• TOUS LES SAINTS

    Textes bibliques : Lire

    En ce jour de Toussaint, beaucoup ont choisi de revenir vers leur paroisse d’origine. Ce qui les motive, c’est le souvenir de leurs défunts. Nous sommes comme ces femmes qui se sont rendues au tombeau du Christ pour lui rendre un dernier hommage. Mais comme elles, nous devons entendre cette parole qui leur a été adressée : « Ne cherchez pas parmi les morts Celui qui est vivant. » Et nous n’oublions pas cette autre parole du Christ : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.

    C’est cette bonne nouvelle que nous avons entendue dans la première lecture. Ce texte extrait du livre de l’Apocalypse a été écrit pour des chrétiens qui vivent sous la menace perpétuelle de la persécution. Pour des raisons de sécurité, il est écrit dans un langage codé que seuls les initiés peuvent comprendre. Son but est de réveiller leur espérance : « On vous persécute, on vous élimine, mais ne perdez pas courage. Les forces du mal ne peuvent rien contre vous. Elles sont déjà vaincues. Les vrais vainqueurs, c’est vous, à l’image du Christ lui-même.

    L’Apocalypse nous annonce la victoire de Dieu et de son Christ sur les forces du mal, même les plus terrifiantes. Saint Jean nous parle d’une « foule immense que nul ne pouvait dénombrer ». Il nous montre tous ces gens qui ont été introduits auprès du trône de Dieu, la palme de la victoire à la main. Tous les saints que nous fêtons en ce jour sont des hommes, des femmes et des enfants comme nous. Ils ont cru que l’amour était plus fort que tout. Leur victoire est déjà la nôtre. Nous attendons le triomphe définitif du Christ sur les forces du mal.

    Cet amour de Dieu pour chacun de nous, c’est quelque chose d’extraordinaire. C’est saint Jean qui nous le dit dans la deuxième lecture. Dieu « a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes ». Mais la sainteté n’est pas quelque chose que nous pouvons acquérir par nos seules forces ni en accomplissant des performances spirituelles ; c’est Dieu qui nous la communique, même à nous pauvres pécheurs. Ce qui nous est simplement demandé, c’est d’avoir les mains et le cœur ouverts pour accueillir cet amour qui est en Dieu. C’est ainsi que nous pourrons vivre notre condition de fils. Nous vivons des situations difficiles, mais si nous nous attachons au Christ, rien ne peut nous séparer de son amour.

    L’Évangile est un appel à la joie et à la sainteté, ce qui est la même chose. Il nous annonce que les larmes, les pleurs, les injustices disparaissent dans le Royaume de Dieu. Les béatitudes nous annoncent la venue prochaine de ce Royaume. Elles nous montrent le chemin du vrai bonheur. Ce chemin, c’est le refus de la violence, la soif de justice, de miséricorde. Jésus nous indique ce chemin : il est lui-même le pauvre de cœur, assoiffé de justice, miséricordieux, artisan de paix. Ce chemin qu’il nous montre peut paraître rude. Mais le Christ est toujours là pour nous accompagner et nous aider à tenir bon.

    Cette fête nous rappelle une fois de plus que nous sommes tous appelés à devenir des saints. La tentation est grande de dire que « ce n’est pas pour moi pauvre pécheur ». Il faut le dire et le redire, elle est pour chacun de nous ; au ciel, il n’y a que des saints et des saintes. Certains ont été de grands pécheurs, mais ils ont accueilli le pardon de Dieu : pensons à Pierre qui avait renié le Christ, Paul qui avait persécuté les chrétiens, saint Augustin qui avait passé toute une partie de sa vie dans la débauche… Leur rencontre avec le Christ a complètement bouleversé leur vie. C’est ce qu’il veut aussi pour chacun de nous : il est capable de venir nous chercher très loin et très bas.

    Nous serons appelés à aller à contre-courant de la mentalité du monde et de toutes les propagandes contraires à la mentalité de l’évangile. Mais nous ne sommes pas seuls : Le Seigneur nous assure de sa présence chaque jour jusqu’à la fin du monde. Marie, la reine des saints est là pour nous ramener au chemin des béatitudes. J’ai lu quelque part que la Toussaint c’est la “séance de rattrapage”. Elle nous annonce la destinée glorieuse de tous les membres du Peuple de Dieu, non pas les purs mais les pécheurs sauvés, les pécheurs que Dieu veut combler de sa sainteté à lui.

    En union avec la foule immense de tous les saints du ciel et avec tous les chrétiens du monde entier, nous chantons notre action de grâce Seigneur. Et nous demandons au Seigneur de nous aider à faire de toute notre vie une marche vers ce Royaume qu’il nous a préparé pour tous ceux qui acceptent de le suivre.

    Télécharger : Tous les saints

    2 novembre : Journée de prière pour les défunts

    Sources : Revues liturgiques, L’intelligence des Écritures, Lectures bibliques des dimanches année A (Albert Vanhoye), l’Évangile au Présent (Denis Sonet)


    votre commentaire
  • Assise, le projet Piandarca dans le lieu où saint François
    prêchait aux oiseaux
     

    Sanctuaire du "Sermon aux oiseaux" de Saint François

    Je connaissais l'histoire du Sermon aux oiseaux mais pas du sanctuaire. 
    Peut-être que ceci n'est pas nouveau pour vous... 

    Sanctuaire du "Sermon aux oiseaux" de Saint François

    Sanctuaire du "Sermon aux oiseaux" de Saint François

    Le projet Piandarca consiste à réaliser un rêve pour beaucoup, c'est-à-dire créer un sanctuaire extérieur dans le lieu mémorable où saint François a prêché aux oiseaux . En 2017, le Comité pour la défense et la mise en valeur de Piandarca constitué par la paroisse de Cannara, a promu un concours international pour la construction du sanctuaire extérieur. Plus de 60 artistes italiens et étrangers ont participé au concours. Une commission ad hoc coordonnée par l'Académie des Beaux-Arts de Pérouse a choisi le lauréat, l'artiste Antonio De Paoli , de Pavie. Son travail qui complètera le sanctuaire, composé d'une statue de San Francesco avec l'intention de prêcher aux oiseaux et depuis un autel de pierre où il sera possible de célébrer des messes évocatrices à l'extérieur.

    La conférence de presse qui a eu lieu le 26 juin dernier au Sacré Couvent d'Assise a été l'occasion de récompenser officiellement Antonio De Paoli. La région de Predica a déjà été équipée d'un grand TAU - nous rappelons que le Pape François lors de sa récente visite à Assise s'est arrêté avec son hélicoptère au-dessus de Piandarca pour admirer le TAU - et de quelques arbres indigènes. Le TAU est également visible de nuit avec un éclairage qui rehausse sa splendeur.

    Les paroles de SE l'évêque d'Assise Domenico Sorrentino ont ouvert la conférence de presse:

    «Francesco à Piandarca a inauguré le dialogue entre la terre et le ciel. La symphonie des oiseaux, une liturgie de chant et de danse. L'initiative de récupération de site mérite des éloges et un soutien. Un rêve que nous devons tous nous engager à réaliser afin de donner à la place franciscaine la dignité qu'elle mérite. La perspective d'écologie intégrale, ou plutôt de «conversion» écologique , proposée par le pape François dans Laudato si ', devient conscience planétaire. La «maison commune» a longtemps poussé son cri. Les oiseaux de François volent encore, pour apporter la bénédiction du Saint sur la terre dévastée et nous inviter à ne pas marcher sur les mottes, à ne pas affreux un paysage de conte de fées, à ne pas empoisonner et dégrader la terre qui nous donne la vie, générateur de couleurs, de voix et de rêves pour les temps à venir ".

    Dans la basilique d'Assise, le tableau de Giotto qui immortalise François résolu à prêcher aux oiseaux est l'un des plus admirés par les nombreux pèlerins et touristes qui se rendent chaque année à Assise. Maintenant, penser que cette image peut prendre forme après huit cents ans est une occasion extraordinaire et une occasion d'honorer l'expérience franciscaine. Les Frères d'Assise accompagnent la réussite du Projet par la prière et tout leur engagement.

    Source  www.francescoapiandarca.it

    et autre voir Google avec le mot PIANDARCA

    -------------

    Articles récents

    votre commentaire
  •  Méditation : Franchir le mur de nos lamentations

    source - Luc 12, 49-53  « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ?

                Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division »

    Méditation : Franchir le mur de nos lamentations - Stéfan ThériaultTrois mots forts nous sont présentés dans le texte évangélique du jour : feu, immersion (ou baptême) et division. Ces trois mots sont les mots de notre salut et de notre chemin vers la résurrection.

    Le Fils en quittant le sein du Père s'est « immergé » dans notre humanité.
    Il s'est plongé dans notre chair pour faire la volonté du Père.
    Il a embrassé, ainsi, Lui l'habitant de l'Infini,
    le fini de tout ce qui fait notre existence humaine. Il n'a rien refusé.
    Et, au cœur de sa propre existence terrestre, il s'exclame :
    « Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne
    jusqu’à ce qu’il soit accompli ! ».

    Ce baptême qui vient, c'est celui de la Croix
    jusqu'à sa descente dans la mort et aux enfers.
    C'est une immersion complète dans le mal qui frappe notre humanité.
    Il prend sur Lui le mal de tous les humains de tous les temps.
    Cette plongée est inimaginable à des yeux humains.
    Il connaît alors la « division » incompréhensible qui habite le cœur humain.

    Nous sommes devant une équation divine qui dépasse toute intelligence humaine:
    il est baptisé dans notre chair rongée par le mal, et ce, pour nous partager,
    par Amour, sa divinité.
    C'est dans ce « feu » d'Amour et de Vie qu'il veut nous immerger
    afin de nous empêcher de nous noyer dans la mort.
    Il n'y a vraiment aucune mesure entre « les souffrances du temps présent
    (...et) la gloire qui doit se révéler en nous » (Romains 8, 18).
    Mais notre accès à cette gloire demande de notre part de le laisser descendre en nous jusque dans l'intime de notre mort et de notre péché,
    jusque dans l'enfer de notre vie sans Dieu.
    Ce chemin n'est pas facile, car « quelle angoisse (sera la nôtre)
    jusqu'à ce que (cette immersion) soit accomplie ».

    Toute notre vie, nous nous protégeons de la mort et nous cherchons à la fuir.
    Nous nous construisons un tombeau à l'intérieur de nous
    qui nous protège contre la mort qui nous habite
    et qui sert de carapace à la mort des autres.
    Notre baptême à nous est de l'accueillir cette mort
    et d'y plonger jusqu'à la résurrection.
    Nous ne devons pas fuir l'angoisse mais la vivre dans cette foi
    que la mort n'a aucune emprise sur la Vie.

    Quand nous sommes immergés avec le Christ dans ce baptême,
    nous saisissons que nous devons prendre partie entre la Vie et la mort,
    entre le Bien et le mal, entre l'Amour et la haine.
    Nous voyons avec acuité la division qui nous habite
    et celle que nous avons instituée avec l'A(a)utre.
    À l'intérieur de nous, nous sommes des êtres en mille morceaux
    qui vivent selon la loi du mal qui est de diviser pour mieux régner.
    Mais, depuis que le Christ est descendu dans l'absurde de nos tombeaux
    fondés sur l'idole de la mort, nous n'avons plus le droit d'y demeurer.
    Nous sommes face à un choix d'adhésion à la Vie et plus nous ferons nôtre ce choix, plus, pour un temps, nous serons conscients de l'abîme de la division qu'il y a,
    en nous, avec Dieu mais tout autant avec les autres,
    avec nous-mêmes et avec la création.

    Nous avons dressé en nous et contre l'A(a)utre un mur de lamentations,
    qui nous enferment dans la plainte et dans la mort.
    Nous vivons avec notre petite misère, car nous refusons une simple chose :
    mettre à découvert le mal qui nous habite pour en saisir le vide
    et pour en détacher notre foi. La vraie foi est celle de la Vie.

    Bien sûr, dans ce combat, nous aurons bien des retours en arrière vers la mort
    et bien des combats, comme dit le texte, « le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille
    et la belle-fille contre la belle-mère ».
    Nous verrons ces divisions en pleine conscience, car elles étaient là avant.

    Mais notre choix les accentuera, car cette immersion dans la Vie
    remettra en question le système familial qui s'est bâti sur la mort
    et obligera chacun-e à un examen de conscience.
    Ce sera un appel à la conversion que plusieurs refuseront.
    Il n'est pas simple d'entrer dans la mort avec cette angoisse
    qui nous laisse croire que nous serons engloutis.

    Mais nous ne sommes pas seuls et, plus encore,
    un « feu » d'Amour nous est donné afin de purifier l'or de notre filiation
    pour l'enrichir (Apo 3, 18), car « Dieu est un feu consumant » (Hébreux 12, 29).
    La Présence de ce Dieu à l'Amour consumant vient briser nos attaches à la mort
    et à sa crainte.
    Le Fils, « la parole de Dieu, efficace et plus incisive
    qu'aucun glaive à deux tranchants, (...) pénètre jusqu'au point de division
    de l'âme et de l'esprit, des articulations et des moelles
    (et) peut juger les sentiments et les pensées du cœur » (Hébreux 4, 12)
    afin de nous libérer des chaines qui s'y trouvent.
    Oui, le Fils est « venu apporter un feu sur la terre (sacrée de notre être),
    et comme Il voudrait qu'il soit déjà allumé (en chacun-e de nous) ! »

    Ne refusons pas au Fils d'apporter ce « feu » en nous et, ainsi,
    nous laisser baptiser d'Amour jusqu'à être immergés dans la Vie trinitaire,
    dans ce monde sans frontières, sans murs !
    Qu'avons-nous donné pour recevoir un tel salut ?!

    Franchir le mur de nos lamentations est de nous laisser baptiser
    dans le baptême même du Christ pour entrer dans la louange.
    Il se produit alors un retournement complet de feu, d'immersion et de division.
    Ce n'est plus le feu de la géhenne mais le feu de l'Amour.
    Ce n'est plus l'immersion dans le mal mais dans la Vie trinitaire.
    Ce n'est plus la division avec les A(a)utres mais l'entrée dans la séparation créatrice où chacun-e peut exister dans sa différence !

    Stéfan Thériault, directeur du Centre« Le Pèlerin »
    stheriault@lepelerin.org  (www.lepelerin.org)  22 octobre 2020

     -----------------------------------

    Articles récents

     


    votre commentaire
  • Pape : l'écologie intégrale nécessite une conversion intérieure

    Un message vidéo du Pape a ouvert la rencontre internationale promue, dans le cadre de l’année Laudato Si’, par le mouvement des Focolari qui rassemble du 23 au 25 octobre à Castel Gandolfo, des experts, politiques, universitaires et associations afin de trouver des «solutions concrètes et immédiates» permettant une écologie intégrale. Dans son message, le Pape juge urgent d’instaurer un nouveau paradigme socio-économique plus inclusif afin de «de rompre avec la logique de l'exploitation et de l'égoïsme.»
     

    «Nouveaux chemins vers l’écologie intégrale», le Pape se réjouit du thème de la rencontre organisée par le mouvement des Focolari avec l’aide du dicastère pour le Service deu développement humain intégral et du mouvement catholique mondial pour le Climat. Il se félicite que ce thème «impose une vision relationnelle de l'humanité et de la prise en charge de notre monde sous différents points de vue : éthique, scientifique, social et théologique», puisque des experts de différents domaines s’exprimeront et confronteront leurs idées ces deux prochains jours.

    Une unique humanité

     

    Rappelant la conviction de Chiara Lubich que le monde porte en lui un charisme d'unité, le Pape se dit «convaincu que cette perspective peut guider (leur) travail dans la reconnaissance que "tout est lié" et que "le souci de l'environnement combiné à un amour sincère pour les êtres humains et un engagement constant pour les problèmes de la société sont nécessaires" (Laudato oui, 91)».

    Parmi les problèmes de la société, le Pape mentionne avant tout «l’urgence d’un nouveau paradigme socio-économique qui soit plus inclusif» afin de refléter la «vérité» que nous sommes «une unique humanité». François estime que la solidarité entre les hommes et avec le monde qui les entoure «exige une ferme volonté de développer et de mettre en œuvre des mesures concrètes qui favorisent la dignité de tous» dans leur rapport à l’autre, au sein de leur famille ou dans le monde professionnel. Cela signifie également engager un combat contre les causes structurelles de la pauvreté et protéger l'environnement.

    Une conversion nécessaire

    Au niveau personnel ou communautaire, on ne peut atteindre une écologie intégrale sans effectuer une «profonde conversion intérieure» estime François qui juge essentiel «de rompre avec la logique de l'exploitation et de l'égoïsme et de promouvoir la pratique d'un mode de vie sobre, simple et humble (cf. Laudato oui, 222-224)» pour répondre aux défis de l’époque, le changement climatique et la nécessité d'un développement durable.

    Il souligne la contribution que la religion peut apporter à la crise environnementale en cours, et encourage les personnes du réseau écologique des Focolari EcoOne réunies à Castel Gandolfo afin qu’elles contribuent «à cultiver dans le cœur de nos frères et sœurs une responsabilité partagée les uns envers les autres, en tant qu'enfants de Dieu, et un engagement renouvelé à être de bons intendants de la création, son don (cf. Gn 2, 15)».

    Plusieurs événements ont été organisés par le mouvement des Focolari dans le cadre de l’année Laudato Si’, notamment cette rencontre qui vise à mesurer l’impact de l’encyclique du Pape sur la société cinq ans après sa parution mais également à explorer de nouvelles pistes conduisant à une écologie intégrale. «L’événement veut mettre en lumière le rôle que les individus et les entités sociales peuvent endosser afin de prendre sont de notre maison commune», lit-on le site internet du mouvement de Focolari. Face à l’urgence de la situation, il juge nécessaires que des réponses concrètes et immédiates puissent être présentées, au niveau locale, régional, national ou international. Le mouvement estime nécessaire de créer «un mouvement populaire» partant du bas, une alliance entre tous les hommes de bonne volonté. 

    source https://www.vaticannews.va/

    -----------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • *Note de Richard pour les intéressés - Le Patriarche Pierbattista Pizzaballa est: OFM
    ----------------------------------------------- 
    Terre Sainte Magazine
     
    A lire le très beau message adressé par le nouveau Patriarche de Jérusalem à son petit troupeau: " Au cours de ces quatre années NDLR comme Administrateur apostolique) , j'ai constaté que, outre les nombreux problèmes, nous avons aussi les ressources, le désir et la force d'envisager l'avenir avec confiance, capables de vivre l'ambiguïté de cette époque avec l'espérance chrétienne."
    --------------------------------

    Le Patriarche Pierbattista Pizzaballa adresse ses vœux au diocèse de Jérusalem

    Publié le: October 24 Sat, 2020

    Il y a quatre ans, à l'issue de mon mandat de Custode de Terre Sainte, le Saint-Père a souhaité me nommer Administrateur apostolique du Patriarcat de Jérusalem des Latins.

    J'ai voulu interpréter cette nomination, qui ne cesse toujours pas de m'étonner et de me surprendre, à la lumière du verbe "revenir" : comme les disciples d'Emmaüs, prêts à quitter Jérusalem après les événements de Pâques, je me suis moi aussi senti invité à rentrer à Jérusalem, à reprendre le chemin, à redécouvrir la communauté, à intensifier l'engagement. Et, en fait, ce furent parmi vous des années de récupération, de rassemblement, d'engagement intense, pas toujours faciles, parfois fatigantes. Ensemble, nous avons essayé de résoudre certains problèmes du diocèse, afin que son témoignage et sa mission soient rendus plus souples et plus transparents.

    Alors que je croyais mon mandat à Jérusalem terminé, j'ai reçu cette nouvelle invitation du Pape François à devenir Patriarche. On me demande donc cette fois-ci de "demeurer".

    Je ne peux pas échapper au sens et au "poids" de ce verbe. C'est le verbe de la patience mûre, de l'attente vigilante, de la fidélité quotidienne et sérieuse, non pas sentimentale et fugace. C'est surtout l'invitation du Seigneur à ses apôtres avant l'Ascension : à eux, encore déconcertés et perplexes, tentés de suivre leur propre chemin, ou de tout résoudre immédiatement, de presque forcer le temps de Dieu, Jésus leur dit : "demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut." (Lc 24, 49). Et ils demeurèrent, apprenant que l'accomplissement du Royaume n'était pas entre leurs mains, qu'il vient d'en haut, invoqué et attendu dans la patience de la foi et de l'espérance.

    Et ainsi, je reste moi aussi, pour cheminer parmi vous et avec vous, dans la foi et l'espérance, dans l'attente de la Puissance qui vient d'en haut. Avant tout, je voudrais marcher avec les prêtres, les religieux et les religieuses, les diacres et les séminaristes : avec eux, je reste au service de tous, pour témoigner et apprendre la primauté de Dieu et de son temps, la patience des semailles, l'attente pleine d'espérance et en étant certain des fruits de l'Esprit.

    Mais "demeurer", "rester", comme dans l'Évangile de Jean, est aussi le verbe de l'amour, le vrai, celui qui s'apprend au Cénacle et à Gethsémani. C’est au sens le plus difficile pour moi. À une époque caractérisée de plus en plus par l'évasion et la fuite, par la rapidité et la recherche d'émotions toujours plus fortes, cela semble presque une invitation dépassée, archaïque et impossible.

    En effet, nous sommes affligés de vieux problèmes et de nouveaux aussi : une politique bornée et incapable de vision et de courage, une vie sociale de plus en plus fragmentée et divisée, une économie qui nous appauvrit de plus en plus, et enfin cette pandémie, avec l'imposition de rythmes lents et contraires à la vie à laquelle nous étions habitués. Mais je pense aussi à nos écoles en difficulté toujours plus grande, à nos communautés ecclésiales parfois si fragiles et, en bref, aux nombreux problèmes internes et extérieurs, que nous connaissons déjà. Tout cela nous enseigne cependant douloureusement mais, je l'espère, efficacement, que les pas et les rythmes de l'homme doivent être plus nombreux s'il veut se sauver lui-même et sauver le monde.

    Nous ne devons pas nous décourager. Au cours de ces quatre années, j'ai constaté que, outre les nombreux problèmes, nous avons aussi les ressources, le désir et la force d'envisager l'avenir avec confiance, capables de vivre l'ambiguïté de cette époque avec l'espérance chrétienne.

    Et c'est aussi pour cette raison que je ressens l'invitation qui m'est adressée, à moi et à notre Église, à "demeurer" non pas tant dans un lieu, mais surtout dans une disposition d'âme, dans une disponibilité vitale : demeurer fidèle au don du Christ et de nous-mêmes pour le salut du monde.

    Je sais que des moments difficiles et des choix complexes nous attendent, mais je suis sûr qu'ensemble nous pourrons envisager demain avec confiance, comme cela a été le cas jusqu'à présent.

    Je vous assure donc tous de ma volonté de servir chacun, notre peuple et notre Église, de les aimer le plus possible avec ce même amour du Cénacle et de Gethsémani, en mettant à votre disposition ce que je suis et ce que j'ai. Et je vous demande de demeurer avec moi dans la même disponibilité, dans le même choix.

    Le pallium, qui distinguera mon nouveau ministère au milieu de vous dans les moments les plus solennels, nous rappelle que nous avons choisi dans le Baptême de prendre sur nous le joug du Christ, le poids et la gloire de la Croix, qui est l'amour donné jusqu’à la mort et au-delà.

    L'Esprit nous invite à regarder vers l'avenir de Dieu qui viendra "dans peu de jours", qui est bien parmi nous. Soyons donc guidés par l'Esprit dans ce nouveau commencement pour notre bien-aimée Église de Jérusalem. Et que notre Patronne, la Reine de Palestine, intercède pour nous tous.

    Avec toute mon affection paternelle, je vous bénis au nom du Seigneur.

    + Pierbattista Pizzaballa
    Patriarche de Jérusalem pour les Latins

    Jérusalem, 24 octobre 2020

    source  https://www.terresainte.net/  et  https://www.lpj.org/fr

    -------------------------------

    Articles récents

     


    votre commentaire
  • RENCONTRE – La maison commune, quelle entreprise

     le 22 OCTOBRE 2020

    Les Entrepreneurs et Dirigeants chrétiens se réunissent à la Toussaint. Heureux sont-ils ! Surtout qu’ils ont pris comme thème pour leurs Assises nationales à Montpellier le thème « Entreprenons pour la maison commune ».

    Sur place, les inscriptions en présentiel sont closes. Mais on peut participer aux tables rondes et certains ateliers via la chaîne Youtube des EDC : lesedc. Il sera intéressant de voir si la radicalité des appels de l’encyclique sont facilement articulables dans un monde de l’entreprise pris entre bien des tenailles économiques….

    Voici comment les EDC justifient leur choix de thème :

    La thématique de ces assises, « Entreprenons pour la maison commune » s’inspire de l’Encyclique Laudato Si du Pape François, publiée en 2015, année de la COP 21. Elle nous alerte sur l’urgence de la situation climatique et environnementale qui fait peser sur l’homme une menace inégalée, et nous rappelle que tout est lié : le changement climatique, la destruction de la biodiversité, la dégradation du lien social, la faiblesse des réactions… La transition écologique et le soutien apporté aux plus fragiles ne sont plus une option : rien de ce monde ne doit nous être indifférent et il nous incombe de préserver notre maison commune. Pendant deux journées (vendredi et samedi), intervenants et grands témoins (Frédérique BedosJean-Baptiste HibonLe Père Nicolas ButtetFrédéric Louzeau ,, Pierre-yves PouliquenBenoit HalgandCédric RingenbachEmmanuel BlinPascal Demurger…)  vont échanger sur cette thématique, partager leurs expertises et tenter de faire émerger des solutions. Parmi les sujets traités : transition écologique globale, économie collaborative, nouvelles générations, lutte contre l’exclusion. De nombreux ateliers seront proposés sur des thèmes variés autour de l’écologie humaine et environnementale : RSE, accueillir la fragilité en entreprise, transition écologique, alimentation, travail humain, bien commun et dignité.

    source https://eglisesetecologies.com/

    -------------------------

    Articles récents
     

    votre commentaire
  • L'accord provisoire entre le Saint-Siège et la Chine renouvelé pour deux ans

    L'annonce a été faite aujourd'hui. Les raisons de l'accord figurent dans un article de l'Osservatore Romano: «le début a été positif, grâce à une bonne communication et coopération entre les parties».
     

    Vatican News

    L'accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine sur la nomination des évêques a été prolongé «pour deux ans». La nouvelle a été annoncée par la Salle de presse du Saint-Siège le jour de son expiration: «Le Saint-Siège, estimant que le début de l'application de l'Accord susmentionné - d'une valeur ecclésiale et pastorale fondamentale - a été positif, grâce à la bonne communication et à la coopération entre les parties dans la matière convenue, est résolu à poursuivre le dialogue ouvert et constructif pour promouvoir la vie de l'Église catholique et le bien du peuple chinois». Le communiqué est accompagné d'un long article de L'Osservatore Romano, dans lequel sont expliquées les raisons de ce choix. «Les deux parties - lit-on dans l'article - ont évalué divers aspects de son application et ont convenu, par l'échange officiel de notes verbales, de proroger sa validité pour deux années supplémentaires, jusqu'au 22 octobre 2022».

     
     

    L'objectif principal de l'Accord «est de soutenir et de promouvoir la proclamation de l'Évangile» en Chine «en reconstituant l'unité pleine et visible de l'Église». La question de la nomination des évêques et de l'unité des évêques avec le Successeur de Pierre «est d'une importance vitale pour la vie de l'Église, tant au niveau local qu'universel». C'est précisément cet élément qui «a inspiré les négociations et a servi de référence pour la rédaction du texte de l'accord», afin d'assurer «peu à peu l'unité de foi et la communion entre les évêques et le plein service de la communauté catholique en ChineAujourd'hui déjà, pour la première fois depuis de nombreuses décennies, tous les évêques de Chine sont en communion avec l'évêque de Rome et, grâce à la mise en œuvre de l'accord, il n'y aura plus d'ordinations illégitimes».

    L'article explique qu'avec l'Accord «toutes les questions ou situations ouvertes qui préoccupent encore l’Église» n'ont pas été traitées, mais «exclusivement le sujet des nominations épiscopales». Citant le récent discours du cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin à la conférence du PIME à Milan, l'article rappelle que «certains malentendus sont apparus». Nombre d'entre eux découlent de l'attribution à l'Accord «d'objectifs qu'il n'a pas» ou de son lien «avec des questions politiques qui n'ont rien à voir avec l'Accord lui-même».

    La signature à Pékin en septembre 2018 «est la fin d'un long chemin» mais «est aussi et surtout le point de départ d'accords plus larges et plus prévoyants». L'accord provisoire, dont le texte, «compte tenu de son caractère expérimental, a été maintenu confidentiel de manière consensuelle, est le résultat d'un dialogue ouvert et constructif». Cette «attitude de dialogue, nourrie de respect et d'amitié, est fortement souhaitée et promue» par le Pape François qui, « bien conscient des blessures portées à la communion de l’Église dans le passé, et après des années de longues négociations, initiées et poursuivies par ses prédécesseurs et dans une continuité de pensée incontestable avec eux, a rétabli la pleine communion avec les évêques chinois ordonnés sans mandat pontifical et a autorisé la signature de l'Accord sur la nomination des évêques, dont le projet avait déjà été approuvé par le Pape Benoît XVI».

    «De la part de certains secteurs de la politique internationale – lit-on à nouveau dans l'article - on a tenté d'analyser le travail du Saint-Siège principalement selon une herméneutique géopolitique. Dans le cas de la stipulation de l'Accord provisoire, il s'agit plutôt, pour le Saint-Siège, d'une question profondément ecclésiologique». De plus, «on est pleinement conscient» que ce dialogue «favorise une recherche plus fructueuse du bien commun au profit de l'ensemble de la communauté internationale».

    En ce qui concerne les résultats obtenus jusqu'à présent, deux nouveaux évêques ont été nommés, «tandis que plusieurs autres processus de nomination de nouveaux évêques» sont en cours. Même si, «statistiquement, ce résultat peut ne pas sembler important, il représente néanmoins un bon début, dans l'espoir d'atteindre progressivement d'autres objectifs positifs». D'autant plus que l'urgence sanitaire provoquée par la pandémie a affecté les contacts entre les deux parties et la mise en œuvre de l'accord.

    «L'application de l'Accord, avec la participation effective et de plus en plus active de l'épiscopat chinois, revêt donc une grande importance pour la vie de l'Église catholique en Chine et, par conséquent, pour l'Église universelle. Dans ce contexte, il y a aussi l'objectif pastoral du Saint-Siège, qui est d'aider les catholiques chinois, longtemps divisés, à donner des signes de réconciliation, de coopération et d'unité pour une annonce renouvelée et plus efficace de l'Évangile en Chine».

    «Il est juste de reconnaître - conclut l'article - qu'il existe encore de nombreuses situations de grande souffrance. Le Saint-Siège en est profondément conscient, en tient bien compte et ne manque pas d'attirer l'attention du gouvernement chinois pour encourager un exercice plus fructueux de la liberté religieuse. La route est encore longue et non sans difficultés». Le Saint-Siège espère que l'Accord provisoire et l'extension «contribueront à la solution des questions d'intérêt commun encore ouvertes, en particulier en ce qui concerne la vie des communautés catholiques en Chine, ainsi qu'à la promotion d'un horizon international de paix, à un moment où nous connaissons de nombreuses tensions au niveau mondial».  

    LIRE AUSSI

    Sourcehttps://www.vaticannews.va/

    ----------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • 20 octobre 2020

    Conduire les gens consciemment et avec amour dans un TROUBLE nécessaire et conscient -Richard RohrLe premier jour de l'automne (21 septembre), je vous ai envoyé une lettre intitulée «Quelques conseils simples mais urgents pour nous aider à traverser ces prochains mois.»

    Beaucoup ont répondu que nous devrions continuer avec une telle orientation en cette période apocalyptique [du grec ancien apokalúptō, qui signifie divulguer ou révéler].

    Il semble que nous ayons besoin maintenant d'une chute nécessaire, c'est donc ce que j'espère partager avec vous chaque fois qu'une inspiration surgit. Je voudrais intituler cette série de communications Lettres de l'extérieur du camp. Si ma signification n'est pas immédiatement apparente, je pense qu'elle le deviendra dans les mois à venir.

    Beaucoup d'entre vous connaissent probablement mon utilisation du paradigme Ordre> Désordre> Réorganiser pour décrire le modèle universel de changement et de transformation. Après ma dernière lettre, un membre du personnel du CCC m'a fait remarquer que j'avais tendance à appliquer ce paradigme de deux manières.

    Dans le premier cas, j'essaye de montrer aux Américains (et aux autres nationalités par association) comment s'épanouir spirituellement au milieu du TROUBLE de l'Empire et de l'Église impériale, une version du christianisme qui s'est laissée cooptée et déformée par les illusions de "Empire." Que vous soyez orthodoxe, catholique ou protestant, c'est ce que la plupart d'entre nous ont reçu - en grande partie sans savoir ce qu'on nous a donné. Considérez: la tolérance et le soutien généralisés de l'esclavage des êtres humains, la doctrine de la découverte qui nous a permis de coloniser et d'opprimer les peuples autochtones, le désordre profond de deux guerres mondiales et de l'Holocauste, la perpétuation de Jim Crow et la suprématie blanche par les grandes cultures de déni. Ce n’est qu’avec le recul, alors que nous sommes capables de tracer l’arc de l’histoire et de reconnaître la profondeur de notre aveuglement, que les conséquences de cette cooptation deviennent si humiliantes.

    Dans le second cas, j'utilise ce paradigme pour encourager et guider ceux qui sont prêts à sortir du Désordre et à REORDER. Dans mes divers livres et méditations, je fais souvent référence à cela comme la deuxième moitié de la vie, ou la résurrection, le rétablissement, le salut, la vie non-violente, la troisième voie ou simplement l'illumination. Je crains que ce groupe ait toujours été une minorité à chaque âge, car les conservateurs ont tendance à se cacher dans un ordre présumé parfait et les progressistes se perdent souvent dans un désordre perpétuel qui manque de centre. Pour reprendre la métaphore de Jésus, lorsqu'une personne aveugle essaie d'en diriger une autre, elles tombent toutes les deux dans la fosse (Matthieu 15:14). Je ne dis pas que tout le monde a été perdu au cours des 2000 dernières années - pas du tout; mais, je dis que nous n'avons pas révélé au monde plus qu'une bouchée de la grande Bonne Nouvelle qu'est l'Évangile. Ils pourront sûrement m'accuser des mêmes années 2000. Dieu comble toujours les lacunes par la grâce et la miséricorde et cela ne changera jamais. Il ne semble pas y avoir d'âge utopique.

    Mais maintenant, ce que je vais essayer de faire est de conduire les gens consciemment et avec amour dans un TROUBLE nécessaire et conscient - qui fait partie de ce que je pense que John Lewis entendait par «Bon Trouble» et les prophètes hébreux par EXIL.

    Voici une version mise à jour d'une brève méditation que j'ai écrite et offerte à notre personnel du CCC peu après le début de la pandémie en mars dernier. À ce stade, je soupçonnais que cela pourrait être ce que la pandémie dit au monde.

    Humanité, vous êtes tous Un.
    Vous êtes une communauté bien-aimée,
    et vous êtes une maladie mondiale.
    Vous êtes tous contagieux - et avez toujours été,
    infectant inconsciemment et pourtant capables de se bénir mutuellement.

    Il n'y a ni supérieur ni inférieur dans ce monde.
    Il n'y a ni intelligent ni stupide; pas totalement vrai ou totalement faux.
    La seule division significative est entre ceux qui servent
    et ceux qui se laissent servir.
    Tout le reste est une posture temporaire.

    Beaucoup pour qui vous recherchez le pouvoir et le leadership
    ont montré qu'ils avaient les mains, les esprits et les cœurs vides.
    Nous sommes privés de toute explication satisfaisante,
    tous les grands livres méritants et non méritants.
    Il n'y a pas de réponses parfaites ou de héros absolus.
    Nous devons tous porter un masque pour protéger l'autre de «moi».

    Ne jouez pas la victime!
    La victimisation est toujours une perte de temps - le temps de Dieu et le vôtre.
    Essayez plutôt de tirer les leçons importantes.
    Nous sommes tous dans la même école primaire maintenant.
    Ici, il faut apprendre à se tenir à deux endroits différents
    et de changer de place souvent.
    Les servis doivent aussi être les serviteurs,
    et les serviteurs doivent aussi être servis.

    Restez simplement dans le cercle éternel des Souffrances et des Serviteurs.
    Les chrétiens l'appellent le corps du Christ.
    Nous ne sommes ni la première ni la dernière génération
    cela arrive à souffrir et à servir sur cette terre.

    Beaucoup de choses se sont passées depuis les premiers jours de la pandémie, mais la réalité fondamentale de l’interdépendance de l’humanité reste aussi vraie maintenant qu’elle l’a été à chaque moment de notre histoire. Mais, comme l'a dit le Pape François dans sa récente encyclique (Fratelli Tutti [1] ou All Brothers - and Sisters par implication).

    Si tout est lié, il est difficile d'imaginer que ce désastre mondial ne soit pas lié à notre façon d'aborder la réalité, notre prétention d'être les maîtres absolus de notre propre vie et de tout ce qui existe.

    Le désordre est déjà sur nous en raison de notre planète, de notre histoire, de notre politique, de notre économie, de la pandémie COVID-19 et de l'augmentation généralisée de la maladie mentale et émotionnelle. Notre travail est de créer de «bons problèmes» - et probablement même des «problèmes nécessaires» - afin que l'humanité puisse mûrir spirituellement et politiquement.

    Il s'agit de tomber - mais, comme toujours, de tomber vers le haut.

    Richard Rohr

     

     

     

    -------------------------------------------------------------

     


    1 commentaire
  • Audience: ne pas prier et vivre comme si Dieu et les pauvres n’existaient pas

    Ce mercredi 21 octobre, lors de l’audience générale qui se tenait en salle Paul VI selon les normes anti-covid en vigueur, le Pape a poursuivi son cycle de réflexion sur la prière, concluant sa catéchèse sur les psaumes. François a souligné combien le Psautier est une «grande école» qui enseigne à invoquer Dieu non seulement pour nous mais aussi, toujours, pour son prochain et pour le monde. Les psaumes aident à ne pas «tomber dans la tentation de l’impiété», nous dit-il.
     

    Vatican News

    La «figure négative» de l’impie apparait souvent dans les psaumes. C’est une personne qui vit «comme si Dieu n’existait pas», «sans aucune référence au transcendant, sans frein à son arrogance, qui ne craint aucun jugement sur ce qu’elle pense ou fait», un contre-exemple de ce que la prière «réalité fondamentale de la vie» doit être.

    La référence à l’absolu et au transcendant, «la sainte crainte de Dieu» dont parlent les maîtres ascétiques, est ce qui rend «pleinement humain» assure le Pape. «C’est la limite qui nous sauve de nous-mêmes, en empêchant que nous nous jetions sur cette vie de manière prédatrice et vorace. La prière est le salut de l'être humain», insiste-t-il.

    La vraie prière n’est pas un calmant, elle responsabilise

    Le Pape reconnait l’existence des fausses prières «faites pour être admiré» et que Jésus admoneste. François met également en garde contre la prière faite «avec lassitude, de manière routinière comme des perroquets» qui est selon lui «le pire service que l’on puisse rendre à Dieu».

    François assure que lorsque le vrai esprit de la prière est accueilli «avec sincérité et descend dans le cœur, alors celle-ci nous fait contempler la réalité avec les yeux mêmes de Dieu». Chaque chose acquiert alors de l'épaisseur. Alors, l’autre devient également important. Il rapporte un antique dicton des premiers moines chrétiens : «Bienheureux le moine qui, après Dieu, considère tous les hommes comme Dieu» (Evagrio Pontico, Traité sur la prière, n. 123). Pour lui, celui qui adore Dieu, aime ses enfants ; celui qui respecte Dieu, respecte les êtres humains.

    La prière n’est pas «un calmant pour atténuer l’anxiété de la vie» précise François, c’est le centre de la vie du chrétien et elle le «responsabilise» comme le montre le Notre Père.

    Les psaumes, un patrimoine collectif

    En ce sens, le psautier est «une grande école». Les psaumes n’utilisent pas toujours des paroles «raffinées et gentilles», ils portent souvent imprimées «les cicatrices de l’existence». Et pourtant ces prières même intimes et personnelles ont été utilisées d’abord au Temple puis dans les synagogues, explique François. Le Catéchisme le rappelle : «les expressions multiformes de la prière des Psaumes prennent forme à la fois dans la liturgie du temple et dans le cœur de l'homme» (n. 2588). Et ainsi, poursuit le Pape, la prière personnelle puise et se nourrit tout d'abord à celle du peuple d'Israël, et ensuite à celle du peuple de l'Église. Les psaumes, même ceux écrits à la première personne du singulier, sont «un patrimoine collectif» car ils sont priés «par tous et pour tous».

    Les portes de l’église sont perméables au cri de tous

    Une des caractéristiques de la prière des chrétiens est ce «souffle», cette «tension» spirituelle qui garde ensemble le temple et le monde, dit le Pape. «La prière peut commencer dans la pénombre d'une nef, mais ensuite elle termine sa course dans les rues de la ville. Et vice versa, elle peut germer pendant les occupations quotidiennes et arriver à son accomplissement dans la liturgie. Les portes des églises ne sont pas des barrières, mais des “membranes” perméables, disponibles à recueillir le cri de tous» souligne-t-il.

    Ne pas nier les larmes des pauvres

    Le monde extérieur est toujours présent dans la prière du psautier. Les psaumes donnent voix à la promesse divine de salut des plus faibles ; ils avertissent du danger des richesses mondaines ; ils ouvrent l'horizon au regard de Dieu sur l'histoire. Car pour François «là où Dieu est présent, l'homme doit aussi être présent». Ainsi, on ne peut nier les larmes des pauvres, sous peine de ne pas rencontrer Dieu et, prévient-il, «Dieu ne supporte pas l'“athéisme” de celui qui nie l'image divine qui est imprimée dans chaque être humain. Ne pas la reconnaître est un sacrilège, c'est une abomination, c'est la pire offense que l'on peut faire au temple et à l'autel».

    Le Pape encourage donc les fidèles à prier les psaumes qui aident à ne pas tomber dans la tentation de l’impiété, autrement dit de vivre, voire de prier, comme si Dieu n’existait pas, comme si les pauvres n’existaient pas.

    La proximité du Pape

    Ce mercredi, un nombre limité de fidèles a pu participer à l’audience générale en raison des normes sanitaires mises en place en cette période de pandémie. Le Pape a d’ailleurs, avant même la catéchèse, expliqué aux pèlerins pourquoi il ne peut quitter l’estrade pour les saluer de plus près, car «à chaque fois que je m’approche, vous venez tous ensemble en bloc et la distance de sécurité n’est pas maintenue, il y a alors un risque pour vous de contamination». Le Pape les a néanmoins assurés de sa proximité près d’eux dans son cœur. 

    source  https://www.vaticannews.va/
    ---------------------------------------------
    Articles récents

    votre commentaire
  • Pendant ce temps de pandémie, notre frère Pierre Brunette ofm présente sur la télé communautaire une série d'entretiens appelés: "Halte spirituelle". traitant de  Laudato Si et du cantique des créatures de saint François. Voici la première et d'autres suivront. (30 min)

    source https://www.tvcargenteuil.com/

    --------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires