• RENCONTRE – La maison commune, quelle entreprise

     le 22 OCTOBRE 2020

    Les Entrepreneurs et Dirigeants chrétiens se réunissent à la Toussaint. Heureux sont-ils ! Surtout qu’ils ont pris comme thème pour leurs Assises nationales à Montpellier le thème « Entreprenons pour la maison commune ».

    Sur place, les inscriptions en présentiel sont closes. Mais on peut participer aux tables rondes et certains ateliers via la chaîne Youtube des EDC : lesedc. Il sera intéressant de voir si la radicalité des appels de l’encyclique sont facilement articulables dans un monde de l’entreprise pris entre bien des tenailles économiques….

    Voici comment les EDC justifient leur choix de thème :

    La thématique de ces assises, « Entreprenons pour la maison commune » s’inspire de l’Encyclique Laudato Si du Pape François, publiée en 2015, année de la COP 21. Elle nous alerte sur l’urgence de la situation climatique et environnementale qui fait peser sur l’homme une menace inégalée, et nous rappelle que tout est lié : le changement climatique, la destruction de la biodiversité, la dégradation du lien social, la faiblesse des réactions… La transition écologique et le soutien apporté aux plus fragiles ne sont plus une option : rien de ce monde ne doit nous être indifférent et il nous incombe de préserver notre maison commune. Pendant deux journées (vendredi et samedi), intervenants et grands témoins (Frédérique BedosJean-Baptiste HibonLe Père Nicolas ButtetFrédéric Louzeau ,, Pierre-yves PouliquenBenoit HalgandCédric RingenbachEmmanuel BlinPascal Demurger…)  vont échanger sur cette thématique, partager leurs expertises et tenter de faire émerger des solutions. Parmi les sujets traités : transition écologique globale, économie collaborative, nouvelles générations, lutte contre l’exclusion. De nombreux ateliers seront proposés sur des thèmes variés autour de l’écologie humaine et environnementale : RSE, accueillir la fragilité en entreprise, transition écologique, alimentation, travail humain, bien commun et dignité.

    source https://eglisesetecologies.com/

    -------------------------

    Articles récents
     

    votre commentaire
  • BELLE SAISON – J+34 – Hommage

     le 4 OCTOBRE 2020

    Dans nos petits mondes occidentaux, il est de bon ton de n’écouter de l’écologie que les caricatures pour s’en amuser. Ailleurs, des hommes et des femmes sont tués pour leur courage à se mobiliser pour le bien commun. Dernier en date, José Antonio Teruel, abattu dans sa maison avec sa femme et son beau frère il y a quelques jours au Honduras.

    Ce beau pays confirme son statut sinistre de pays le plus dangereux pour les militants qui luttent pour défendre forêts, fleuves et autres biens communs. Il faut dire que la pauvreté des uns et la corruption des autres rendent tout possible, dans un pays gangrené par des maras, les mafias locales au service des projets industriels destructeurs et du narcotraffic.

    « Dimanche, vers 18h30, heure locale, deux personnes portant des armes à feu ont fait irruption dans la maison où les victimes se réunissaient en famille et les ont abattues. La police a avancé dans un communiqué que des « problèmes personnels » auraient motivé l’attaque. Certains médias affirment qu’une quatrième personne a été abattue, mais aucune identité n’a été avancée et la police n’en a rien dit »

    Si pour l’heure, aucun motif n’a été revendiqué, l’assassinat rappelle étrangement celui de Berta Caceres, abattue en pleine nuit à son domicile en 2016. Cette mère de quatre enfants, l’une des figures honduriennes de la défense de l’environnement et des populations indigènes, était régulièrement menacée sans que la police n’enquête sur les plaintes qu’elle déposait.

    Or Berta comme José avaient des démêlés avec des compagnies engagées dans la construction de barrages hydroélectriques, contre la volonté des populations locales. Pour l’assassinat de Berta, l’enquête de Global Witness avait mis au jour l’implication de membres de la société possédant le barrage contre laquelle Caceres luttait

    Teruel a récemment pris part à des réunions réunissant des habitants de Patuca et la Compagnie électrique du Honduras, l’ENEE, en conflit à cause d’un barrage hydroélectrique. Respecté, il avait aussi coordonné en décembre 2017 l’action de Caritas Honduras, l’organisme de l’Église hondurienne qui a tenté de veiller au processus démocratique lors de l’élection présidentielle alors que de violents heurts avaient perturbé la campagne

    José Antonio Teruel, 72 ans, ancien enseignant, membre de l’Alliance hondurienne pour la défense et le développement des forêts, était un défenseur connu de la biodiversité et des aires protégées de son pays. Comme dans plusieurs pays d’Amérique latine ou andine, la corruption permet à certaines familles et des grands groupes liés au pouvoir de poursuivre leurs activités en dépit des dégâts sur l’environnement. Les sols s’appauvrissent, les terres agricoles disparaissent au profit de concessions minières, les rivières sont détournées ou asséchées et l’eau manque, poussant à l’exil de nombreux habitants.

    Plus de 130 militants écologistes ont été tués entre 2009 et 2019, ce qui fait du Honduras l’un des pays les plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement, selon l’ONG Global Witness..

    source https://eglisesetecologies.com/

    ------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • BELLE SAISON – J+14 – De François d’Assise à Lanza del Vasto

     le 14 SEPTEMBRE 2020

    Télécharger « programme.png »  le document ci-haut

    Le monastère Sainte-Présence organise deux journées pour sa fête de la Création. Avis aux amateurs du côté de Saint-Dolay, dans le Morbihan

    A noté que cette communauté orthodoxe se situe dans la tradition de l’Eglise orthodoxe celtique, une branche récente (et pas toujours reconnue par les milieux orthodoxes officiels) qui tente de concilier spiritualité celtique occidentale et orthodoxe orientale.

    source https://eglisesetecologies.com/

    --------------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • BELLE SAISON – J+3 – Des appels à entendre

     le 2 SEPTEMBRE 2020

    BELLE SAISON – J+3 – Des appels à entendre - E&EIl faut rendre au patriarche Bartholomée et au pape François ce qui leur revient : la grâce d’être des voix fortes aujourd’hui pour appeler les chrétiens à se mobiliser sur les enjeux de l’écologie contemporaine.

    Voici des extraits de leurs deux messages récents à l’occasion de l’ouverture du mois de prière pour la Création

    POUR LE PAPE FRANCOIS

    Ce 1er septembre est l’occasion de souligner le jubilé des 50 années de la Journée de la terre, une mobilisation qui a fait partie des premiers grands rassemblements internationaux environnementaux. Or un jubilé, dans la perspective biblique a plusieurs vocations : offrir un temps pour faire mémoire et se convertir. Ce que le pape résume avec ses 5 R : Se Rappeler, se Repentir, se Reposer, Réparer et se Réjouir

    Chers frères et sœurs, (…) Je suis heureux que le thème choisi par la famille œcuménique pour la célébration du Temps de la Création 2020 soit « Jubilé pour la Terre« , justement en cette année marquant le cinquantième anniversaire du Jour de la Terre.

    (… ) Le Jubilé est aussi un temps de grâce pour faire mémoire de la vocation originelle de la création à être et à prospérer comme communauté d’amour. Nous existons seulement à travers les relations : avec Dieu créateur, avec les frères et sœurs en tant que membres d’une famille commune, et avec toutes les créatures qui habitent la même maison que nous. (…) Le Jubilé est donc un temps pour le souvenir, où il faut conserver la mémoire de notre existence interrelationnelle. (…) Nous avons besoin de restaurer ces relations détruites, qui sont essentielles pour nous soutenir nous-mêmes et toute la trame de la vie.(…) Le Jubilé nous invite à penser de nouveau aux autres, spécialement aux pauvres et aux plus vulnérables. Nous sommes appelés à accueillir de nouveau le projet initial et aimant de Dieu pour la création comme un héritage commun, un banquet à partager avec tous les frères et sœurs dans un esprit de convivialité ; non pas dans une compétition déréglée, mais dans une communion joyeuse, où l’on se soutient et se protège mutuellement. (…) Nous avons besoin de revenir, en outre, à l’écoute de la terre, désignée dans l’Ecriture comme adamah, lieu d’où l’homme, Adam, a été tiré. Aujourd’hui, la voix alarmée de la création nous exhorte à retourner à une juste place dans l’ordre naturel, à nous rappeler que nous sommes une partie, et non pas les patrons, du réseau interconnecté de la vie. (…). La capacité à nous émerveiller et à contempler est quelque chose que nous pouvons apprendre spécialement des frères et sœurs autochtones qui vivent en harmonie avec la terre et ses multiples formes de vie. (…) La pandémie actuelle nous a amenés, en quelque sorte, à redécouvrir des styles de vie plus simples et durables. La crise, dans un certain sens, nous a donné la possibilité de développer de nouvelles façons de vivre. Il a été possible de constater comment la terre réussit à se reprendre si nous lui permettons de se reposer : l’air est devenu plus sain, les eaux plus transparentes, les espèces animales sont revenues dans de nombreux endroits d’où elles avaient disparu. La pandémie nous a conduits à un carrefour. Nous devons profiter de ce moment décisif pour mettre fin à des activités et à des finalités superflues et destructrices, et cultiver des valeurs, des liens et des projets génératifs. (…) Le Jubilé est un temps pour réparer l’harmonie originelle de la création et pour assainir des rapports humains compromis.Il invite à rétablir des relations sociales équitables, en restituant à chacun sa liberté et ses biens, et en effaçant la dette des autres. (…) Il est également nécessaire de réparer la terre. La restauration d’un équilibre climatique est très importante, étant donné que nous nous trouvons en situation d’urgence. Nous sommes à court de temps, comme nos enfants et nos jeunes nous le rappellent. (…) La restauration de la biodiversité est également cruciale dans le contexte sans précédent d’une disparition des espèces et d’une dégradation des écosystèmes. Il est nécessaire de soutenir l’appel des Nations Unies à sauvegarder les 30% de la Terre comme habitat protégé avant 2030, afin d’endiguer le taux alarmant de perte de biodiversité. (…) Nous sommes tenus de réparer, selon la justice, en nous assurant que tous ceux qui ont habité une terre pendant des générations puissent en retrouver pleinement l’utilisation. Il faut protéger les communautés autochtones contre les compagnies, surtout multinationales, qui, à travers l’extraction préjudiciable des combustibles fossiles, des minéraux, du bois et des produits agro-industriels, « font dans les pays moins développés ce qu’elles ne peuvent dans les pays qui leur apportent le capital » (LS, n. 51). Cette mauvaise conduite des entreprises représente « un nouveau type de colonialisme » (Saint Jean-Paul II, Discours à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales, 27 avril 2001, cit. in Querida Amazonia, n. 14), qui exploite honteusement des communautés et des pays plus pauvres à la recherche désespérée d’un développement économique. (…) . Nous savons que le cri de la Terre et des pauvres est devenu, ces dernières années, encore plus fort. En même temps, nous sommes témoins de la façon dont l’Esprit Saint inspire partout des individus et des communautés à s’unir pour reconstruire la maison commune et défendre les plus vulnérables. Nous assistons à l’émergence progressive d’une grande mobilisation de personnes, qui, à la base et dans les périphéries, travaillent généreusement pour la protection de la terre et des pauvres. Cela procure de la joie de voir tant de jeunes et de communautés, en particulier autochtones, en première ligne pour répondre à la crise écologique. Ils lancent un appel pour un Jubilé de la Terre et pour un nouveau départ, conscients que « les choses peuvent changer » (LS, n. 13).

    On peut également se réjouir de voir comment l’Année spéciale de l’anniversaire de Laudato si’ inspire de nombreuses initiatives au niveau local et mondial pour le soin de la maison commune et des pauvres. Cette année devrait conduire à des programmes opérationnels à long terme, pour arriver à pratiquer une écologie intégrale dans les familles, les paroisses, les diocèses, les Ordres religieux, les écoles, les universités, l’assistance sanitaire, les entreprises, les exploitations agricoles et dans de nombreux autres domaines. (…)

    POUR LE PATRIARCHE BARTHOLOMEE

    Face à la menace réelle que subit le cadre naturel de notre monde, le patriarche souligne la folie de moyens humains mis au service de la toute puissance. Soulignant la prise de conscience en cours, il met aussi en lumière l’impuissance à agir dans ce domaine de l’environnement des responsables mondiaux. Il réaffirme le rôle de précurseur du patriarcat dans la mobilisation et appelle notamment les jeunes orthodoxes a mieux articuler leur foi et leur engagement.

    Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur,

    C’est une conviction commune que, de nos jours, l’environnement naturel est menacé plus que jamais dans l’histoire de l’humanité. Le fait que ce n’est plus la qualité, mais la préservation de la vie sur notre planète qui soit en jeu révèle l’ampleur de la menace. Pour la première fois dans l’histoire, l’être humain peut détruire les conditions de la vie sur la terre. Les armes nucléaires symbolisent le gigantisme prométhéen de l’homme, manifestation tangible du « complexe de toute-puissance » de l’« homme-dieu » contemporain.

    L’ambiguïté de la liberté humaine se révèle dans l’usage de la puissance puisée dans la science et la technologie. La science est au service de la vie ; elle contribue au progrès, elle fait face aux maladies et à de nombreuses autres situations considérées comme « fatales » jusqu’à nos jours ; elle crée de nouvelles perspectives d’avenir. Cependant, elle fournit en même temps à l’humain des moyens puissants dont le mauvais usage peut s’avérer désastreux. (…) Il incombe manifestement à tous les habitants de la terre de protéger le bien commun, c’est-à-dire l’environnement naturel dans son intégrité. L’impératif catégorique contemporain adressé à l’humanité, c’est de vivre sans détruire l’environnement. (…) Nous sommes certains qu’il y a une alternative d’organisation économique et de développement face à l’économisme et l’activité orientée sur la maximalisation du profit. L’avenir de l’humanité n’est pas l’homo œconomicus. (…)

    Le Patriarcat œcuménique, assumant un rôle de pionnier en matière de protection de la création au cours des dernières décennies, continuera à prendre des initiatives écologiques, à organiser des colloques écologiques, à mobiliser les croyants, la jeunesse surtout, à ériger la protection de l’environnement en question fondamentale du dialogue interreligieux et des initiatives communes prises par les religions (…) Répétons-le, les activités environnementales du Patriarcat sont un corollaire de sa conscience de soi ecclésiologique et non pas simplement une réaction ponctuelle à un phénomène nouveau. La vie même de l’Église est une écologie appliquée. (…) Dans l’optique de la foi, nous pouvons découvrir et évaluer non seulement les aspects problématiques, mais aussi les potentialités et perspectives positives de la civilisation moderne. Nous faisons appel à la jeunesse orthodoxe pour prendre conscience de l’importance de vivre en tant que croyants chrétiens et en tant qu’humains modernes. La foi en la destination éternelle de l’être humain affermit notre témoignage dans le monde.

    source https://eglisesetecologies.com/

    --------------------------------

    Articles récents

     

     


    votre commentaire
  • 4 minutes pour mieux savoir ce qu'est la pauvreté

     

    Frère Frédéric-Marie Le Méhauté : "Les plus pauvres sont des experts de sobriété"

    A l´occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création 2020, témoignage de Frère Frédéric-Marie Le Méhauté, franciscain au Couvent Saint-François (Paris).

    ----------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Un Temps de la Création à vivre cette année comme un “Jubilé pour la Terre”

    Dans une déclaration conjointe publiée ce mardi 25 août les présidents de la Conférence des Églises Européennes et du Conseil des Conférences Épiscopales Européennes appellent à vivre le Temps de la Création, prévu du 1er septembre au 4 octobre, comme un temps de vigilance particulière à l’environnement, en tirant les leçons de la pandémie.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Dès la semaine prochaine, les chrétiens du monde entier sont appelés à se mobiliser pendant près de cinq semaines en faveur de la “Maison commune”. Avec une tonalité particulière pour cette deuxième édition en ce qui concerne les chrétiens européens: «nous vous invitons à célébrer cette année le temps de la création sous le titre de Jubilé pour la Terre», écrivent dans leur déclaration commune le cardinal Angelo Bagnasco, président du Conseil des Conférences Épiscopales Européennes (CCEE), et le pasteur Christian Krieger, président de la Conférence des Églises Européennes (CEC).

    Instituée par le Pape François en 2015, la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, le 1er septembre, a été suivie à partir de 2019 du Temps de la Création (ou “Saison de la Création”), jusqu’au 4 octobre. La célébration de ces deux initiatives a une dimension œcuménique significative, et puise ses racines dans la Bible. «La création est un don de Dieu pour l'humanité et pour tous les êtres vivants, il est donc de notre responsabilité de la chérir comme de bons et fiables administrateurs et en tant que fidèles serviteurs de Dieu», rappellent les auteurs de la déclaration. L’encyclique du Pape François Laudato Si’, écrite en 2015, nourrit également la genèse et l’essence même de ces évènements.

    Recherche d’un équilibre et importance d’une voix prophétique

    «Cette année, la pandémie de Covid-19 a révélé à quel point le monde est interconnecté», relèvent par ailleurs le cardinal Bagnasco et le pasteur Krieger. «Les conséquences de la pandémie nous obligent à assumer la nécessité d'une vigilance et de conditions de vie durables sur toute la planète. Ceci encore plus important compte tenu de la dévastation de l'environnement et de la menace de changement climatique», soulignent-ils.

    Terme employé dans les Saintes Écritures, le jubilé «souligne qu'il doit y avoir un équilibre juste et durable entre les réalités sociales, économiques et écologiques. La leçon du jubilé biblique nous montre la nécessité de rééquilibrer les systèmes de vie, affirme le besoin d'égalité, de justice et durabilité, affirme la nécessité d'une voix prophétique pour défendre la maison de l'homme», est-il précisé. Le CCEE et la CEC invite donc «tous les pasteurs et chrétiens européens, les paroisses, les communautés ecclésiales et toute personne de bonne volonté, à prêter attention au temps de la création et de le vivre dans un esprit œcuménique, unis dans la prière et l'action».

    source https://www.vaticannews.va/

    ----------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • LE TEMPS DES «PETITS PAS» EST RÉVOLU

    images_bulletin_juillet3.png

    Chez Équiterre, nous avons souvent répété que «chaque geste compte» et que la somme des actions individuelles est porteuse de changement. C’est encore vrai, sauf que la situation actuelle appelle à bien plus que ça!

    La pandémie a mis au jour nos vulnérabilités, testé les limites de nos systèmes et éprouvé la solidité de notre tissu social.

    Et on le voit bien avec le déconfinement actuel: les phrases telles que «la crise va tout changer», «Rien ne sera plus pareil» et même les «Ça va bien aller» prononcées en début de crise se sont avérées potentiellement trop optimistes.

    Les émissions de GES repartent à la hausse et les signes de retour à «la normale» - cette «normale» qui endommage gravement notre monde et menace notre avenir et celui de nos enfants - se multiplient.

    L’INERTIE ET LE CHANGEMENT 

    Loin de moi l’idée de jouer les oiseaux de malheur, mais le changement si nécessaire de nos sociétés ne se fera pas de lui-même. Les forces de l’inertie sont puissantes. Les structures politiques et sociales se montrent peu flexibles. Bref, le changement et tous ceux qui le portent (tel.le.s que vous, chers sympathisant.e.s) continueront de devoir affronter un «vent de face».

    À Ottawa, il faudra garder à l’oeil le gouvernement fédéral et voir quel soutien il apportera ou non à l’industrie pétrolière et gazière et s’il mettra finalement en place un cadre législatif cohérent pour affronter la crise climatique.

    Sinon, à Québec, le gouvernement provincial reviendra à la charge avec son projet de loi 61 et présentera son projet de loi 44 sur la gouvernance climatique. Nous devrons nous assurer de travailler tous ensemble pour mettre de l’avant une relance verte et juste.

    Une transformation majeure et rapide est nécessaire, nous le voyons bien! Il est temps de réellement collectiviser notre action pour affronter les défis présents et se préparer à ceux de l’avenir

    Chez Équiterre, nous pensons qu'un changement social est possible en réunissant deux conditions importantes: une base citoyenne informée et mobilisée ainsi que des gouvernements sensibilisés, outillés et enhardis pour agir. Voilà le travail essentiel réalisé par nos équipes de mobilisation, de relations gouvernementales et d'éducation.

    LE COMBAT À VENIR

    Les nombreuses crises auxquelles nous sommes confrontés continueront de nous présenter de nombreux défis. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de vous et de l’implication du plus grand nombre de citoyens.nes pour rendre possible une reconstruction de notre société plus juste, écologique et résiliente.

    Chaque citoyen.ne a le pouvoir de faire une différence importante. Découvrez comment vous pouvez mobiliser un maximum de personnes et enclencher le changement autour de vous!

    Pour une action plus globale, suivez l'équipe des relations gouvernementales d’Équiterre. Soutenez leur action et aidez-les à convaincre nos élus de mettre en place des solutions résilientes et durables.

    Nous vous souhaitons de bien profiter de l'été qui est à nos portes. Nous espérons que vous trouverez le temps pour vous reposer et pour vous ressourcer auprès de vos proches et de cette précieuse nature qui nous entoure.

    De notre côté, nous nous préparons à un automne bien chargé.

    Le changement est en marche. Il doit maintenant se mettre à courir! 

    Colleen Thorpe
    Directrice générale d’Équiterre

    source https://www.equiterre.org

    -------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Ordonné il y a un an, Mgr Bertrand Benoit, évêque de Mende, invite son diocèse à enraciner davantage son action et ses réflexions dans le respect de la Création.

    Un article récent du journal Midi Libre en rend compte.

    « À la suite du Pape, il faut que l’église diocésaine porte une réflexion pour le bien commun. Cela concerne la société, mais aussi la terre dans son ensemble, qui est la maison commune », résume Mgr Benoît Bertrand, évêque de Mende.Un an après son ordination, vient donc le temps du bilan, et des décisions : « Il faut à présent que je donne des orientations pour les quatre années à venir concernant la vie du diocèse. Après avoir consulté un certain nombre de personnes, je vais publier au 3 mars prochain, durant l’anniversaire de mon ordination, une lettre pastorale donnant des orientations diocésaines pour la vie des paroisses. Parmi elles, il y aura un point d’attention particulier autour des questions liées à l’écologie », explique Mgr Benoît Bertrand. Ces différentes mesures seront exposées dans la matinée le samedi 7 mars, lors d’une réunion ouverte à tous. Afin de mettre en œuvre la transition vers un « diocèse vert », diverses concertations seront également organisées. En Lozère, le conseil pastoral diocésain; constitué de prêtres, de diacres, de consacrés, et de laïques; permettra de croiser différents points de vue et expertises. « J’ai souhaité que ce conseil pastoral diocésain soit constitué de personnes motivées et compétentes, sur les sujets de l’écologie intégrale, et l’écologie humaine. Durant trois ans, ce conseil, en lien avec l’assemblée plénière des évêques, devra émettre des propositions ou des conseils, pour que notre diocèse et la paroisse deviennent verts, et respectent la création », détaille l’évêque.

    source https://eglisesetecologies.com/

    ------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Croisé cet été au cours de l’université de l’écologie intégrale, Etienne Villemain avait présenté un nouveau projet un peu fou : développper le premier village Laudato si de France, le « village François » croisant écologie intégrale, mixité sociale et démarche spirituelle

    Un article récent du magazine Famille chrétienneen rend compte.

    Ce projet paraît complètement fou. Pourtant, il est déjà sur les rails : 2020 pourrait être l’année du lancement du Village de François. Le concept est simple : faire vivre dans un même lieu plus d’une centaine de personnes cabossées par la vie avec des familles et autres volontaires. Deux sites sont actuellement à l’étude. Le premier se trouve à Lourdes et le second dans une chartreuse en Provence. « Nous aimerions que vivent là-bas trois cents personnes », explique Étienne Villemain, président de l’association, qui n’en est pas à son premier coup. En 2006, il choisit de vivre en colocation avec trois personnes de la rue. Depuis, le quadragénaire lance régulièrement des initiatives pour les plus pauvres – création de l’association Lazare ou de Fratello. Plus récemment, il est allé jusqu’à suggérer au pape l’idée d’organiser une Journée mondiale des pauvres. Et ça a marché !

    Comme la Providence semble valider ses projets, il s’attaque cette fois-ci à quelque chose de très audacieux, avec une équipe étoffée. « Dans la Chartreuse, nous voudrions qu’il y ait trente-cinq personnes qui soient passées par la rue, une trentaine de jeunes en échec scolaire, vingt-cinq personnes âgées qui vivraient en béguinage, quinze personnes issues de la prostitution, vingt-cinq personnes porteuses de handicap, vingt-cinq personnes migrantes, vingt-cinq personnes sortant de prison et huit mères célibataires. Il y aurait aussi une vingtaine de familles et trente studios pour des gens qui viendraient vivre une retraite ou qui auraient besoin de souffler après une épreuve douloureuse, détaille Étienne Villemain. En fait, il faudrait qu’on y retrouve tous les pauvres dont parle l’Évangile ! » Plusieurs familles sont déjà prêtes à sauter le pas – des parents pourraient d’ailleurs bénéficier d’un cadre propice au télétravail.

    Pour ne pas partir de zéro, l’idée est de miser sur la présence d’une dizaine d’associations qui œuvrent chacune dans leur secteur, « bien souvent de façon prophétique », confie le père de famille. Aussi, le projet prévoit de rendre une dignité à ces personnes fragiles en leur donnant une activité. Pour les jeunes en échec scolaire, ce sera une école de production qui alliera la théorie et la mise en application. Il pourrait aussi y avoir une hôtellerie et une petite unité de soins palliatifs dans lesquelles certains pourraient servir avec les employés. D’autres encore travailleront la terre. L’expérience de l’association À la bonne ferme qui fait de l’insertion par la permaculture sera précieuse. « Ce village ne se veut pas un lieu d’assistanat mais de responsabilisation », insiste Étienne Villemain. Mais au fond, n’est-ce pas un peu utopique ? « L’idée n’est pas de faire un kibboutz fermé sur lui-même, mais un lieu innovant et ouvert qui pourra faire évoluer la société, répond l’entrepreneur. Regardez la ferme du Bec Hellouin, en Normandie, et son rayonnement actuel. C’est une propriété de vingt hectares qui remet en cause tout le système agricole mondial ! » C’est une réalité : faire l’expérience de vivre avec les plus pauvres transforme les vies. Reste à réunir les fonds pour concrétiser l’incroyable aventure du Village de François. Au fait, pourquoi ce nom ? « Lorsque saint François d’Assise embrasse un lépreux, il se rend compte que c’est le Christ. Il en est bouleversé. C’est une réalité : faire l’expérience de vivre avec les plus pauvres transforme les vies. »

    source https://eglisesetecologies.com/

    -------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique