• ECOLOGIE INTEGRALE – Heureux les « Doux » à Graincourt - E&E

    2018 ECOLOGIE Eglise Ruffin et Leborgne

    François Ruffin (1er plan), Mgr Olivier Leborgne et Adrien Louandre
    © Radio France – Claudia Calmel

    Je ne résiste pas au plaisir de vous partager ce texte d’un homme politique révolté, déclamant son texte devant l’Assemblée nationale, tout en citant l’Evangile et en appelant à concilier bien davantage le respect des petits. Ceux, humains, oubliés par la mondialisation économique et ceux, non-humains, qui sont réduits à l’état de « minerais » à exploiter.

    Occasion de découvrir aussi cet étonnant dialogue entre cet homme politique – il s’agit du député François Ruffin – et de l’évêque d’Amiens, Mgr Oliver Leborgne, organisé il y a quelques temps par le MRJC local et qui a été retranscrit dans un ouvrage à découvrir (Paix intérieure et paix sociale, François Ruffin et Mgr Olivier Leborgne, Ed. Temps Présent MRJC).

    Chers collègues, Monsieur le ministre, Monsieur le rapporteur, je vais maintenant plaider, et même longuement, la cause animale.

    Pour que l’agro-alimentaire cesse de traiter vaches poules et cochons comme une matière première. Et je sais combien, lorsqu’on prend la parole pour ces êtres qui ne parlent pas, on est vite soupçonnés de sentimentalisme, de sensiblerie, et sujet à moqueries.

    La compassion

    J’éprouvais le même souci, il y a quelques années, avec les ouvriers du poulailler Doux. Leur usine, à Graincourt, dans le Pas-de-Calais, allait fermer, et piétinant devant l’entrée, entre banderoles et palettes, on causait de leurs inquiétudes, de leur improbable reclassement, des crédits sur le dos et sur l’auto, de leurs tendinites, de leur sciatiques, de leurs cervicales en compote, du mépris des chefs, aussi.
    J’avais une autre question sur les lèvres. J’hésitais. Au milieu de ces grands costauds, de ces filles rudes à la peine, ça ferait sentimental. Ca ferait intello des villes face à ces prolos des campagnes. Avec prudence, mais je m’y suis collé : «  Excusez-moi, mais les poulets, c’est pas comme de l’acier, non ? Quand vous les voyez, ça vous fait quoi ? » Il y a eu un blanc, là. Un silence. Un temps d’arrêt. Ça les interloquait, comme si, en fait, on énonçait un non-dit, un tabou. 

    Un homme s’est lancé : « La première fois que je suis entré ici, je me suis demandé : “Mon Dieu, où je suis tombé ?” On en fait des cauchemars… Je suis pas le seul. “Tu dormais, m’a raconté ma femme, tu t’es assis dans le lit, et tu parlais des poulets.” Qu’on en tue autant, je ne pouvais pas imaginer. Et il faut voir comment ça se passe… »
    Tous, toutes, autour de lui approuvaient. Même eux, vous voyez, même ces grands costauds, même ces filles rudes à la peine, même eux qui en voyaient défiler des milliers chaque jour, des millions dans leur carrière, de poulets, même eux ne s’étaient pas endurcis.Bien sûr, ils mettaient un mouchoir sur leur âme. Il faut bien.
    C’est le boulot. Il ne court pas les rues. Y a le frigo à remplir, et le gasoil pour l’auto, et le Noël des enfants. On se construit une carapace, au fil des ans. On s’entraine à l’indifférence. Mais dans un recoin, malgré les efforts, la compassion demeure, la belle compassion, souffrir avec, la souffrance de l’autre qui devient un peu la nôtre. L’autre fut-il une bête.

    Dans le sommeil de la nuit, comme un geyser qui relâche ses jets, c’est la conscience qui se libère. Et qui crie. Il suffit alors d’une question, une petite question, timide, du bout des lèvres, pour que craque cette carapace d’indifférence. Que voit-on surgir ? Oui, de la sensibilité, des sentiments. Et ce serait une honte ? Non, c’est une fierté, cette sensibilité, ces sentiments. C’est leur humanité, à ces ouvriers. C’est notre humanité, notre part la plus précieuse. Ne la faites pas taire en vous, aujourd’hui, au nom des chiffres, au nom de l’économie, au nom de l’inertie, au nom des lobbies. Ne vous cuirassez pas le coeur.

    Du « minerai »

    Après l’usine, dans le même coin, je me suis rendu chez un éleveur de poulets.
    Je n’en donnerai ni l’adresse, ni le nom. Juste un éleveur. Avec lui, j’ai traversé un immense hangar, totalement vide. Toutes ses volailles avaient crevé, et il m’expliquait simplement : « L’ordinateur a donné l’ordre de chauffer, comme s’il faisait froid. Automatiquement, les bêtes ont été étouffées. En six heures, les poulets étaient comme ébouillantés. – Y en avait combien ? je lui ai demandé. – Dix-sept mille. » C’était finalement un petit incident informatique. La faute à l’ « ordinateur ». Cette anecdote décrit bien, dans sa banalité, un système inhumain. Au sens propre : sans humain. J’insiste: un système. Un système. Un système né dans l’après-guerre. Un système qui a fait de l’élevage une industrie. Un système qui, aussi, je l’admets, a fait plonger le coût de la viande. Vous savez comment, dans ce système, on nomme vaches poules cochons ? Du « minerai ». Comme s’il s’agissait d’une matière aussi inerte, aussi insensible, que du charbon. Comme si, jusque dans le vocabulaire, il fallait le ramener l’animal à du minéral.

    C’est pourquoi votre texte de loi, Monsieur le ministre, cet article 13, pour moi, n’est pas seulement timide : il ne va pas dans le bon sens. Vous y parlez de quoi? Je vous cite : d’ « infractions de maltraitance animale », de « délit pour les personnes qui exploitent des établissements de transport d’animaux vivants ou des abattoirs, d’exercer ou laisser exercer des mauvais traitements envers les animaux », de renforcer les « sanctions encourues en cas de mauvais traitements sur les animaux ». Je refuse cette logique. C’est un système, je le répète, qui est maltraitant. Mais vous proposez, vous, de punir des individus déviants, des professionnels cruels, des agriculteurs, des camionneurs, des bouchers pervers. Sans doute existent-ils.
    Sans doute. Comme partout. Mais si peu. Le but, mon but en tout cas, n’est pas là : non pas sanctionner des dysfonctionnements, mais transformer un fonctionnement. Non pas dénoncer des personnes, mais réformer une industrie. C’est pourquoi, de mon éleveur qui a subi une panne informatique, je n’ai livré ni le nom ni l’adresse : était-il cruel ? Non, bien sûr que non. Je dirais presque malheureusement non : la cruauté, c’est un encore un rapport personnel à l’autre. Rien de personnel, là, tout d’impersonnel. Lui n’était qu’un rouage de cet immense système.

    C’est pourquoi, je le dis, je suis réservé quant à la vidéo dans les abattoirs : j’y vois la traque, toujours, du salarié méchant. Nous aurons le débat tout à l’heure et, en toute franchise, j’ignore encore en quel sens, en mon âme et conscience, je vais le trancher. C’est pourquoi, que des associations tournent des films dans un élevage en Bretagne, dans un abattoir du Sud, je le comprends : il faut des exemples pour marquer les esprits, il faut des scandales pour emporter l’opinion. Mais de ce système, on ne sortira pas par des accusations en série, par des procès à répétition.

    Repousser l’horreur

    Je propose quoi, alors ? Je reprendrai simplement une promesse du candidat Emmanuel Macron : la fin des poules pondeuses élevées en cages. Ca n’est qu’un début, je le sais bien. Pourquoi les poules en cages, et pas les poulets en batteries ?
    Et pourquoi pas les porcs ? Et pourquoi pas les vaches ? Parce qu’il faut bien commencer par un bout. Alors, dans les pas du candidat Macron, allons-y pour les poules. Car c’est sans doute le pire du pire, le plus cruel du système.

    Faut-il en rappeler le calvaire ? A l’éclosion, les poussins sont triés, les mâles sont éliminés, soit gazés, soit broyés. Les femelles sont alors enserrées dans des cages, sans pouvoir se percher, picorer, se baigner de poussière. L’angoisse est permanente, avec, du coup, des troubles du comportement, des mouvements stéréotypés, de l’agressivité, voire du cannibalisme. On leur coupe le bec, pour éviter qu’elles ne se blessent. Leurs os, trop fragiles, atrophiés, car sans exercice, se brisent. Notamment à leur départ pour l’abattoir, lorsqu’elles sont ramassées et entassées dans des caisses. Là-bas, sur place, c’est conscientes qu’elles sont suspendues à des crochets sur une chaîne automatique. Mais comment, ensuite, leur mort, une plongée dans un bain électrifié, comment cette mort n’apparaîtrait pas comme une libération ?

    Je ne dénonce pas, ici, qu’on tue pour manger. Omnivore, carnivore, l’homme l’est depuis la préhistoire. Je le suis également. Et c’est parce que je le suis, carnivore, justement, que je vous interpelle aujourd’hui. Parce que manger un steack, boire du lait, me faire cuire un oeuf, je souhaite le faire sans honte, sans la crainte d’avoir engendré, derrière, tortures et souffrances, sans devoir me fermer la conscience. Il faut mesurer le paradoxe sur le sujet. La tension qui traverse la société, qui me traverse, qui nous traverse. S’est développée, chez nous, en nous, une sensibilité, oui, pour les animaux, notamment domestiques. Et en même temps, jamais on ne les a aussi massivement, aussi industriellement maltraités.

    Alors, avec pareille contradiction, comment le système tient-il ? Grâce à notre lâcheté organisée : nous avons éloigné la mort de nos vies et de nos vues. Les cimetières sont repoussés à l’écart des villes, et les abattoirs avec. Nous avons trouvé mille intermédiaires qui répandent le sang pour nous, puis qui découpent, qui emballent, qui cellophanisent, qui frigorifient, qui packagent, qui marketinneguent. Assez pour qu’on puisse oublier. Assez pour que, à l’arrivée, ces tranches de jambon, dans notre assiette, on puisse les croire végétales, quasiment, cueillies dans un arbre. Mon voeu, c’est qu’on ne cache plus. Qu’on ne se le cache plus à nous-mêmes.
    Que, comme à Bruxelles, on remette l’abattoir au coeur de nos villes. Qu’on puisse y entrer, le visiter, qu’il appartienne à nos vies.

    Je ne dénonce pas, ici, je le disais, qu’on tue pour manger. Pour ces poules, leur mort que je m’attaque, mais à leur vie avant cette minute. A leur non-vie, plus exactement. Car auront-elles vécu, même une minute ? Auront-elles vu la lumière du soleil, la couleur de la terre ? Quand je me souviens des poules qui suivaient mon grand-oncle, dans sa cour de ferme, presque comme des animaux domestiques…
    On me répondra, on m’a déjà répondu : « Ca va coûter cher aux éleveurs. »
    Eh bien, payons ! Que l’Etat aide, oui, et massivement, et il faudra bien en mettre, des milliards sur la table, pour transformer notre agriculture, pour la tourner vers l’agro-écologie, pour la mener vers un mieux-être animal, qu’on ne confie pas l’avenir de nos terres, de notre alimentation, à la main invisible du marché, une main seulement soucieuse de mini-coûts et de maxi-profits. Et surtout, que ces éleveurs en soient payés, récompensés, qu’on leur garantisse un prix d’achat, que l’Etat pèse, et de tout son poids, pour eux face aux mastondontes de la grande distribution, qu’on les rassure, qu’on leur assure qu’ils n’auront pas à subir la concurrence libre et complètement faussée de fermes-usines ailleurs, de poules, mais de même pour les vaches, de même pour les cochons, gavés au doping et au dumping.

    Nature, animaux, Hommes : le continuum

    Mais on me répond autre chose, aussi, on m’accuse presque là : et les hommes ? et les salariés ? et les ouvriers ? Vous y pensez, à eux ? Comme si, soudainement, pour les animaux, je changeais de camp. Comme si, pour des poules, j’abandonnais l’humanisme, comme si je trahissais les travailleurs. Mais au contraire. Au contraire.
    C’est un continuum. Depuis le XIXe siècle, l’économie domine tout. C’est la nature, d’abord, qu’elle maltraite, l’eau l’air la terre, les forêts, le sol et le sous-sol, comme si les océans, les forêts, étaient inépuisables, infiniment renouvelables, éternellement polluables, comme si les arbres la faune la flore n’étaient pas vivants, juste de la matière à profits, comptant peu dans l’équation des bénéfices.

    Ce sont les animaux, ensuite, je l’ai dit, que cette économie maltraite, traite comme du « minerai ». Mais comment ne pas voir que, ensuite, ce sont les hommes qu’elle maltraite ? Les salariés ? Les ouvriers ? Qui deviennent à leur tour une matière à profits, qu’on prend et qu’on jette au gré des caprices de la finance, une finance qui jette les paysans du sud hors de leurs terres et les travailleurs du nord hors de leurs usines. La Nature. Les animaux. Les hommes. C’est un continuum. C’est une même bataille contre un même Léviathan. Un mec a dit, il y a environ deux mille ans, ce que vous faites aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. Et même mieux, je dirais : ce que nous faisons aux plus petits d’entre les nôtres, c’est à nous que nous le faisons. C’est notre âme qui se tarit, qui s’assèche, qui se racornit. C’est notre tolérance à l’injustice, voire à l’horreur, qui s’accroît.

    source https://eglisesetecologies.com

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  • Un communiqué de presse récent me rappelle qu’à la marge des questions écologiques, il y a aussi celles du lien entre recherche scientifique et foi religieuse. Pas sûr que la « 3e conférence internationale sur l’origine de la vie et de l’univers » (rien que ça) ait vraiment clarifié les choses.

    Qui est l’organisateur de cette rencontre qui veut aussi « promouvoir le dialogue entre chrétiens et musulmans » (turcs en l’occurence) ?

     

    Il s’agit de la « Fondation de la recherche technique et scientifique (FRTS) » et celle « pour la préservation des valeurs nationales ». Tout un programme quand on sait que ces fondations sont turques et que la rencontre elle-même s’est déroulée dans un confortable hôtel stambouliote le 28 avril dernier.

    Qui s’est exprimé et au nom de qui ?

    Pas moins de … huit conférenciers » importants » venus des Etats-Unis, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Turquie et qui, selon les organisateurs représentaient (à leur manière) les musulmans, les catholiques, les évangélistes, les mormons, les presbytériens. L’assistance, elle, était composée de près de 400… invités de tous ordres.

    Pour parler de quoi ?

    En fait, derrière le titre ronflant, il s’agissait de rassembler dans un joyeux « oecuménisme » d’a propos, des représentants des mouvements anti-darwiniens chrétiens et musulmans, autrement dit « créationnistes ». Car il s’agissait bien, de présenter « les preuves scientifiques de la création contre les prétentions creuses et fausses de la théorie de l’évolution. »

    Un petit mot sur la FRTS ?

    Elle se présente elle même ainsi : » Unique parmi les groupes créationnistes, la FRTS est la seule organisation islamique qui a fourni des preuves scientifiques réfutant le darwinisme et ses fausses affirmations d’évolution (rien de moins). La FRTS s’efforce également d’établir des relations cordiales entre les trois religions abrahamiques, à savoir l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme. A cette fin, la FRTS accueille fréquemment des événements qui mettent en vedette des théologiens, des érudits, des intellectuels et des scientifiques chrétiens, juifs et d’autres croyances du monde entier. »

    On ne s’étonnera pas de retrouver dans cette « conférence internationale » Mr Adnan Oktar. Homme trouble et au parcours particulièrement complexe, multipliant les thèses complotistes et les liens en tous genre, c’est lui qui avait inondé, il y a quelques années, les rédactions (et les écoles, les bibliothèques bien d’autres lieux en France) avec son imposant « Atlas de la Création » qui dit contenir ces fameuses preuves anti-darwiniennes.Le ministère de l’Education avait du intervenir pour demander que le livre (de 720 pages, riches en photos couleurs etc.) soit retiré des bibliothèques. Un auteur prolixe, avec ses « 5000 conférences » au compteur un peu partout à travers le monde (chiffré non vérifié NDLR) et bien d’autres apparitions. On pourra s’interroger, avec intérêt journalistique, de l’origine des fonds qui permettent à ce monsieur d’organiser tout cela.

    A côté de lui des créationnistes occidentaux et des partisans de l’intelligent design ont participé à la rencontre, visiblement pas très troublés par l’originalité de leur hôte : le biochimiste évangélique et créationniste (d’origine musulmane) Fazale Rana, le théologien baptiste Ken Keathley de la Southeast Baptist Theological Seminary, très engagé contre la pensée « libérale » (en science et théologie), le physicien David Snoke partisan de l’apologétique du dessein intelligent, et professeur à l’Université de Pittsburgh au Département de Physique et d’Astronomie.

    Plus difficile d’expliquer la présence du philosophe autrichien, de formation phénoménologue et bon connaisseur d’Heidegger, Hans Köchler, professeur de philosophie à la retraite à l’Université d’Innsbruck, en Autriche, si ce n’est au nom de sa présidence de l’International Progress Organization qui oeuvre pour le dialogue entre les civilisations de longue date. Etait aussi présent le sociologue italien Fabrizio Fratus, antidarwinien revendiqué, militant antipornographique et nationaliste assumé (cf. sa conférence commune récemment avec une certaine… Marine LP)

    Un joyeux mélange donc d’intervenants qui se sont retrouvés autour d’un bon repas pour continuer à discuter sur leur vision (si particulière) du monde. Et je suis presque sûr qu’ils n’ont pas parlé une fois d’écologie… Tant mieux peut être.

    DL

    source https://eglisesetecologies.com

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  • Le 7 mai, au cimetière du Mont des Oliviers. (CNS/Jaclyn Lippelmann, Catholic Standar

     » Garder la Création de Dieu aussi belle qu’à l’origine ». C’est avec ces mots que le cardinal américain Donald Wuerl a inauguré et béni un nouveau projet de cimetière catholique comprenant un ensemble d’infrastructures plus proches de la nature.

    Le projet est né d’un accord signé entre l’archidiocèse de Washington et l’ONG Nature Conservancy, qui agit notamment sur les questions de conservation des terres et des ressources en eau. Le cimetière du Mont des Oliviers, qui est au nord est de la capitale fédérale américaine, entre ainsi dans une dynamique de réduction des polluants par exemple. Cela passera notamment par la mise en place d’un jardin de rétention biologique des eaux de pluie. Évitant ainsi tous les effets pervers des surfaces imperméabilisés (goudron, béton) qui ont tendance à concentrer les polluants dans les eaux récoltées au moment, par exemple, de fortes pluies d’orages. Ce bassin de rétention va permettre de préserver la qualité des eaux du fleuve Anacostia et de la baie de Chesapeake. Un fleuve qui en a grandement besoin, étant un des dix fleuves les plus pollués du pays. 

    En améliorant ainsi l’empreinte environnementale de ce cimetière catholique, le cardinal Wuerl a souligné que de tels espaces ont aussi un rôle positif à jouer dans l’espace commun des villes, outre leur dimension sacrée de repos des défunts. « Nous devons pousser les catholiques et les autres personnes à se rappeler de leur responsabilité dans la protection de l’environnement, a souligné Mark Tercek, le directeur de l’ONG, en rappelant l’effet moteur de la publication de l’encyclique Laudato si pour de telles coopérations. Ce projet est aussi le premier dans le pays qui propose un crédit « rétention d’eau », permettant à des acteurs privés de mieux gérer leurs besoins dans ce domaine de la gestion des eaux de pluie. Par ailleurs, ce cimetière, vieux de 160 ans, va aussi accueillir bientôt 150 nouveaux arbres ainsi qu’un jardin pollinisateur, pour soutenir la biodiversité des insectes de cette région.

    Source : Art. de Richard Szczepanowski, Catholic News Service

    source https://eglisesetecologies.com

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  • ✨ C'est le temps de célébrer le JOUR DE LA TERRE ! 
    22 avril 2018
     

    Terriens & terriennes, c'est le temps de vous souhaiter : 

    Bon Jour de la Terre !!!

    Chacun, et tous ensemble, levons notre chapeau à la Terre :
    chaque action est une célébration !


     JE VEUX M'IMPLIQUER AUJOURD'HUI 
    (Plus de 200 activités partout au Québec)

     


     
     
     
     
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  • EGLISE VERTE – Hérault d’un quotidien plus vert

    2018 ECOLOGIE GrabelsLe label Eglise Verte poursuit son petit bonhomme de chemin en France. Peu à peu de nouvelles paroisses se mettent en route. Par exemple, la démarche démarre dans l’Hérault.

    Une première rencontre de discussion est prévue le 29 avril, de 18 h 30 à 20 h au presbytère de Grabels (37) pour  » faire connaissance, prier ensemble, parler des différentes actions écocitoyennes déjà menées autour de nous (chacun pourrait présenter en 2 min une action qu’il a menée à bien), et voir ensemble comment sensibiliser les chrétiens, notamment les jeunes que nous côtoyons, avec un projet de  proposition dans les communautés protestantes et catholiques pour le mois de la création 2018 (1er septembre – 4 octobre 2018). »

    Sans oublier le repas partagé avec ce que chacun aura apporté à la fin.

    C’est le P. Pierre Brugidou qui reçoit chez lui et qui lance le projet !

    Avis aux amateurs de l’Hérault !

    DL

    A noter qu’à Grabels passe déjà Lo camin romieu, autrement dit le GR 653. Une belle invitation pour diminuer l’usage de la voiture.

    source https://ecologyandchurches.wordpress.com

    Aussi au Québec - http://eglisesvertes.ca/

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