• Mercredi des Cendres

    Abbé Jean Compazieu  

    « Retire-toi… ferme ta porte… »

     

    Textes bibliques : Lire

    Chaque année, le mercredi des Cendres marque le début du Carême. Pour les plus anciens, cette période évoque le temps des légumes à l’eau. Ils gardent le souvenir des liturgies quelque peu austères et des homélies parfois moroses. Pour les générations actuelles, le Carême évoque le bol de riz, l’action de solidarité, le souci du Tiers-monde. Il est heureux que nos paroisses s’engagent dans cette voie.

    Oui, bien sûr, tout cela fait partie du Carême. Mais ce ne sont que des moyens. Le but du Carême est à chercher ailleurs. Le but de ces quarante jours c’est de nous débarrasser de tout ce qui nous encombre, à l’extérieur comme à l’intérieur de nous. Nous nous en libérons pour n’avoir plus dans le cœur que l’essentiel : Jésus mort et ressuscité.

    Parmi les moyens qui conduisent à ce but, l’Évangile nous en donne un qui est décisif. Tout d’abord celui de l’isolement : « Retire-toi… ferme ta porte… » Pour se rendre plus proche de Dieu, il faut s’éloigner de bruits extérieurs. Nous ne pourrons vraiment rencontrer et contempler Dieu que dans l’intimité. C’est ce qui se passe dans un couple : pour se retrouver en vérité, il a parfois besoin de s’isoler de ses enfants et de ses amis.

    Pendant ce Carême et tout au long de notre vie, c’est le Seigneur lui-même qui nous appelle : « Revenez à moi de tout votre cœur… » Il voit bien que trop souvent, nous sommes loin de lui. C’est ce qui se passe quand nous organisons notre vie en dehors de lui, sans tenir compte de lui. Dieu voit tout cela et il en souffre. Il souffre de nous voir nous engager sur des chemins de perdition. Il ne pense qu’à chercher et sauver ceux qui vont à leur perte.

    « Revenez à moi de tout votre cœur… » C’est une supplication pressante de Dieu. Il est encore temps de nous engager, de faire un retournement à 180 degrés. Nous prenons conscience de notre péché et de nos responsabilités. Il ne s’agit pas de nous y complaire ni de nous enfoncer dans la culpabilité. L’essentiel c’est de poser notre regard sur Dieu « car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment ». Dieu n’est pas là pour nous punir mais pour nous sauver et nous combler de ses bienfaits.

    Le Carême n’est donc pas le temps du manque. C’est au contraire celui des retrouvailles ; on s’écarte du superflu qui encombre ; on délaisse les bagages qui embarrassent ; on se retrouve tel qu’on est devant le Christ tel qu’il est. Il est là pour nous combler de son amour. Ce temps du Carême nous est donné pour redécouvrir cette tendresse et cette miséricorde de Dieu. « Là où le péché a abondé, la grâce (l’amour a surabondé… »(Rm 5, 20)

    Plusieurs moyens nous sont proposés pour nous aider à revenir vers Dieu : Tout d’abord revenir à la Parole de Dieu ; nous découvrirons des textes d’Évangile, les tentations de Jésus au désert, la Transfigurations. Le Carême est là pour nous rappeler que « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». N’oublions jamais que les paroles du Christ sont celles « de la vie éternelle ».

    Le Carême est un temps pour ensoleiller notre relation à notre Père et à nos frères. Concrètement, si nous jeûnons, si nous prions, si nous faisons l’aumône, ce n’est pas pour être vus des hommes ; c’est parce que nous avons découvert un trésor bien plus grand. Ce trésor, c’est Dieu lui-même, c’est son amour gratuit. Ce qui fait la valeur de la prière, de l’aumône et du jeûne, c’est l’amour que nous y mettons.  « L’aumône ouvre le cœur et les mains vers l’autre ; la prière dirige le cœur et les mains vers Dieu ; le jeûne nous aide à ne penser qu’à Dieu et à tendre nos mains vers nos frères. » (Extrait de Prions en Eglise) L’idéal serait que, durant ce carême, nous posions chaque jour un acte que seul notre Père du ciel connaîtra.

    Vivons ce carême comme une marche joyeuse vers la vie et vers Pâques. Car c’est vrai, il s’agit véritablement d’un temps de joie. Seul le péché est triste. Mais ces quarante jours nous sont offerts pour nous bruler au feu de l’amour de Dieu. Nous t’en prions Seigneur : que ce temps de conversion nous tourne d’avantage vers toi et vers le service des hommes. Amen

    Télécharger :  Mercredi des Cendres

    Sources : Brèves homélies et prières d’Évangile (Michel Wackenheim) – Cinq minutes pour Dieu Carême 2020 – Dossiers personnels.

    source http://dimancheprochain.org/

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    Trois nouveaux jours d’échanges entre le Pape et le C6

    La réunion du Conseil des cardinaux s’est ouvert ce lundi matin, en présence du Pape. L’étude de la nouvelle Constitution apostolique est toujours au cœur de ces trois journées de travail.
     

    La trente-troisième réunion du Conseil des cardinaux, un organisme institué par le Saint-Père en septembre 2013, a débuté ce lundi 17 février, pour une durée de trois jours.

    Les cardinaux poursuivent leur travail portant sur le texte de la nouvelle Constitution apostolique, provisoirement intitulée Praedicate evangelium, appelée à remplacer Pastor bonus, constitution élaborée sous le pontificat de Saint Jean Paul II, en vigueur depuis le 28 juin 1988, et composée de 193 articles, 2 annexes et amendements ultérieurs apportés par Benoît XVI et François.

    Précédents travaux des conseillers

    Lors de leur dernière réunion, du 2 au 4 décembre dernier, le C6 avait déjà travaillé, en présence du Pape, à l’étude de ce nouveau texte. Leur attention s’est portée en particulier sur les «relations entre la Curie et les Conférences épiscopales» et sur la «présence de fidèles laïcs, hommes et femmes, à des postes décisionnels dans les bureaux de la Curie et autres organismes de l’Égliseet à étudier les bases théologico-pastorales de ces aspects.».

    Analyse des suggestions arrivées au C6

    Le communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège publié à l’issue des travaux de décembre stipulait que les cardinaux avaient reçu depuis le mois de septembre et jusqu’à quelques heures avant leur session de travail, des suggestions sur la nouvelle constitution apostolique, envoyées notamment par les bureaux de la Curie et les conférences épiscopales. Ils en avaient commencé l’étude et l’évaluation ; un travail qu’ils promettaient de poursuivre en ce mois de février.


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  • Vous ne soupçonnez pas l’importance historique de ce missel

    SAINT FRANCIS' MISSAL
    The Walters Art Museum | Facebook | Fair Use 
     
     

    Le Walters Art Museum de Baltimore (États-Unis) présente actuellement un étonnant manuscrit du XIIIe siècle. Le « Missel de saint François d’Assise » serait une authentique relique de contact du Poverello. C’est grâce à sa lecture qu’il fonda l’ordre des Franciscains.

    Le manuscrit qui est exposé en ce moment au Walters Art Museum de Baltimore (États-Unis), serait à l’origine de l’ordre des Franciscains. Ce missel n’est rien de moins que celui que saint François et ses disciples ont lu pour comprendre la volonté de Dieu à leur égard. Nous sommes en 1208, et François d’Assise, avec deux de ses disciples débattent de leur vocation à venir, et du plan de Dieu pour eux. Sauf que tous ont des caractères bien trempés et les trois hommes ne parviennent pas à s’entendre. Alors, ils se rendent ensemble à l’église de San-Nicolò d’Assise, où François assiste souvent à la messe.

     

    Ils entrent et ouvrent le Missel qui se trouve sur l’autel. Le texte sur lequel ils tombent alors les exhorte à renoncer aux biens terrestres. Une deuxième fois, les trois frères décident d’ouvrir le Missel au hasard, et c’est un autre passage concernant le renoncement aux biens de ce monde qui apparaît. Jamais deux sans trois, ils recommencent l’ouverture du Missel au hasard et retombent sur le même texte ! Dieu a donné une réponse claire, l’ordre franciscain est né.

    LIRE LA SUITE ICI

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    Angélus: accueillir la Loi de Dieu dans son cœur mène à la véritable liberté

    Depuis la fenêtre du Palais Apostolique, le Pape François a commenté l’Évangile de ce 6e dimanche du Temps Ordinaire, issu du “Discours sur la montagne”, dans lequel Jésus évoque l’accomplissement de la Loi, invitant ses interlocuteurs à une approche juste des prescriptions contenues dans les Commandements donnés à Moïse. Un parcours qui part du cœur et se poursuit avec la secours de la grâce divine, comme l’a expliqué le Saint-Père.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    «Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir», enseigne Jésus à ses disciples au début de cet Évangile (Mt 5, 17-37). Le Seigneur apprend donc à vivre la Loi «comme un instrument de liberté, [..] qui  m’ aide à ne pas être esclaves des passions ni du péché», a indiqué le Saint-Père à la foule rassemblée Place Saint-Pierre.

     

    Un exemple dramatique: les guerres

    Et François de pointer du doigt les guerres et leurs terribles conséquences, fruits de passions incontrôlées. «Pensons à cette enfant morte de froid en Syrie l’autre jour», s’est-il désolé, à «tant de calamités, tant». Une situation montrant que lorsqu’on «cède aux tentations et aux passions»«on devient incapable de gérer [sa vie] avec volonté et responsabilité».

    Une compréhension qui ouvre à la conversion

    En évoquant tour à tour l’homicide, l’adultère, la répudiation et les serments, Jésus «n’abolit pas les prescriptions qui concernent ces problématiques, mais il en explique la pleine signification et il indique l’esprit avec lequel il faut les observer», a ensuite précisé le Pape. Il s’agit plus précisément d’accueillir «la Loi dans son cœur, qui est le centre des intentions, des décisions, des paroles et des gestes», bons ou mauvais, de chaque personne.

    Ce déplacement permet de comprendre trois aspects essentiels du rapport à soi-même et aux autres. D’abord, la haine du prochain, les rivalités, les divisions et les bavardages «tuent la charité et la fraternité qui est à la base des rapports interpersonnels». Ensuite, les désirs doivent être canalisés, car «il n’est pas bon de céder à des sentiments égoïstes et possessifs». Enfin, il faut «abandonner un style de vie fait de promesses non tenues», et y préférer «l’attitude d’entière sincérité avec tous», a expliqué le Saint-Père.

    Main dans la main avec le Seigneur

    Mais il n’est pas facile de vivre les Commandements de Dieu «d’une manière si profonde et totalisante», a reconnu François. C’est pour cela que Jésus «nous offre le secours de son amour». Il nous donne «Sa grâce, afin que nous puissions faire la volonté de Dieu, en L’aimant et en aimant nos frères»«Nous pouvons tout faire, tout, avec la grâce de Dieu !», s’est exclamé le Pape. Et la sainteté «n’est pas autre chose que de prendre soin de cette gratuité que Dieu nous a donnée, cette grâce». Reste donc à Lui faire confiance, à «accueillir la main qu’Il nous tend constamment», afin que nos efforts et nos engagements se conjuguent de manière féconde avec sa miséricorde.

    Ce dimanche, le Seigneur nous demande «de progresser sur la voie de l’amour qu’il nous a indiquée et qui part du cœur». Telle est la route à suivre «pour vivre en chrétiens» a conclu François, implorant l’aide de la Vierge Marie pour ainsi «rejoindre la joie véritable et diffuser partout la justice et la paix».

    source https://www.vaticannews.va/fr/

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    ÊTRE COMME DIEU

    Textes bibliques : Lire

    Quand nous lisons la Bible, l’Ancien et le Nouveau Testament, nous découvrons un Dieu qui a vu la misère de son peuple et qui veut le sauver. Il fait sans cesse le premier pas vers nous. Dans les lectures bibliques de ce jour, il nous montre la réponse qu’il attend de nous : « Soyez saints car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. » C’est un ordre que Dieu nous donne ; nous sommes tous appelés à la sainteté. Cela signifie que nous devons rejeter toute pensée d’orgueil et de haine. En Dieu, il n’y a pas de place pour la vengeance ni pour la rancune. Notre Dieu est amour. C’est à cela que nous sommes tous appelés.

    En ce qui nous concerne, nous voyons bien que nous sommes loin du compte. Nous retombons souvent dans les mêmes péchés ; nous avons du mal à faire la paix avec celui qui nous a blessés. Mais le Seigneur est là pour nous relever et nous aider à avancer. Le pape François nous dit que Dieu ne se lasse jamais de nous pardonner. Il nous appelle tous à la sainteté qui n’est qu’amour et douceur. Cela nous paraît sans doute bien difficile. Le problème c’est que nous sommes souvent des hommes de peu de foi. Mais avec des moyens très pauvres, le Seigneur est capable de réaliser des merveilles.

    Dans la seconde lecture, saint Paul s’adresse à des chrétiens qui n’avaient pas compris. Si nous regardons de près, nous constatons que sa lettre est très polémique : il y avait beaucoup de divisions dans la communauté des corinthiens. C’est pour répondre à ces problèmes qu’il leur écrit cette lettre. Il leur rappelle (et nous rappelle) que nous sommes « le temple de Dieu ». Et puisque Dieu est amour, on peut dire que nous sommes le « temple de l’amour ». Si nous sommes habités par cette présence de Dieu, cela change tout dans notre vie. Cet amour que nous recevons de lui va nous rendre de plus en plus semblables à lui. Il va chasser la haine, la rancune, la violence et toutes les formes de méchanceté ; c’est un amour qui ira jusqu’au pardon. C’est à cela que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

    Dans l’Évangile, nous entendons Jésus s’adresser à des disciples rassemblés autour de lui sur la montagne. Il leur rappelle le commandement de l’ancienne alliance : « vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent… » À l’époque c’était déjà un progrès considérable par rapport à la vengeance sans mesure. Dieu voulait apprendre à son peuple à limiter la vengeance : une seule dent et pas toute la mâchoire. Nous vivons dans un monde qui souffre de l’escalade de la violence et de la haine. Tous les jours, on nous parle de guerres et d’attentats terroristes. Comment aimer ceux qui nous persécutent et nous font souffrir ?

    Et pourtant, si nous voulons ressembler à Dieu, il y a une nouvelle étape à franchir : limiter la vengeance, c’est un progrès. Mais dans son discours sur la montagne, Jésus nous invite à faire un pas de plus : si nous voulons vraiment ressembler à notre Père des cieux, nous devons nous interdire toute riposte, toute vengeance et toute haine. E n’est pas une morale que Jésus nous enseigne, ni une leçon de savoir vivre. Le plus important c’est de découvrir qui est Dieu et de nous laisser transformer par son amour.

    En fait, nous avons souvent la tête dure ; nous nous faisons des fausses images de Dieu ; nous avons du mal à croire qu’il n’est qu’amour. Et pourtant, Jésus nous le dit d’une manière très claire : « Dieu fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants et tomber sa pluie sur les justes et sur les injustes. » À l’époque, le soleil et la pluie étaient considérés comme des bénédictions de Dieu. Être comme Dieu c’est accueillir cet amour universel qui est en lui pour le rayonner et le communiquer autour de nous.

    Cet Évangile nous rejoint dans un monde difficile : aimer nos ennemis, prier pour ceux qui nous persécutent, c’est bien ce qui nous est demandé; c’est sur ce chemin que le Christ s’est engagé ; ils sont nombreux ceux et celles qui l’ont suivi jusqu’au bout : ils ont pardonné, ils ont prié pour ceux qui les persécutaient ; ils ont été des artisans de paix et de réconciliation. En ce jour, nous prenons le temps de la prière pour puiser à la source de Celui qui est l’Amour.

    Nous chantons quelquefois : « Qu’il est formidable d’aimer ! » Mais par expérience nous savons que nous pourrions tout aussi bien chanter : « Qu’il est difficile d’aimer », surtout aimer à la façon de l’Évangile. Cette Eucharistie que nous allons célébrer vient nous redire tout l’amour du Christ pour nous. Qu’elle nous aide à demeurer dans cet amour et à en vivre chaque jour. Oui, Seigneur, « fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour ».

    Télécharger : 7ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revue Feu Nouveau, Homélies de l’année A (Simon Faivre), François selon Saint Matthieu, C’est dimanche (Emmanuel Oré), Missel du dimanche, les Cahiers Prions en Église.

    source http://homelies.livehost.fr/

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  • Il fallait s’y attendre. L’exhortation du pape est accueillie, une fois encore, dans cette dialectique si déprimante des perdants et des gagnants. Les conservateurs ont-ils été entendus par le pape, s’interroge le Figaro ? Les progressistes ont-ils été humiliés par François, s’étranglent féministes et autres partisans du mariage des prêtres et de l’ordination des femmes? En attendant, aux Etats-unis la conférence des évêques montre aussi ce genre de failles, tout en oubliant l’Amazonie et ses peuples.

    Le président actuel de la conférence américaine des évêques, la cardinal Daniel DiNardo (qui va avoir Mgr José Gomez comme successeur) a cru bon s’exprimer à la fin des trois journées de rencontre à Baltimore en novembre dernier. Il est revenu notamment sur une lettre pastorale des évêques dans laquelle la menace principale qui y est dénoncée est celle de la pratique de l’avortement, « parce que ce drame a lieu dans le sanctuaire de la famille et parce qu’il détruit tant et tant de vies. » Et de rajouter, que, par ailleurs, ils « ne peuvent pas ignorer d’autres menaces sérieuses à la vie et à la dignité humaine telles que le racisme, la crise environnementale, la pauvreté et la peine de mort ». Cette lettre sera distribuée avec le document qu’ils avaient déjà publié en 2015 sur la question de la responsabilité politique des chrétiens, pour accompagner le discernement des catholiques appelés à voter pour les élections présidentielles.

    Derrière cette déclaration, on retrouve ces postures entre des idéologies éthiques qui ont du mal à se rencontrer. Pourtant, le pape François avait souligné dans l’encyclique Gaudete et Exsultate que dans ces enjeux éthiques la vie d’un enfant à naître, d’une personne pauvre, handicapée ou âgée, esclave ou rejetée comptent toutes de la même manière. Un passage que le cardinal Cupich, de Chicago a tenté de réintroduire dans le texte des évêques américains, mais sans succès. La question de la prééminence du défi de l’avortement a été tranchée par un vote qui a conclut par 143 à 69 que le paragraphe du pape n’était donc pas nécessaire.

    Un jour, les évêques américains entendront que les questions « prolife » sont aussi en jeu quand des millions de vies, notamment des générations futures, sont menacées par le dérèglement climatique en cours. Faut-il s’étonner qu’en novembre dernier la rencontre des évêques américains n’a laissé aucun moment pour rendre compte du travail du synode sur l’Amazonie qui venait de s’achever ?

    source https://eglisesetecologies.com/

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  • Rome: 25 nouveaux diplômés en protection des mineurs à l'Université grégorienne - VA

    Rome: 25 nouveaux diplômés en protection des mineurs à l'Université grégorienne

    La cinquième promotion du programme d’étude en protection des mineurs de l’Université pontificale grégorienne de Rome, a été diplômée ce vendredi 14 février 2020. Ce cours d’un semestre avait été créé en 2016 pour former des experts de la prévention des abus sexuels sur mineurs; les victimes sont au cœur de son approche.
     

    Le père Hans Zollner, SJ, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a ainsi présenté la cérémonie ce vendredi: «Les diplômés de notre cours sont maintenant prêts à explorer, inventer des solutions et analyser les domaines dans lesquels des mesures de protection doivent encore être développées. Ils sont prêts à mettre en œuvre ces mesures dans leur contexte d'origine - ce que nous, en tant qu'étrangers, ne pouvons pas faire. Ils rentrent chez eux prêts à chercher ce qui doit être changé, car ils connaissent très bien leur propre pays, leur propre diocèse et leur propre culture».

    Garantir l’Église comme lieu sûr

    Devant les 25 diplômés originaires de 19 pays différents, la professeur néerlandaise Myriam Wijlens, professeur de droit canonique à la faculté de théologie de l’université d’Erfurt (Allemagne), a quant à elle prononcé un discours sur «L’Église, un lieu sûr pour les enfants. Opportunités et défis pour le ministère de la protection».  Au nom d’évêques et de supérieurs majeurs, Myriam Wijlens a mené de nombreuses enquêtes pénales canoniques préliminaires en écoutant victimes et accusés. La professeur Wijlens est déléguée du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens auprès de la Commission Foi et Constitution au sein du Conseil œcuménique des Eglises et experte auprès de la Commission internationale anglicane-catholique romaine.

    Le principe de responsabilité

    Avant la cérémonie officielle de diplôme, les 25 élèves ont partagé les résultats de leur recherches. «Chacun a une responsabilité dans la protection des mineurs et des adultes vulnérables. Chaque niveau de la société doit être tenu pour responsable», «Nous devons tous connaître nos limites en tant que travailleurs pastoraux: clergé, religieux et laïcs», «Il est nécessaire de mettre fin à toute forme d'infantilisation institutionnelle et de traiter les personnes en formation comme des enfants. Une vie évangélique va de pair avec le respect de la liberté individuelle et des besoins personnels pour une formation humaine mature», sont quelques-unes des réflexions ayant émané de leur travaux.

    Des formations uniques au monde

    Chaque année depuis 2016, l'Université pontificale grégorienne tient ce séminaire, coordonné par Sœur Karolin Kuhn, Dr Katharina A. Fuchs et le père Antonio Carrón de la Torre, afin de former des experts en matière de prévention des abus sexuels sur mineurs. Depuis, l’université jésuite romaine dispense aussi des licences et des masters en protection des mineurs. Un cursus qui fait partie des initiatives pionnières et mondiales au sein de l’Église pour la prévention des abus sexuels de mineurs.

    source https://www.vaticannews.va/fr

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  • La saint Valentin est la Fête de notre Amour !

    saintValentin2016.jpg

    Mon Tendre Amour, 

    Aujourd’hui, c’est notre Fête, celle de l’Amour incommensurable et sans retour. Ce jour, est festif pour tous les amoureux du Monde. Mais, je préfère quelques instants penser à nous deux. 

    Depuis que tu partages ma Vie, je sens le Bonheur palpiter chaque matin, dès que la nuit est morte. Et même dans certaines nuits, tu es ce croissant de soleil et de Lumière qui illumine mon destin. Tu représentes la part qui me manque. Tes douceurs, ton esprit de bonté gratuite, la délicatesse de tes gestes. 

    Tous ces comportements que tu témoignes au quotidien, ravissent mon âme. Tu mets tant d’énergie dans les moindres actes que tu effectues ; que je ne suis guère surpris de tes fatigues subites. Tu mets tout ton être dans des tâches que beaucoup considéreraient comme banales et sans intérêt. Non, une certaine spiritualité de la Beauté a envahie ton corps. 

    Aujourd’hui, c’est la Fête de ton être voué à l’Amour. Tu ne te contentes guère de quelques sourires ou cadeaux, uniquement parce que c’est la Saint Valentin. Ce Saint que tu honores chaque jour que Dieu fait, de ta présence aimante. Depuis que nous vivons ensemble, je connais la saveur onctueuse de la Tendresse. Qu’il est bon, chaque matin de savoir que tu seras d’égale humeur. Les yeux chaleureux et immenses comme les océans qui nourrissent la terre de leurs flots bienfaisants et nécessaires. Je t’Aime me semble être une injonction bien faible par rapport à la puissance de mes sentiments. 

    Mais, les mots sont toujours pauvres pour exprimer nos grandeurs. Oui, je suis amoureux comme à l’aurore de notre rencontre. Ce fameux jeudi où nos existences ont basculées sans vraiment le savoir. Tant de projets ensuite sont venus se greffer à notre Amour pour le renforcer. Jamais, je n’aurai imaginé une vie si belle, si magnifique, si pure en cette période de mes automnes. Tu es la couleur de mon regard lorsque je regarde vers Toi. Tu es la fleur qui embaume mon cœur de ses parfums subtils et délicats. 

    La Vie sans Toi serait aussi froide que la banquise du pôle Nord. Et je deviendrais à mon tour, la froideur incarnée de l’homme qui cache ses blessures. En ce jour exceptionnel de l’Amour dont le monde fête la quintessence, la substantifique moelle. Je te redis toute la Force de ma Foi en ta destinée forgée par le temps et la réciprocité de nos sentiments. Tu es ancré dans ma chair, mes entrailles et tu navigues dans mes poumons pour me faire tenir debout. Sans ta présence, la vie n’aurait aucun Sens. 

    L’Amour que nous vivons à deux a le sens sempiternel que nous lui donnons. Continuons d’entretenir notre jardin intérieur où poussent des arbres aux multiples couleurs. Je serai à tes côtés autant que le temps le permettra. Et même si je suis dans un ailleurs que nul ne connaît ; je sais que je demeurerai pour l’éternité à tes côtés. Dans l’attente de te revoir peut-être… Tout cela est bien mystérieux pour les hères que nous sommes. 

    Pour cette raison ultime, il nous faut vivre l’instant présent dans toute son intensité et ne guère se préoccuper du lendemain comme du passé. Aujourd’hui, le Mystère auquel nous sommes confrontés est celui de l’Amour et du Respect. Il faut continuer à nous découvrir au quotidien comme s’il allait durer l’éternité. C’est en s’aimant, comme nous l’avons toujours fait jusqu’à présent, que nous verrons le visage de notre avenir se profiler. 

    Le Bonheur que tu m’offres n’a pas de prix car l’Amour est libéré de tous les paradigmes économiques ou de profit. C’est ce qui fait sa grandeur ! L’Amour n’est absolument pas vénal, c’est ce qui le rend libre de tous déterminismes. Vivons cette liberté Absolue de nous aimer toujours plus qu’il ne faudrait aux yeux des gens biens intentionnées. Vivons cette folie qui respecte autrui mais qui nous fait voler dans les ciels aux bleus indiscrets. Oui, soyons fous de nous Aimer jusqu’au bout de…nous-mêmes. Et contemplons la terre devenue écrin de nos tendresses. 

    Devenons contagieux auprès de chaque être rencontré. En leur faisant comprendre que l’Amour vrai existe puisque nous en savourons les senteurs quotidiennement. Conserve cette lettre, sur ton cœur, Mon Amour. Elle te parlera encore de moi même si je suis en train de visiter d’autres paysages. Elle évoquera à jamais la splendeur des horizons que nous avons admirés dans une semblable direction. Elle te racontera la merveilleuse Histoire d’un Amour qui jamais ne s’est éteint par-delà l’espace. 

    Je te souhaite la plus signifiante Fête de la Saint Valentin ! Cette Fête fut très certainement créée pour Toi uniquement… Je t’Aime et ne me lasserai jamais de te le dire au risque de passer pour un homme ayant perdu la tête. J’ai perdu la tête dans le corps solidement constitué de notre Amour. Nous sommes sains de corps et d’esprit grâce à l’Amour qui habite nos jours. Je ne vois guère d’autres causes fondamentales dont les humains sont à la recherche depuis la création du Monde. 

    Aimer et être Aimé demeure la seule raison d’Exister et tu restes mon unique raison d’être pour respirer pleinement la Vie ! Je t’Aime infiniment par-delà les contingences ! Rien ne pourra détruire la Beauté intrinsèque de notre Amour construit au fil des jours depuis des années ! Je suis Heureux avec Toi et cela est bien un juste motif pour vivre indéfectiblement ensemble. Je te donne mes espérances afin que tu puisses te réfugier dedans lorsque les plaies de ton âme se mettent à saigner. 

    Je t’Aime et c’est peu dire, d’autant que les mots ne savent pas même en parler. Laissons le silence de notre Amour nous parler. Il nous dira que faire plus nous serons attentifs à ses intentions. Je T’aime avec la limpidité des sentiments et l’indestructibilité des passions qui m’alimentent et te nourrissent aussi. Heureuse Fête de Saint Valentin, Mon Tendre Amour pour Toujours ! 

    Je t’embrasse Affectueusement avec la chaleur de mon cœur aimant.

    Bruno LEROY.

    source  http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation

    Crédit d'image: Anna Washington Derry (détail), Laura Wheeler Waring, 1927, Smithsonian American Art Museum, Don de la Fondation Harmon, Washington, DC.
     

    Façons de savoir 

    Libération
    jeudi 13 février 2020
     

    James Cone (1938–2018) est l'un des plus grands théologiens américains du siècle dernier, mais malheureusement, de nombreux chrétiens n'ont jamais entendu parler de lui. Son travail a jeté les bases d'une théologie de la libération qui parlait directement de l'injustice, de l'oppression et de la violence auxquelles est confrontée la communauté noire aux États-Unis. Jésus a dit clairement qu'il était venu apporter «de bonnes nouvelles aux pauvres» (Luc 4:18), montrant que si nous libérions les gens en marge, les bonnes nouvelles flotteraient vers le haut - dans la direction opposée du «ruissellement vers le bas». ”Modèle économique, qui est largement une illusion. L'enseignement de Jésus a donné au révérend Dr. Cone le pouvoir d'écrire: «Tout message qui n'est pas lié à la libération des pauvres dans une société n'est pas le message du Christ. Toute théologie indifférente au thème de la libération n'est pas de la théologie chrétienne. »[1] Cone reflète: 

    Comme la théologie américaine blanche, la pensée noire sur le christianisme a été influencée par son contexte social. Mais contrairement aux théologiens blancs, qui ont parlé à et pour la culture de la classe dirigeante, les idées religieuses des Noirs ont été façonnées par l'existence culturelle et politique des victimes en Amérique du Nord. Contrairement aux Européens qui ont immigré sur cette terre pour échapper à la tyrannie, les Africains sont venus enchaîné pour servir une nation de tyrans. C'est l'expérience des esclaves qui a façonné notre idée de cette terre. Et cette différence d'existence sociale entre Européens et Africains doit être reconnue, si nous voulons comprendre correctement le contraste dans la forme et le contenu de la théologie en noir et blanc. 

    Quelle est alors la forme et le contenu de la pensée religieuse noire lorsqu'elle est considérée à la lumière de la situation sociale des Noirs? En bref, la forme de la pensée religieuse noire s'exprime dans le style de l'histoire et son contenu est la libération. La théologie noire est donc l'histoire de la lutte des Noirs pour la libération dans une situation extrême d'oppression. Par conséquent, il n'y a pas de distinction nette entre la pensée et la pratique, l'adoration et la théologie, car les réflexions théologiques noires sur Dieu se sont produites dans la lutte noire de la liberté.  

    Les théologiens blancs ont construit des systèmes logiques; des noirs racontaient des histoires. Les Blancs ont débattu de la validité du baptême des enfants ou de la question de la prédestination et du libre arbitre; les noirs récitaient des histoires bibliques sur Dieu conduisant les Israélites de la servitude égyptienne, Josué et la bataille de Jéricho, et les enfants hébreux dans la fournaise ardente. Les théologiens blancs ont discuté du statut général des affirmations religieuses en vue du développement de la science en général et de l'origine des espèces de Darwin en particulier; les Noirs étaient plus préoccupés par leur statut dans la société américaine et sa relation avec l'affirmation biblique selon laquelle Jésus était venu pour libérer les captifs. La pensée blanche sur la vision chrétienne du salut était en grande partie «spirituelle» et parfois «rationnelle», mais généralement séparée de la lutte concrète pour la liberté dans ce monde. La pensée noire était largement eschatologique [centrée sur le destin ultime de l'humanité] et jamais abstraite, mais généralement liée à la lutte des Noirs contre l'oppression terrestre. [2] 

     

    Passerelle vers l'action et la contemplation:
    Quel mot ou expression me touche ou me met au défi? Quelles sensations ressentis dans mon corps? Que dois-je faire?

    Prière pour notre communauté:
    Ô grand amour, merci de vivre et d'aimer en nous et à travers nous. Que tout ce que nous faisons découle de notre connexion profonde avec vous et tous les êtres. Aidez-nous à devenir une communauté qui partage les fardeaux les uns des autres et le poids de la gloire. Écoutez les désirs de nos cœurs pour la guérison de notre monde. [Veuillez ajouter vos propres intentions.]. . . Sachant que vous nous entendez mieux que nous ne parlons, nous offrons ces prières dans tous les saints noms de Dieu, amen.

    Écoutez le père. Richard a lu la prière. 

    [1] James H. Cone, Une théologie noire de la libération (Orbis Books: 2010), ix.  

    [2] James H. Cone, Dieu des opprimés (Orbis Books: 1997), 49-50. 

    Crédit d'image:  Anna Washington Derry  (détail), Laura Wheeler Waring, 1927, Smithsonian American Art Museum, Don de la Fondation Harmon, Washington, DC. 

     source https://email.cac.org/
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