• Croisé cet été au cours de l’université de l’écologie intégrale, Etienne Villemain avait présenté un nouveau projet un peu fou : développper le premier village Laudato si de France, le « village François » croisant écologie intégrale, mixité sociale et démarche spirituelle

    Un article récent du magazine Famille chrétienneen rend compte.

    Ce projet paraît complètement fou. Pourtant, il est déjà sur les rails : 2020 pourrait être l’année du lancement du Village de François. Le concept est simple : faire vivre dans un même lieu plus d’une centaine de personnes cabossées par la vie avec des familles et autres volontaires. Deux sites sont actuellement à l’étude. Le premier se trouve à Lourdes et le second dans une chartreuse en Provence. « Nous aimerions que vivent là-bas trois cents personnes », explique Étienne Villemain, président de l’association, qui n’en est pas à son premier coup. En 2006, il choisit de vivre en colocation avec trois personnes de la rue. Depuis, le quadragénaire lance régulièrement des initiatives pour les plus pauvres – création de l’association Lazare ou de Fratello. Plus récemment, il est allé jusqu’à suggérer au pape l’idée d’organiser une Journée mondiale des pauvres. Et ça a marché !

    Comme la Providence semble valider ses projets, il s’attaque cette fois-ci à quelque chose de très audacieux, avec une équipe étoffée. « Dans la Chartreuse, nous voudrions qu’il y ait trente-cinq personnes qui soient passées par la rue, une trentaine de jeunes en échec scolaire, vingt-cinq personnes âgées qui vivraient en béguinage, quinze personnes issues de la prostitution, vingt-cinq personnes porteuses de handicap, vingt-cinq personnes migrantes, vingt-cinq personnes sortant de prison et huit mères célibataires. Il y aurait aussi une vingtaine de familles et trente studios pour des gens qui viendraient vivre une retraite ou qui auraient besoin de souffler après une épreuve douloureuse, détaille Étienne Villemain. En fait, il faudrait qu’on y retrouve tous les pauvres dont parle l’Évangile ! » Plusieurs familles sont déjà prêtes à sauter le pas – des parents pourraient d’ailleurs bénéficier d’un cadre propice au télétravail.

    Pour ne pas partir de zéro, l’idée est de miser sur la présence d’une dizaine d’associations qui œuvrent chacune dans leur secteur, « bien souvent de façon prophétique », confie le père de famille. Aussi, le projet prévoit de rendre une dignité à ces personnes fragiles en leur donnant une activité. Pour les jeunes en échec scolaire, ce sera une école de production qui alliera la théorie et la mise en application. Il pourrait aussi y avoir une hôtellerie et une petite unité de soins palliatifs dans lesquelles certains pourraient servir avec les employés. D’autres encore travailleront la terre. L’expérience de l’association À la bonne ferme qui fait de l’insertion par la permaculture sera précieuse. « Ce village ne se veut pas un lieu d’assistanat mais de responsabilisation », insiste Étienne Villemain. Mais au fond, n’est-ce pas un peu utopique ? « L’idée n’est pas de faire un kibboutz fermé sur lui-même, mais un lieu innovant et ouvert qui pourra faire évoluer la société, répond l’entrepreneur. Regardez la ferme du Bec Hellouin, en Normandie, et son rayonnement actuel. C’est une propriété de vingt hectares qui remet en cause tout le système agricole mondial ! » C’est une réalité : faire l’expérience de vivre avec les plus pauvres transforme les vies. Reste à réunir les fonds pour concrétiser l’incroyable aventure du Village de François. Au fait, pourquoi ce nom ? « Lorsque saint François d’Assise embrasse un lépreux, il se rend compte que c’est le Christ. Il en est bouleversé. C’est une réalité : faire l’expérience de vivre avec les plus pauvres transforme les vies. »

    source https://eglisesetecologies.com/

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  • ECOSPIRITUALITE – La voi(e)x de Christine

     le 7 JANVIER 2020

    L’amie Christine a un parcours qui mérite d’être connu. Elle en rend compte dans un entretien récent avec le journal La Croix. Une bonne manière de bien commencer l’année…

    Une écologie personnelle et intégrante

     


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  •  

    Un site internet régional a donné la parole récemment à Mgr Turini, évêque catholique du diocèse de Perpignan-Elne. Il réagit notamment aux appels qui sont nés au cours du synode sur l’Amazonie

    « Il y a quelques jours, nous étions à Lourdes pour la traditionnelle Assemblée Plénière d’automne des évêques de France, avec comme thème principal l’Écologie. L’aspect inédit des deux premiers jours est lié aux deux invités qui accompagnaient chaque évêque. C’est la première fois en Assemblée Plénière que des laïcs viennent partager nos travaux. L’intérêt, c’est que laïcs et évêques ont tous entendu la même chose.

    Il y a peu, j’étais assez sceptique face aux discours écologiques. Mais quand 6 experts convergent vers les mêmes conclusions, cela commence à vous faire réfléchir, et il est certain que ce constat fait froid dans le dos. La non prise de conscience d’une situation écologique planétaire critique aura de graves­ conséquences comme celle des migrations climatiques. Le réchauffement climatique, le problème de l’eau, que nous le voulions ou pas, engendreront des conflits, à cause des déplacements migratoires. Cela va créer des conditions de vie difficiles liées à ces mouvements qui obligent ces populations à des migrations forcées. Cette situation va entraîner des peurs et exacerber les sensibilités.Il faut, en chrétiens, prendre la mesure de la gravité de la situation et des changements de vie et de mentalité auxquels nous sommes appelés. Quelle planète allons-nous laisser aux générations qui nous suivent (2-3 générations) ? Nous portons tous ensemble cette responsabilité. Pas demain mais aujourd’hui.

    Nous sommes des pasteurs et des croyants. Dieu se donne à nous dans la Création. Il s’y révèle et nous en découvrons la présence. Nous sommes donc profondément liés à la Création et au Créateur. Détruire la Création, c’est s’opposer et s’attaquer à l’acte Créateur qui reflète la gloire de Dieu. C’est une forme de déconnexion de Dieu pour se connecter au chaos. En détruisant la Création, l’homme détruit l’homme. Mal se comporter avec la Création, c’est mal se comporter avec Dieu. Et là, notre responsabilité chrétienne et celle de l’Église sont engagées. Il y a une vertu essentielle dans ce processus de conversion écologique, c’est l’Espérance. Plutôt que d’évoquer sans cesse, même si l’on doit s’y référer, le péché d’atteinte écologique, plutôt qu’être dans l’affliction passive, soyons dans l’écologie active. Cela invite très concrètement à un changement de mode de vie qui passe par la décarbonisation autrement dit par la réduction de son empreinte carbone. »

     

    Les journalistes interrogent ensuite le prélat sur les initiatives au sein du diocèse lui même en ce domaine, Mgr Turini fait quelques propositions. Intéressantes, certes, mais qui témoignent encore du long chemin à parcourir pour que le « changement de mode de vie » qu’il appelle de ses vœux ne concernent pas que les SDF ou les agriculteurs.

     » Le diocèse de Perpignan-Elne pourrait proposer à des SDF de cultiver, en bio ou du moins en raisonné dans un premier temps, sur un terrain appartenant au diocèse, leurs propres légumes en lien avec la Soupe St Vincent (paroisse St Christophe du Moyen Vernet) et Moutarde et Macédoine. (Une idée déjà mise en place dans le diocèse de Cahors, précédente affectation de Monseigneur Turini). Par ailleurs, les Chrétiens du monde rural  (CMR) vont organiser une fête de la Terre, probablement en septembre 2020. Et chaque année, l’enseignement catholique organise un concours d’éloquence. Cette année, le thème choisi est la conversion écologique. Enfin, il serait bien de planter plus d’arbres. Pas n’importe comment, ni n’importe où. Nous pourrions lancer une campagne auprès de fidèles de nos paroisses et des jeunes, en y associant les terrains du diocèse et de nos paroisses en les invitant à planter entre 1 et 10 arbres par exemple.”

    source https://eglisesetecologies.com/

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  • L’amie Laura me signale une très belle initiative le 29 novembre prochain : faire sonner les cloches de nos églises pour évoquer plusieurs RV importants pour la mobilisation pour le climat notamment.

    En effet, Ce sera la 4e mobilisation mondiale des jeunes pour le climat ce jour là, quelques jours avant l’ouverture de la COP25, rapatriée à Madrid (Espagne). Les cloches sonneront à 13 h 48 pour évoquer ce calcul symbolique de l’heure dépassement (la minute sur une journée symbolique représentant notre année où nous commençons à consommer plus de ressources naturelles que la terre peu en régénérer). Après avoir fait sonner les cloches, un temps de réflexion, silence, méditation d’une dizaine de minutes peut être pris.

    Ce jour là est aussi un autre anniversaire, souvent oublié dans les milieux catholiques : il y a 40 ans, le pape Jean Paul II, rentré d’un voyage à Assise quelques semaines auparavant, proclame dans une bulle papale la nomination de saint François d’Assise comme patron céleste de l’écologie.

    source https://eglisesetecologies.com/

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  • Lors du voyage du pape François au Japon, le thème du nucléaire est revenu à plusieurs reprises. Nucléaire militaire et civil. Avec des appels très clairs à changer de modèle.

    Bien sûr, François n’est pas le premier à venir au mémorial dédié aux victimes d’Hiroshima et de Nagasaki. Mais l’interpellation qu’il a lancé va plus loin encore que la condamnation que Jean Paul II avait déjà lancé en son temps contre l’usage des armes nucléaires. Désormais, c’est aussi la possession de ces armes nucléaires que le pape François condamne moralement, soulignant un angle mort de la doctrine sociale de l’Eglise. Ainsi, ce 24 novembre, en ce lieu « carrefour de mort et de vie, de défaite et de renaissance, de souffrance et de pitié », le pape a rendu hommage « à toutes les victimes et je m’incline devant la force et la dignité de ceux qui, ayant survécu à ces premiers moments, ont supporté dans leurs corps, de nombreuses années durant, les souffrances les plus atroces et, dans leur esprit, les germes de la mort qui continuaient à consumer leur énergie vitale. » En « pèlerin de la paix », solidaire des plus pauvres qui sont toujours les premières victimes de ces catastrophes, le pape s’est voulu porte voix des sans voix.

    Je voudrais humblement être la voix de ceux dont la voix n’est pas entendue et qui voient avec inquiétude et angoisse les tensions croissantes qui traversent notre époque, les inégalités et les injustices inacceptables qui menacent la coexistence humaine, la grave incapacité de prendre soin de notre maison commune, le recours constant et spasmodique aux armes, comme si celles-ci pouvaient garantir un avenir de paix. Je désire redire avec conviction que l’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est aujourd’hui plus que jamais un crime, non seulement contre l’homme et sa dignité, mais aussi contre toute possibilité d’avenir dans notre maison commune. L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est immorale de même que la possession des armes atomiques, comme je l’avais déjà dit il y a deux ans. Nous aurons à en répondre. Les nouvelles générations se lèveront en juges de notre défaite si nous contentons de parler de paix sans le traduire concrètement dans les relations entre les peuples de la terre. Comment pouvons-nous parler de paix en construisant de nouvelles et redoutables armes de guerre ? Comment pouvons-nous parler de paix en justifiant certaines actions fallacieuses par des discours de discrimination et de haine ?

    Le pape rappelle ainsi que le travail pour la paix ne peut pas se contenter de paroles. C’est le bien commun qui doit être défendu en développant des politiques volontaristes de respect mutuel.

    De fait, si nous cherchons réellement à construire une société plus juste et sûre, nous devons laisser tomber de nos mains les armes : « On ne peut pas aimer avec des armes offensives en main » S. Paul VI, Discours aux Nations Unies, 4 octobre 1965). Quand nous nous livrons à la logique des armes et nous éloignons de la pratique du dialogue, nous oublions tragiquement que les armes, avant même de faire des victimes et des ruines, peuvent provoquer des cauchemars, elles « exigent d’énormes dépenses, arrêtent les projets de solidarité et d’utile travail, elles faussent la psychologie des peuples » (Ibid., n. 5 ) Comment pouvons-nous proposer la paix si nous utilisons l’intimidation de la guerre nucléaire comme recours légitime pour résoudre les conflits ? Puisse cet abîme de souffrance rappeler les limites à ne jamais dépasser ! La véritable paix ne peut être qu’une paix désarmée. De plus : « La paix n’est pas une pure absence de guerre […] elle est sans cesse à construire » (Gaudium et spes, n. 78). C’est le fruit de la justice, du développement de la solidarité, de la sauvegarde de notre maison commune et de la promotion du bien commun, quand on retient les leçons de l’histoire.Rappeler, marcher ensemble, protéger. Ce sont trois impératifs moraux qui, précisément ici à Hiroshima, prennent un sens encore plus fort et universel, et peuvent ouvrir un chemin de paix. Par conséquent, nous ne pouvons pas permettre que les générations présentes et nouvelles perdent la mémoire de ce qui est arrivé, cette mémoire qui est garantie et encouragement pour construire un avenir plus juste et plus fraternel ; une mémoire à même de s’étendre, capable de réveiller les consciences de tous les hommes et femmes, spécialement de ceux qui aujourd’hui jouent un rôle particulier dans le destin des nations ; une mémoire vivante qui nous aide à dire, de génération en génération : plus jamais ! (…) Notre monde interconnecté, non seulement par la mondialisation mais aussi, depuis toujours, par une terre commune, appelle, plus qu’en d’autres époques, l’ajournement d’intérêts exclusifs de groupes ou de certains secteurs, pour qu’on parvienne à la grandeur de ceux qui luttent ensemble afin de garantir un avenir commun. Dans une unique supplication à Dieu ainsi qu’à tous les hommes et femmes de bonne volonté, au nom de toutes les victimes des bombardements et des expérimentations atomiques comme de tous les conflits, du fond du cœur élevons ensemble un cri : plus jamais la guerre, plus jamais le grondement des armes, plus jamais tant de souffrances ! Qu’aujourd’hui, en notre monde, advienne la paix ! Oh Dieu, tu nous l’as promis : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice » (Ps 84, 11-12). 

    Dans la grande salle de Bellesalle Hanzomon, en ce 25 novembre, le pape a rencontré plusieurs victimes de la catastrophe de Fukushima. Toshiko, Tokuun et Matsuki ont ainsi témoigné, racontant leur chemin de vie, marqué par ces jours si terribles.  dans sa prière, il a évoqué la mémoire des 18 000 victimes du tsunami et de tous ceux qui continuent à en souffrir. Il reste ainsi encore près de 50 000 personnes qui vivent exilés de leur terre. Le grand défi est de vivre désormais avec la peur des radiations et la réalité des terres rendues inhabitables. Seule une solidarité durable peut contribuer à guérir peu à peu les corps, les esprits et cette terre meurtries. Puis, le pape a rappelé que ce genre de catastrophes témoigne du lien qui existe entre ces problèmes contemporains. De fait, c’est un exemple dramatique des sujets que le pape a évoqué dans son encyclique Laudato si de 2015 qui se joue ici = écologie sociale et culturelle, économique et environnementale ». Il reprend notamment à son compte l’appel des évêques japonais émis six mois après la catastrophe à sortir pour de bon de l’énergie nucléaire civile.

     

    Tokuun a demandé de quelle manière nous pouvons répondre à d’autres problèmes importants qui nous touchent et qui, comme vous le savez bien, ne peuvent pas être compris ni traités séparément : guerres, réfugiés, alimentation, disparités économiques et défis environnementaux. C’est une grave erreur de penser que, de nos jours, on peut aborder facilement ces sujets sans les considérer comme parties intégrantes d’un ensemble plus vaste. Comme il l’a souligné à juste titre, nous faisons partie de cette terre, nous faisons partie de l’environnement ; car, en définitive, tout est interconnecté. Le premier pas, je crois, outre la prise de décisions courageuses et importantes concernant l’exploitation des ressources naturelles, et en particulier concernant les futures sources d’énergie, c’est d’œuvrer et de tendre vers une culture en mesure de combattre l’indifférence. L’un des maux qui nous touchent le plus, c’est la culture de l’indifférence. Il est urgent de nous mobiliser pour aider à prendre conscience que si un membre de notre famille souffre, nous souffrons tous avec lui ; car on ne parvient pas à l’interconnexion si l’on ne cultive pas la sagesse de l’appartenance, seule capable de considérer les problèmes et les solutions de manière globale. Nous appartenons les uns aux autres.

    Dans cette perspective, je voudrais rappeler, de manière particulière, l’accident nucléaire de Daiichi à Fukushima et ses conséquences. Outre les préoccupations scientifiques et médicales, il y a aussi l’immense travail pour restaurer le tissu social. Tant que les liens sociaux ne seront pas rétablis dans des communautés locales, et que les personnes n’auront pas retrouvé une vie sûre et stable, l’accident de Fukushima ne sera pas complètement surmonté. Ce qui implique, également, comme l’ont si bien signalé mes frères évêques du Japon, la préoccupation concernant la persistance de l’utilisation de l’énergie nucléaire ; et ils ont demandé la fermeture des centrales nucléaires.

    Notre époque est tentée de faire du progrès technologique la mesure du progrès humain. Ce “paradigme technocratique” du progrès et du développement façonne la vie des personnes et le fonctionnement de la société et, souvent, conduit à un réductionnisme qui touche tous les milieux de nos sociétés (cf. Laudato si’, n. 101-114). Par conséquent, il est important, en des moments comme celui-ci, de marquer une pause, de nous arrêter et de réfléchir sur qui nous sommes et, peut-être de manière plus critique, sur qui nous voulons être. Quel genre de monde, quel genre d’héritage désirons-nous laisser à ceux qui viendront après nous ? La sagesse et l’expérience des anciens, associés au zèle et à l’enthousiasme des jeunes, peuvent aider à forger une vision différente, une vision qui aide à regarder avec respect le don de la vie et la solidarité avec nos frères et sœurs de l’unique famille humaine, multiethnique et multiculturelle. 

    En pensant à l’avenir de notre maison commune, nous devons nous rendre compte que nous ne pouvons pas prendre des décisions purement égoïstes, et que nous avons une grande responsabilité envers les générations futures. Dans cette perspective, il nous faut opter pour une forme de vie humble et austère qui prenne en compte les urgences que nous sommes appelés à affronter. Toshiko, Tokuun et Matsuki nous ont rappelé la nécessité de trouver un nouveau chemin pour l’avenir, un chemin basé sur le respect de toute personne et sur le respect de la nature. Sur ce chemin, « tous, nous pouvons collaborer comme instruments de Dieu pour la sauvegarde de la création, chacun selon sa culture, son expérience, ses initiatives et ses capacités » (ibid., n. 14).

    source https://eglisesetecologies.com/

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  • Capture d’écran 2019-11-06 à 17.52.16

    Et un quartier écolo, un. Et chrétien en plus. Et pas n’importe lequel. C’est un nouveau projet lancé par le Conseil oecuménique des Eglises à Genève (Suisse).

    C’est le pasteur et secrétaire général du COE qui a annoncé récemment que le projet « Green Village » a obtenu en premier le label  « One Planet Living». Ce label, soutenu par le WWF Suisse et Implenia, promeut le développement de quartiers durables, avec des matériaux de construction issus de l’économie locale et les matériaux recyclés issus de la démolition de l’existant. Sans oublier l’utilisation d’énergies renouvelables pour les bâtiments et le défi d’une pratique « zéro déchets » (en lien avec la politique de revalorisation des déchets proposée par la Commune du Grand-Saconnex).

     

    Cet ensemble Green Village sera constitué de six nouveaux immeubles sur la commune du Grand-Saconnex, disposés autour du bâtiment historique classé du Centre œcuménique. Le projet comprendra des bâtiments administratifs à destination d’organisations internationales et d’entreprises du secteur tertiaire. Il est également prévu d’y créer une résidence hôtelière ainsi que des bâtiments résidentiels. Chaque bâtiment de Green Village portera symboliquement le nom de l’un des grands accords internationaux sur le développement durable: Kyoto, Montréal, Rio, Lima, Durban et Stockholm. La première étape de construction, avec les bâtiments Kyoto (administratif) et Montréal (résidentiel), sera achevée à la fin 2022 – début 2023. En décidant d’appliquer ce standard au projet immobilier Green Village, le Pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, se réjouit que «l’ensemble de ses Églises membres s’engagent à protéger l’environnement au niveau local et international. Nous réalisons ainsi notre engagement à lutter contre le réchauffement climatique, là même où nous vivons et travaillons chaque jour», dans un communiqué.

    deux sources 

    1) https://eglisesetecologies.com/

    2 ICI

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  • Marche pour le climat de Montréal du 27 septembre 2019 (photo © Valeria Lau)

    Changements climatiques : des jeunes réclament des actions concrètes

    Marie-Claude LalondeMARIE-CLAUDE LALONDE | 21 OCTOBRE 2019

    Il dit encore aux foules : « Quand vous voyez un nuage se lever au couchant vous dites aussitôt : « La pluie vient » et c’est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du midi vous dites : « Il va faire une chaleur accablante », et c’est ce qui arrive. Et quand vous savez reconnaitre l’aspect de la terre et du ciel, et le temps présent, comment ne savez-vous pas le reconnaître ? (Luc 12,54-56)

    « Les jeunes nous réclament un changement. Ils se demandent comment il est possible de prétendre construire un avenir meilleur sans penser à la crise de l’environnement et aux souffrances des exclus. » (Laudato Si, 13) Ils ont bien raison. Tous les jours devraient être un Jour de sauvegarde de la création [1]. Nous les avons vus ces centaines de milliers de jeunes marchant dans les rues du monde entier pour nous dire qu’ils en ont assez du « discours vert » et qu’ils veulent un « agir vert ».

    Ces jeunes et moins jeunes (heureusement qu’il y en a) se basent sur des arguments solides pour demander ces changements. Ils se fondent sur la science qui est de plus en plus claire à ce sujet, sauf pour les climatosceptiques qui vivent parmi nous. Et si, comme nous le dis Luc, nous savons bien reconnaitre les signes de la terre et du ciel, comment se fait-il que nous ne sachions par reconnaitre les signes du temps présent en matière d’environnement ?

    Les signes sont pourtant bien là sous la forme de bouleversements climatiques, de déplacés climatiques, de pauvreté liée à l’environnement et surtout à l’exploitation outrancière de la terre qui implique souvent aussi l’exploitation des personnes. Malheureusement. Nous les voyons ces signes dans les bulletins de nouvelles et dans ce qui se passe autour de nous. La vraie question est donc de savoir pourquoi nous ne réagissons pas face à ce qui est devenu une urgence.

    Il est possible que le phénomène nous paraisse si gros qu’il nous semble impossible de faire quoi que ce soit. Il y a également un problème politique. Les démocraties élisent des gouvernements qui siègent quelques années et sont remplacés. Cela n’est vraiment pas une mauvaise chose, mais il n’est pas possible de gérer la crise climatique à courte vue, c’est-à-dire, sur la durée d’un mandat. Changer les habitudes, les technologies, notre vision même de l’environnement et de la maison commune ne prend pas quatre ans, mais s’échelonne possiblement sur toute une vie voire sur plus d’une vie. Justement, peut-être est-ce parce que nous ne sommes pas sur terre pour l’éternité que nous ne la gérons pas comme un « bien » durable et éternel ? À tort, on nous renvoie l’image d’une économie qui ne peut être prospère si on inclut le facteur écologique dans l’équation. Et pourtant, nous savons depuis des décennies que l’environnement et la pauvreté vont de pair, qu’il nous faut penser en termes de développement durable [2]. En fait, les seules choses qui semblent durables pour le moment sont les problèmes environnementaux. Nous avons oublié le bien commun et nous semblons nous obstiner à dominer la terre qui, soyons-en certains, nous dominera à son tour à coup d’événements climatiques extrêmes et de pauvreté endémique.

    Et le Créateur – notre Créateur – dans tout ça ? Dieu a pourtant fait d’innombrables merveilles dont nous faisons partie intégrante. Et voilà que l’homme et la femme qu’il a créés à son image, fort de la liberté qui leur est donnée, n’ont aucun égard pour la création qui les entoure. Notre Dieu nous a donné les nuages et le vent pour savoir ce qui arrivera et malgré les signes du temps présent, l’être humain ne se sent pas pressé d’agir. Il est pourtant élémentaire, si l’on croit au Dieu créateur, de porter une attention particulière à tout ce qu’il a créé. Cela fait partie intégrante de notre foi. Nous ne pouvons pas célébrer notre foi le dimanche et détruire l’environnement du lundi au samedi.

    La beauté de la création semble étrangère aux sens de ceux qui ne rêvent que de profits et de productivité dans le but, bien entendu, de faire de l’argent aux dépens même de la terre et de ceux qui l’habitent. Toutefois, la création mérite qu’on s’y attarde, qu’on loue son créateur pour l’abondance et la richesse données au monde en toute gratuité et amour. Il faut cesser de « soumettre » la nature; il faut plutôt en faire un partenaire de tous les instants dans l’ensemble des sphères d’activités, incluant l’économie. S’occuper de la création, c’est s’occuper du Créateur, s’occuper de ses habitants et s’occuper de nous.

    « Car la grandeur et la beauté des créatures conduisent, par analogie, à contempler leur Créateur. » (Sagesse 13,5)

    Marie-Claude Lalonde est directrice nationale de l’Aide à l’Église en détresse (AÉD Canada).

    [1] La journée de prière pour la sauvegarde de la création a été instituée par le pape François le 6 août 2015.
    [2] Notre avenir à tous, commission mondiale sur l’environnement et le développement, 1988.

    source http://www.interbible.org

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  • Bonjour à toutes et à tous,

    Cette année, Développement et Paix – Caritas Canada lance une campagne intitulée :
    À la sauvegarde de notre maison commune - un futur pour l’Amazonie, un futur pour toutes et tous.

    L’exploitation des ressources naturelles et la quête de profit entrainent une dégradation environnementale qui menace la santé et la survie de la flore, de la faune et des peuples en Amazonie au bénéfice des plus riches. Or l’Amazonie joue un rôle essentiel pour toute l’humanité. En soutenant ses peuples et leur mode de vie, nous assurons un avenir à la terre et à ses habitants. 

    Pour l’occasion, nous avons le plaisir de vous convier à une session de formation sur le sujet. Il s’agit d’une opportunité unique pour en apprendre davantage sur :

    l’Amazonie,  les défenseurs de la forêt et leur vulnérabilité (intimidation, persécution, criminalisation).
    - le travail de nos partenaires pour les protéger : la commission pastorale de la terre (CPT) et le Réseau ecclésial pan amazonien (REPAM),
    notre action de mobilisation pour soutenir le peuple Mura et les seringueiros dans leur défense de l’Amazonie

    DATES ET LIEUX

    • 5 octobre, 9 h 30 à 15 h 00


    ADRESSE : Salle Marcelle Vigneux,
    78 rue Ozias-Leduc, Sherbrooke, J1H 1M7 (en arrière de la Cathédrale)
     
     
    Si vous êtes intéressés, nous vous invitons à vous inscrire avant le 2 octobre auprès de Ghislaine Beaulieu, 
    beaula@cooptel.qc.ca ou au 819 563-9187.
     
    N.B. - Comme un repas sera offert, c'est très important de vous inscrire.
     
             - L’accueil se fera à partir de 9 h, et la session débutera à 9 h 30.

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  • MARCHE POUR LA PLANÈTE  (fait une recherche pour ta région)

    J’invite mes sœurs et frères en humanité à se mobiliser par des gestes et dans la prière afin que demain 27 septembre 2019 s’inscrive dans la mémoire de notre MÈRE LA TERRE …qu’un véritable effort de protection est en marche grâce aux efforts concertés DE LA JEUNESSE DU MONDE ENTIER. C’est un début, beaucoup reste à faire.

     

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  •  Pour notre maison commune

    « Un futur pour l’Amazonie, un futur pour toutes et tous » 

    (3 MINUTES 30)

    Yesica Patiachi Tayori et Hector Sueyo Yumbuyo sont membres de la communauté Harakbut de la région Madre de Dios au Pérou. Comme Autochtones, ils sont à l'avant plan des luttes pour préserver l'Amazonie. Voici leur message pour l'humanité.

    POUR EN SAVOIR PLUS  https://www.devp.org/fr

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