• Assise, le projet Piandarca dans le lieu où saint François
    prêchait aux oiseaux
     

    Sanctuaire du "Sermon aux oiseaux" de Saint François

    Je connaissais l'histoire du Sermon aux oiseaux mais pas du sanctuaire. 
    Peut-être que ceci n'est pas nouveau pour vous... 

    Sanctuaire du "Sermon aux oiseaux" de Saint François

    Sanctuaire du "Sermon aux oiseaux" de Saint François

    Le projet Piandarca consiste à réaliser un rêve pour beaucoup, c'est-à-dire créer un sanctuaire extérieur dans le lieu mémorable où saint François a prêché aux oiseaux . En 2017, le Comité pour la défense et la mise en valeur de Piandarca constitué par la paroisse de Cannara, a promu un concours international pour la construction du sanctuaire extérieur. Plus de 60 artistes italiens et étrangers ont participé au concours. Une commission ad hoc coordonnée par l'Académie des Beaux-Arts de Pérouse a choisi le lauréat, l'artiste Antonio De Paoli , de Pavie. Son travail qui complètera le sanctuaire, composé d'une statue de San Francesco avec l'intention de prêcher aux oiseaux et depuis un autel de pierre où il sera possible de célébrer des messes évocatrices à l'extérieur.

    La conférence de presse qui a eu lieu le 26 juin dernier au Sacré Couvent d'Assise a été l'occasion de récompenser officiellement Antonio De Paoli. La région de Predica a déjà été équipée d'un grand TAU - nous rappelons que le Pape François lors de sa récente visite à Assise s'est arrêté avec son hélicoptère au-dessus de Piandarca pour admirer le TAU - et de quelques arbres indigènes. Le TAU est également visible de nuit avec un éclairage qui rehausse sa splendeur.

    Les paroles de SE l'évêque d'Assise Domenico Sorrentino ont ouvert la conférence de presse:

    «Francesco à Piandarca a inauguré le dialogue entre la terre et le ciel. La symphonie des oiseaux, une liturgie de chant et de danse. L'initiative de récupération de site mérite des éloges et un soutien. Un rêve que nous devons tous nous engager à réaliser afin de donner à la place franciscaine la dignité qu'elle mérite. La perspective d'écologie intégrale, ou plutôt de «conversion» écologique , proposée par le pape François dans Laudato si ', devient conscience planétaire. La «maison commune» a longtemps poussé son cri. Les oiseaux de François volent encore, pour apporter la bénédiction du Saint sur la terre dévastée et nous inviter à ne pas marcher sur les mottes, à ne pas affreux un paysage de conte de fées, à ne pas empoisonner et dégrader la terre qui nous donne la vie, générateur de couleurs, de voix et de rêves pour les temps à venir ".

    Dans la basilique d'Assise, le tableau de Giotto qui immortalise François résolu à prêcher aux oiseaux est l'un des plus admirés par les nombreux pèlerins et touristes qui se rendent chaque année à Assise. Maintenant, penser que cette image peut prendre forme après huit cents ans est une occasion extraordinaire et une occasion d'honorer l'expérience franciscaine. Les Frères d'Assise accompagnent la réussite du Projet par la prière et tout leur engagement.

    Source  www.francescoapiandarca.it

    et autre voir Google avec le mot PIANDARCA

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  • Aujourd'hui, c'est la fête de Saint-Louis-de-France patron de l'Ordre Franciscain Séculier.
    Je vous propose des extraits de la lettre à son fils qui expriment bien son esprit franciscain.
    Bonne lecture
    Henri ofm

    Saint Louis : une vraie vocation franciscaine. 

    Aujourd'hui, c'est la fête de Saint-Louis-de-France NOTRE patron de l'OFSSaint Louis de France reste dans la mémoire populaire comme un roi animé d'une foi active, d'un sens aigu de la justice et d’un amour de prédilection pour les plus pauvres. Il est aussi un ami de la paix et de Dame Pauvreté. Il est donc parvenu pendant sa vie à concilier les exigences de sa charge royale et la voie évangélique ouverte par Saint François. A travers son exemple, il nous montre qu'il est possible de vivre l’Évangile, même lorsque l’on occupe des fonctions élevées dans la société. A ce titre, il est le saint patron (avec Élisabeth de Hongrie) des frères et sœurs de l’Ordre Franciscain Séculier  qui veulent vivre l'idéal évangélique à la manière de Saint François d'Assise, tout en restant dans le monde. Toute l'âme de Saint Louis est contenue dans cette lettre qu'il a écrite à l'attention de son fils Philippe, son successeur sur le trône de France :

     

             « Cher fils, je t'enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

             Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver….

             Cher fils, je t'enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Église, et quand tu seras à l'église, garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l’oraison pendant que le corps de Notre Seigneur jésus Christ sera présent à la messe, et puis aussi pendant un petit moment avant.

             Cher fils, je t'enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considéreras comme souffrants ou de cour ou de corps ; et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d'aumônes.

             Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu’il soit évident tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t’a faits de sorte que, s'il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l'honneur de gouverner le royaume, tu sois digne de recevoir l'onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

             Cher fils, s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c’est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu'il arrive, tu ne t'écartes de la justice. Et s'il advient qu'il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

             Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Église ; défends qu'on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens.

             Cher fils, je t'enseigne que tu sois toujours dévoué à l’Église de Rome et à notre Saint-Père le Pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel…..

             Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu’un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse Mère, la Vierge Marie, et des anges et et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu'il te donne grâce de faire sa volonté afin qu’il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu'après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle afin de le voir, aimer et louer sans fin. Amen.

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  • L’ESPRIT FRANCISCAIN
    de "Luc" Pierre Mathieu, ofm 
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    UN ESPRIT DE FAMILLE. L'esprit franciscain
    • Peux-t-on qualifier l’esprit franciscain de... ? - Tempérament ; Psychologie ; convictions, attitudes, comportement... A la base, une spiritualité, et une expérience communautaire
    • A l’origine : la vie et l’expérience spirituelle de saint François d’Assise (XIII°s)

    Une spiritualité...?C'est à dire la mise en pratique d’une théologie, d’une vision spirituelle du Mystère Chrétien (la Foi chrétienne), une conception de l’homme. Il existe de multiples spiritualités, dans l’Église, pour exprimer une même foi, et la mettre en pratique. Chacune repose sur l’expérience religieuse des grands spirituels. Légitimité de ce pluralisme, déjà visible, dans les écrits apostoliques, et même dans nos 4 évangiles.

    Lire la suite ICI

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  • Les enseignements de Claire d’Assise en ces temps de pandémie

    Ce mardi 11 août, l’Eglise fête sainte Claire qui vécut au XIIIe siècle une pauvreté radicale à la suite de saint François et fut canonisée seulement deux ans après sa mort. En sa solennité, le Ministre général des Frères mineurs a écrit aux Clarisses afin que les religieuses cloîtrées «en solidarité avec l’humanité souffrante» aident les fidèles dans la prière. Témoignage d’une religieuse du couvent de la Città delle Pieve en Ombrie.
     

    Entretien réalisé par Tiziana Campisi - Cité du Vatican

    Née en 1193, Claire quitte sa riche famille membre de l’aristocratie italienne afin de suivre l’exemple de François d’Assise. Elle se surnomme elle-même «la petite plante de saint François» et formule le vœu de suivre les enseignements de l'Évangile dans l'obéissance, la pauvreté et la chasteté. Son souhait se réalise au couvent de Saint-Damien où elle s’établit avec ses sœurs, et dont elle rédige la règle, la première écrite par une femme.

    A l’époque, saint François leur adressait «de nombreuses exhortations» pour les stimuler ; ce que fait à son tour aujourd’hui le Ministre général des Frères mineurs. Il a envoyé ce mardi un message intitulé «Le Seigneur ne nous sauve pas de l'histoire mais dans l'histoire» aux filles de sainte Claire, les Clarisses.

    Dans cette lettre, le frère Michael Perry évoque l’exemplarité de celle qui fut la première à faire siens les choix de saint François. Il invite les sœurs cloîtrées à regarder avec espérance le monde d’aujourd’hui en proie à une crise sanitaire.

    «La vie cloîtrée est un petit champ de bataille au cœur de la planète, où vous ne nous enseignez pas la fuga mundi» mais «à vivre dans les profondeurs de l'espace, à entrer dans la couleur des différentes heures du jour et dans le Kairos de Dieu, en alternant paroles et silence pour construire des relations de communion avec l'aide de l'Esprit Saint», écrit le Ministre général des Frères mineurs qui souligne que Dieu «ne nous sauve pas de la Covid-19, mais face à la Covid-19 ; il ne nous sauve pas de la solitude, mais dans la solitude ; il ne nous sauve pas de la peur, mais de nos peurs».

    La pandémie dans les monastères

    Le frère Michael Perry sait comment les communautés monastiques ont traversé les mois les plus difficiles de la pandémie : des religieux qui se sont sentis consolés en «suivant avec de petites radios les liturgies présidées par le Pape François», en écoutant «ses homélies qui sont devenues la base d'une forme de vie réduite à ses éléments essentiels».

    Il rappelle comment sainte Claire encourageait elle-même celles qui l'avaient suivie : «Mes sœurs et mes filles, ne craignez rien, si Dieu est avec nous, les ennemis ne pourront nous offenser. Faites confiance à notre Seigneur Jésus-Christ, parce qu'il nous délivrera». Des mots que sainte Claire semble répéter encore aujourd'hui.

    L’angoisse du lendemain est parvenue jusque dans les monastères, et pourtant au moins l’un d’entre eux en dépit des difficultés financières dues au confinement «a généreusement répondu aux appels des pauvres à leur porte» rapporte le frère Perry qui se félicite également de contributions versées par des bienfaiteurs.

    Source de renouvellement

    «Plus que jamais, nous sommes invités à nous confier à la Providence», a exhorté le Ministre général des Frères mineurs, «jusqu'à présent le Seigneur ne nous a pas abandonnés et Il ne nous abandonnera pas».

    Le frère Perry invite les religieuses à «vivre dans la simplicité, en évitant tout gaspillage ; vivre dans la solidarité et faire de notre mieux pour faire le bien que nous pouvons faire». Pour le frère Perry, ce qui se passe peut aussi être «une opportunité de construire un nouveau monde basé non plus sur le paradigme de la mondialisation, au niveau commercial ou culturel, mais sur un retour au local, à la famille, au régional». Il attend des Clarisses qu’elles aident chacun «à oser être nouveaux après cette crise», leurs couvents sont «des réserves de paix, de sérénité, d'espoir et de compassion pour ceux qui sont au premier rang de la bataille».

    Un parfum de compassion

    Enfin, le Ministre général des Frères mineurs exhorte les Clarisses à garder «leur regard fixé sur le Pauvre Crucifié». Il espère «que la compassion, que vous pouvez manifester comme du cœur d'une mère, devienne un parfum capable de consoler tant de personnes affligées et malades, de soutenir un personnel soignant aussi généreux et dévoué, d'encourager les familles et d'enflammer le cœur des jeunes que le Seigneur appelle à le suivre».

    Frère Perry conclut sa lettre en considérant que le coronavirus «nous a appris que nous sommes tous dans le même bateau» puisque que le virus attaque «indistinctement les riches et les pauvres, les puissants et les petits, les justes et les pécheurs». Il demande aux religieuses «en solidarité avec l'humanité souffrante», d’aider les baptisés «à persévérer dans la prière pour espérer contre toute espérance».

    Témoignage de Soeur Clare Ester Mattio

    Aujourd'hui, depuis leur cloître, les Clarisses continuent à diffuser la spiritualité de sainte Claire que l’Église fête ce mardi. Elles s’efforcent d’offrir une lecture du présent à la lumière de sa pensée. Sœur Clare Ester Mattio vit dans le monastère ombrien de Santa Lucia, à Città della Pieve, où est publié un magazine bimensuel "Forma Sororum" qui se veut aussi un instrument de formation et de spiritualité chrétienne et clarienne pour tous . Elle explique à Vatican News comment vivre la période actuelle selon les enseignements sainte Claire.

    «Le regard de Claire est un regard qui est centré sur le Seigneur et donc un regard évangélique, un regard qui voit la réalité en profondeur. Il est contemplatif ce qui ne signifie pas abstrait ou distrait, il voit au plus profond du cœur de l'homme. L'expérience de Claire est avant tout une expérience profondément humaine, dans laquelle s'est insérée l'expérience du Seigneur. Par conséquent, en regardant la réalité d'aujourd'hui - notre monde qui a été si profondément touché par l'expérience de la fragilité, de la douleur, de la souffrance, l'expérience de Claire peut certainement en dire long, car elle a passé la majeure partie de sa vie monastique à l'infirmerie, éprouvée par la maladie. Cela ne l'a pas empêchée cependant d'être profondément présente et lui a en même temps donné la conscience de ce que nous sommes : des créatures fragiles. C'est un peu comme l'expérience que nous avons eue avec la pandémie, une fragilité qui nous est tombée dessus et dont nous n'étions peut-être pas pleinement conscients. Claire a vécu la même chose d'une manière différente, en se remettant entièrement dans les bras du Père, ses derniers mots ont été : «Béni sois-tu Seigneur qui m'a créée».

    Donc, c’est le regard d’une fille qui regarde vers le Père et accueille tout ce que le Père envoie. Peut-être que l'expérience que nous avons vécue dans cette période qui nous a un peu isolés, nous a aussi fait comprendre que nous avons besoin les uns des autres. La solidarité, le partage, sont des valeurs qui, je pense, ont manqué à tout le monde ou ont été redécouvertes.

    L'autre aspect, lorsque l’on vit avec Dieu -partie essentielle de notre charisme-, est précisément celui de la fraternité, une vie fraternelle où nous sommes toutes sœurs, des égales: nous nous aidons les unes les autres, nous partageons les efforts, les joies d'une vie quotidienne très, très simple. Et Claire, et bien, elle se sentait profondément comme une fille du Père et elle a découvert qu’elle pouvait tout partager avec ses sœurs, même les fardeaux de la vie et la souffrance. Elle avait besoin des sœurs, et cela s'est ensuite répandu dans le monde extérieur, à toutes les personnes qui se sont tournées vers elle et pour lesquelles elle a prié, intercédé. Aujourd'hui, elle continue à le faire depuis le Ciel et nous, qui sommes ses filles, nous le faisons. Nous offrons des espaces d'écoute, d'accueil, et c’est ce que nous avons fait ces jours-ci. Parfois, il ne s'agit pas simplement de répondre à des besoins matériels, qui sont là, mais il y a un besoin profond, une question de sens, de beauté, un désir d'être écouté, d'être regardé en profondeur en tant que personne».

    source https://www.vaticannews.va/fr

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  • La pensée du jour...

    11 août fête de Sainte-Claire
    Hommage à nos soeurs clarisses du Québec et de Zambie. -magnifique vidéo  Cifundo ca Ambuye (la miséricorde de Dieu) - une suggestion de nos frères Capucins


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  • Historiquement, est-ce que saint François et saint Dominique, se sont-ils un jour rencontrés ?

    (Richard - mars 2009 et ré-initialisé le 22 juin 2020)

     

    Réponse du frère Luc Mathieu ofm (Paris)

     

     

     L'éventuelle rencontre de François et de Dominique qui est affirmée dans 2 des sources primitives est sujette à caution, bien que durant des siècles, les Franciscains y croyaient volontiers. - Les historiens dominicains étaient plus réservés à ce sujet.-

    Il faut tout d'abord noter que cette rencontre n'est pas "a priori" invraisemblable. En, particulier parce qu'il est possible que tous deux se soient trouvés à Rome, en 1215, lors de la clôture du IV° Concile de Latran.- Mais cela ne veut pas dire qu'ils se soient effectivement rencontrés. En tout cas, les sources sont muettes sur cette possibilité.- Par contre, Thomas de Celano, qui n'en avait pas parlé dans la "vita prima" (en 1228),  développe un récit assez circonstancié, dans la "vita secunda" (en 1247), où il raconte que les deux saints se sont retrouvés chez le cardinal Hugolin qui les aurait convoqués pour leur demander que des frères puissent devenir évêques, ce que tous deux auraient refusé, dans des discours rivalisant d'humilité ! - (2 Cel N°148). Si cet épisode était vrai, il faudrait le placer entre 1217 et 1221, peu avant la mort de Dominique. (ce récit est répété dans le Speculum perfectionis, n°43).-

    L'ennui, c'est que la Vita secunda, est beaucoup moins fiable : François et Dominique ont déjà été canonisés et font l'objet d'un culte fervent ; les deux Ordres sont en permanence en émulation, parfois en rivalité, et les frères lettrés, comme Thomas voudraient bien que les Frères mineurs soient en bonne intelligence avec les Prêcheurs qui réussissent si bien dans la prédication et les études. D'autre part, un frère mineur vient d'être appelé à l'épiscopat, en 1241,(Léon de Perego, archevêque de Milan), au grand scandale des frères et des anciens compagnons de François, d'où un débat sur cette question. Thomas semble vouloir montrer quelle était la volonté de François et de Dominique sur ce sujet, tout en mettant en valeur François, plus que Dominique !).Celano clôt son récit avec une conclusion curieuse, où Dominique aurait proposé à François de réunir les deux Ordres.

    Par ailleurs dans les "Actus B. Francisci" repris par les Fioretti (au XIV°s), on fait assister Dominique au Chapitre des Nattes, (1219 ou 1220 ?), cf. Fioretti ch. 18, où l'on voit Dominique étonné de l'impréparation matérielle du chapitre et édifié par la ferveur et l'humilité des Frères mineurs, ainsi que par leur pauvreté  - Les Fioretti sont un récit "édifiant" et peu fiable quant aux faits historiques, bien qu'il transmette une authentique spiritualité et poésie franciscaines.- Cependant un chroniqueur dominicain cité par Pierre de Jean Olivi (vers 1330) mentionne aussi le fait ! -

    La question est donc difficile à trancher. Dans le "Totum" de Damien Vorreux et Th. Desbonnets, la note qui accompagne le récit  du ch. 18 des Fioretti discute de sa vraisemblance, mais par ailleurs affirme la véracité du récit de Thomas de Celano dans la vita secunda, sur la rencontre chez Hugolin.- Aujourd'hui, les historiens penchent plutôt , mais avec prudence, pour le caractère légendaire des deux rencontres. Cependant, dans l'édition très récente des récits de Thomas de Celano, sous la direction de l'historien Jacques Dalarun, une note précise que cette rencontre entre Dominique et François, chez le cardinal Hugolin, "n'a d'autre source que les souvenirs du fr. Léon". (Editions Franciscaines, 2009).

    Nous restons donc dans un doute qui ne doit pas nous empêcher de considérer la proximité évangélique des deux fondateurs des Mendiants et leur complémentarité.- 


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  • INVITATION À FRATERNITÉ 2020

    RENCONTRE

    ANNULÉE

    (COVID-19)

    SI VOUS ÊTES INSCRIT VOUS SEREZ REMBOURSÉ PROCHAINEMENT

    C'est parti pour les inscriptions à notre rencontre 

    fraternelle de ressourcement annuel

    FRATERNITÉ.

    À cause de la COVID-19, la date est modifiée

    pour la fin de semaine du 21-22-23 août 2020

     

    NOTER QUE LES PLACES SONT LIMITÉES, ne pas tarder à vous inscrire, toutes les informations sont téléchargeables sur cette page, voici un aperçu de la feuille d'invitation.

    Télécharger les documents nécessaires ci-après

    Télécharger « INVITATION.pdf »

    Télécharger « INSCRIPTION.pdf » 

    et - L'EXTRAIT DE LAUDATO SI

    en cas de difficulté, contacter richard372000@yahoo.ca

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  • L’exemple de saint François

    Au début de l’année, on nous a dit que non seulement nous étions à l’aube d’une année L’exemple de saint François- Fr Alix Poulin ofmcapnouvelle, mais aussi d’une décennie nouvelle.   A cette occasion, les futurologues y vont de leurs prédictions, mais je constate que la plupart du temps ils ne voient jamais venir des changements comme nous le voyons cette année. Bien sûr, la pandémie. Mais pas seulement la pandémie. Le confinement aussi. Depuis deux mois, deux sujets nous occupent quotidiennement : la pandémie et le confinement. Est-ce que l’exemple de François d’Assise aurait quelque chose à dire aux franciscains séculiers et à la famille franciscaine? Bien sûr, depuis bien des années, on a beaucoup insisté sur le fait que la spiritualité de François d’Assise était en rupture avec la spiritualité monastique de son temps. Que François et ses frères étaient sur la route….Et nous avons beaucoup parlé que nous sommes des « pèlerins et étrangers ». Or, en ces temps de confinement,  nous ne sommes pas sur la route. Nos automobiles sont employées au minimum, les transports en commun sont réduits au minimum, les différents paliers de gouvernement nous exhortent à rester chez nous, pour le moment. (Et jusqu’à quand?)

    L’exemple de saint François- Fr Alix Poulin ofmcapFrançois d’Assise pourrait directement nous inspirer encore. François ne voulait pas avoir de maison qui s’appelle « sa maison » mais en revanche il se rendait dans différents lieux d’ermitage en montagne absolument superbes. Pour qui est déjà allé en pèlerinage à Assise, a sans doute appris que s’additionnent à cette ville merveilleuse de nombreux autres endroits où François se rendait dans la pauvreté la plus totale. Les Carceri, si près du centre d’Assise; Le Mont Alverne, en Toscane, probablement aussi important qu’Assise puisque François y a reçu les stigmates;  Greccio, où François a eu l’inspiration géniale de la première Acrèche….L’expérience de l’ermitage, vivre  40 jours sur une haute montagne ou sur une  île dans la prière et des conditions modestes fait partie de l’expérience franciscaine. N’oublions pas non plus « la règle des ermitages ». Sommes-nous complètement hors-sujet comme franciscains lorsque nous parlons d’un confinement à vivre dans la prière? Non, car François l’a vécu lui même et d’innombrables franciscains(e) aussi. Et que dire de sainte Claire et de ses sœurs aussi? Ne négligeons pas tous ces exemples qui appartiennent à la plus pure tradition de la famille franciscaine. 

    Fr. Alix Poulin, OFM Cap.

    * Alix est l'un des Assistants spirituels national pour le Canada

    Source: Bulletin national pour l’Ordre franciscain séculier au Canada  mai 2020

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  • Cette oeuvre d´un artiste anonyme probablement d´origine syrienne, connaît une extrême célébrité, car il fut le support d´un miracle : il parla à Saint François d´Assise. Suivant une coutume héritée de l´art paléochrétien, Jésus est ici présenté bien vivant, les yeux ouverts. Et voici qu´en se rapprochant, d´autres scènes apparaissent, qui prolongent le sens de l´image. Le crucifix n´est pas simplement un Christ en croix : il est une leçon de théologie sur la Croix. Pictura du 08/06/2019.

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