d’autres familles apprécient beaucoup la liberté, la sécurité, l’organisation du pays. Ils disent : "Malgré la neige, les routes sont toujours déblayées, les moyens de transport fonctionnent jour et nuit, et nous pouvons circuler. Le métro et les bus sont toujours à l’heure. Le climat ! Nous ne sommes pas encore habitués : quand il fait froid ce n’est pas une blague, c’est très froid. Mais partout, c’est chauffé : les appartements, les moyens de transport, les écoles…. et surtout, la générosité de vos sœurs et des gens qui nous ont aidés matériellement à mieux améliorer notre vie.

    Le grand défi pour toutes les familles, c'est comment garder et transmettre leurs valeurs et leurs principes de vie à leurs enfants. Portons cette réalité vécue par nos frères et sœurs syriens dans nos cœurs et dans nos prières. Unissons- nous à eux pour demander la Paix.

    Antoinette el Haibe, fmm

    source : Revue Sans Frontières Août 2017 des FMM

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  • Le secret du bonheur d’un aveugle indien bouleverse Facebook

    Non-voyant depuis sa naissance, un homme anonyme a témoigné de la joie qui l'habite sur une page Facebook consacrée aux habitants de Bombay. Son message a été partagé des dizaines de milliers de fois.

    Karishma Mehta est une jeune femme indienne, moderne et entreprenante, à l’origine du projet « Humans of Bombay ». Il s’agit en l’occurence d’une page Facebook sur laquelle elle poste les photos et les histoires des habitants de la gigantesque métropole dont l’agglomération compte près de 25 millions d’habitants. Au travers de cette page, ce sont les destins de profils de toutes sortes que découvrent au fil des jours les 720.000 « fans » : hommes et femmes, riches et pauvres, jeunes et vieux.

    Récemment, le 29 juillet dernier, le témoignage d’un anonyme de 55 ans a suscité une grande émotion. Aveugle depuis sa naissance, il fait part de la joie qui l’habite en dépit de son handicap. Il a su dépasser les difficultés immenses rencontrées depuis sa naissance, obtenir des diplômes, devenir banquier, se marier… mais surtout, il est habité d’une joie débordante.

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  • Conversion fulgurante : Nahed Mahmoud Metwalli, la « saint Paul » égyptienne

    YouTube/Pierre Corneille

    Originaire d'une famille musulmane, l'Égyptienne Nahed Mahmoud Metwalli persécute les chrétiens de l'école dans laquelle elle travaille. Jusqu'au jour où elle a la grâce d'une une vision de la Vierge Marie, puis de Jésus.

    Nahed Mahmoud Metwalli est issue d’une famille musulmane influente, farouchement hostile au christianisme et aux chrétiens. Directrice adjointe du principal établissement d’enseignement pour jeunes filles du Caire (4 000 élèves), dans le quartier de Zeitoun — non loin de la basilique édifiée après les apparitions mariales de 1968-69 — elle fait elle-même preuve d’une attitude particulièrement hostile et rigide à l’égard des jeunes chrétiennes – élèves et quelques membres du personnel — de son lycée. « Je les persécutais très fort et les traitais avec une extrême sévérité », avoue-t-elle après sa conversion.

    « Alors, Nahed, c’est fini ? C’est bien fini ? »

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  • Bouleversé par le festival Woodstock, un prêtre témoigne de son expérience

    © Omar Marques / ANADOLU AGENCY 
     
     
      Le festival Woodstock est l'un des plus grands festivals de musique en plein air d'Europe, se produisant annuellement depuis 1995 en Pologne. De nombreux groupes de rock, punk, reggae, funk, metal, venant de Pologne comme du monde entier, figurent à chaque édition.

    Le père Jacques est un missionnaire de la Miséricorde et, également, curé du Sanctuaire de Notre-Dame de Markowice en Pologne. Pendant de nombreuses années, il a été responsable de Caritas, l’équivalent du Secours catholique polonais de la ville de Gniezno. Cette année, il a été pour la toute première fois au festival Woodstock, en Pologne, en tant qu’évangélisateur.

    « C’est bouleversant ! C’est exactement là, juste à cet endroit, pile, au milieu de cette foule, que j’ai ressenti mes émotions les plus fortes. Je me suis enlacé à la Miséricorde du Christ ! »

    Le père Jacques témoigne de son expérience et reconnaît que, là-bas, il a rencontré l’Église dont parle le pape François : l’Église comme un hôpital qui accueille la souffrance et accompagne les blessés dans leur douleur.

    « Après de nombreuses confessions et conversations, j’ai compris que toutes ces émotions négatives que nous craignons, toutes ces agressions, cette violence comme l’alcool, les drogues, les stimulants ne sont qu’un masque, une forme de fuite ou de mécanisme de défense pour essayer de tenir, face à une immense douleur du cœur », dit-il, ajoutant qu’il ne juge pas le festival de Woodstock. « J’étais juste là en mission ».

    « Je suis allé à Woodstock en tant que missionnaire de la Miséricorde, en tant que prêtre et confesseur, pour être avec les gens et parler avec chacun de ceux qui en éprouvait le besoin, voire l’envie. Ceci n’est pas propre à ce festival. S’il y n’y avait pas Woodstock, il y aurait d’autres événements. Le problème de la violence et de la drogue ne concerne pas l’endroit, mais les personnes. Je ne suis pas allé là-bas afin de condamner ou d’instruire, mais uniquement pour servir, et je dois dire qu’à côté de cette grande excitation du rock, j’ai rencontré une grande faim d’amour et un profond désir de Dieu. »

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