• Le Notre Père, la suite...

    Que Ton règne arrive...   Que Ta volonté... - Élisabeth

     Que Ton règne arrive

     Que Ta volonté soit faite sur la terre comme aux cieux"

     

    Le règne de Dieu c'est le règne du roi messie. Le Fils, c’est Dieu dans son humanité. La tâche du croyant est de travailler à devenir canal de la volonté de Dieu. : "Que Ta volonté soit faite sur la terre comme aux cieux"

    Son règne c'est le dévoilement de son Malkhout, sa royauté, le Messie, Son Oint. Venue historique du Christ dans son peuple ...grain de blé qui tombe en terre...ensemençant nos terres intérieures, sa venue en chacun d'entre nous; Sa Parousie sa venue en Gloire.

    Il s'agit d'un déroulement logique. Lorsque le royaume de Dieu est là, c’est Sa volonté qui s’exprime et se déploie dans toute sa diversité dans le très bas comme dans le très haut, sur le matériel comme sur le plan spirituel. Il y a un va-et-vient incessant entre le bas et le haut jusqu’au jour de leurs noces. La Volonté de Dieu se réalise à travers la volonté de l'être humain, lorsque ce dernier est capable de s'abandonner totalement à celle de Dieu, comme le Christ en a donné l'exemple au jardin de Gethsémani : "Mais non pas ma volonté mais Ta volonté mon Dieu (Lc 22, 42). 

    C’est pourquoi la question que doit se poser l’homme face au mal et à la violence n’est pas  "mais qu’est-ce que Dieu fait, où est-il ni comment peut-il permettre de telles souffrances" puisque Dieu s'en est remis à l’homme pour que celui-ci fasse Sa Volonté. La juste question serait plutôt : "mais que fait l’homme, où est-il ? Y a-t-il encore de l’homme dans l’homme, le comportement de cet être humain est-il humain ou inhumain, c’est à dire à la ressemblance du divin ou non?

    Sa volonté nous est connue par les commandements des Dix Paroles, sorte de charte qui régit les relations avec Lui et entre les humains, notre Alliance. Son Fils va plus loin encore, lorsqu’il nous demande de passer de l’amour du prochain à celui de ses ennemis, en allant à son exemple, jusqu’à donner sa vie pour ceux qu’on aime.

    Sa volonté c’est l’amour, c’est la circulation d’amour du Père et du Fils et du Saint Esprit entre nous et autour de nous. 

    Dans la Paix et la joie du Christ

    Elisabeth

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    QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ

     

    Dans le judaïsme Dieu a un nom car il est Relation et, c’est par le nom que l’on entre en relation personnelle avec une personne. Deux personnes qui viennent de faire connaissance si elles veulent entrer en dialogue, commencent par se présenter. Notre nom nous sort de l'anonymat et dit quelque chose de nous. Dans le judaïsme, le nom d'une personne ou d'une chose dévoile son essence. Dieu donne son Nom à Moïse lors de l'épisode du buisson ardent. Il le fait à sa demande car ce dernier craint que les fils d’Israël ne le suivent pas, s’il ne le leur dit pas. En effet, on ne suit pas un inconnu.

    YHVH est son Nom, nom dont on a perdu la vocalisation depuis la destruction du second Temple et qui est remplacé par Adonaï qui signifie Seigneur. Un certain rabbi, nommé Jésus, a enseigné à ses disciples que la Trinité Une Père, Fils et Saint Esprit se cachait dans le Nom en révélant le sens ésotérique de chacune de ces quatre lettres.

    La lettre Yod, la plus petite lettre de l'alphabet hébraïque s'écrit comme une virgule qui peut se réduire à un point. Elle est assimilée au germe de Dieu. Elle est appelée Père.

    La lettre Hé c''est le rouah « le souffle », traduit en latin par spiritus « l'esprit ».

    La lettre yod descend féconder les mondes les plus bas, s'étirant jusqu’à devenir une ligne verticale, un Vav, qui symbolise Adam dont la mission est de relier le ciel et la terre pour que « son règne arrive ». Elle représente donc également le nouvel Adam dont la fonction est de ramener chacun des fils à la maison du Père. Il est le chemin. Il nous montre, par sa vie, la voie du retour. Celle-ci passe par la croix, c’est-à-dire par le don de notre vie pour l’autre.

    La coutume est dans le judaïsme, pour parler de Dieu, de dire Ashem, « le Nom » tout simplement, car le nom signe la présence d’une personne et que lui est tout entier Présence parmi nous, en nous.

    Ce Nom doit être sanctifié !

    Faire circuler l’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit dans ce que nous vivons : les évènements, nos relations, et avec nous-mêmes. C’est cela sanctifier Son Nom : être ses mains, le regard, la parole, les pieds de Dieu.  La question ne sera plus en nos bouches et nos cœurs : « Qu’est-ce que Dieu fait pour nous » mais plutôt : « Qu’est-ce que l’homme fait ? Y a-t-il du divin en lui ?» Dieu s’en est remis à l’homme pour que l’homme « fasse Dieu » sur terre.  Ainsi on participe à la venue de Son règne.

    "Soyez saints car je suis Saint moi l’Éternel votre Dieu" est-il écrit dans le Lévitique au chapitre 19. Le mot "saint" se dit en hébreu "kadosh" et signifie "séparer". La sainteté, dans le Judaïsme, ne revêt pas le sens habituel du Christianisme, c'est à dire être un modèle de vertus. Pour le Judaïsme est saint ce qui est séparé, mis à part pour être la part de Dieu. Se sanctifier, et sanctifier son Nom c’est aussi dans un premier temps se séparer de la communauté, pour dans l’étude et la prière, dans la solitude de la chambre secrète, révéler le "Je serai qui je serai" (autre forme du Nom de Dieu), en nous, à mettre en action dans un second temps, pour déverser dans le monde l’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit.

    Élisabeth Smadja

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  • QUI EST AUX CIEUX

    QUI EST AUX CIEUX - ElisabethLa prière du Notre Père commence par ces mots quelques peu curieux "Notre Père qui es aux cieux". Dieu se trouve t-il au ciel ?  Il semble absurde  de fixer une résidence à Celui qui est Infini, qui occupe toute la place et qui ne saurait donc avoir de lieu précis. La Tradition et les Écritures (les Psaumes, le livre de Job et autres…) ne disent-elles pas que Dieu est partout et qu’il n’y a pas d’endroit vide de Lui, qu’on ne saurait fuir son regard ? Une histoire hassidique raconte qu’un jour, un Rabbi demanda à ses élèves où se trouvait Dieu. La majorité d’entre eux  répondit dans le ciel, les autres, partout. Mais lui, secoua la tête : "Non, Dieu réside là où l’homme Le laisse entrer. C’est ainsi que le ciel peut féconder la terre".

    Les cieux se disent Shamaïm en hébreu. Mot composé de deux mots, le feu esh et les eaux maïm.

    Les cieux c'est le lieu où les antagonistes vivent en Paix créant une nouvelle entité"les cieux". L'eau n'éteint pas le feu,  le feu ne fait pas bouillir et évaporer l'eau. Ensemble dans le UN qui contient le  Tout, ils forment les cieux.

     Le feu "le masculin", l'eau "le féminin", union de l'homme et de la femme, la paix dans le couple en son foyer devenu ciels.  La paix dans l'individu qui a réussi ses noces intérieures en unissant  sa féminité et sa virilité, le donateur et le récepteur qu'il est tout à la fois ,dans un juste équilibre et une belle harmonie, les cieux en lui.

    Dieu  demeure  là où les contraires vivent dans la  paix s'unissant pour  donner naissance  à  une création nouvelle et différente   qui les contient  pourtant tous les deux sans qu'ils s'annulent  ou qu'ils fusionnent. Là où il y avait la guerre pour la suprématie,  le rejet, l'incompréhension, il y a quelque chose  d’extraordinaire qui s’appelle les cieux où chacun aime à se mirer…Le bleu des cieux qui soigne les bleus de l’âme et du corps…bleu évasion...bleu qui me tire et m'attire vers le haut, vertige de mon âme énamourée...silence et profondeur d'une nuit étoilée.....contemplation...repos...sérénité...sont les fruits du  ciel!

      L'homme lève les yeux au ciel et dans ce mouvement du regard c'est tout son être  ébloui, désarmé qui à la fois s'élève et s'agenouille...   

    Et pourquoi pas le ciel sur la terre, en moi, tout près, très près, à volonté?

    Il appartient à notre humanité de fils et de frères de devenir créateur de ciels.  

    On fait "les cieux"  chaque fois  que nous parvenons à unir sans les annuler, sans les fusionner, nos différences, nos particularités, chaque fois que nous sortons du cercle  enfermant de la dualité, de la division pour entrer dans la danse de l'Un où toutes les différences, les contraires  se donnent la main.

    Elisabeth

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  •  NOTRE PÈRE

     Prendre la mesure de ces mots « notre Père » par lesquels j’entre, comme le Fils me le demande, dansla prière. Je me présente à mon créateur, à celui qui me donne la vie, non plus seulement comme une créature, mais comme un enfant devant son père. Ce qui implique que je ne suis plus seul, je fais partie d’une famille et j’ai des frères.

    Faire partie d’une famille c’est faire partie de sa singularité, son projet.

    Ce « Père », à quelle image du père me renvoie-t-elle ? Autoritaire, absent, tyrannique, justicier, tendre, laxiste, malheureux, timide… Ne pas confondre mon père et le Père. Se méfier de mes projections, de ce que l'enfant que j'étais à imprimer dans sa mémoire cellulaire de sa relation avec son père.

    Qu'est-ce qu'un père et être père ?

    Ce n'est pas une question difficile, la réponse nous la connaissons tous, ce qui est compliqué c'est d'être ce père idéal dont nous avons tous la même image imprimée dans notre mémoire collective : celui qui guide, protège, nourrit, pose les limites constructives de mon être et favorise l'épanouissement de mes talents.

    Entrer dans le mot, « Père », l’habiter, vivre à l’intérieur et comme une abeille en tirer tout le suc pour fabriquer un miel qui me nourrira, et m’enduira de douceur…

    Quel père ai-je eu ? Quel père je suis ?

    Le nôtre Père de la prière que Jésus nous donne, s'adresse à celui qui est le père idéal, sans défaut, le créateur qui est aussi père de mon père. Ce dernier, si je prends le temps d’y réfléchir est donc aussi un enfant tout comme moi, un frère, mon frère.  Dès lors, cesser de le juger, de le condamner. La paternité, comme la filialité et la fraternité sont des relations très compliquées à gérer, un véritable défi à notre humanité qui exige que nous déployions des trésors de compréhension, compassion et pardon.

    Nous avons la vie pour cela, toute la durée de notre existence pour aimer c’est-à-dire incarner dans notre chair l’amour du Père et du Fils en qui nous sommes, dans le souffle commun de leur souffle-Esprit.

    Le Notre Père fait de moi non seulement un enfant du Père mais aussi un fils.  L’enfant se laisse porter par le père, il vit sous l’économie de la récompense et de la punition et se doit d’obéir souvent sans comprendre, aucun engagement ne lui est demandé, il a juste à se laisser porter.

    Etre le fils du Père c’est collaborer à son projet, l’amener par ma contribution à son accomplissement ; c’est réalisé la singularité de mon être en faisant de sa volonté ma volonté.

    L’adjectif possessif « notre » me fait prendre conscience que j’ai des frères, je me dois donc de répondre à la question de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». Question restée en suspens, question posée depuis à chacun d’entre nous même si depuis nous connaissons la réponse. Dieu a donné à Israël, son fils aîné, le commandement d’aimer son prochain comme soi-même. Christ, messie d’Israël, y a répondu pleinement en donnant sa vie pour l’amour du prochain, laissant à ses disciples, un commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». 

    Après avoir murmuré ces deux mots « Notre Père » comment est-ce que nous pouvons penser dans nos nuits les plus noires, que Dieu ne nous écoute pas, qu’il ne va pas venir à notre secours, qu’il n’est pas pour nous un abri, nous qui donnerions tout pour nos enfants ? Comment pourrions-nous croire, un seul instant que nous sommes seuls, sans famille, perdu dans ce vaste monde ? Comment pourrions-nous penser que l’autre est un ennemi, que l’autre n’a aucune valeur, que seul notre moi existe, n’est-il pas mon frère ? 

    Réciter le Notre Père, on le voit, est une voie dangereuse et grave, car elle engage totalement tout mon être. Engagement de l’âme, de l’esprit et du corps. Chacune des paroles de cette prière qui parait si simple dans sa formulation est un puit à forer pour en faire jaillir les sources vives de l’amour du Père, en nous et à l’extérieur de nous pour abreuver tous nos frères. Ces paroles si faciles à prononcer et qui paraissent si inoffensives, sont le manifeste d’un véritable programme révolutionnaire qui a renversé à son époque bien des empires uniquement en brisant le cœur de l’homme et qui doit continuer son œuvre, les temps ne sont pas finis, jusqu’à incendier la terre entière de ces fleuves d’amour

    Élisabeth

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  • Nous nous proposons de présenter en quelques courts articles,
    une petite étude sur le Notre Père, à la lumière de la langue hébraïque.

    Apprends-nous à prier !

    source de l'image: Blog du Diacre Michel Houyoux

    -Pour toi quand tu pries, retires toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père qui est là dans le secret te le rendra (Mat, 6,4).

     Par le don inestimable du Notre Père, le Christ nous enseigne une nouvelle façon de prier, c’est-à-dire de nous adresser à Dieu, de nous positionner vis-à-vis de Lui. Il nous fait entrer à sa suite, dans la chambre du Roi des rois, non pas comme un esclave, ni comme un serviteur ou même un ministre mais, comme un fils. Il nous invite à expérimenter, dans la solitude et l’intimité, cette filiation divine.

    Le Christ enseigne ce jour-là, la prière d’oraison.

    Le Christ par ses paroles répond à la demande bien étrange de ses disciples, « apprends-nous à prier ! ». Ne sont-ils pas tous fils d’Israël, membres d’un peuple qui sait ce qu’est la prière depuis Abraham, en passant par Moïse, le roi David et les prophètes ?

    Il leur enseigne ce jour-là, ainsi qu’à la foule nombreuses venus l'écouter, quelque chose de complètement révolutionnaire, l’importance de la prière individuelle. Jusque-là l’accent était mis sur la prière collective.

    Mais bien avant lui, le roi David pratiquait l’oraison. Le livre des Psaumes, si je puis m’exprimer ainsi, est, du moins c’est ainsi que je le reçois et le ressens, son cahier d’oraison.

    On sait que l'oraison renferme le secret de la réussite de la vie spirituelle de celle qu’on appelle la « Santa Madré », Thérèse d'Ávila.

    Nous aurions tort de croire que ce mode de prière est réservé aux consacrés. Il est, comme nous y convie le Christ, une voie royale de lien à Dieu pour tout homme qui veut bien prendre le temps de cette relation si particulière. C’est une prière qui suppose une certaine durée et une régularité. Ce temps que nous réservons, un quart d’heure, une demi-heure ou une heure par jour, ce temps qui nous semble s’écouler si péniblement certaines fois, il s’agit de le voir comme une offrande. Petit à petit, nous enracine dans le cœur de Dieu, du Christ et nous transfigure.

    Jean-Paul II disait « Plus de gens qu’on ne le croit seraient capables de faire oraison, mais personne ne leur a appris. Or, sans cette intériorité, les baptisés s’essoufflent, leur action devient cymbale sonore et même leur pratique religieuse, quand elle existe, se dessèche. »

    On entre dans la prière, dans l’oraison par le signe de croix que l’on trace sur soi, qu’on inscrit en son corp, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et l’on murmure : « Notre Père ».

    Elisabeth

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  • Il est ressuscité ! Il est vraiment Ressuscité !

    Saint Paul disait, si Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi.

    Il est ressuscité ! Il est vraiment Ressuscité ! - Élisabeth A l’époque de Jésus de Nazareth, il y avait plusieurs courants de pensées dans le judaïsme, une seule d’entre elles, celle des pharisiens croyait en la résurrection des morts. Leur foi s’appuyait sur les versets de la Torah, autrement dit, la Bible ou des Écritures.

    Il est écrit dans Dt32, 39 : « Je ferai mourir et vivre, j'ai frappé et je guérirai... »

    Le Talmud souligne que la première partie de la phrase concerne la même personne puisque la deuxième partie de la phrase le fait également.

    Le prophète Daniel, dans un contexte apocalyptique, dit :

    « Et beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, ceux-ci pour la vie éternelle, ceux-là pour l'opprobre et la honte. (Daniel 12,2).

    Pour les maitres de la Torah, l’homme était, dans le projet divin, destiné à l’éternité, mais Adam, en s’éloignant par la transgression de celui qui est la source de vie, a introduit la mort dans le monde.

    A partir de cet événement, il s’agira pour l’homme de réparer cette faute, par l’écoute et l’accomplissement de la Torah, parole de Dieu, donnée à Israël, afin de rétablir cette relation de proximité avec le Créateur.  Ce monde n’est que l'antichambre du monde futur, l’homme se prépare ici-bas, par son action, pour entrer dans le palais du Roi. N’est-ce pas ce qu’enseignait Thérèse d’Avila à ses filles : « C’est sur la terre qu’on prépare son ciel ». 

    Le mot vie se dit ‘haim en hébreu. Nos commentateurs font remarquer que ce mot est toujours au pluriel pour enseigner qu’il y a deux vies, celle d’ici-bas, celle du monde « à venir ». Je préfère employer le mot existence, ainsi il n’y a pas de confusion, notre existence terrestre ayant un commencement, notre date de notre naissance et une fin, notre date de la fin de cette existence. 

    Pour mieux entrer dans cette réalité, nous prendrons l'exemple de la maternité.

    Le fœtus se développe durant 9 mois dans le ventre maternel, ensuite il passe par la porte étroite. Neuf mois pour être viable dans un nouvel environnement.

    Il n'y a aucune ressemblance entre le fœtus et le nouveau-né de même qu'entre le grain de blé et le blé. La chenille et le papillon.

    Pour naître au monde il faut mourir au monde utérin d'où l'on vient, il faut même changer de statut, et de milieu. Le fœtus devient un nouveau-né aussi différent de lui qu’une chenille l’est d’un papillon. Au bout de ces 9 mois, celui qui va naître, qu’on arrache à sa situation, croit peut-être qu'il va mourir et se débat avec vigueur !

    Durant notre existence, nous sommes comme en gestation dans une matrice divine. Notre existence, tout comme ces neuf mois, nous prépare à la vie nouvelle.

    Lorsqu’on dit que Christ a vaincu la mort, on ne parle pas de la mort physique, par laquelle nous devons tous passés depuis la faute, mais de la mort éternelle, celle qui nous sépare définitivement de Celui qui est tout Amour, Dieu, notre Père.

    Christ, qui est le Chemin, la vérité et la vie, est venu nous montrer le chemin qui conduit à la résurrection. Ce chemin passe par la mort sur la croix, c’est-à-dire par le don consenti de sa vie pour le rachat de la multitude. C’est ce don total qui est seule source de vie éternelle.

    Si on communie à son corps et on se revêt de son corps ce n’est pas pour nous sauver, mais pour comme lui, devenir corps donné d’où coule en abondance la vie pour tous, c’est pourquoi, à sa suite, nous n’avons qu’un seul commandement à respecter, celui de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimé.

    Elisabeth

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