• Prière pour l’Église en Chine le 24 mai – Appel de l’Aide à l’Église en Détresse

    Quinze années se sont écoulées depuis que le pape Benoît XVI a institué la Journée mondiale de prière pour l’Église en Chine, qui est célébrée le 24 mai, fête de Marie Auxiliatrice, la sainte patronne du pays. Cette fête est célébrée dans ce pays d’Asie avec une grande dévotion. Avant la pandémie, des milliers de pèlerins chrétiens se rendaient chaque année au sanctuaire de Marie Auxiliatrice à Sheshan, près de Shanghai.

    Dans une lettre datée du dimanche de pentecôte de 2007 et adressée « aux évêques, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs de l’Église catholique en République populaire de Chine », le Pape Benoît XVI a appelé l’Église du monde entier à prier chaque année pour l’Église en Chine.

    Le souhait de Benoît XVI était de promouvoir plus d’unité au sein d’une communauté divisée entre Église « officielle » et Église « clandestine ». Mais en même temps, le pape émérite voulait aussi viser une plus grande communion entre les catholiques chinois et l’ensemble de l’Église catholique. C’est pourquoi les catholiques sont tous appelés à exprimer ce jour-là leur solidarité avec les chrétiens de Chine.

    Pour lire la suite c'est ICI

    source https://acn-canada.org/

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  • Évadez-vous du pays des Cèdres…

    une réalité alarmante

    Vero20 mai 2022 

    Quitter son pays, sa maison, sa famille, ses amis et ses proches est l’une des décisions les plus difficiles qu’un homme ou une femme puisse prendre.

    Bien sûr, la plupart des gens quittent leur maison d’enfance, mais juste pour déménager au village ou dans une ville voisine.

    Cependant, certaines personnes sont plutôt forcées de quitter leur pays, parfois pour une période temporaire, mais dans d’autres cas, la situation est permanente.

    L’histoire de l’émigration libanaise commence avec l’histoire du Liban lui-même.

    L’idée de fuir le pays a toujours été très répandue chez les jeunes et est toujours la solution préférée lorsque les choses tournent mal.

    Et ce n’est pas parce que ces enfants n’aiment pas leur pays, mais il est si difficile de survivre que la recherche d’une vie meilleure à l’étranger est la meilleure idée pour assurer un avenir digne à eux-mêmes et à leurs familles.

    Pour lire la suite c'est ICI

    Source https://www.proterrasancta.org/

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  • La solidarité doit s'adresser à toute la famille humaine sans distinction

    Le Souverain Pontife a reçu ce jeudi matin les nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège du Pakistan, des Émirats arabes unis, du Burundi et du Qatar, venus présenter leurs lettres de créances. François les a encouragés à poursuivre leur travail au service de la paix, alors que le monde demeure le théâtre de plusieurs guerres et situations de souffrance.
     

    Vatican News

    «Lors de ma dernière rencontre avec vos collègues en janvier, la famille humaine commençait à pouvoir soupirer de soulagement, nous étions lentement mais indubitablement en train de nous libérer de la morsure de la pandémie». Certes, rappelle le Pape, les plaies ouvertes laissées par le Covid n’avaient pas disparu mais le retour d’un certain sens de normalité semblait pointer. Mais «le nuage obscur de la guerre est tombé sur l’Europe de l’Est, enveloppant directement ou indirectement le monde entier» et cela, déplore le Saint-Père, malgré l’expérience de deux guerres mondiales, les menaces nucléaires lors de la guerre froide mais aussi la mise en place d’organisations politiques et économiques en faveur d’une cohésion de la communauté des Nations. «Une période particulièrement exigeante» pour les nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège, estime François qui souhaite la bienvenue aux quatre diplomates. 

    La guerre n’est plus «un lointain souvenir», mais comme l’a montré la pandémie, même en pleine tragédie peut «émerger le meilleur de l’humanité». François évoque les images «fortes et effrayantes de souffrance et de mort» diffusées en temps réel sur les réseaux sociaux et qui ont inspiré un élan de solidarité et de fraternité. «Je pense en particulier aux pays qui accueillent les réfugiés du conflit sans compter». Des personnes ont ouvert leur maison à des gens qu’ils ne connaissaient pas, se félicite le Pape.

    Pas de conditions à la solidarité

    François souligne toutefois que l’Ukraine n’est pas le seul conflit en cours, d’autres reçoivent «peu ou aucune attention des médias». Or «nous formons une seule et même famille humaine et le degré d'indignation exprimé, l'aide humanitaire offerte et le sentiment de fraternité ressenti à l'égard de ceux qui souffrent ne devraient pas être basés sur la géographie ou l'intérêt personnel», clame-t-il. Et cela vaut pour la guerre comme pour toutes situations d’injustice : changement climatique, faim, pauvreté, manque d’eau, l’accès à un travail digne ou à une éducation adéquate…

    Devant les nouveaux ambassadeurs, le Pape réaffirme l’engagement du Saint-Siège «à travers de nombreux canaux» pour favoriser des solutions pacifiques face aux situations de conflit et pour alléger les souffrances liées à des problématiques sociales. Le Saint-Siège s’engage «avec la conviction que les problèmes qui touchent l'ensemble de la famille humaine exigent une réponse unifiée de la part de la communauté internationale, chaque membre jouant son rôle.» C’est là qu’entre en jeu les ambassadeurs ; eux qui savent combien la guerre est une défaite pour l’humanité et comme elle est contraire au service qu’il accomplisse, juge François. Pour le Pape, les diplomates ont un rôle privilégié à remplir en faveur de la culture de la rencontre et du dialogue, même si, reconnait François, «ce c’est certainement pas un service facile». Le Pape les invite à ne pas perdre l’espérance dans leurs efforts afin de bâtir un monde où prévalent la fraternité et la compréhension mutuelles. Il les assure que dans cette optique commune, les bureaux du Saint-Siège leur seront toujours ouverts.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Le Pape au Chemin Neuf: la politique est l’art de la rencontre fraternelle

    Le Pape a reçu environ 80 membres de la Fraternité politique de la Communauté du Chemin Neuf en salle Clémentine du Palais apostolique, lundi 16 mai. Devant ces jeunes de 18 à 35 ans, l’évêque de Rome a développé un programme de politique au sens chrétien du terme, organisé autour du triptyque suivant: rencontre, réflexion, action.
     

    Quelle est la signification de la politique pour les chrétiens? Le Souverain pontife a nourri sa réflexion autour de trois axes: la politique comme rencontre, réflexion et action.

    D'abord, la politique ou l'art de la rencontre: «Cette rencontre se vit par l’accueil de l’autre en acceptant sa différence, dans un dialogue respectueux», a relevé l’évêque de Rome.

    «Aimer ses ennemis politiques»

    Comme chrétien, cependant, il y a davantage. Puisque l’Évangile commande «d’aimer nos ennemis», l’on ne peut se contenter «d’un dialogue superficiel et formel, comme ces négociations souvent hostiles entre partis politiques», a remarqué le Pape. La rencontre politique doit être une rencontre fraternelle, surtout avec ceux qui sont le moins d’accord avec nous, «ce qui signifie voir en celui avec qui nous dialoguons un véritable frère, et un fils bien-aimé de Dieu». Cet art de la rencontre commence par un changement de regard sur l’autre, par un accueil et un respect «inconditionnel» de sa personne.

    “Cet art de la rencontre commence par un changement de regard sur l’autre.”

    Si ce changement du cœur n’a pas lieu, la politique risque de se transformer en une confrontation souvent violente pour faire triompher ses idées, en une recherche des intérêts particuliers plutôt que du bien commun: contre le principe que «l’unité prévaut sur le conflit» (cf. Evangelii gaudium, 226-230), a prévenu le Successeur de Pierre.

    «Le tout est supérieur à la partie»

    Du point de vue chrétien, la politique est aussi réflexion, c’est-à-dire la formulation d’un projet commun. Au XVIIIe siècle, l'homme politique et philosophe irlandais Edmund Burke expliquait ainsi aux électeurs de la ville de Bristol qu’il ne pourrait pas se contenter de défendre leurs intérêts particuliers, mais qu’il était plutôt envoyé en leur nom pour élaborer avec les autres membres du Parlement une vision pour le bien du pays tout entier, pour le bien commun.

    «Comme chrétien, nous comprenons donc que la politique, après la rencontre, se poursuit par une réflexion en commun, à la recherche de ce bien général, et non simplement par la confrontation des intérêts contradictoires et souvent opposés», a pointé le Saint-Père. En somme, «le tout est supérieur à la partie», et sa boussole est l’Évangile.   

    La réalité, plus importante que l’idée

    Dernier point mais non des moindres, la politique est aussi l’action. Le Pape a souligné là l’importance, comme chrétiens, de confronter ses idées «avec l’épaisseur du réel», «si nous ne voulons pas construire sur un sable mouvant qui finit toujours par se dérober un jour». N’oublions pas que «la réalité est plus importante que l’idée», a-t-il affirmé, saluant l’engagement de ces jeunes en faveur des migrants et de l’écologie, et félicitant certains d’entre eux pour avoir choisi de vivre ensemble au cœur d’un quartier populaire de Paris pour vivre à l’écoute des pauvres.

    «Voilà une manière chrétienne de faire de la politique!», s’est exclamé le Pape, citant ensuite Pie XI, qui considérait la politique comme «la forme la plus haute de la charité».

    “Confronter ses idées avec l’épaisseur du réel, si nous ne voulons pas construire sur un sable mouvant qui finit toujours par se dérober.”

    La Fraternité politique du Chemin Neuf regroupe des jeunes de 18 à 35 ans, de différents pays et cultures politiques, animés d'une même passion pour le Bien commun et les pauvres, et désireux d'agir en politique selon le cœur de Dieu.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • 6ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu

     

    Avec le Christ ressuscité,
    éveillons-nous au monde par le souffle de l’Esprit

     

    Homélie
    Textes bibliques  : Lire


    Ce dimanche prépare déjà la communauté chrétienne à la Pentecôte. Les textes bibliques nous annoncent ce que sera l’œuvre de l’Esprit Saint. L’Évangile nous parle d’une œuvre d’approfondissement et de paix. Le livre des Actes des apôtres (première lecture) nous montre une œuvre d’ouverture à toutes les nations, juive et païenne. Avec l’apocalypse (deuxième lecture), c’est une œuvre de création qui annonce la nouvelle Jérusalem. 

    L’Évangile que nous venons d’écouter se présente comme le testament de Jésus. C’est un peu comme un parent qui fait part de ses dernières volontés à ses enfants avant de mourir : il leur recommande surtout de bien s’entendre entre eux. Jésus annonce à ses disciples que son heure approche. Pour eux, la vie sera toute autre. Mais ils ne resteront pas seuls, livrés à eux-mêmes. Il leur promet le don de l’Esprit Saint. Avec lui, ce sera le début d’une nouvelle mission qu’ils rempliront au nom même de Jésus. Il ravivera sans cesse en leur cœur l’enseignement du Christ. Il les aidera à le traduire en amour effectif et concret de leurs frères. Jésus laisse également « la paix » à ses amis. Elle est le gage de sa présence avec eux. Il leur donne sa joie.

    Mais pour bénéficier de ces dons, il y a des conditions à remplir. Ce n’est pas Dieu qui met des restrictions ; bien au contraire il ne demande qu’à nous combler. Mais trop souvent le problème vient de nous. Nous ne sommes pas toujours disponibles pour accueillir et garder « sa parole ». Chacun de nous peut se poser ces questions : avons-nous le cœur largement ouvert pour que le Père et lui viennent y faire une demeure ? Il nous arrive parfois de nous plaindre du silence de Dieu. Est-ce que ça ne viendrait pas de nous ? Il est bien présent, mais trop souvent, c’est nous qui sommes ailleurs.

    L’Évangile nous parle d’une deuxième condition requise de notre part : “Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie”. La question nous est posée par Jésus lui-même : “M’aimes-tu suffisamment pour être envahi de ma joie ?” Le pape François nous le dit à sa manière : « il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de carême sans Pâques » (Evangeli Gaudium). La joie devrait toujours être la caractéristique du chrétien.

    La première lecture, extraite du livre des actes des apôtres, nous montre que cela n’a pas été facile. Dans la communauté chrétienne, des craquements se font entendre. De nombreux étrangers viennent frapper à la porte de cette communauté. Fallait-il leur imposer les traditions juives ? Cette question a été réfléchie lors du premier concile de Jérusalem. Il était hors de question d’imposer une Église fermée sur elle-même en obligeant les nouveaux venus à suivre des traditions qui ne sont pas les leurs. L’église doit être ouverte au monde et aux nouveaux convertis. Ces derniers n’ont pas besoin de se dépouiller de leur originalité culturelle. Les différences sont une source d’enrichissement.

    Or il se trouve des esprits chagrins qui estiment que l’ouverture au monde est un abandon de la foi. Ils pensent que la pluralité des cultures est une entorse à l’unité. Conduits par l’esprit Saint, les responsables de l’Église primitive n’en ont pas jugé ainsi. La mission de l’Église n’est pas de sauver des traditions mais de travailler avec le Christ qui veut sauver le monde. C’est pour tous qu’il a livré son Corps et versé son sang en rémission des péchés.

    C’est aussi ce message que nous adresse saint Jean dans la deuxième lecture. Cette « nouvelle Jérusalem » qu’il nous présente, c’est le Peuple saint. Dieu y habite comme dans un temple. Le Christ y demeure parmi les siens. C’est un peuple ouvert aux quatre points de l’horizon. Il ne doit jamais perdre de vue sa perspective universelle. N’oublions pas que “catholique” signifie “universel” ; le dernier mot de l’aventure humaine sera l’entrée dans le Royaume de Dieu autour du Christ ressuscité. C’est cette bonne nouvelle que Jean adresse aux chrétiens persécutés de son temps et à ceux d’aujourd’hui.

    Notre mission d’aujourd’hui c’est d’être les messagers de la paix et de la joie du Christ. Il faut que cela se voie dans notre vie. Si nous voulons être fidèles à l’Évangile, il nous faut rejeter le poison de la médisance, les paroles blessantes qui font du mal. Nous sommes dans l’année de la miséricorde. À travers notre vie, nos paroles et nos actes nous disons quelque chose de la miséricorde de Dieu. C’est avec nous, avec nos pauvres moyens qu’il veut construire une église plus missionnaire et plus engagée au service des autres. “Seul l’amour nous sauvera” (pape François).

    En ce jour, nous te prions Seigneur : « Envoie ton esprit qui renouvelle la face de la terre ». Fait que notre humanité s’ouvre à la paix et à la joie.

    Sources : Revue Signes – Pour célébrer l’eucharistie (Feder et Gorius) – homélie pour l’année C (Amédée Brunot) – Célébrons dimanche (assemblées de la parole) – missel de dimanche et fêtes des trois années – dossiers personnels.

    Télécharger : 6ème dimanche de Pâques

    source https://dimancheprochain.org/

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  • La Pentecôte (détail). Titien, 1545. Huile sur toile, 570 x 260 cm. Basilique Santa Maria della Salute, Venise (Wikimedia).

    Paraclet 

    Sylvain CampeauSYLVAIN CAMPEAU | 16 MAI 2022

    Grec : parakletos

    Le substantif grec parakletos ne se rencontre que dans les textes johanniques du Nouveau Testament. Dans les autres écrits, on rencontre plutôt des mots de la même famille : le verbe parakalein (supplier, avertir) ou le substantif paraklesis (consolation, avertissement). Le terme « paraclet » est donc caractéristique de la littérature johannique.

    En dehors du Nouveau Testament, le terme est utilisé dans un cadre juridique. Chez Philon d’Alexandrie par exemple, il est utilisé dans le sens de « défenseur d’une cause ». Il exprime donc une fonction semblable à celle de l’avocat aujourd’hui. Chez les rabbins, le mot prend le sens d’« intercesseur » et peut s’appliquer « à la Loi personnifiée, [aux] bonnes œuvres des hommes, [aux] anges », par exemple [1]. Il est alors utilisé dans le cadre du jugement divin, devant le tribunal de Dieu.

    Dans la littérature johannique, le titre n’est pas toujours attribué à l’Esprit Saint : dans la Première lettre de Jean, il désigne le Christ :

    Mes petits-enfants, je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu’un vient à pécher, nous avons un défenseur (parakletos) devant le Père, Jésus Christ, qui est juste. (2,1)

    On comprend mieux alors que l’Esprit soit désigné comme « un autre défenseur » dans l’évangile (Jean 14,16). Le terme indique donc une fonction qui se rattache au thème du jugement. Écrits à une époque où disparait la génération des premiers témoins de la mort-résurrection de Jésus, l’Esprit Saint prend la relève pour témoigner que Jésus était vraiment l’envoyé de Dieu (15,26) et que sa mort n’est pas un échec mais doit être comprise comme un passage vers le Père (16,7-11).

    Dans les deux autres versets où le terme est employé (14,16.26), la fonction du Paraclet peut être comparée à celle d’un tuteur. Devant l’opposition du monde, le Paraclet joue le rôle d’un protecteur pour les disciples au moment où Jésus est retourné vers son Père (13,1). Il joue aussi un rôle d’enseignant car il leur fera comprendre le mystère du Christ et surtout celui de sa mort (14,26 ; 16,12-14).

    Diplômé de l’Université de Montréal, Sylvain Campeau est bibliste et responsable de la rédaction.

    [1] Voir H. van den Bussche et F. Prod’homme, art. « Paraclet », Dictionnaire encyclopédique de la Bible, Brepols, 1987, p. 963.

    source http://www.interbible.org/

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  • Le nouveau visage de l'Amour.

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     La substance de la foi chrétienne fait le lien entre Dieu et l'homme, et qui présente la cause du pauvre comme faisant partie de la cause de Dieu dans l'Histoire. Jamais la foi n'a eu, pour sa crédibilité, à relever un tel défi, c'est-à-dire à se manifester non point comme un opium mais comme un ferment de l'édification de l'Histoire.

    Nous nous devons d'affirmer ici que le choix des pauvres n'est pas une nouveauté absolue, ni même une découverte à partir de Dieu. Il se situe dans une continuité substantielle de la grande tradition de la foi, tout en se présentant dans une discontinuité formelle au niveau des expressions historiques de la foi.

    Mais ce n'est pas là l'essentiel de l'explication. La nouveauté de l'expression « choix des pauvres » est directement liée à la nouveauté de sa problématique historique. Le choix des pauvres est la traduction actuelle de l'amour des pauvres, antique et toujours nouveau. Il désigne une façon différente de vivre aujourd'hui l'agapè d'hier. Nous pourrions dire que le choix des pauvres est le nouveau nom, l'expression moderne, de l'antique « charité », de l'éternel amour du prochain.

    En quoi consiste cette nouvelle façon de vivre l'agapè ? Nous pouvons répondre en quelques mots qu'elle est la dimension sociale de la charité, ou le caractère politique de l'amour évangélique. C'est-à-dire, en d'autres termes, l'aspect structurel, collectif, transformant, libérateur et même révolutionnaire de l'Évangile vécu. Voilà ce qu'il y a de nouveau dans l'expression actuelle de « choix des pauvres ». De ce point de vue, il existe à l'évidence une discontinuité entre l'ancien amour des pauvres (d'abord la « charité », puis « l'aumône », pour finir avec les « bonnes œuvres » ou « œuvres sociales ») et le nouvel amour des pauvres d'ordre social, ou politique.

    C'est vraiment une affaire de choix, c'est-à-dire de prise de position sociale, de détermination historique d'envergure et à grande portée. Si l'amour chrétien entend aujourd'hui être lucide et efficace, il doit prendre cette forme. Le choix des pauvres est le nouveau visage de l'Amour : un amour aux yeux ouverts et aux mains agissantes, un amour ferment dans l'Histoire et semence d'une autre civilisation, la civilisation de l'amour, précisément.

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • Le Pape aux jeunes du diocèse de Viviers : faites grandir cet héritage de sainteté

    Un groupe de jeunes catholiques français a été reçu en audience ce samedi matin par le Saint-Père, à la veille de la canonisation de deux bienheureux de leur diocèse: Charles de Foucauld et Marie Rivier. Le Pape les a encouragés à «maintenir cet héritage de sainteté», en s’appuyant notamment sur «trois E: Évangile, Eucharistie et Évangélisation».
     

    Adelaide Patrignani – Cité du Vatican

    «L’air que l’on respire dans votre diocèse doit être particulièrement sain!», s’est d’abord exclamé le Pape François devant ces jeunes français venus à Rome pour la canonisation de dix bienheureux, dont Charles de Foucauld et Marie Vivier. Ces deux futurs saints ont en effet tous deux un lien avec le diocèse de Viviers, qui recouvre le département de l’Ardèche.

    Trois témoignages de sainteté

    C’est là que Charles de Foucauld est devenu moine, en entrant le 16 janvier 1890 à l’abbaye Notre-Dame des Neiges. Il reste sept mois seulement dans la Trappe la plus pauvre de France, mais le lien avec la communauté demeure toute sa vie: «J’ai gardé tout Notre-Dame des Neiges dans mon cœur», écrira-t-il plus tard aux frères dans une lettre. ll y revient en 1900-1901 pour se préparer à l’ordination sacerdotale qu’il reçoit à Viviers, le 9 juin 1901. Le lendemain, il célèbre sa première messe à Notre-Dame des Neiges. Il repasse au monastère en 1911.

    Marie Vivier quant à elle voit le jour à Montpezat, en Ardèche, le 19 décembre 1768. Elle passe la quasi-totalité de son existence en terre ardéchoise, y fondant une nouvelle famille religieuse, les sœurs de la Présentation de Marie, pour annoncer Jésus-Christ aux enfants et aux plus pauvres. Elle brûle de Le faire connaître et aimer au-delà des vallées de sa région natale. Aujourd’hui, la congrégation est présente dans 18 pays.

    Le Saint-Père a également mentionné le père Gabriel Longueville, lui aussi du diocèse de Viviers, béatifié en tant que martyr en 2019. Il était prêtre fidei donum en Argentine, où le Pape François l’a connu. «Son abnégation et son attention aux plus pauvres de la paroisse dans laquelle il œuvrait sont un modèle pour les prêtres de sa terre d’origine», a-t-il souligné lors de cette audience.

    source https://www.vaticannews.va/fr/

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  • Le Pape François en voyage au Canada du 24 au 30 juillet

    Le voyage apostolique du Saint-Père l'emmènera à Edmonton, Québec et Iqaluit dans le Grand Nord canadien. Il s'agira de la quatrième visite d'un pape au Canada depuis Jean-Paul II en 2002.
     

    Le Saint-Siège a confirmé ce vendredi les dates du voyage apostolique du Pape François au Canada. Le Saint-Père est attendu dans le pays du 24 au 30 juillet prochains. «Accueillant l’invitation des Autorités civiles et ecclésiales ainsi que des communautés autochtones, le Saint-Père François accomplira un Voyage apostolique au Canada du 24 au 30 juillet prochain, visitant les villes d’Edmonton, Québec et Iqaluit» a précisé un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège. 

    Le programme et les détails du voyage seront rendus publics dans les prochaines semaines. Cette visite comportera donc trois étapes: Edmonton, Québec et Iqaluit. La ville d'Edmonton, capitale de l'Alberta compte le deuxième plus grand nombre d’Autochtones vivant dans les centres urbains au Canada. Iqaluit, située dans le Grand Nord canadien, non loin de l'Océan Arctique, regroupe le plus grand nombre d’Inuits au Canada (environ 3 900). Le Pape François avait été personnellement invité par les délégués Inuits à visiter le Nord du pays lors de sa rencontre fin mars au Vatican. La ville de Québec, enfin «s’avère une destination accessible pour les personnes qui souhaitent voyager afin de voir le pape François» précise la Conférence épiscopale du Canada. La région abrite également la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, l’un des lieux de pèlerinage les plus anciens et les plus populaires en Amérique du Nord.

    Le programme et les détails du voyage seront rendus publics dans les prochaines semaines.

    Mgr Pierre Goudreault, évêque de Saint-Anne-de-la Pocatière au Québec se réjouit de cette venue du Saint-Père et revient sur les principaux thèmes de ce voyage apostolique 

     


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  • La naissance de Jésus illustrée sur un jeton

    Sylvain CampeauSYLVAIN CAMPEAU

    Les boutiques de souvenirs des grands centres de pèlerinage n’ont rien inventé : dès l’époque byzantine, il était possible pour les pèlerins qui visitaient les lieux saints de retourner à la maison avec un souvenir religieux comme en témoigne ce jeton qui évoque la naissance de Jésus.

    En décembre dernier, le Musée d’Israël a dévoilé ce jeton qui représente la naissance de Jésus à l’intérieur de l’église de la Nativité de l’époque byzantine [1]. Au centre, on voit le berceau et l’enfant entouré par l’âne et le bœuf. L’intérieur de l’église est représenté par les deux colonnes et la lampe du sanctuaire (en forme de goutte). Le style architectural de l’église de la Nativité représentée sur l’objet permet une datation approximative entre les 6e et 7e siècle (époque byzantine).

    Le jeton provient d’une collection léguée au musée par l’archéologue Dan Barag, un professeur de l’Université hébraïque de Jérusalem décédé en 2009. L’objet, de la taille d’une pièce de monnaie, a été repéré par Morag Wilhelm, conservatrice adjointe du musée.

    Selon elle, il était fréquent à l’époque que les pèlerins venus en Terre sainte rapportent des objets de dévotion comme ce jeton. Ces objets représentaient souvent des scènes importantes de la vie de Jésus comme sa naissance, son baptême ou sa crucifixion. Ces objets portent le nom d’eulogies, un terme dérivé du grec qui désignent des objets ayant fait l’objet d’une bénédiction. Le terme peut donc aussi s’appliqué aux ampoules en terre cuite qu’on remplissait d’eau du Jourdain ou d’huiles saintes.

    Malgré sa patine, sa forme et sa taille, le jeton n’est pas en métal. Il a plutôt été fabriqué à partir de la terre prélevée des lieux saints. Et selon le communiqué du musée, on lui prêtait « des vertus prophylactiques et de guérison ». Si ce n’est pas déjà fait, le jeton devrait être exposé dans la section « collections des pèlerinages » du Musée d’Israël, avec des bagues, des fioles, des pendentifs et des petites croix.

    Diplômé en études bibliques (Université de Montréal), Sylvain Campeau est responsable de la rédaction.

    [1] L’adoration des mages est représentée sur des jetons semblables, de la même époque, conservés au British Museum. Voir à ce sujet : Gary Vikan, Early Byzantine Pilgrimage Art, Washington, Dumbarton Oaks Research Library and Collection, 2010, p. 32.

    SOURCE http://www.interbible.org/

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