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    Une Semaine sainte qui sera décryptée !

    pape crédit AP

    Avec les célébrations de la première du , les observateurs s’attachent à décrypter les paroles du souverain pontife. De quoi permettre d’envisager les contours de ce que sera son pontificat.


    Temps fort de la vie chrétienne, la Semaine sainte sera cette année aussi particulièrement scrutée par les médias, mais aussi les fidèles et les non-croyants. Le discours que prononcera le pape François le dimanche de la Résurrection, avant de donner au monde sa bénédiction , sera à cet égard déterminant. Le nouveau souverain pontife y donnera sans doute des indications sur les grandes lignes qui baliseront son pontificat.

    Certes, des signes ont déjà été éclairants et ce, dès le soir de son élection. La simplicité, l’humilité et la spontanéité du pape François ont conquis les fidèles, mais aussi séduits les non-croyants. Par ailleurs, la rhétorique utilisée n’est pas non plus innocente. Lors de la messe chrismale du Jeudi saint 28 mars, qui marque le coup d’envoi des célébrations de la Semaine sainte, le souverain pontife a appelé les prêtres à rester au plus près des fidèles. Ce n’est pas la première fois. Il les a aussi invités à « ne pas être tristes ». Un vocabulaire révélateur de l’Eglise joyeuse et évangélisatrice que souhaite le pape.

     

    Une rhétorique significative

    Autre parole que le pape a plusieurs fois répétée textuellement à plusieurs reprises : « Ne vous laisser pas voler votre espérance ». Il l’avait mentionnée lors du Dimanche des Rameaux, répétées au cours de sa première audience générale et il l’a redite hier lors de la célébration de la dernière Cène, jeudi soir, en lavant les pieds des jeunes délinquants dans le centre de détention pour mineurs de Casal del Marmo, situé à la périphérie de Rome. « Surtout ne vous laissez pas voler l’espérance. Compris ? Allez de l’avant et gardez espoir». De fait, « ne pas se laisser voler notre espérance », cela signifie avant tout miser sur l’avenir !

     

    Par ailleurs, ce choix de célébrer la commémoration du dernier repas du Christ, non pas dans le cadre solennel de la basilique Saint-Jean de , mais à l’extérieur, s’inscrit dans la logique du message adressé aux prêtres. Certes, le choix du pape n’est pas nouveau pour l’ex-archevêque de Buenos Aires qui avait déjà l’habitude de se rendre dans des prisons, des hôpitaux ou encore des hospices. Autre signe relevé : au cours de la cérémonie du lavement des pieds, le pape a lavé les pieds de deux jeunes filles. C’est une « première » pour un pape. Or, laver les pieds à des femmes – ce qu’avait déjà effectué le cardinal Bergoglio à Buenos Aires – devrait être mal accueilli dans les milieux traditionalistes, selon les vaticanistes.

     

    Par ailleurs, avant de quitter le centre, le pape a expliqué son choix de cette messe en cet endroit. « Ces jeunes m’aideront encore plus à rester humble, à être serviteur, comme doit l’être un évêque. Quand on m’a demandé où je voulais aller en visite, le choix de Casal del Marmo m’est venu du coeur. Et les choses du coeur ne s’expliquent pas ».

    Il n’est donc pas étonnant que nombre de catholiques enthousiasmés par le style novateur du pape s’attendent à des surprises. Pour les observateurs et spécialistes du Vatican, ils ne devraient pas être déçus.

     

    Les chrétiens d’Orient au cœur des prières

    Autre temps fort de la Semaine pascale : le Vendredi saint. Après la récitation dans l’après-midi de la Passion du Christ dans la basilique vaticane, le pape François présidera dans la soirée le chemin de croix au Colisée. Il devrait prendre part partiellement au chemin de croix et porter la croix de bois au moins lors d’une des 14 stations de ce parcours qui commémore la montée au Calvaire à Jérusalem du condamné à mort Jésus.

     

    Particularité de cette année, les chrétiens d’Orient seront au cœur des méditations du Vendredi saint. Bien avant sa démission, Benoît XVI avait chargé le patriarche maronite libanais Bechara Raï de les proposer. Elles ont été rédigées par de jeunes Libanais sous la houlette du patriarche. Une manière de mettre en relief les communautés catholiques orientales, minoritaires dans une région secouée par les violences avec notamment la guerre en Syrie. Les récents bouleversements qu’on connu les pays arabes ont rendu plus difficile la coexistence entre musulmans et chrétiens. Et l’inquiétude des chrétiens de la région est grande face à la montée de l’islamisme et à l’exode de nombreux chrétiens vers l’Occident.

     

    Samedi, lors de la veillée pascale qui célèbre dans la nuit de Pâques la résurrection de Jésus, la messe aura lieu à la Basilique Saint-Pierre. Le  souverain pontife y bénira le feu et allumera le cierge pascal. Le pape baptisera plusieurs adultes.

     

    Dimanche enfin, ce sera le jour des grandes foules place Saint-Pierre.  Le pape François célèbrera la messe de Pâques avant de prononcer, depuis la loggia centrale, la bénédiction « Urbi et Orbi ». L’an dernier, Benoît XVI avait souhaité une sainte fête de Pâques en 65 langues, de l’Araméen, langue parlée par Jésus et encore vivante en Syrie notamment, au Kirundi, une langue du Burundi.

     

    Mais, comme indiqué, ce qui sera plus que probablement révélateur, c’est son discours et les termes qu’il emploiera.

    JJD (avec La Croix)

    Source http://info.catho.be

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