• Message Vidéo Aux Anglicans

    Anglicans : « nous marchons à vos côtés », affirme le pape

    Message vidéo avec l’archevêque Justin Welby

    « Nous marchons à vos côtés », affirme le pape François dans un message vidéo adressé aux anglicans, filmé avec l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby et rendu public le 18 mai 2019.

    Rencontrant le pape au Vatican, Justin Welby lui a demandé quelques paroles pour l’événement œcuménique « Thy Kingdom Come » – Que ton règne vienne – organisé au moment de la Pentecôte.

    « Viens Esprit-Saint, a prié le pape, filmé sur un smartphone. C’est le cri de tous les chrétiens en ce jour de Pentecôte. Viens Esprit Saint – la promesse du Père, la promesse de Jésus. »

    Et d’ajouter : « Que l’Esprit-Saint puisse élargir nos cœurs. Nous avons tous un problème : nos cœurs ont tendance à rétrécir, à rapetisser et à se fermer. Nous ne pouvons pas résoudre ce problème nous-mêmes. Seul l’Esprit-Saint peut le résoudre. Viens, Esprit-Saint. »

    « Et à Jésus, a ajouté le pape : que ton règne vienne. Le règne du Père que tu es venu annoncer. Et à vous mes frères et sœurs, avec mon frère Justin Welby, nous voulons vous dire que nous marchons à vos côtés dans cette prière. Que ton règne vienne. »

    Thy Kingdom Come est un mouvement de prière mondial initié par Justin Welby en 2016. Quelque 65 Eglises de 114 pays y participent.

    source ZENIT.org

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  • « O SEIGNEUR, ENVOIE TON ESPRIT… »

    Textes bibliques : Lire

    Les textes bibliques de ce dimanche nous préparent à la grande fête de la Pentecôte. Ils nous annoncent ce que sera la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres et sur ceux qui entendront leur parole. Le livre des Actes des Apôtres nous dit que la bonne nouvelle se répand de plus en plus : de nombreux païens se convertissent à Jésus Christ. Mais un problème surgit : Des gens venus de Judée veulent leur imposer les pratiques reçues de la loi de Moïse. Mais contrairement à ce que pensent les esprits chagrins, l’ouverture au monde n’est pas un abandon de la foi. L’Église doit être ouverte aux nouveaux convertis. L’important ce n’est pas d’être fidèle à des traditions mais d’être fidèle à Jésus Christ et à sa parole.

    Il faut le dire et le redire : la mission de l’Église n’est pas de sauver des traditions mais de travailler avec Jésus Christ qui veut sauver le monde. Nous sommes tous appelés à participer à cette mission. Quelqu’un a dit qu’une paroisse qui n’évangélise pas est une paroisse morte. Nous sommes tous invités à revenir au cœur de la foi et à en être les témoins dans le monde d’aujourd’hui. C’est l’Esprit saint qui nous y pousse. Sa présence dans notre vie et notre monde vient tout bousculer. Il ne suffit plus de respecter une loi et des interdits. Ce qui nous est proposé c’est de plonger dans cet océan d’amour qui est en Dieu. Si nous faisons cela, plus rien ne peut être comme avant.

    Le texte de l’Apocalypse (2ème lecture) nous parle également d’ouverture. À sa manière, il nous fait redécouvrir la foi de Pâques. La résurrection de Jésus nous ouvre à un monde neuf et tout autre : nous savons que, dans la tradition biblique, la ville de Jérusalem est le lieu que Dieu a choisi pour habiter parmi les hommes. Désormais, le Christ ressuscité vient faire de nous un peuple ouvert aux quatre points de l’horizon ; nous ne devons jamais oublier cette perspective universelle. Si le Christ a livré son Corps et versé son sang, c’est précisément pour nous et pour le monde entier.

    L’Évangile de ce jour vient justement nous rappeler que le plus important n’est pas de respecter des règles ou des traditions mais de nous attacher au Christ. Il est « le chemin, la vérité et la Vie ». Ses paroles sont celles « de la Vie éternelle ». Il veut nous faire entrer dans son intimité avec le Père et l’Esprit Saint : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole, mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui, chez lui nous ferons notre demeure. » C’est ce qui se passe chaque fois que nous allons communier : Dieu vient habiter en nous, nous devenons le temple de Dieu.

    Cette présence est bien plus efficace que celle du temps où il marchait sur les terres de Palestine. En effet, ce n’est plus seulement Jésus mais le Père et l’Esprit Saint qui viennent demeurer en nous. Et si Dieu vient en nous, c’est au nom de l’amour qu’il nous porte. Cet amour dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Nous n’oublions pas que Jésus a prononcé ce discours la veille de sa Passion. Il se préparait à livrer son corps et à verser son sang pour nous et pour la multitude.

    Ces paroles du Christ sont comme un testament ; elles nous disent ses dernières volontés : garder sa parole et y être fidèle, même dans les moments les plus difficiles. Notre amour ne peut qu’être une réponse à celui qui ne cesse de faire le premier pas vers nous. Le seul désir du Christ c’est d’aimer chacun de nous comme s’il était son unique souci. Et il compte sur nous pour que nous en soyons les témoins vivants par nos paroles et surtout par toute notre vie.

    Nous chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes envoyés dans le monde pour transmettre ce flambeau. Dans ce monde, il y a beaucoup de choses merveilleuses, des gestes de générosité extraordinaires. Il y a aussi beaucoup de souffrances ; la paix est de plus en plus menacée ; de nombreux chrétiens sont persécutés à cause de leur foi en Jésus Christ ; un peu partout, nous assistons à une montée de la violence, du racisme et de l’exclusion. Mais nous ne devons pas désespérer : ce monde malade, le Christ l’aime ; il a donné sa vie pour tous. Avec lui, nous apprenons à voir les autres comme il les voit et à les aimer comme il les aime. Il nous envoie pour y être les signes vivants de son amour par nos paroles, nos actes et toute notre vie.

    En ce mois de mai, nous continuons à nous tourner vers Marie, notre Maman du ciel. Comme aux noces de Cana, elle continue à nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Elle était avec les apôtres qui se préparaient à recevoir l’Esprit Saint en vue de la mission ; elle est aussi avec nous pour nous inviter à accueillir le don de Dieu. Sa présence vient raviver notre foi, notre lien profond avec le Christ et notre désir de le suivre sur le chemin vers la Maison du Père.

     

    Télécharger : 6ème dimanche de Pâques

    Sources : Revue Feu Nouveau – Pour célébrer l’eucharistie (Feder et Gorius) – homélie pour l’année C (Amédée Brunot) – Célébrons dimanche (assemblées de la parole) – missel de dimanche et fêtes des trois années – dossiers personnels.

    source http://homelies.livehost.fr

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  • Bonjour, en fin de semaine je participais avec d'autres soeurs et frères de l'Ordre franciscain séculier (OFS) à notre session de ressourcement annuelle afin d'approfondir notre salutation PAIX ET JOIE et un des outils utilisé par nos animateurs-trices fut la vidéo suivante: 

    source Sam'Parle

    La sainte paix

    On la recherche, on la poursuit et on la paye, mais aussitôt qu'on pense l'avoir trouvé, elle disparait : la sainte paix. Deux questions surgissent. L'avons-nous cherché au bon endroit ? Et si la sainte paix était vraiment « sainte » ?

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  • Association de la presse internationale © Vatican Media

    Association De La Presse Internationale © Vatican Media

    «L’Eglise vous estime!», dit le pape François aux journalistes

    Pour un « service de la vérité » et de la vie humaine

    « L’Église vous estime, y compris quand vous mettez le doigt dans la plaie, et que peut-être la plaie est dans la communauté ecclésiale », a déclaré pape François qui a reçu au Vatican ce samedi 18 mai 2019, les membres de l’association italienne de la « presse étrangère ». Il a plaidé pour la liberté de la presse, une presse qui soit « au service de la vérité », humblement, comme un antidote à la culture de l’indifférence.

    Le pape a en effet souri en relevant le fait que le siège romain de l’association se trouve « Rue de l’Humilité », Via dell’Umiltà: « L’humilité liée au fait de ne pas tout savoir avant est ce qui met la recherche en mouvement. La présomption de tout savoir avant est ce qui la bloque. »

    Le pape a salué le « précieux » travail des journalistes car il « contribue à la recherche de la vérité, et seule la vérité nous rend libres ».

    Il a encouragé les journalistes à travailler « pour construire », en étant conscients de « la puissance » de la presse. C’est pourquoi le pape a aussi plaidé pour le temps des vérifications et contre toute précipitation : il s’agit de « résister à la tentation de publier une nouvelle qui ne serait pas suffisamment vérifiée ».

    Il a invité à un travail sur l’expression, à « calibrer le langage » pour servir « le bon pain de la vérité », et non pas le pain de la « désinformation ».

    A propos du respect de la liberté de la presse, le pape a fait observer qu’elle constitue « un indice important de l’état de santé d’un pays ».

    Pour le pape, la vocation du journaliste est de secouer l’indifférence, en se plaçant « du côté de celui qui est persécuté, exclu, écarté, discriminé », et en mettant en lumière « de nombreuses situations de souffrance qui souvent ne sont pas sous les feux des projecteurs, ou qui le sont pour un moment et retournent ensuite dans l’obscurité de l’indifférence ». Il a spécialement cité les Rohingyas (Birmanie) et les Yézidis (Irak), persécutés par Daesh.

    Le pape salue en somme le journalisme au service de la vie humaine, de toute vie humaine, oubliée, rejetée ou persécutée : « Vous nous aidez à ne pas oublier les vies qui sont étouffées avant même de naître, celles qui, à peine nées, sont éteintes par la faim, les privations, le manque de soins, les guerres ; les vies des enfants-soldats, les vies des enfants violés. Vous nous aidez à ne pas oublier tant de femmes et d’hommes persécutés pour leur foi ou leur ethnie, discriminés, victimes de violences et de la traite des êtres humains. Vous nous aidez à ne pas oublier que celui qui est contraint, par les calamités, les guerres, le terrorisme, la faim et la soif, à laisser sa propre terre, n’est pas un numéro, mais un visage, une histoire, un désir de bonheur ».

    Mais il s’agit aussi de pouvoir braquer les projecteurs sur qui met sa vie au service des autres, de façon cachée: « Il y a un océan caché de bien qui mérite d’être connu et qui donne de la force à notre espérance ».

    Le pape Jean-Paul II s’était rendu, le 11 janvier 1988, au siège romain de cette association et le pape François a cité son prédécesseur qui disait alors: « L’Église est de votre côté : que vous soyez chrétiens ou non, dans l’Église vous trouverez toujours la juste estime pour votre travail et la reconnaissance de la liberté de la presse ».

    Il a aussi cité Benoît XVI en soulignant la responsabilité de la presse: « Nous sommes tous acteurs, et, dans le mal comme dans le bien, notre comportement a une influence sur les autres ».

    Le pape leur a offert en souvenir de la rencontre le livre « Communicare il bene » («Communiquer le bien », Librairie éditrice vaticane) : il rassemble ses discours aux journalistes – et ceux de l’archevêque de Buenos Aires -, ses messages pour les Journées des Communications sociales, avec une préface de Paolo Ruffini, le préfet du Dicastère pour la communication.

    source  ZENIT.org

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  • Une belle analyse-réflexion selon moi et pour toi...?

    Union Des Supérieures Générales, UISG © Vatican Media

    « Diaconat féminin? », réponse du pape François

    Dialogue du pape François avec des Supérieures générales (1/5)

    HÉLÈNE GINABAT 

    « Nous ne pouvons pas aller au-delà de la Révélation et de l’explicitation dogmatique », répond le pape François aux interrogations sur le diaconat féminin dans l’Eglise primitive il indique un « mot-clé »: « discerner ».

    Le pape François a reçu en audience au Vatican les participantes à la Rencontre de l’Union internationale des Supérieures générales (UISG), le 10 mai 2019, dans la Salle Paul VI, à l’occasion de la XXIème Assemblée plénière, intitulée « Semeuses d’espérance prophétique », à laquelle ont participé environ 850 Supérieures générales provenant de 80 pays différents, du 6 au 10 mai, à Rome.

    Après avoir fait remettre aux personnes présentes le discours préparé pour l’occasion, le pape a parlé d’abondance de cœur aux participants à l’audience (cf. Discours, traduit par Zenit), répondant ensuite aux questions qui lui ont été adressées par quelques religieuses.

    Voici notre traduction de la première question et de la première réponse.

     AB

    Première question (en allemand)

    Frère François, je suis franciscaine comme vous ; je me trouve ici avec 850 Supérieures générales et nous représentons un grand nombre de sœurs engagées dans de nombreux ministères de l’Église.

    Je parle pour toutes les femmes qui voudraient servir le peuple de Dieu, mais avec les mêmes droits et, aujourd’hui, nous n’espérons pas seulement trouver la réponse à la question du rôle des femmes dans l’Église sur une base historique et dogmatique : certes, nous avons aussi besoin de ces sources de la Révélation, mais nous avons aussi besoin de la force de Jésus, de cette façon dont Jésus a traité les femmes. Et quelles réponses pouvons-nous trouver aujourd’hui, au XXIème siècle, à ces questions ? Je vous prie de tout cœur de continuer à y réfléchir au sein de la Commission, afin que ne soient pas seulement consultées les sources historiques et dogmatiques, mais que nous cherchions à comprendre de quoi a besoin l’humanité d’aujourd’hui, de la part des femmes, des hommes et de tout le peuple de Dieu.

    Pape François :

    C’est vrai, ce que vous dites, que l’Église, ce n’est pas seulement le Denzinger, c’est-à-dire la collection de pas dogmatiques, de choses historiques. C’est vrai. Mais l’Église se développe en cheminant dans la fidélité à la Révélation. Nous ne pouvons pas changer la Révélation. Il est vrai que la Révélation se développe, la parole est un « développement ». Elle se développe avec le temps. Et nous, avec le temps, nous comprenons mieux la foi. La façon de comprendre la foi aujourd’hui, après Vatican II, est différente de celle dont on comprenait la foi avant Vatican II. Pourquoi ? Parce qu’il y a un développement de la conscience, et vous avez raison. Et cela n’est pas une nouveauté, parce que la nature même, la nature même de la Révélation est en mouvement continuel pour être clarifiée, et aussi la nature même de la conscience morale.

    Par exemple, aujourd’hui, j’ai dit clairement que la peine de mort n’était pas acceptable, qu’elle était immorale, mais il y a cinquante ans, on ne disait pas cela. L’Église a-t-elle changé ? Non, la conscience morale s’est développée. Un développement. Et cela, les Pères l’avaient compris. Au Vème siècle, il y avait un père français, Vincent de Lérins, qui avait forgé une belle expression. Il dit que la conscience de la foi – je le dis en latin avant de le traduire – va « ut annis consolidetur, dilatetur tempore, sublimetur aetate » : c’est-à-dire qu’elle grandit, elle grandit avec les années ; elle est en croissance continuelle, elle ne change pas, elle grandit, elle s’élargit avec le temps. On comprend mieux et avec les années, elle est sublimée… Et si je vois que ce que je pense maintenant est en lien avec la Révélation, c’est bien, mais si c’est quelque chose d’étrange qui n’est pas dans la Révélation, y compris dans le domaine moral, qui n’est pas selon la morale, cela ne va pas.

    C’est pourquoi, sur le cas du diaconat, nous devons chercher ce qui existait au début de la Révélation et, s’il existait quelque chose, le faire grandir et arriver… S’il n’y avait rien, si le Seigneur n’a pas voulu le ministère, le ministère sacramentel pour les femmes ne va pas. Et c’est pour cela que nous allons voir l’histoire, le dogme.

    Ensuite, j’ai beaucoup aimé ce qu’a dit la mère parce qu’elle n’a pas dit seulement cela, il y deux autres choses : l’une d’elles est le dialogue avec le monde dans lequel nous vivons. Un dialogue d’expériences. Et ce dialogue avec le monde provoque des situations nouvelles, qui demandent des réponses nouvelles, mais ces réponses doivent être en harmonie avec la Révélation. Il y a le dialogue, et même le développement de la foi et de la morale, comme je l’ai expliqué, mais toujours avec le fondement.

    Deuxièmement, l’harmonie avec la Révélation dans le dialogue. N’ayez pas peur de dialoguer, c’est important. Et la troisième chose : le témoignage. Et sur ce point, je crois que ce que la mère a dit de plus important, qu’elle a un peu évoqué, c’est la nécessité du témoignage. Par conséquent, c’est vrai : il ne faut pas seulement des choses dogmatiques. Avec le Denzinger, nous n’allons nulle part dans la vie concrète. Nous savons comment est la vérité, nous savons comment est le dogme, mais comment nous abordons cela, comment nous le faisons grandir, c’est autre chose. Le Denzinger nous aide parce qu’on y trouve toute la dogmatique, mais nous devons grandir continuellement. J’avais fait allusion à votre habit, celui de maintenant : « Vous avez changé d’habit, vous avez détruit la vie consacrée ! ». Rien : dans le dialogue avec le monde, chaque congrégation a vu comment mieux exprimer son charisme, s’exprimer. Et celle-ci qui n’a pas d’habit, celle-ci qui a un habit un peu comme cela, et celle-là et cette autre qui ont un autre habit ne sont ni pires ni meilleures : chaque congrégation fait son discernement.

    Et en disant cela, je retombe dans le mot-clé : discerner. Nous avons besoin de discerner. Tout n’est pas blanc ou noir, ni même gris. Tout est en chemin, tout est en chemin, mais nous cheminons sur la bonne voie, la voie de la Révélation. Nous ne pouvons pas marcher sur une autre route. Je crois que, même si je n’ai pas répondu à toutes les nuances contenues dans la question de la mère, fonctionnellement, c’est cela la réponse. C’est vrai : ce ne sont pas seulement les définitions dogmatiques et les choses historiques qui nous aideront, pas seulement. Mais nous ne pouvons pas aller au-delà de la Révélation et de l’explicitation dogmatique. C’est compris ? Nous sommes catholiques. Si quelqu’un veut faire une autre Église, il est libre, mais…

    (c) Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

    source ZENIT.org
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  • Le CELAM réuni en assemblée générale au HondurasLe CELAM réuni en assemblée générale au Honduras 

    Le cardinal Ouellet au Celam: écoutez les laïcs
    et valorisez les femmes

    L’Église synodale a été au centre de l’intervention du cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, lors de l’Assemblée générale du conseil épiscopal d’Amérique latine (Celam), qui se déroule à Tegucigalpa, au Honduras.
     

    Roberta Gisotti - Cité du Vatican

    «Le chemin de la synodalité est celui que Dieu attend de l’Église du 3e millénaire», a promis le cardinal Ouellet, partant du discours du Pape François  prononcé à l’occasion du 50eanniversaire du synode des évêques, célébré en octobre 2015. C’est un parcours de réflexion théologique et pastorale qu’a offert le cardinal canadien à l’épiscopat latino-américain, afin de solliciter une prise de conscience de l’urgence pour l’Église contemporaine de sentir et vivre la synodalité «dans la logique de foi contenue dans l’appel de Dieu à son peuple».

    La synodalité est communion avec Dieu

    La synodalité, a observé le préfet, ne signifie pas organisation mais communion intime avec Dieu. Elle se traduit en un témoignage visible, un choix de fond, et pas seulement de style, qui demande à toute l’Église «une conversion missionnaire». Évidemment, les évêques restent au centre de ce processus, a précisé le cardinal, mais ils sont vivement encouragés à faire un effort pour «transformer l’activité pastorale en clé synodale».

    Ne pas se laisser uniformiser

    «Il ne s’agit pas seulement de consulter le peuple de Dieu, a-t-il poursuivi, mais de reconnaitre qu’il est habité par la présence de l’Esprit», qu’il appartient au corps du Christ. «La dimension opérative de la synodalité » devient donc «significative dans la mesure où l’on marche dans la foi, en suivant l’Évangile, en allant à la rencontre d’autres cultures avec un dynamisme évangélisateur, sans se laisser uniformiser par les mentalités et les idéologies du monde».

    Le collège épiscopal n’est pas la somme des évêques responsables

    Le cardinal Ouellet s’est ensuite arrêté sur le «lien profond» entre les concepts de synodalité et de collégialité. En effet, la synodalité ecclésiale se manifeste et se réalise à travers le ministère des évêques. Mais si l’Église universelle n’est pas la somme ou la fédération des Églises particulières, ni le résultat de leur communion, de la même manière, le collège épiscopal n’est pas la somme des évêques responsables des Églises particulières mais un élément essentiel dans l’Église universelle, qui précède chaque Église particulière.

    Dépasser une culture ecclésiastique repliée sur elle-même

    Au regard du contexte latino-américain, le cardinal Ouellet a invité les évêques à dépasser certains paradigmes encore «très présents dans la culture ecclésiastique», comme le déplorait la Commission théologique internationale, dans une étude sur la synodalité dans la vie et la mission de l’Église publiée en mars 2018. Elle y pointait « la concentration des responsabilités de la mission dans le ministère des pasteurs; l’insuffisante appréciation de la vie consacrée; la faible valorisation de l’apport spécifique et qualifié des laïcs, dont les femmes».

    Consulter et former des leaders engagés dans la vie publique

    De là, le souhait du cardinal Ouellet d’une «implication plus décisive  et significative des laïcs dans la vie publique», en menant «avec détermination le dialogue entre pasteurs et politiques, à travers des rencontres à divers niveaux», qui puissent ainsi leur offrir une formation adéquate.

    Combattre la mentalité machiste et les abus sur les femmes

    L’Amérique latine, a fait remarquer le cardinal Ouellet, a besoin d’une synodalité avec les femmes, donc d’une révision radicale de la condition féminine sur le continent. Le préfet plaide pour un «saut de qualité», qui change la mentalité machiste, qui «combatte la violence subie par les femmes, l’exploitation et la pauvreté qui s’ajoutent aux abus et à l’abandon». Cette priorité est d’autant plus nécessaire, a-t-il a observé, que les femmes, piliers des communautés paroissiales, souffrent souvent de la mentalité cléricale des pasteurs. L’accès qu’elles ont eu à l’instruction supérieure représente un fait culturel majeur ; en conséquence, elles ne peuvent plus se voir reléguées à des rôles mineurs, ou exclues des processus décisionnels. La vitalité d’une Église synodale en Amérique latine dépendra de cette conversion culturelle, laquelle suppose une authentique et urgente promotion de la femme sur le continent.

    source https://www.vaticannews.va/fr

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  • Faire le choix des pauvres pour combattre les pauvretés.

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    Faire le choix des pauvres :

    C'est la substance même de la foi chrétienne qui fait le lien entre Dieu et l'homme, et qui présente la cause du pauvre comme faisant partie de la cause de Dieu dans l'Histoire. Jamais la foi n'a eu, pour sa crédibilité, à relever un tel défi, c'est-à-dire à se manifester non point comme un opium mais comme un ferment de l'édification de l'Histoire.

    Nous nous devons d'affirmer ici que le choix des pauvres n'est pas une nouveauté absolue, ni même une découverte à partir de Dieu. Il se situe dans une continuité substantielle de la grande tradition de la foi, tout en se présentant dans une discontinuité formelle au niveau des expressions historiques de la foi.

    Mais ce n'est pas là l'essentiel de l'explication. La nouveauté de l'expression « choix des pauvres » est directement liée à la nouveauté de sa problématique historique. Le choix des pauvres est la traduction actuelle de l'amour des pauvres, antique et toujours nouveau. Il désigne une façon différente de vivre aujourd'hui l'agapè d'hier. Nous pourrions dire que le choix des pauvres est le nouveau nom, l'expression moderne, de l'antique « charité », de l'éternel amour du prochain.

    En quoi consiste cette nouvelle façon de vivre l'agapè ? Nous pouvons répondre en quelques mots qu'elle est la dimension sociale de la charité, ou le caractère politique de l'amour évangélique. C'est-à-dire, en d'autres termes, l'aspect structurel, collectif, transformant, libérateur et même révolutionnaire de l'Évangile vécu. Voilà ce qu'il y a de nouveau dans l'expression actuelle de « choix des pauvres ». De ce point de vue, il existe à l'évidence une discontinuité entre l'ancien amour des pauvres (d'abord la « charité », puis « l'aumône », pour finir avec les « bonnes œuvres » ou « œuvres sociales ») et le nouvel amour des pauvres d'ordre social, ou politique.

    C'est vraiment une affaire de choix, c'est-à-dire de prise de position sociale, de détermination historique d'envergure et à grande portée. Si l'amour chrétien entend aujourd'hui être lucide et efficace, il doit prendre cette forme. Le choix des pauvres est le nouveau visage de l'Amour : un amour aux yeux ouverts et aux mains agissantes, un amour ferment dans l'Histoire et semence d'une autre civilisation, la civilisation de l'amour, précisément.

    Effectivement, le chrétien saura toujours ce qu'il doit faire avec la personne âgée renversée dans la rue par une voiture. Dans la société future, la charité chrétienne saura se pencher affectueusement sur l'enfant abandonné qui pleure la nuit. Ces expressions de l'amour sont indépendantes d'une organisation sociale, quelle qu'elle soit, car elles relèvent de qualités qui sont celles du cœur humain : l'affection, la créativité, le courage, le sacrifice, le don de soi. Ces démarches ne relèvent pas de l'organisation sociale ou des législations nationales. Elles relèvent d'abord de l'esprit et de sa liberté créatrice.

    Bruno LEROY.

    SOURCE  http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • Bonjour à toutes et tous

    La Maison Hozanna a une grosse statue de St Pascal Baylon, ofm, dont sa fête est le 17 mai : à DONNER. La statue est en 2 partie, la partie principale, mesure un peu plus de 5 pieds, et la partie supérieur environ 18 pouces. (env 2m =total) 

       

    Michel Bazinet ofs

    Ceux qui pourrait être intéressés Maisonhosanna@hotmail.com

    La Maison Hozanna est située au Centre du Québec

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  • Union Des Supérieures Générales, UISG © Vatican Media

    Vie consacrée: le pape François remercie les 850 Supérieures générales réunies à Rome (traduction complète)

    Les abus, le diaconat féminin, le service et la « fonction » des religieuses

    Le pape a remercié les 850 Supérieures générales de l’UISG réunies à Rome « pour le chemin de mise à jour » qu’elles effectuent. Un chemin « risqué », a-t-il fait observer : « Toujours. Grandir, c’est toujours risqué, mais c’est plus risqué de s’effrayer et de ne pas grandir. ». Il a ensuite brièvement évoqué quelques points, dont la question des abus sur des religieuses : « nous sommes en train d’en prendre conscience, avec beaucoup de honte », a dit le pape qui n’a pas craint de parler d’une « honte bénie », « parce que la honte est une grâce de Dieu ».

    Le pape François a reçu en audience les participantes à la Rencontre de l’Union internationale des Supérieures générales (UISG), le 10 mai 2019, dans la Salle Paul VI, à l’occasion de la XXIème Assemblée plénière, intitulée « Semeuses d’espérance prophétique », à laquelle ont participé environ 850 Supérieures générales provenant de 80 pays différents, du 6 au 10 mai, à Rome.

    Après avoir fait remettre aux personnes présentes le discours préparé pour l’occasion, le pape a parlé d’abondance de cœur aux participants à l’audience, répondant ensuite aux questions qui lui ont été adressées par quelques religieuses.

    Le pape a souligné que les religieuses ont donné leur vie « pour le service » et non « pour la servitude » : « Tu ne t’es pas faite religieuse pour devenir la domestique d’un membre du clergé, non », a-t-il lancé. Le pape a aussi remercié pour le travail effectué par la commission sur le diaconat féminin et a remis le rapport commun qui doit maintenant être étudié. Enfin, il a évoqué la question de la « fonction » de la femme dans l’Église : « sur cette théologie de la femme, il faut que nous avancions », a-t-il conclu, avant de répondre aux questions.

    Voici notre traduction du discours improvisé du pape François.

    HG

    Discours du pape François

    Merci pour votre présence. J’ai préparé un discours, mais c’est ennuyeux de lire des discours ; je le remettrai donc à la présidente et elle vous fera parvenir le discours officiel. Je voudrais avoir un dialogue avec vous. Mais je voudrais auparavant reprendre deux ou trois petites choses qu’a dites la présidente.

    Vous êtes plus ou moins 850, de 80 pays différents – c’est bigarré, comme rencontre. J’ai pensé à il y a trente ans, une rencontre de Supérieures générales, chacune avec son habit propre [elles rient] : toutes les mêmes à se cacher ! Aujourd’hui, chacune a l’habit qu’a choisi la congrégation : l’habit séculier, l’habit traditionnel, un habit plus moderne, comme cela, un habit national : la présidente… Je crois que nous donnerons le prix à la Supérieure des Sœurs de Jésus et Marie parce qu’elle est vraiment élégante avec son habit indien.

    Merci beaucoup. Merci pour le chemin de mise à jour que vous faites. C’est risqué. Toujours. Grandir, c’est toujours risqué, mais c’est plus risqué de s’effrayer et de ne pas grandir. Parce que maintenant, tu ne vois pas la crise, le danger, mais à la fin tu resteras pusillanime, petite. Pas un enfant : un nourrisson, c’est pire. Merci pour votre travail.

    Le problème des abus : le problème des abus ne se résout pas avec les solutions de l’Église d’un jour à l’autre. On a amorcé un processus. Hier, un autre document est sorti et ainsi, lentement, nous avançons dans ce processus. Parce que c’est quelque chose dont nous n’avions pas conscience depuis 20 ans jusqu’à maintenant et nous sommes en train d’en prendre conscience, avec beaucoup de honte, mais une honte bénie ! Parce que la honte est une grâce de Dieu. Et oui, c’est un processus mais nous, il faut que nous avancions, que nous avancions dans un processus, pas à pas, pour résoudre ce problème.

    Certaines des organisations anti-abus n’ont pas été contentes de la rencontre de février [des présidents des Conférences épiscopales] : « Non, mais ils n’ont rien fait ». Je les comprends, parce qu’il y a de la souffrance dans tout cela. Et j’ai dit que si nous avions pendu cent prêtres abuseurs sur la Place Saint-Pierre, tout le monde aurait été content, mais cela n’aurait pas résolu le problème. On ne résout pas les problèmes de la vie avec des processus, mais en occupant des espaces.

    Ensuite, les abus sur des religieuses sont un problème sérieux, un problème grave, j’en suis conscient. Ici aussi, à Rome, on est conscient des problèmes, des informations qui arrivent. Et pas seulement les abus sexuels sur des religieuses, mais aussi les abus de pouvoir, les abus de conscience. Nous devons combattre cela. Et aussi le service des religieuses : s’il vous plaît, le service oui, la servitude non. Tu ne t’es pas faite religieuse pour devenir la domestique d’un membre du clergé, non. Mais sur ce point, aidons-nous mutuellement. Nous pouvons dire non, mais si la supérieure dit oui… Non, tous ensemble : servitude non, service oui. Tu travailles dans les dicastères, dans celui-ci, dans cet autre, ou même dans l’administration d’une nonciature comme administratrice, un phénomène, c’est bien. Mais domestique, non. Si tu veux faire la domestique, fais ce que faisaient et ce que font les sœurs du père Pernet, de l’Assomption, qui font les infirmières, les domestiques dans les maisons de personnes malades : là oui, parce que c’est un service. Mais la servitude, non. Sur ce point, aidons-nous.

    Ensuite, le diaconat féminin. Quand vous m’avez suggéré de créer une commission – parce que c’était votre idée – j’ai dit oui, j’ai créé la commission, la commission a bien travaillé, c’était des personnes capables, des hommes et des femmes théologiens, et ils sont arrivés jusqu’à un certain point, tous d’accord. Puis, chacun avait son idée, et ainsi… je remets à la présidente – je le remets officiellement aujourd’hui – le résultat du peu de choses sur lesquelles ils étaient tous d’accord. Ensuite, j’ai sur moi le rapport de chacun, personnel, l’un va plus loin, l’autre s’arrête à un certain point… Et il faut étudier tout cela, parce que je ne peux pas faire un décret sacramentel sans fondement théologique, historique. Mais il y a eu pas mal de travail. C’est peu, c’est vrai : le résultat n’a rien d’extraordinaire. Mais c’est un pas en avant. Certes, il y avait une forme de diaconat féminin au début, surtout en Syrie, dans cette zone-là ; je l’ai dit [lors de la conférence de presse] dans l’avion [pendant le vol de retour de Macédoine] : elles aidaient pour le baptême, dans les cas de dissolution de mariage, ce genre de choses… la forme d’ordination n’était pas une formule sacramentelle, c’était pour ainsi dire – c’est ce que me dit l’information, parce que je ne suis pas expert dans ce domaine – comme aujourd’hui la bénédiction abbatiale d’une abbesse, une bénédiction spéciale pour le diaconat aux diaconesses. On avancera parce que, dans peu de temps, je pourrai faire appeler les membres de la commission, voir comment ils ont avancé. Je remets officiellement le rapport commun ; je garde  – si cela intéresse quelqu’un, dans ce cas je peux le lui donner – l’opinion personnelle de chacun. Mais ils ont fait un beau travail, et merci pour cela.

    Ensuite, sur la fonction dans l’Église. Cherchez… Il faut que nous avancions sur la question : quel est le travail de la sœur dans l’Église, de la femme, et de la femme consacrée ? Et ne nous trompons pas en pensant que c’est seulement un travail fonctionnel… C’est possible, oui, que cela le soit, un chef de dicastère… À Buenos Aires, j’avais une chancelière : il y a beaucoup de femmes chancelières dans les évêchés… Oui, c’est possible, aussi fonctionnel ; mais l’important, c’est quelque chose qui va au-delà des fonctions, qui n’a pas encore mûri, que nous n’avons pas encore bien compris. Je dis « l’Église est au féminin », « l’Église est femme », et on dit : « Oui, mais c’est une image ». Non, c’est la réalité. Dans la Bible, dans l’Apocalypse, on l’appelle « l’épouse », elle est l’épouse de Jésus, c’est une femme. Mais sur cette théologie de la femme, il faut que nous avancions.

    Voilà ce que je voulais vous dire. Et maintenant, nous avons 40 minutes pour poser des questions.

    © Traduction de Zenit, Hélène Ginabat 

     source  ZENIT.org

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  • À L’IMAGE DE TON AMOUR

    Textes bibliques : Lire

    « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». Nous pouvons faire de grandes choses, même au service des autres, s’il n’y a pas l’amour, nous ne sommes rien. Nous ne serons reconnus comme disciples du Christ qu’à la façon dont nous nous aimons entre nous. Le pape François nous dit que « l’amour est la carte d’identité du chrétien… c’est l’unique document pour être reconnu comme disciple de Jésus…Si ce document expire et n’est pas renouvelé continuellement, nous ne sommes plus amis du Maître. »

    Pour mieux comprendre ce que Jésus attend de nous, c’est vers lui que nous nous tournons. Il « nous a aimés comme on n’a jamais aimé ». Il est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix. Aujourd’hui, il nous demande d’aimer les autres « comme » il nous a aimés. Il nous invite à entrer dans sa manière d’aimer ses frères. Cela ne sera possible que si nous cherchons à nous mettre à son école. Apprendre à aimer, c’est un travail de tous les jours.

    Le pape François insiste beaucoup sur ce commandement. Il nous dit que « seul l’amour nous sauvera ». Nous entendons régulièrement ses appels en faveur des plus faibles. Tout l’Évangile est un message d’amour pour le monde. C’est aussi un appel à aller à contre-courant de la société qui juge et qui condamne. On y insulte les autres avant de les écouter. L’Évangile de ce jour est là pour nous renvoyer aux paroles et à l’exemple du Christ : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés ». Les paroles du Christ doivent être notre seule référence car elles sont celles « de la vie éternelle ». C’est pour nous un appel à agir comme lui en nous faisant proches des pauvres, des exclus et de tous ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde.

    Nous nous rappelons qu’au moment où Jésus prononce ce discours, il vient de laver les pieds de ses disciples. Lui, le « Maître et Seigneur », s’est mis à leur service. C’est un exemple qu’il leur a donné. Il ne s’agit plus de répéter ce geste mais de faire taire les pleurs et les cris ce ceux et celles qui souffrent. Encore une fois, c’est à nos gestes d’amour, de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ. Nous sommes envoyés dans le monde pour lui annoncer la bonté du Seigneur, sa tendresse et sa miséricorde. Il faut que cela se voie dans notre vie.

    Cette ardeur missionnaire, nous la retrouvons dans la première lecture (Actes des apôtres). Nous y rencontrons Paul et Barnabé qui ont travaillé inlassablement à cette annonce de la bonne nouvelle. Cela n’a été possible que parce qu’ils étaient passionnés de l’amour qui est en Dieu. Ils se sont efforcés de rester en relation avec ceux qui se sont convertis au Christ. Il s’agit maintenant d’organiser leur vie communautaire. Grâce à leur témoignage, la bonne nouvelle de l’Évangile se répand de plus en plus. Mais le plus important, c’est l’action de Dieu dans ces communautés. La mission s’est d’abord son œuvre. Mais tous s’est fait « avec eux ».

    La seconde lecture (Apocalypse) nous montre le fruit de la résurrection de Jésus. Elle nous parle de « la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête comme une fiancée parée pour son époux ». Contrairement à ce qu’on entend dire, l’Apocalypse n’est pas un livre de catastrophe ; c’est d’abord une bonne nouvelle. Elle montre à des chrétiens persécutés l’amour du Christ vainqueur du mal et de la mort. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire. Le texte d’aujourd’hui se termine par cette affirmation : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ». Ces nouveautés dont il parle, c’est un monde rempli de joie et d’amour. Il n’y aura plus de souffrances ni de tensions. La rancœur et la haine n’y auront plus leur place. Il ne restera que l’amour qui vient de Dieu et qui transforme tout.

    Voilà cette bonne nouvelle que nous entendons en ce dimanche. C’est une immense scène d’amour qui ne demande qu’à enserrer toute une communauté et même le monde entier. Nous ne pourrons en témoigner que si nous puisons à la source de cet amour. Aimer, c’est prolonger Dieu, c’est vivre à sa manière sans exclure personne. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est un amour de plus en plus à la ressemblance de celui de Jésus pour nous.

    Chaque dimanche, le Christ nous rassemble pour nous nourrir de sa parole et de son eucharistie. Il vient nous donner force et courage pour aimer comme lui et avec lui. C’est cela qui fait la valeur d’une vie. Que tous ceux qui regardent nos communautés chrétiennes puissent dire : « voyez comme ils s’aiment ». Oui, sois avec nous, Seigneur ; remplis notre vie de ton amour. « Toi qui est lumière, toi qui est l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. »

    Télécharger : 5ème dimanche de Pâques

    Sources : Revues Feu Nouveau, Missel communautaire (André Rebré), missel des dimanches et fêtes des trois années – Pape François (Seul l’amour nous sauvera), Pape François « Selon saint Jean »

    source http://homelies.livehost.fr

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