• Le pape déjeune avec 1500 personnes pauvres

    La cantine de la salle Paul VI

    Journée mondiale des pauvres, déjeuner salle Paul VI © L'Osservatore Romano

    Journée Mondiale Des Pauvres, Déjeuner Salle Paul VI © L'Osservatore Romano

    Pour la première « Journée mondiale des pauvres », le 19 novembre 2017, le pape François a déjeuné avec quelque 1500 personnes démunies, dans la salle Paul VI du Vatican.

    Dans la matinée, le pape avait célébré une messe avec eux en la basilique Saint-Pierre. Les pauvres originaires du monde entier, qui ont assuré le service de l’autel, les lectures, la procession des offrandes, étaient mis à l’honneur durant la célébration.

    Ils ont ensuite retrouvé le pape pour le repas, autour de tables disposées dans la grande salle vaticane. « Bienvenue à tous ! » leur a lancé le pape en arrivant.

    « Préparons-nous pour ce moment ensemble. Chacun de nous, avec le cœur plein de bonne volonté et d’amitié envers les autres… et nous souhaitant le meilleur les uns pour les autres », a-t-il encouragé.

    Le pape a prié ainsi le bénédicité : que le Seigneur « bénisse ce repas, qu’il bénisse ceux qui l’ont préparé, qu’il bénisse nous tous, qu’il bénisse nos cœurs, nos familles, nos désirs, notre vie et qu’il nous donne santé et force. Amen ».

    Il a adressé également une bénédiction « à tous ceux qui sont dans les autres cantines dans Rome ; parce que Rome est pleine de cela aujourd’hui. Un salut et un applaudissement à eux d’ici ». Des milliers de pauvres ont en effet participé à un déjeuner festif dans des cantines, séminaires et collèges catholiques de la Ville éternelle.

    source https://fr.zenit.org/

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    Tibériade et ses richesses

    Vue de Tibériade

    Vue de Tibériade et du lac (photo : Wikipedia)

    Aujourd’hui, ville balnéaire de première importance en Israël, Tibériade a toujours joui des faveurs de ceux qui en ont fait leur lieu de résidence. L’actuelle Tibériade occupe l’espace (et en déborde) où se trouvait la Tibériade de l’époque des Croisés. La plus ancienne Tibériade, celle des époques romaine et byzantine, était plus au Sud, en bordure du lac de Tibériade, dans la région des eaux sulfureuses de Hammath Tibériade.

    Le mot Tibériade n’apparaît dans la Bible qu’en Jean 6,1.2321,1, pour désigner le lac de Tibériade. Cependant, cette ville fondée par Hérode Antipas en l’an 18 pour servir de capitale est très importante pour le judaïsme antique.

    La richesse de Tibériade

    Nous devons beaucoup aux écrits de Flavius Josèphe, particulièrement à son ouvrage La vie des Juifs, pour nous aider à nous faire une idée de la vie qui régnait à Tibériade durant ses années de gloire. Les descriptions de Flavius regorgent de qualificatifs et de superlatifs. Il parle d’énormes édifices, dont une synagogue capable d’accueillir une foule nombreuse, de palais magnifiques en partie décorés d’or. Ces descriptions témoignent de l’importance qu’avait la ville aux yeux des autorités et des classes nanties. Si les juifs ont hésité à s’installer au départ dans cette ville construite sur des tombes, cette même prospérité ne s’est pas démentie au cours des siècles suivants, si l’on en croit divers témoignages qui, à l’époque byzantine, signalent la présence de palais royaux, de conseil municipal (boulè), de marchés publics, de stade (pouvant accueillir jusqu’à 30 000 personnes), de bains et de tombes richement décorées. La présence des sources d’eau chaude dans la région a possiblement contribué à cette prospérité, les anciens (comme certains modernes) attribuant des propriétés curatives à ces eaux thermales. On venait s’y faire soigner en profitant d’un climat idéal, de type méditerranéen.

    Depuis plusieurs années, on a entrepris des fouilles de sauvetage au cours desquelles on a découvert ces diverses composantes de la ville ancienne. Plusieurs de ces découvertes ne sont plus visibles aujourd’hui, le développement immobilier de la nouvelle Tibériade ayant remplacé ces « vieilleries » par des hôtels luxueux ultramodernes. D’autres ont été sauvées par la conservation des espaces constitués en parc. 

    Croquis de la porte sud

    Croquis de la porte sud (image : BibleWalks)

    La porte sud de la ville de Tibériade

    C’est au cours des années 1973-1974 que l’équipe d’archéologues dirigée par G. Foester a mis au jour une impressionnante construction à Tibériade. Il s’agit de la porte de la ville d’où partait le cardo (rue principale à colonnades), ce dernier séparant la ville en deux parties dans l’axe sud-nord.

    La porte est construite avec le matériau le plus commun dans la région, le basalte. Les pierres sont bien taillées et bien agencées entre elles, témoignage d’un souci d’élégance et d’une volonté de présenter une architecture de qualité. En voyant la porte, on devait s’attendre à trouver, en entrant, une ville prospère et riche.

    Deux tours rondes, ayant chacune 7 m de diamètre, occupant la face sud de la porte, flanquaient cette dernière de chaque côté. Le bas de ces tours et de la porte était travaillé et sculpté en forme de plinthes, offrant un motif décoratif très classique. Du côté nord de la porte, dans le mur des tours carrées, juste avant de sortir de la ville, deux niches (demi-cercle) devaient possiblement recevoir des statues. Une série de colonnes, situées de part et d’autre de l’entrée, amorçait la ligne du cardo qui se continuait dans la ville.

    Le sol de la porte est composé de pierres plates déposées d’abord parallèlement dans la première section puis, une fois passée la deuxième chambre, elles sont disposées à l’oblique, comme c’était la coutume dans la construction des routes de l’empire romain (technique qui donne une meilleure prise aux chevaux). Ces caractéristiques, et les indices stratigraphiques permettent de proposer que cette porte date des premières années de la fondation de la ville, ce qui correspondrait bien aux ambitions d’Antipas de faire de Tibériade sa capitale. Comme aucun mur de cette période n’a encore été retrouvé, il est possible que la porte servît uniquement d’entrée monumentale, une sorte de porte de triomphe à la gloire des autorités romaines. Cependant, des textes talmudiques font allusion aux fortifications de la ville. Peut-être trouvera-t-on un jour d’autres indices qui permettront de résoudre cette énigme.

    Tibériade

    (photo : BibleWalks)

    Il faut imaginer toute cette construction de basalte (à l’exception du pavé) recouverte de plâtre et sans doute décorée de motifs peints imitant le marbre. Cette porte devait dégager une impression de richesse et de grandeur assez exceptionnelles. Il est difficile de dire jusqu’à quelle hauteur les tours s’élevaient, mais l’épaisseur des murs laisse entendre qu’elles devaient faire plusieurs mètres. À la voir de loin, et en la franchissant, on se faisait déjà une idée de ce qui pouvait nous attendre à l’intérieur de la ville.

    Dans une région où l’on trouve principalement des petits villages de pêcheurs et d’ouvriers qui gagnaient leur pain à la sueur de leur front, on ne s’étonnera pas que l’évangile ne parle jamais des habitants de Tibériade. Ils ne devaient pas faire partie des auditeurs du message de celui qui prêchait « bienheureux les pauvres... »

    Tibériade et ses richesses - InterBible 

     

    Source http://www.interbible.org

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  • 34ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE 

    LE CHRIST ROI DE L’UNIVERS

    par Jean Compazieu, prêtre

    Textes bibliques : Lire

    En ce dernier dimanche du Temps ordinaire, nous fêtons le Christ Roi de l’univers. Mais les textes liturgiques de ce jour nous disent qu’il n’est pas un roi à la manière des grands de ce monde. Il nous est présenté comme le berger qui rassemble. C’est cette bonne nouvelle que nous lisons dès la première lecture dans le livre d’Ézéchiel ; Dieu promet d’aller chercher la brebis perdue et d’en prendre soin : « C’est moi qui ferai paitre mon troupeau et qui le ferai reposer ». C’est ainsi que Dieu manifeste toute sa bonté. Cette bonté qu’il promet devient réalité avec la venue de Jésus dans le monde. Tout l’Évangile nous montre qu’il se reconnaît à travers les plus humbles. Il accomplit sa promesse en leur manifestant sa sollicitude.

    Dans la seconde lecture, saint Paul rappelle que le Christ ressuscité est présent au cœur de nos vies. Il est vainqueur de toutes les puissances du mal et de la mort. Il veut nous associer tous à sa victoire. Il marche à la tête de cette immense foule qui monte vers Dieu. Il fera entrer dans son Royaume tous ceux et celles qui l’auront suivi. Le monde sera arraché à la mort. Dieu sera tout en tous. Voilà cette bonne nouvelle qui doit raviver notre espérance.

    L’Évangile s’ouvre avec une perspective grandiose : Jésus annonce que « le Fils de l’homme reviendra dans la gloire ». Tous les anges seront avec lui ; il siègera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui. Ces nations vont disparaître pour former un nouveau peuple selon le cœur de Dieu.

    Dans cet Évangile, nous retrouvons l’image du berger qui rassemble. Par sa puissance, il comble les fossés, il renverse les barrières, il réconcilie ceux et celles qui s’étaient éloignés. Tout au long de l’histoire, Dieu manifeste son désir de rassembler et de réconcilier. Reconnaître la royauté du Christ c’est bâtir des ponts plutôt que des murs, c’est lutter contre toutes les formes de discrimination et de rejet. Comme nous l’a rappelé le synode diocésain (de Rodez), c’est construire des communautés fraternelles. Notre monde en a bien besoin.

    L’Évangile de ce jour nous rappelle donc que la proximité et la tendresse doivent être notre règle de vie. C’est à l’amour que nous serons jugés. Ce sont les paroles mêmes du Christ : « Venez les bénis de mon Père car j’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger et vous m’avez accueilli… » Il faut se rappeler que ces paroles sont pour toutes les nations. Beaucoup sont surpris car ils ne se souviendront pas d’avoir eu ces gestes de bonté à son égard. Ils découvriront que ce qu’ils ont fait pour le plus petit de ses frères, c’est à lui qu’ils l’ont fait.

    Le pape François nous rappelle que « le salut ne commence pas par la confession de la Royauté du Christ mais par l’imitation des œuvres de miséricorde par lesquelles il a réalisé son Royaume ; celui qui les accomplit montre qu’il a accueilli la Royauté de Jésus, car il fait place dans son sœur à la charité de Dieu. Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour, sur la proximité et la tendresse envers nos frères ». Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est notre amour de tous les jours pour tous ceux qui nous entourent. Le synode de notre diocèse nous invite à « promouvoir le service du frère » en luttant contre la pauvreté et ses causes.

    Par sa victoire sur la mort et le péché, Jésus nous a ouvert les portes du Royaume ; mais il nous revient d’y entrer déjà à partir de cette vie en nous faisant proches du frère qui demande du pain, un vêtement, un accueil, une solidarité. À travers lui, c’est Jésus qui est là. Il nous promet de récompenser tout acte d’amour, si modeste soit-il. Tout homme qui vit dans l’amour appartient déjà à Jésus. Il est urgent que chacun de nous prenne ses responsabilités dans la construction du Royaume.

    Le jugement vient nous rappeler la primauté la primauté des actes sur les paroles. Il ne suffit pas de dire, il faut agir. C’est chaque jour que nous avons à puiser à la source de Celui qui est l’Amour. C’est avec le Christ Roi de l’univers que nous apprenons à aimer comme il nous aime.

    Et bien sûr, c’est en regardant vers la croix du Christ que nous commençons à comprendre : Jésus y a souffert l’emprisonnement, les blessures, la soif, le rejet. Il est allé jusqu’au bout du don. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». En ce jour, nous sommes tous invités à mettre nos pas dans ceux du Christ pour vivre éternellement.

    Télécharger : 34ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revues Feu Nouveau – Fiches dominicales – François selon saint Matthieu – Lectures bibliques des dimanches (Année A) – Actes du synode diocésain de Rodez.

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  • Une relecture inspirée !

    La troupe Parole Son Lumière présente « Le Très-Bas ».
    Une relecture inspirée du texte poétique de Christan Bobin sur François d’Assise. 

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  • Jeudi, 9 Novembre, 2017
     
    Les célibataires, parent pauvre de l’Église? Si la parole ecclésiale est abondante sur les familles, les couples, les prêtres, les religieux et religieuses, force est d’admettre qu’elle est quasi inexistante lorsqu’il est question du célibat. Or l’Église de France vient de faire un pas en la matière en publiant un nouveau document qui leur est entièrement consacré. Rédigé par Claire Lesegretain, une journaliste catholique qui a développé une expertise sur cette question au cours des 20 dernières années, il pourrait paver la voie à un changement de mentalité ecclésiale.

    «Les célibataire sont de plus en plus nombreux, ils ne sont pratiquement jamais évoqués dans l’Église, on les oublie complètement», confie Claire Lesegretain, grand reporter au service religion du journal La Croix.

    Depuis la parution de son livre Être ou ne pas être célibataire en 1998, elle donne des sessions où les questions relatives au célibat dans l’Église catholique sont abordées de front. «C’est l’angle mort de l’Église. C’est là, bien présent, mais personne n’en parle, on ne les voit pas», explique-t-elle lors d’une entrevue dans le cadre d’une récente tournée de conférences et sessions au Québec et en Ontario.
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  • Vatican / Rome - 15 Nov 2017, by Amanda

    Une Lamborghini pour les chrétiens de la plaine de Ninive – un écho jusqu’au Canada !

    Vatican / Rome Une Lamborghini pour les chrétiens de la plaine de Ninive – un écho jusqu’au Canada !

    Une nouvelle édition spéciale de la Lamborghini « Huracán », présentée au pape François ce matin, sera mise aux enchères afin d’offrir le produit de la vente à des œuvres de charité. Parmi celles-ci, Aide à l’Église en Détresse (AED) – dont l’antenne canadienne se trouve à Montréal – recevra une partie des fonds récoltés lors de la vente qui sera conduite par Sotheby’s. Ainsi, le programme Retour à la terre ancestrale pourra continuer à être financé.

    Vatican / Rome Une Lamborghini pour les chrétiens de la plaine de Ninive – un écho jusqu’au Canada ! 

    « Nous avons remercié le Saint-Père et lui avons assuré que nous donnerions un sens profond à son don en ramenant des milliers de chrétiens à Ninive », ont déclaré Alfredo Mantovano et Alessandro Monteduro, président et directeur de la section italienne de l’AED, qui étaient présents ce matin (mercredi 15 novembre) lors de la livraison de l’élégante voiture blanche avec une bande jaune, aux couleurs du Vatican, devant la maison Sainte-Marthe à Rome.

    Pour la directrice du bureau canadien de l’AED, Marie-Claude Lalonde, « c’est une autre occasion de rappeler à quel point il est essentiel de soutenir les chrétiens d’Irak, eux qui, depuis 2003, n’ont cessé d’être victimes d’actes terroristes et d’intimidation ». La directrice du de l’Aide à l’Église en Détresse Canada rappelle que « de 1,5 million avant l’invasion américaine, les chrétiens sont maintenant moins de 300 000. Soutenir les chrétiens de la plaine de Ninive est impératif, sinon, c’est le christianisme bimillénaire d’Irak cessera d’exister. »

    Un plan de reconstruction soutenu par une grande entreprise

    « Mes collègues italiens ont montré les plans au pape François : les premières réalisations de notre projet et des photos des premières familles qui sont rentrées chez elles », indique Mme Lalonde. « Ils ont souligné au pape que ce plan fait partie d’un grand processus de réconciliation et de pardon, et est le fruit d’un accord entre les Églises locales, dont les prêtres et les religieux collaborent activement et accompagnent aussi la reconstruction avec des œuvres concrètes ».

    « Enfin, conclut Mme Lalonde, mes collègues ont tenu à remercier le constructeur de voiture sport Lamborghini. Selon eux – et je partage entièrement leur point de vue –, c’est un bon exemple de la façon dont les grandes entreprises peuvent aider les chrétiens qui souffrent ».

    François soutient les chrétiens persécutés

    Selon le communiqué de presse du Vatican, le Saint-Père manifeste par ce geste sa solidarité avec les « déplacés internes du Kurdistan irakien, afin de permettre aux chrétiens déplacés de revenir dans leurs villages d’origine et de restaurer leur dignité après les dévastations commises par le groupe État islamique ».

    Ce n’est pas la première fois que le Pape François soutient les chrétiens persécutés en Irak par l’intermédiaire de l’Œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse. En 2016, il a effectué un don de 146 000 dollars à l’hôpital Saint-Joseph d’Erbil, où des milliers de réfugiés reçoivent des soins. Le Pape a également adressé en septembre des paroles d’encouragement à l’AED en ce qui concerne son ambitieux plan de reconstruction des villages chrétiens de la plaine de Ninive, et ce, par la participation du Secrétaire d’État du Vatican, le Cardinal Pietro Parolin, à la Conférence internationale de présentation de ce véritable « plan Marshall » pour les chrétiens d’Irak. 

    Dès maintenant, Aide à l’Église en Détresse Canada récolte des fonds pour le projet Retour à la terre ancestrale.
    Par téléphone : 1-800-585-6333, ou par courrier électronique : 
    https://secure.acn-canada.org/fr/donner/dons.

    Enfin, par la poste :

    Campagne Irak 2017
    Aide à l’Église en Détresse Canada,
    C.P. 670, Succ. H, Montréal, H3G 2M6

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