• Violences entre Israéliens et Palestiniens: l'inquiètude du Saint-Siège

    Faisant écho au Pape François, Le Saint-Siège exprime sa grande préoccupation au regard de la situation explosive qui prévaut actuellement en Terre Sainte.
     

    A Gaza, plus de 60 Palestiniens ont été tués par des tirs de l’armée israélienne lors des manifestations organisées le 14 mai dernier, à l’occasion du 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, et coïncidant avec l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem. Lors de l’audience générale, le mercredi suivant, le Pape s’était dit «peiné» par l’escalade des tensions dans la région, déplorant cette «spirale de violence qui éloigne toujours plus de la voie de la paix, du dialogue et des négociations».

    Le Pape appelle à faire prévaloir le dialogue en Terre Sainte

    Dans une intervention devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies à Genève, Mgr Ivan Jurkovic, représentant du Saint-Siège auprès de l’organisation, s’est associé à la préoccupation exprimée par le Souverain Pontife, pour qui «la guerre appelle la guerre, et la violence appelle la violence». La paix au contraire, est un pré-requis incontournable à la jouissance, pour chacun, de ses droits. Il incombe aux autorités d’encourager toutes les parties concernées à trouver des chemins de paix, qui est le fruit de la justice, a soutenu Mgr Jurkovic.

    «Le Saint-Siège plaide une nouvelle fois pour le courage de dire ‘oui à la rencontre et non au conflit, oui au dialogue et non à la violence, oui aux négociations et non aux hostilités, oui au respect des accords et non aux actes de provocation, oui à la sincérité et non à la duplicité. Tout cela demande du courage, de la force et de la ténacité’», a déclaré le diplomate, reprenant les paroles prononcées par le Saint-Père lors de la prière pour la paix au Proche-Orient qu’il avait organisée au Vatican le 8 juin 2014, en présence des présidents israélien et palestinien, Shimon Peres et Mahmoud Abbas.

    Pour Mgr Jurkovic, tous ceux impliqués dans les récents et  «déplorables» événements doivent se rappeler «l’identité unique de Jérusalem, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, (…) et qui a une vocation spéciale à la paix».

    Le Saint-Siège exprime enfin sa grande douleur pour les victimes des récentes violences, leurs familles et les blessés, et renouvelle son appel, à la suite du Pape, à la «prudence et à la sagesse» afin d’éviter tout surcroît de tension dans une région déjà tourmentée par de cruels conflits.

    source https://www.vaticannews.va

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  • Le combat spirituel tel que l'a vécu
    François d'Assise

    Présentée par Véronique Alzieu 

     DURÉE ÉMISSION : 55 MIN

     
    Le combat spirituel tel que l'a vécu François d'Assise
    Le combat spirituel concerne tous ceux qui souhaitent vivre de l'Évangile à la suite du Christ. Pour Suzanne Giuseppi Testut, "l'arme essentielle du combat spirituel, c'est l'amour".
     
    © éditions Nouvelle Cité - "La force de François d'Assise c'était d'être habité par ces entrailles féminines et c'est pour ça qu'il pouvait parler du combat avec beaucoup de tendresse, avec beaucoup d'amour", pour Suzanne Giuseppi Testut

    ".


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  • La clôture du New York Sotck Exchange à Wall Street, New York, États-Unis.   (AFP or licensors)

    «Oeconomicae»: le plaidoyer du Vatican pour une humanisation de l’économie

    C’est un document fondateur, publié par la congrégation pour la Doctrine de la foi et le dicastère pour le Développement humain intégral. Disponible en plusieurs langues, le texte entend dessiner de nouvelles formes d’économie et de finance dans un paysage mondialisé et enclin à la disruption.
     

    Delphine Allaire – Cité du Vatican

    Le texte intitulé sobrement «Questions économiques et financières» -Oeconomicae et pecuniariae quaestiones- ambitionne de fournir des «repères éthiques concrets» aux sommités économiques, mais aussi aux chefs d’États, décisionnaires en matière de régulation de marché.

    Faire cesser le règne du «profit pur»

    Élaboré par des experts économiques et financiers externes au Vatican, le texte appelle à placer l’homme et le bien commun, et non «le profit pur», au centre des échanges économiques et financiers mondiaux.

    L’influence croissante des marchés sur le bien-être matériel d’une bonne partie de l’humanité y est particulièrement décriée, partant d’un constat simple: au cours de la seconde moitié du XXème siècle, le bien-être économique s’est considérablement accru, hélas, de pair avec les inégalités. 

    Un constat sévère de la mondialisation   

    Le Saint-Siège n’épargne donc aucunement l’actuel système économique dominant, qui fait prévaloir «un égoïsme aveugle». «L'opportunité d'apprendre de la récente crise financière a été gaspillée et l'exploitation et la spéculation au détriment des plus faibles sont toujours une réalité aujourd'hui», énonce-t-il, critiquant tout autant le blanchiment d’argent, la non-transparence, la corruption, ou encore les placements offshore.

    Également dans le viseur, «le tout-quantitatif» et l’absence de prise en compte de la «qualité de vie».   

    Une alliance entre savoir technique et sagesse humaine

    Première solution stipulée: réguler les marchés. Afin de protéger le bien commun et d'impliquer tous les membres de la société dans la richesse et le développement, l'alliance entre acteurs économiques et politiques doit être renouvelée. Une alliance renouvelée qui permette un meilleur contrôle des affaires économiques, «sous peine de voir tout agir humain se pervertir».

    Deuxième solution: établir une orientation éthique dans tous les domaines, qu’ils soient économiques, bancaires ou monétaires. Le but ultime doit être de réduire les inégalités et la pauvreté dans le monde. «L'argent doit servir et non gouverner!» s’exclamait le Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium. Le Vatican insiste ici sur le bien-être de l'humanité, à la racine de la solidarité, de la justice et du «capital humain», beaucoup plus important qu’un simple Produit Intérieur Brut. «Les systèmes ne sont en effet pas constitués de dynamiques anonymes, mais de relations humaines; les humains ne sont pas seulement des consommateurs et des entrepreneurs».

    La nécessité d’une autocritique entrepreneuriale

    Des cours dans les écoles de commerce sur «l’économie et la finance à la lumière de l’homme» sont ainsi recommandés. Du texte surgit aussi un appel à «l’autocritique» des entrepreneurs. Ils doivent initier un retour vers une culture entrepreneuriale et financière, qui mette l’accent sur le bien commun et la responsabilité sociale. Les banques doivent améliorer la transparence de leurs affaires monétaires; les prêts bancaires et l'épargne doivent être plus clairement définis, surtout en matière d’investissements. Les clients devraient être en mesure de voir si leur propre capital a été utilisé à des fins spéculatives ou non. Les comités d'éthique devraient être mis en place dans les conseils d'administration, de sorte qu'un autre appel à des cours d'éthique dans les écoles de commerce soit une partie intégrante. 

    source https://www.vaticannews.va

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  • Un communiqué de presse récent me rappelle qu’à la marge des questions écologiques, il y a aussi celles du lien entre recherche scientifique et foi religieuse. Pas sûr que la « 3e conférence internationale sur l’origine de la vie et de l’univers » (rien que ça) ait vraiment clarifié les choses.

    Qui est l’organisateur de cette rencontre qui veut aussi « promouvoir le dialogue entre chrétiens et musulmans » (turcs en l’occurence) ?

     

    Il s’agit de la « Fondation de la recherche technique et scientifique (FRTS) » et celle « pour la préservation des valeurs nationales ». Tout un programme quand on sait que ces fondations sont turques et que la rencontre elle-même s’est déroulée dans un confortable hôtel stambouliote le 28 avril dernier.

    Qui s’est exprimé et au nom de qui ?

    Pas moins de … huit conférenciers » importants » venus des Etats-Unis, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Turquie et qui, selon les organisateurs représentaient (à leur manière) les musulmans, les catholiques, les évangélistes, les mormons, les presbytériens. L’assistance, elle, était composée de près de 400… invités de tous ordres.

    Pour parler de quoi ?

    En fait, derrière le titre ronflant, il s’agissait de rassembler dans un joyeux « oecuménisme » d’a propos, des représentants des mouvements anti-darwiniens chrétiens et musulmans, autrement dit « créationnistes ». Car il s’agissait bien, de présenter « les preuves scientifiques de la création contre les prétentions creuses et fausses de la théorie de l’évolution. »

    Un petit mot sur la FRTS ?

    Elle se présente elle même ainsi : » Unique parmi les groupes créationnistes, la FRTS est la seule organisation islamique qui a fourni des preuves scientifiques réfutant le darwinisme et ses fausses affirmations d’évolution (rien de moins). La FRTS s’efforce également d’établir des relations cordiales entre les trois religions abrahamiques, à savoir l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme. A cette fin, la FRTS accueille fréquemment des événements qui mettent en vedette des théologiens, des érudits, des intellectuels et des scientifiques chrétiens, juifs et d’autres croyances du monde entier. »

    On ne s’étonnera pas de retrouver dans cette « conférence internationale » Mr Adnan Oktar. Homme trouble et au parcours particulièrement complexe, multipliant les thèses complotistes et les liens en tous genre, c’est lui qui avait inondé, il y a quelques années, les rédactions (et les écoles, les bibliothèques bien d’autres lieux en France) avec son imposant « Atlas de la Création » qui dit contenir ces fameuses preuves anti-darwiniennes.Le ministère de l’Education avait du intervenir pour demander que le livre (de 720 pages, riches en photos couleurs etc.) soit retiré des bibliothèques. Un auteur prolixe, avec ses « 5000 conférences » au compteur un peu partout à travers le monde (chiffré non vérifié NDLR) et bien d’autres apparitions. On pourra s’interroger, avec intérêt journalistique, de l’origine des fonds qui permettent à ce monsieur d’organiser tout cela.

    A côté de lui des créationnistes occidentaux et des partisans de l’intelligent design ont participé à la rencontre, visiblement pas très troublés par l’originalité de leur hôte : le biochimiste évangélique et créationniste (d’origine musulmane) Fazale Rana, le théologien baptiste Ken Keathley de la Southeast Baptist Theological Seminary, très engagé contre la pensée « libérale » (en science et théologie), le physicien David Snoke partisan de l’apologétique du dessein intelligent, et professeur à l’Université de Pittsburgh au Département de Physique et d’Astronomie.

    Plus difficile d’expliquer la présence du philosophe autrichien, de formation phénoménologue et bon connaisseur d’Heidegger, Hans Köchler, professeur de philosophie à la retraite à l’Université d’Innsbruck, en Autriche, si ce n’est au nom de sa présidence de l’International Progress Organization qui oeuvre pour le dialogue entre les civilisations de longue date. Etait aussi présent le sociologue italien Fabrizio Fratus, antidarwinien revendiqué, militant antipornographique et nationaliste assumé (cf. sa conférence commune récemment avec une certaine… Marine LP)

    Un joyeux mélange donc d’intervenants qui se sont retrouvés autour d’un bon repas pour continuer à discuter sur leur vision (si particulière) du monde. Et je suis presque sûr qu’ils n’ont pas parlé une fois d’écologie… Tant mieux peut être.

    DL

    source https://eglisesetecologies.com

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  • Affrontements dans la Bande de Gaza, le 11 mai 2018.  (ANSA)

    Les évêques catholiques de Terre Sainte demandent la fin du siège de la Bande de Gaza

    Les dizaines de morts et les près de 3000 Palestiniens blessés lors des manifestations organisées lundi près de la frontière de la Bande de Gaza auraient pu être évitées «si les forces israéliennes avaient usé d’instruments non létaux». Les évêques catholiques de Terre Sainte ont diffusé le 15 mai un communiqué dénonçant la répression menée par l’armée israélienne.
     

    Dans ce message repris par l’agence Fides, l’Assemblée des évêques ordinaires catholiques de Terre Sainte, qui rassemble tous les évêques des Églises catholiques (latine, grecque melkite, arménienne, maronite, chaldéenne et syro-catholique) présentes dans cette région, avec le Custode franciscain de Terre Sainte, demande de mettre fin «le plus tôt possible» au siège imposé à près de deux millions de Palestiniens dans la Bande de Gaza. Ils ajoutent que le transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem «ne contribue pas à faire avancer la paix tant attendue entre Israéliens et Palestiniens». Et ils font référence aussi à la nécessité, réclamée avec insistance par le Saint-Siège, de faire de Jérusalem «une ville ouverte à tous les peuples, le cœur religieux des trois religions monothéistes», en évitant toute mesure unilatérale qui puisse altérer la Ville sainte.

    «Aucun motif ne peut empêcher à la ville d’être à la fois la capitale d’Israël et de la Palestine», précisent les évêques, en ajoutant que ceci devrait advenir à travers «la négociation et le respect réciproque».

    Veillée de prière pour la paix le 18 mai

    Mardi, au lendemain de ces violences qui portent à 110 morts et 3000 blessés le bilan de la répression des manifestations dans la Bande de Gaza depuis le 30 mars, l’administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, Mgr Pierbattista Pizzaballa, a invité «tous les prêtres, les religieux, les religieuses, les séminaristes, tous les fidèles de Jérusalem et ceux qui le désirent» à prendre part à la veillée de prière pour la paix qui sera célébrée dans l’après-midi de samedi, à la veille de la Pentecôte, en l’église Saint-Étienne. Le Patriarcat latin de Jérusalem invite également tous ceux qui le souhaitent et le peuvent à vivre une journée de jeûne et de prière pour la Terre Sainte. Le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe a apporté son soutien à cette initiative.

    source https://www.vaticannews.va.

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  • Le 7 mai, au cimetière du Mont des Oliviers. (CNS/Jaclyn Lippelmann, Catholic Standar

     » Garder la Création de Dieu aussi belle qu’à l’origine ». C’est avec ces mots que le cardinal américain Donald Wuerl a inauguré et béni un nouveau projet de cimetière catholique comprenant un ensemble d’infrastructures plus proches de la nature.

    Le projet est né d’un accord signé entre l’archidiocèse de Washington et l’ONG Nature Conservancy, qui agit notamment sur les questions de conservation des terres et des ressources en eau. Le cimetière du Mont des Oliviers, qui est au nord est de la capitale fédérale américaine, entre ainsi dans une dynamique de réduction des polluants par exemple. Cela passera notamment par la mise en place d’un jardin de rétention biologique des eaux de pluie. Évitant ainsi tous les effets pervers des surfaces imperméabilisés (goudron, béton) qui ont tendance à concentrer les polluants dans les eaux récoltées au moment, par exemple, de fortes pluies d’orages. Ce bassin de rétention va permettre de préserver la qualité des eaux du fleuve Anacostia et de la baie de Chesapeake. Un fleuve qui en a grandement besoin, étant un des dix fleuves les plus pollués du pays. 

    En améliorant ainsi l’empreinte environnementale de ce cimetière catholique, le cardinal Wuerl a souligné que de tels espaces ont aussi un rôle positif à jouer dans l’espace commun des villes, outre leur dimension sacrée de repos des défunts. « Nous devons pousser les catholiques et les autres personnes à se rappeler de leur responsabilité dans la protection de l’environnement, a souligné Mark Tercek, le directeur de l’ONG, en rappelant l’effet moteur de la publication de l’encyclique Laudato si pour de telles coopérations. Ce projet est aussi le premier dans le pays qui propose un crédit « rétention d’eau », permettant à des acteurs privés de mieux gérer leurs besoins dans ce domaine de la gestion des eaux de pluie. Par ailleurs, ce cimetière, vieux de 160 ans, va aussi accueillir bientôt 150 nouveaux arbres ainsi qu’un jardin pollinisateur, pour soutenir la biodiversité des insectes de cette région.

    Source : Art. de Richard Szczepanowski, Catholic News Service

    source https://eglisesetecologies.com

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