• Compte rendu de mission au Maroc avril/mai 2013 (1 de 7) - Suzanne

    Compte rendu de mission au Maroc avril/mai 2013 (1 de 7)

     

    Notre sœur Suzanne Giuseppi-Testut, ofs, arrive d’une mission au Maroc et nous partage ses découvertes, Merci Suzanne.

     

    Suzanne G TestutA la demande de sœur Francesca Léonardi, Franciscaine Missionnaires de Marie et Responsable Provinciale, je me suis rendue au Maroc pour animer deux sessions sur le thème de la Réconciliation. Plus de dix nationalités représentées.

    Mission très différente de celle déjà vécue à la demande des FMM d’Algérie en 2012. Alors qu’en Algérie, je me suis déplacée dans chaque petite fraternité composée de 3 ou 4 sœurs, ici les sœurs se sont réunies en deux groupes, à Casablanca et à Midelt en fonction de leurs possibilités de déplacements. De nombreux partages et accompagnements ont suivi les temps de session et m’ont ainsi permis de mesurer l’ampleur du travail accompli par les Franciscaines Missionnaires de Marie, ainsi que la profondeur des liens qu’elles ont tissés avec les gens du pays.

    1er partie

    Le mot de sœur Marie Josèphe Labrousse

    Responsable de la communauté de Casablanca – Anfa-Casablanca

    Casablanca : 5 millions d’habitants. Fourmillante et grouillante de monde. Peuplée par de vrais bédaouis ? C’est à voir ! Capitale des blédards venus de toutes les régions du pays pour y trouver du travail ? Sûrement !

    « Il y a cent ans, les Franciscaines Missionnaires de Marie y débarquaient et, tout au long de ce siècle, trouvaient leur place auprès des nouveaux-nés, des orphelins, des enfants, des jeunes étudiantes, des femmes et de leurs petites bonnes, des malades.

    Y débarquaient aussi dans le temps, les sœurs de la Doctrine chrétienne, les Carmélites de Saint Joseph, les sœurs de Notre-Dame des apôtres, les sœurs de la Présentation de Marie, les Dominicaines, les Franciscaines de Seillon, les sœurs de Saint Gabriel, les Sœurs de l’Assomption, les sœurs du Prado, les petites Sœurs de Jésus, la communauté de l’Agneau et les sœurs des Saints-Cœurs et, en fin de siècle, les sœurs missionnaires de la Charité, les Clarisses et les toutes dernières, les Oblates catéchistes.

    Il y a avait de la place pour toutes. Les besoins étaient énormes dans la santé et l’éducation, celle-ci d’abord à titre privé puis, peu à peu, dans les structures nationales.

    Si l’accueil des premières franciscaines Missionnaires de Marie se fit à Casablanca dans les bras des marins pour traverser la « barre » en barcasse ; peu à peu celle-ci fut maîtrisée et les paquebots accostèrent directement au port.

    L’indépendance changea la géographie de la ville. Plus de calèches, plus de voitures à cheval, plus de carrissas tirés par un petit âne mais, peu à peu, des voitures, des taxis, des camions, des cars, des trains et, aujourd’hui, le tram. Oui, le tramway circule à Casablanca depuis le 12 décembre 2012. Il est beau, il est majestueux, il fouine jusque dans les bidonvilles… Ne pensez pas pour autant que les petits ânes aient déserté la ville. Ils acceptèrent eux aussi, en curieux et sans rancune, l’évolution de la ville.

    Il ne reste plus en 2013 que cinq congrégations sur les quinze de 1913 et suivantes. Mais où sont donc passées toutes ces sœurs qui, toujours sur la brèche, à l’hôpital ou à l’école, ont aidé tant de générations d’enfants à grandir ou à guérir ?

    Ce fut l’heure de la marocanisation. Ajoutez à cela la diminution en nombre, l’âge et le manque de formation en arabe. Elles ont jugé bon de laisser la place. Au fur et à mesure qu’elles diminuaient, leur souvenir grandissait. Ces enfants devenus adultes ont gardé dans leur cœur et leur mémoire une reconnaissance pour ces « sœurs » qui ont tant donné et de qui ils ont tant reçu, disent-ils.

    L’Institut des Franciscaines Missionnaires de Marie embrassât très tôt les changements par l’accueil de la marocanisation formant ses professeurs et leur laissant la place de la direction des écoles. Choisissant pour lui, l’enfouissement dans les palmeraies du sud, dans les médinas, dans les montagnes de l’Atlas.

    L’Eglise, elle aussi, embrasse les changements, confiant la direction des écoles à des Marocains. Mais aux Sœurs des Saints-Cœurs de Jésus et de Marie, congrégation d’origine libanaise, elle confia l’école du Carmel Saint Joseph dans le quartier de l’Oasis. Ce quartier fut et reste un quartier résidentiel qui abrite aujourd’hui bon nombre d’écoles privées et cliniques, desservi par les lignes de bus n° 29-59-72… Si vous voulez aller chez les Sœurs des Saints-Cœurs, il vous faut descendre à la station « Maison des sœurs » ! Vous êtes devant la porte de l’école, chez elles.

    Pourquoi avoir privilégié ce nom pour un arrêt de bus alors que la communauté est enfouie dans l’école ? Ne serait-il pas dû au souvenir que gardent ces cœurs émerveillés qui ont trouvé tendresse et soutien auprès de ces sœurs qui les ont accompagnés dans leur enfance ou adolescence et qui sont maintenant les hommes et femmes du Maroc d’aujourd’hui ? »

    « L’amour ne s’use pas » !

                                                                             Sœur Marie-Josèphe Labrousse, fmm 

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