• Tisser du lien social - Bruno

    Tisser du lien social.

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    Aujourd’hui, beaucoup d’associations rencontrent des difficultés énormes, insurmontables même. Les crédits “politique de la ville” sont gelés, ceux versés par les directions départementales jeunesse et sports ont fondu comme neige au soleil... Cette crise, conséquence de la politique gouvernementale, a mené de nombreux militants au découragement ou à la réduction d’activités. Les grandes fédérations et réseaux sont touchés de plein fouet par cette baisse drastique des subventions, c’est un fait, certaines tiennent le coup difficilement, d’autres se replient sur des secteurs moins dépensiers voire marchands... La situation de ces mouvements à dimension nationale est préoccupante, celle des associations locales est dramatique.

     

    Tisser du lien social et faire des habitants des cités de véritables acteurs exigent une volonté politique et des moyens à la hauteur des enjeux sociaux et démocratiques. On peut toujours augmenter le nombre de policiers intervenant dans les cités et Balieues, oubliant par là même d’assurer à ces personnels une formation professionnelle, on ne fera que renforcer le volant sécuritaire, et à quel prix ! Aujourd’hui même les juges estiment à juste titre que la priorité doit être donnée à la prévention sociale.

     

    Depuis plusieurs semaines, les mouvements d’éducation populaire alertent la population et les décideurs politiques locaux des conséquences prévisibles d’une politique irresponsable visant à priver les associations de subventions. Ils ne sont plus les seuls à s’inquiéter. Des principaux de collèges qui ont inscrit leurs établissements dans le dispositif « écoles ouvertes » viennent d’apprendre qu’il n’y a plus de crédits disponibles. Ces « dispositifs » avaient le mérite d’offrir durant les vacances scolaires à des adolescents un espace éducatif ludique. Certains peuvent reprocher à ces « écoles » de se substituer aux services jeunesse des villes en oubliant que bien souvent les lieux d’accueils et d’animation sont peu nombreux dans les communes fortement urbanisées et que là il s’agit d’utiliser des locaux existants et de bâtir un projet partagé.

     

    Toutes les bonnes volontés risquent demain de se décourager, alors que l’actualité montre qu’il est urgent de construire ou de consolider du lien social. La politique gouvernementale à courte vue ne peut qu’engendrer une dégradation sociale au détriment des populations les plus pauvres et vulnérables. Il nous faut, tous ensemble, nous mobiliser contre la casse sociale et associative...!

     

    Bruno LEROY.

    Source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • Commentaires

    2
    Joffres Jean Michel
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:03

    Le même problème se pose en France!

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    1
    Dimanche 20 Janvier 2013 à 23:59

    L'auteur Bruno il est français... donc normal... c'est très semblable ici au Canada

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