• DONNE-NOUS AUJOURD’HUI NOTRE PAIN DE CE JOUR

    Que Ton règne arrive...   Que Ta volonté... - Élisabeth

    Cette demande ne présente à première vue aucune difficulté tant elle est essentielle, vitale. Sans pain, nous mourrons. On aurait presque pu se passer de la formuler car si nous ne sommes plus rien n’est possible : « Dans le sheol, (la tombe) qui te louera ? » (Ps6, 4).

    Ce que nous demandons surtout c’est de ne pas connaitre les affres de la faim. Nous ne désirons pas non plus être nourri gratuitement « la manne qui tombe du ciel », mais que cette terre que nous aimons, que nous cultivons, donne son fruit. Un fruit, qui nous le savons, ne dépend pas seulement de notre travail mais de la pluie, signe de la bénédiction divine.

    Le pain est un aliment merveilleux parce qu’il est le fruit du labeur de l’attelage de l’homme avec son Dieu. C’est pour lui que nous prions, que nous rendons grâce ! Assis autour de la grande table familiale et fraternelle, les hommes, les femmes et les enfants, en communion de cœur, dans la joie, rompent le pain dans une même action de grâce.
    Mais s’agit-il  de parler uniquement ici de la nourriture de notre corps sachant, d’une part que nous avons la ressource de nous nourrir autrement qu'avec du pain pour éviter la famine ; et d’autre part : « Que l’homme ne se nourrit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de l’Eternel » (Dt 8, 3) . Nous demandons donc également un pain que nous ne pouvons pas nous procurer par nous-mêmes, Chouraqui dans son livre « Un Pacte nouveau » ajoute une précision très intéressante puisqu’il ne traduit pas le mot hébreu "houkénou" par "quotidien" mais par "notre part" : "Donne-nous aujourd'hui notre part de pain". Cette prière est donc une manière de demander à Dieu la juste part, celle qui convient, la "portion congrue" des moines, celle qui est ajustée à chacun sans risque de connaître ni la privation ni l’overdose à l’instar de la manne.

    Elle était donnée à tous selon les besoins exacts des membres qui composaient chaque famille. Toute nourriture, qu’elle soit spirituelle ou matérielle doit, pour être assimilée parfaitement, convenir à l'individu unique et singulier que chacun de nous est. Inutile de regarder dans le plat du voisin. De plus, nul ne devait en garder pour le lendemain, elle pourrissait. Pain pédagogique enseignant et renforçant notre confiance en l’amour de Dieu.

    ‘Houkenou vient du mot ’hoq qui signifie "décret". Parmi les lois que Dieu a données à Israël, il y a des lois qui sont appelées des ’houqim parce que, disent nos maitres notre raison ne peut ni les comprendre, ni les appréhender.

    Demander le le’hèm ‘houquénou c’est demander à Dieu de nous nourrir de ce qui nous dépasse, nous oblige à aller au-delà de notre raison, par-delà le visible, le connu pour entendre la voix de Celui qui donne la vie .de celui qui donne sa vie par amour… C’est demander à Dieu de nous nourrir à la fois du sens caché de Sa Parole, et de celui qui est né justement à Bethlehem, « la maison du Pain » : du ‘Pain de vie’ » (Jn 6, 35)

    Le mot lé’hèm lu le’ham signifie aussi combattre. Nous demandons au père de nous aider pour ce combat spirituel que nous menons chaque jour pour notre transformation intérieure, faire de notre corps à l’exemple du Christ, en communion avec lui, un pain rompu, qui se donne tout entier en nourriture.

    Elisabeth

    ---------------------

    Articles récents- OFS-Sherb

    1 commentaire
  • Le Notre Père, la suite...

    Que Ton règne arrive...   Que Ta volonté... - Élisabeth

     Que Ton règne arrive

     Que Ta volonté soit faite sur la terre comme aux cieux"

     

    Le règne de Dieu c'est le règne du roi messie. Le Fils, c’est Dieu dans son humanité. La tâche du croyant est de travailler à devenir canal de la volonté de Dieu. : "Que Ta volonté soit faite sur la terre comme aux cieux"

    Son règne c'est le dévoilement de son Malkhout, sa royauté, le Messie, Son Oint. Venue historique du Christ dans son peuple ...grain de blé qui tombe en terre...ensemençant nos terres intérieures, sa venue en chacun d'entre nous; Sa Parousie sa venue en Gloire.

    Il s'agit d'un déroulement logique. Lorsque le royaume de Dieu est là, c’est Sa volonté qui s’exprime et se déploie dans toute sa diversité dans le très bas comme dans le très haut, sur le matériel comme sur le plan spirituel. Il y a un va-et-vient incessant entre le bas et le haut jusqu’au jour de leurs noces. La Volonté de Dieu se réalise à travers la volonté de l'être humain, lorsque ce dernier est capable de s'abandonner totalement à celle de Dieu, comme le Christ en a donné l'exemple au jardin de Gethsémani : "Mais non pas ma volonté mais Ta volonté mon Dieu (Lc 22, 42). 

    C’est pourquoi la question que doit se poser l’homme face au mal et à la violence n’est pas  "mais qu’est-ce que Dieu fait, où est-il ni comment peut-il permettre de telles souffrances" puisque Dieu s'en est remis à l’homme pour que celui-ci fasse Sa Volonté. La juste question serait plutôt : "mais que fait l’homme, où est-il ? Y a-t-il encore de l’homme dans l’homme, le comportement de cet être humain est-il humain ou inhumain, c’est à dire à la ressemblance du divin ou non?

    Sa volonté nous est connue par les commandements des Dix Paroles, sorte de charte qui régit les relations avec Lui et entre les humains, notre Alliance. Son Fils va plus loin encore, lorsqu’il nous demande de passer de l’amour du prochain à celui de ses ennemis, en allant à son exemple, jusqu’à donner sa vie pour ceux qu’on aime.

    Sa volonté c’est l’amour, c’est la circulation d’amour du Père et du Fils et du Saint Esprit entre nous et autour de nous. 

    Dans la Paix et la joie du Christ

    Elisabeth

    --------------------------

    Articles récents- OFS-Sherb

    1 commentaire
  • Le Notre Père, la suite...

    QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ

     

    Dans le judaïsme Dieu a un nom car il est Relation et, c’est par le nom que l’on entre en relation personnelle avec une personne. Deux personnes qui viennent de faire connaissance si elles veulent entrer en dialogue, commencent par se présenter. Notre nom nous sort de l'anonymat et dit quelque chose de nous. Dans le judaïsme, le nom d'une personne ou d'une chose dévoile son essence. Dieu donne son Nom à Moïse lors de l'épisode du buisson ardent. Il le fait à sa demande car ce dernier craint que les fils d’Israël ne le suivent pas, s’il ne le leur dit pas. En effet, on ne suit pas un inconnu.

    YHVH est son Nom, nom dont on a perdu la vocalisation depuis la destruction du second Temple et qui est remplacé par Adonaï qui signifie Seigneur. Un certain rabbi, nommé Jésus, a enseigné à ses disciples que la Trinité Une Père, Fils et Saint Esprit se cachait dans le Nom en révélant le sens ésotérique de chacune de ces quatre lettres.

    La lettre Yod, la plus petite lettre de l'alphabet hébraïque s'écrit comme une virgule qui peut se réduire à un point. Elle est assimilée au germe de Dieu. Elle est appelée Père.

    La lettre Hé c''est le rouah « le souffle », traduit en latin par spiritus « l'esprit ».

    La lettre yod descend féconder les mondes les plus bas, s'étirant jusqu’à devenir une ligne verticale, un Vav, qui symbolise Adam dont la mission est de relier le ciel et la terre pour que « son règne arrive ». Elle représente donc également le nouvel Adam dont la fonction est de ramener chacun des fils à la maison du Père. Il est le chemin. Il nous montre, par sa vie, la voie du retour. Celle-ci passe par la croix, c’est-à-dire par le don de notre vie pour l’autre.

    La coutume est dans le judaïsme, pour parler de Dieu, de dire Ashem, « le Nom » tout simplement, car le nom signe la présence d’une personne et que lui est tout entier Présence parmi nous, en nous.

    Ce Nom doit être sanctifié !

    Faire circuler l’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit dans ce que nous vivons : les évènements, nos relations, et avec nous-mêmes. C’est cela sanctifier Son Nom : être ses mains, le regard, la parole, les pieds de Dieu.  La question ne sera plus en nos bouches et nos cœurs : « Qu’est-ce que Dieu fait pour nous » mais plutôt : « Qu’est-ce que l’homme fait ? Y a-t-il du divin en lui ?» Dieu s’en est remis à l’homme pour que l’homme « fasse Dieu » sur terre.  Ainsi on participe à la venue de Son règne.

    "Soyez saints car je suis Saint moi l’Éternel votre Dieu" est-il écrit dans le Lévitique au chapitre 19. Le mot "saint" se dit en hébreu "kadosh" et signifie "séparer". La sainteté, dans le Judaïsme, ne revêt pas le sens habituel du Christianisme, c'est à dire être un modèle de vertus. Pour le Judaïsme est saint ce qui est séparé, mis à part pour être la part de Dieu. Se sanctifier, et sanctifier son Nom c’est aussi dans un premier temps se séparer de la communauté, pour dans l’étude et la prière, dans la solitude de la chambre secrète, révéler le "Je serai qui je serai" (autre forme du Nom de Dieu), en nous, à mettre en action dans un second temps, pour déverser dans le monde l’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit.

    Élisabeth Smadja

    --------------------------------------
    Articles récents- OFS-Sherb

    votre commentaire
  • QUI EST AUX CIEUX

    QUI EST AUX CIEUX - ElisabethLa prière du Notre Père commence par ces mots quelques peu curieux "Notre Père qui es aux cieux". Dieu se trouve t-il au ciel ?  Il semble absurde  de fixer une résidence à Celui qui est Infini, qui occupe toute la place et qui ne saurait donc avoir de lieu précis. La Tradition et les Écritures (les Psaumes, le livre de Job et autres…) ne disent-elles pas que Dieu est partout et qu’il n’y a pas d’endroit vide de Lui, qu’on ne saurait fuir son regard ? Une histoire hassidique raconte qu’un jour, un Rabbi demanda à ses élèves où se trouvait Dieu. La majorité d’entre eux  répondit dans le ciel, les autres, partout. Mais lui, secoua la tête : "Non, Dieu réside là où l’homme Le laisse entrer. C’est ainsi que le ciel peut féconder la terre".

    Les cieux se disent Shamaïm en hébreu. Mot composé de deux mots, le feu esh et les eaux maïm.

    Les cieux c'est le lieu où les antagonistes vivent en Paix créant une nouvelle entité"les cieux". L'eau n'éteint pas le feu,  le feu ne fait pas bouillir et évaporer l'eau. Ensemble dans le UN qui contient le  Tout, ils forment les cieux.

     Le feu "le masculin", l'eau "le féminin", union de l'homme et de la femme, la paix dans le couple en son foyer devenu ciels.  La paix dans l'individu qui a réussi ses noces intérieures en unissant  sa féminité et sa virilité, le donateur et le récepteur qu'il est tout à la fois ,dans un juste équilibre et une belle harmonie, les cieux en lui.

    Dieu  demeure  là où les contraires vivent dans la  paix s'unissant pour  donner naissance  à  une création nouvelle et différente   qui les contient  pourtant tous les deux sans qu'ils s'annulent  ou qu'ils fusionnent. Là où il y avait la guerre pour la suprématie,  le rejet, l'incompréhension, il y a quelque chose  d’extraordinaire qui s’appelle les cieux où chacun aime à se mirer…Le bleu des cieux qui soigne les bleus de l’âme et du corps…bleu évasion...bleu qui me tire et m'attire vers le haut, vertige de mon âme énamourée...silence et profondeur d'une nuit étoilée.....contemplation...repos...sérénité...sont les fruits du  ciel!

      L'homme lève les yeux au ciel et dans ce mouvement du regard c'est tout son être  ébloui, désarmé qui à la fois s'élève et s'agenouille...   

    Et pourquoi pas le ciel sur la terre, en moi, tout près, très près, à volonté?

    Il appartient à notre humanité de fils et de frères de devenir créateur de ciels.  

    On fait "les cieux"  chaque fois  que nous parvenons à unir sans les annuler, sans les fusionner, nos différences, nos particularités, chaque fois que nous sortons du cercle  enfermant de la dualité, de la division pour entrer dans la danse de l'Un où toutes les différences, les contraires  se donnent la main.

    Elisabeth

    --------------------------- 

    Articles récents- OFS-Sherb

    votre commentaire
  •  NOTRE PÈRE

     Prendre la mesure de ces mots « notre Père » par lesquels j’entre, comme le Fils me le demande, dansla prière. Je me présente à mon créateur, à celui qui me donne la vie, non plus seulement comme une créature, mais comme un enfant devant son père. Ce qui implique que je ne suis plus seul, je fais partie d’une famille et j’ai des frères.

    Faire partie d’une famille c’est faire partie de sa singularité, son projet.

    Ce « Père », à quelle image du père me renvoie-t-elle ? Autoritaire, absent, tyrannique, justicier, tendre, laxiste, malheureux, timide… Ne pas confondre mon père et le Père. Se méfier de mes projections, de ce que l'enfant que j'étais à imprimer dans sa mémoire cellulaire de sa relation avec son père.

    Qu'est-ce qu'un père et être père ?

    Ce n'est pas une question difficile, la réponse nous la connaissons tous, ce qui est compliqué c'est d'être ce père idéal dont nous avons tous la même image imprimée dans notre mémoire collective : celui qui guide, protège, nourrit, pose les limites constructives de mon être et favorise l'épanouissement de mes talents.

    Entrer dans le mot, « Père », l’habiter, vivre à l’intérieur et comme une abeille en tirer tout le suc pour fabriquer un miel qui me nourrira, et m’enduira de douceur…

    Quel père ai-je eu ? Quel père je suis ?

    Le nôtre Père de la prière que Jésus nous donne, s'adresse à celui qui est le père idéal, sans défaut, le créateur qui est aussi père de mon père. Ce dernier, si je prends le temps d’y réfléchir est donc aussi un enfant tout comme moi, un frère, mon frère.  Dès lors, cesser de le juger, de le condamner. La paternité, comme la filialité et la fraternité sont des relations très compliquées à gérer, un véritable défi à notre humanité qui exige que nous déployions des trésors de compréhension, compassion et pardon.

    Nous avons la vie pour cela, toute la durée de notre existence pour aimer c’est-à-dire incarner dans notre chair l’amour du Père et du Fils en qui nous sommes, dans le souffle commun de leur souffle-Esprit.

    Le Notre Père fait de moi non seulement un enfant du Père mais aussi un fils.  L’enfant se laisse porter par le père, il vit sous l’économie de la récompense et de la punition et se doit d’obéir souvent sans comprendre, aucun engagement ne lui est demandé, il a juste à se laisser porter.

    Etre le fils du Père c’est collaborer à son projet, l’amener par ma contribution à son accomplissement ; c’est réalisé la singularité de mon être en faisant de sa volonté ma volonté.

    L’adjectif possessif « notre » me fait prendre conscience que j’ai des frères, je me dois donc de répondre à la question de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». Question restée en suspens, question posée depuis à chacun d’entre nous même si depuis nous connaissons la réponse. Dieu a donné à Israël, son fils aîné, le commandement d’aimer son prochain comme soi-même. Christ, messie d’Israël, y a répondu pleinement en donnant sa vie pour l’amour du prochain, laissant à ses disciples, un commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». 

    Après avoir murmuré ces deux mots « Notre Père » comment est-ce que nous pouvons penser dans nos nuits les plus noires, que Dieu ne nous écoute pas, qu’il ne va pas venir à notre secours, qu’il n’est pas pour nous un abri, nous qui donnerions tout pour nos enfants ? Comment pourrions-nous croire, un seul instant que nous sommes seuls, sans famille, perdu dans ce vaste monde ? Comment pourrions-nous penser que l’autre est un ennemi, que l’autre n’a aucune valeur, que seul notre moi existe, n’est-il pas mon frère ? 

    Réciter le Notre Père, on le voit, est une voie dangereuse et grave, car elle engage totalement tout mon être. Engagement de l’âme, de l’esprit et du corps. Chacune des paroles de cette prière qui parait si simple dans sa formulation est un puit à forer pour en faire jaillir les sources vives de l’amour du Père, en nous et à l’extérieur de nous pour abreuver tous nos frères. Ces paroles si faciles à prononcer et qui paraissent si inoffensives, sont le manifeste d’un véritable programme révolutionnaire qui a renversé à son époque bien des empires uniquement en brisant le cœur de l’homme et qui doit continuer son œuvre, les temps ne sont pas finis, jusqu’à incendier la terre entière de ces fleuves d’amour

    Élisabeth

    -------------------------

    Articles récents- OFS-Sherb

    1 commentaire
  • Nous nous proposons de présenter en quelques courts articles,
    une petite étude sur le Notre Père, à la lumière de la langue hébraïque.

    Apprends-nous à prier !

    source de l'image: Blog du Diacre Michel Houyoux

    -Pour toi quand tu pries, retires toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père qui est là dans le secret te le rendra (Mat, 6,4).

     Par le don inestimable du Notre Père, le Christ nous enseigne une nouvelle façon de prier, c’est-à-dire de nous adresser à Dieu, de nous positionner vis-à-vis de Lui. Il nous fait entrer à sa suite, dans la chambre du Roi des rois, non pas comme un esclave, ni comme un serviteur ou même un ministre mais, comme un fils. Il nous invite à expérimenter, dans la solitude et l’intimité, cette filiation divine.

    Le Christ enseigne ce jour-là, la prière d’oraison.

    Le Christ par ses paroles répond à la demande bien étrange de ses disciples, « apprends-nous à prier ! ». Ne sont-ils pas tous fils d’Israël, membres d’un peuple qui sait ce qu’est la prière depuis Abraham, en passant par Moïse, le roi David et les prophètes ?

    Il leur enseigne ce jour-là, ainsi qu’à la foule nombreuses venus l'écouter, quelque chose de complètement révolutionnaire, l’importance de la prière individuelle. Jusque-là l’accent était mis sur la prière collective.

    Mais bien avant lui, le roi David pratiquait l’oraison. Le livre des Psaumes, si je puis m’exprimer ainsi, est, du moins c’est ainsi que je le reçois et le ressens, son cahier d’oraison.

    On sait que l'oraison renferme le secret de la réussite de la vie spirituelle de celle qu’on appelle la « Santa Madré », Thérèse d'Ávila.

    Nous aurions tort de croire que ce mode de prière est réservé aux consacrés. Il est, comme nous y convie le Christ, une voie royale de lien à Dieu pour tout homme qui veut bien prendre le temps de cette relation si particulière. C’est une prière qui suppose une certaine durée et une régularité. Ce temps que nous réservons, un quart d’heure, une demi-heure ou une heure par jour, ce temps qui nous semble s’écouler si péniblement certaines fois, il s’agit de le voir comme une offrande. Petit à petit, nous enracine dans le cœur de Dieu, du Christ et nous transfigure.

    Jean-Paul II disait « Plus de gens qu’on ne le croit seraient capables de faire oraison, mais personne ne leur a appris. Or, sans cette intériorité, les baptisés s’essoufflent, leur action devient cymbale sonore et même leur pratique religieuse, quand elle existe, se dessèche. »

    On entre dans la prière, dans l’oraison par le signe de croix que l’on trace sur soi, qu’on inscrit en son corp, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et l’on murmure : « Notre Père ».

    Elisabeth

    ----------------------

    Articles récents- OFS-Sherb

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique