• Une année pour raviver l'espérance suscitée par Vatican II - Zenit

    Une année pour raviver l'espérance suscitée par Vatican II
    Assemblée du CCEE, vêpres présidées par le card. Erdö

    Anne Kurian

    http://ekladata.com/erhZmR8DlIUdhmz2-MkA8iLjlfY.jpgROME, lundi 1er octobre 2012 (ZENIT.org) – L’Année de la foi est l’occasion de "renouveler l’espérance" apportée dans l’Eglise par le concile Vatican II, concile qui a « reproposé les vérités de toujours », de façon « renouvelée » pour l’époque, et qui a permis la publication d’instruments « très importants » pour diffuser la foi.

    C’est ce qu’a dit le cardinal Peter Erdő, archevêque d'Estergom-Budapest, président du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), dans son homélie en la cathédrale de Saint-Gall, lors des vêpres du 29 septembre 2012, dans le cadre de l’assemblée plénière du CCEE (27-30 septembre).

     

    L’espérance apportée par Vatican II

    « Au terme de l’Assemblée plénière du CCEE, nous voulons nous unir au pape et à toute l’Eglise pour célébrer le 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II et l’Année de la foi », afin de « renouveler l’espérance que le concile a apportée à l’Eglise », a-t-il déclaré.

    Citant Benoît XVI, le cardinal a souligné que « l’espérance est déjà la libération et le salut en germe car elle est étroitement liée à la mort et la résurrection de Jésus ».

    Et « ce processus accompagne toute l’histoire de l’humanité », a-t-il ajouté, invitant de ce fait à ne pas voir « seulement les problèmes, les signes de fatigue », mais aussi les « signes encourageants de développement et de fertilité de l’Evangile, qui se manifestent dans la vie des saints et de la communauté chrétienne ».

     

    Continuité et renouveau

    Vatican II, le « 21e Concile œcuménique, qui a eu lieu de 1962 à 1965, a rassemblé les évêques de l’Eglise universelle sous l’autorité du pape », a poursuivi le cardinal : il est donc « une ligne directrice, une mesure, un point de référence pour tous », comme le sont « les autres conciles œcuméniques ».

    En effet, a-t-il expliqué, « l’enseignement des conciles nous relie aux apôtres et au Christ et représente cette longue tradition continue de façon authentique ». C’est pourquoi le concile « n’a pas séparé l’"ancien" du "nouveau" », il n’a pas « imposé d’opposition entre le "jusqu’à présent" et le "après" » mais il a été « un moment de la continuité de la doctrine ecclésiastique et de la Bonne nouvelle du Christ », a-t-il souligné.

    Pour le cardinal, le concile a « reproposé les vérités de toujours, en tenant présente de façon explicite la situation de notre époque ».

    « La continuité et la fidélité à la doctrine catholique étaient les intentions originelles du concile », a-t-il précisé, « en même temps qu’un mode renouvelé et conforme à notre époque de présenter les divers arguments » : « les deux ne sont pas en opposition ».

    C’est pourquoi « on ne peut pas rechercher dans les textes du concile un fondement pour réfuter, au nom de la tradition ancienne, ce qui est nouveau, et on ne peut pas non plus chercher dans les innovations conciliaires un motif pour refuser la foi, les idéaux et les valeurs spirituelles anciennes de l’Eglise », a-t-il estimé.

    « L’Eglise est toujours le même sujet », a insisté le cardinal, elle est aujourd’hui « la continuité de cette Eglise que le Seigneur nous a offerte ». Même si elle « grandit et se développe dans le temps », elle reste « toujours elle-même, Peuple de Dieu ».

     

    Dans la continuité du concile

    En plus de « l’enseignement du concile », d’autres documents « très importants » ont été donnés, comme une « continuation » du concile, pour « apporter la réforme voulue ».

    Le cardinal a cité en l’occurrence les réformes du « Missel romain, du Bréviaire romain », la « réforme de la Liturgie », la révision du Droit canonique code et la publication du droit canon des Eglises orientales.

    Il a également mentionné la nouvelle édition de la version latine de la Bible, la « néo-vulgate », qui est une révision de la « Vulgate Sixto-Clémentine », en 1979 a : elle contient « les résultats des recherches des sciences bibliques » et offre au théologien et lecteur « un texte sûr », s’est-il réjoui.

    Enfin, le cardinal a évoqué le Catéchisme de l’Eglise catholique, un instrument qui « recueille la richesse de notre foi, selon l’ordre kérygmatique » pour « expliquer de façon claire et accessible la doctrine catholique et ainsi renforcer la foi des fidèles ».

    Le chrétien a donc « en main des instruments valides », afin d’accomplir son « devoir de diffuser sa foi » a-t-il conclu, posant un regard optimiste sur le monde : « malgré les difficultés, il existe à notre époque une grande opportunité : les conséquences de la mondialisation, entre autres la facilité des voyages, l’Internet, permettent une communication mondiale très rapide, et peuvent être au service de la transmission de la foi ».

    source www.zenit.org

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