• Démarche synodale québécoise

    L’ÉGLISE AU QUÉBEC S’ENGAGE DANS UN PROCESSUS SYNODAL

     

     

     

     

     

    L’ÉGLISE AU QUÉBEC S’ENGAGE DANS UN PROCESSUS SYNODAL  

    Madame,

    Monsieur,

     

    À l’occasion de leur assemblée plénière de septembre, les évêques du Québec ont affirmé s’engager avec enthousiasme dans la démarche synodale proposée par le pape François dans le cadre du prochain Synode des évêques. 

    Ils ont, par la même occasion, pris la décision de poursuivre cette première démarche par une démarche locale, qui permettra de poursuivre le discernement commencé en s’arrêtant à des thèmes qui touchent de près la vie de l’Église au Québec. 

    Merci de contribuer à la diffusion de ce communiqué dans vos milieux ! 

    Pour télécharger le texte du communiqué : Télécharger « 2021-09-20_ProcessusSynodal.pdf »

     

    Cordialement, 

    Démarche synodale québécoise

     

     

    ____________________

    Mgr Pierre Murray, C.S.S.

    Secrétaire général
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    514-274-4323, poste 231

    3331, rue Sherbrooke Est Montréal QC – H1W 1C5

    www.evequescatholiques.quebec

    pmurray@evequescatholiques.quebec


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  • La Vidéo du Pape pour une Église en transformation

    L'intention de prière du Pape pour ce mois d’août 2021 porte sur l'"Église en chemin".
     

    Voici le texte du message du Pape François pour la "Vidéo du Pape" de ce mois d’août 2021, diffusée par le Réseau mondial de prière du Pape:

    «La vocation propre de l'Église est d'évangéliser, ce qui ne signifie pas dire faire du prosélytisme. La vocation de l'Église, plus encore son identité, c’est d'évangéliser.

    Nous ne pourrons réformer l’Église qu’à partir d’un discernement de la volonté de Dieu dans notre vie quotidienne. Qu’à partir d’une transformation, guidés par l’Esprit Saint. Cette transformation passe par une réforme personnelle. Laissons l'Esprit Saint, don de Dieu dans nos cœurs, nous rappeler l’enseignement de Jésus pour le mettre en pratique.

    La réforme de l'Église commence par nous-mêmes. Sans idées préconçues, sans préjugés idéologiques, sans raideur, mais en avançant à partir d'une expérience spirituelle, une expérience de prière, de charité, de service.

    J'imagine un choix encore plus missionnaire, capable d'aller à la rencontre de l'autre sans prosélytisme et de transformer toute sa structure pour l'évangélisation du monde actuel.

    Rappelons-nous que l'Église a toujours eu des difficultés, des crises, justement parce qu'elle est vivante. Les êtres vivants passent par des crises. Seuls les morts n’ont pas de crise.

    Prions pour l’Église, afin qu’elle reçoive du Saint-Esprit la grâce et la force de se réformer à la lumière de l’Évangile.»

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Marie Madeleine et le Ressuscité, fresque de Giotto, chapelle des Scrovegni (Padoue)Marie Madeleine et le Ressuscité, fresque de Giotto, chapelle des Scrovegni (Padoue) 

    Marie de Madgala et ses «sœurs»

    À l’occasion de cette fête de la Sainte Marie-Madeleine, l’écrivaine florentine Antonella Lumini retrace l'itinéraire mystique de l'apôtre des apôtres et évoque les différentes figures féminines présentes dans les Évangiles qui convergent vers elle.
     

    Antonella Lumini – L’Osservatore Romano

    Selon la tradition médiévale, l'iconographie de Sainte Marie-Madeleine rassemble, comme les éclats d'une même mosaïque, plusieurs femmes des évangiles. La lecture spirituelle découlant des Pères, et en particulier de saint Grégoire le Grand, vise à mettre en évidence, à travers les différentes figures féminines qui composent l'image plurielle de Marie Madeleine, un véritable itinéraire mystique.

    Mentionnée parmi les femmes qui suivent Jésus (M+c 15,40), comme celle qui est libérée de sept démons (Mc 16,9 et Lc 8,2), présente parmi les myrrhophores qui se rendent au tombeau pour oindre le corps de Jésus, elle revêt ses caractéristiques les plus significatives dans Jean: elle est sous la croix (Jn 19,25), elle le premier témoin de la résurrection envoyée en faire l’annonce aux apôtres (Jn 20,1-18).

    La tradition antique en renforce l’intensité en intégrant des éléments révélés par d'autres femmes. La pécheresse qui lave les pieds de Jésus avec ses larmes et les sèche avec ses cheveux (Lc 7, 36-38)  la femme de Béthanie qui verse sur la tête de Jésus le flacon plein de nard (Mt 26, 1-13 et Mc 14, 1-9). Une histoire similaire est répétée dans Jean, mais la femme est Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, et elle n'asperge pas la tête de Jésus mais ses pieds, les essuyant avec ses cheveux comme dans le premier récit (Jn 12, 1-8).

    Sauvée, car aimante et aimée

    Voilà certainement une belle intrigue à démêler pour les philologues et les historiens, mais elle est beaucoup moins problématique pour la tradition antique, qui fusionne simplement les différentes femmes en une seule. Le trait le plus connu est certainement son unification avec Marie de Béthanie, qui «était assise aux pieds de Jésus et écoutait sa parole» (Lc 10,39). L'une des sources les plus anciennes, la Vie de la bienheureuse Marie-Madeleine et de sa sœur sainte Marthe, un texte latin anonyme (XIe siècle), faussement attribué à Mauro Rabano (780/84-856), atteste déjà de cette convergence, qui est également confirmée par la Legenda aurea (XIIIe siècle) de Jacques de Voragine.

    La profondeur de la figure se dessine en assumant la physionomie d'un véritable itinéraire de transformation qui, malgré les résultats de l'approche philologique historique, survit encore dans les consciences. La rencontre avec l'amour du Christ libère la pécheresse, à qui, comme le montrent les paroles de Jésus prononcées dans la maison de Siméon le pharisien, «ses nombreux péchés sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé» (Lc 7, 47). La pécheresse, se sentant accueillie, a aimé Jésus d'un amour ardent, et a donc été profondément pardonnée. Dans les passages se référant à Marie de Magdala, sept démons sont mentionnés, faisant allusion à l'état de péché, mais la femme anonyme de Luc est mentionnée comme une pécheresse, ce qui donne une connotation précise au péché. Néanmoins, l'amour ardent qui l'unit à Jésus fait d'elle la bien-aimée, qui, dans la tradition, revêt diverses couleurs, mais qui, dans la lecture spirituelle, indique celle qui vit une communion intime d'amour avec Jésus, ardente au point de la conduire à partager sa Passion, à rester sous la croix, à devenir le premier témoin oculaire de la résurrection.

    Un modèle à la portée de tous

    Dès les sources les plus anciennes, elle est appelée «l'apôtre des apôtres», car elle a été envoyée par Jésus pour annoncer la résurrection à ses frères et sœurs. Avec Marie, la mère, et Jean, le disciple bien-aimé, elle forme le fil d'or d'une annonce qui se transmet par la communion intime avec Jésus, et que nous pouvons définir comme l'union mystique. C'est pourquoi, à côté de l'annonce apportée par la prédication, qui caractérise l'Église pétrinienne, se déverse une annonce plus cachée, intérieure, silencieuse, toujours maintenue vivante par le feu de l'Esprit Saint et qui, malgré les nombreuses tentatives pour l'étouffer, ne peut jamais mourir. ‘‘«Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ?» Jésus lui répond : «Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi»’’ (Jn 21, 21-22).

    Une voie mystique qui s'ouvre non seulement à quelques élus comme Marie, la mère, qui entre par la pureté et par la grâce, ou comme Jean, le disciple bien-aimé, mais aussi à ceux qui, comme Marie-Madeleine, entrent par la connaissance du péché. Marie-Madeleine en fait une possibilité pour tout le monde, ce qui explique la grande dévotion populaire envers elle.

    Le péché peut être transformé en un instrument de grâce et de salut. Marie, la mère, est silence, pur amour. Jean est l'amour mystique dans sa révélation. Marie-Madeleine, en revanche, est l'amour de la transmutation qui nécessite le creuset de l'œuvre au noir, c'est-à-dire l'assomption des ténèbres afin de pouvoir les consumer. L'annonce de la résurrection exige le dévoilement de toutes les dimensions mystérieuses de l'amour qui, dans l'itinéraire mystique guidé par l'Esprit, ne peuvent être chronologiques, mais toujours entrelacées.

    De la Terre Sainte au sud de la France

    Une autre source intéressante est le texte apocryphe appelé «évangile de Marie», un ensemble de fragments en dialecte copte daté du Ve siècle, mais considéré comme une copie d'un original probablement daté du IIe siècle.

    De nature manifestement gnostique, il présente Marie de Magdala comme la bien-aimée de Jésus et sa profonde confidente, d'où émerge une mystérieuse sagesse inconnue des apôtres: «Il l'aimait plus que nous. Repentons-nous donc et devenons l'être humain tout entier; laissons-le s'enraciner en nous et grandir comme Il l'a demandé. Allons proclamer l'Évangile sans chercher à établir d'autres règles et d'autres lois que celles dont Il a témoigné». Mais où mène ce chemin silencieux, mystérieux, ardent? Selon la tradition hagiographique grecque, Marie de Magdala semble suivre l'évangéliste Jean à Ephèse, où elle termine ses jours dans la sainteté. Mais la tradition latine offre la version la plus répandue, selon laquelle elle s'embarque avec Marthe et Lazare pour fuir la persécution. Elle débarque à Marseille et commence à proclamer l'évangile jusqu'à se rendre dans un lieu désert et sauvage où elle serait restée trente ans enfermée dans une grotte, près du massif de la Sainte-Baume. C'est là qu'elle mourut, fut enterrée et qu'une importante basilique fut construite à son nom (XIIIe-XVe siècles), qui, avec celle de Vézelay, où ses reliques avaient été transférées au XIe siècle, constituent ses plus importants lieux de culte.

    Un fécond passage au désert

    La proclamation de la résurrection se fait par une vie ressuscitée, par la résurrection de la chair, le témoignage d'une vie renouvelée par l'Esprit. La résurrection ne peut être séparée de la passion, de l'assomption de la mort. Celui qui accueille la lumière du Ressuscité se laisse éclairer et la première chose qu'il voit est l'obscurité qui habite le monde. Le temps de la purification est nécessaire pour que la nouvelle vie puisse germer. La résurrection de la chair signifie que tout ce qui se trouve dans la mort doit revenir à la vie. C'est l'annonce de la résurrection dont a été témoin Marie de Magdala, qui est restée pendant de nombreuses années dans une grotte pour entreprendre un chemin de purification. Elle entre dans le mystère de l'amour abyssal, insondable et toujours au-delà, qui embrasse d’autant plus qu’il s’éloigne et se ferme. Il prend l'image de la pénitente dans le désert, symbole par excellence du chemin de la purification, particulièrement évocateur en nos jours d'égarement où nous essayons de trouver un point d'appui pour repartir dans un monde meilleur. Le silence, la solitude, l'abandon, comme pour Marie-Madeleine dans la grotte, appellent vers un tournant de véritable conversion, pour se vider de l'esprit de tromperie qui nous domine de manière sournoise et souterraine. Il faut démasquer son regard afin de commencer à voir dans la vérité nue.

    Sentir le poids de l'histoire et l'assumer, en offrant la douleur de tout ce que l'on voit. C'est la passion/résurrection selon Marie de Magdala, qui nous demande d'adhérer à la douleur sans plus de résistance, afin d'en vivre la consommation et d'en connaître la lumière.

    source https://www.vaticannews.va/

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    Délégation des peuples autochtones pour rencontrer le Saint-Père - CECC

    Déclaration de la CECC – Date de la délégation auprès du Saint-Siège

    mardi, juin 29, 2021

    À la suite de l’annonce du 10 juin 2021 au sujet de la délégation des peuples autochtones pour rencontrer le Saint-Père et vivre des moments significatifs de dialogue et de guérison, les évêques catholiques du Canada sont heureux d’annoncer que la délégation aura lieu du 17 au 20 décembre 2021 conformément aux directives de voyages internationaux.

    Le pape François s’est entièrement engagé pour entendre directement les peuples autochtones, pour exprimer sa proximité sincère, aborder l’impact de la colonisation et du rôle que l’Église a joué dans le système des pensionnats, en vue de répondre à la souffrance des peuples autochtones et au traumatisme intergénérationnel qui perdure. Les évêques du Canada sont profondément reconnaissants au Saint-Père pour son esprit d’ouverture en lançant généreusement une invitation pour des rencontres personnelles avec chacun des trois groupes distincts de délégués, Premières Nations, Métis et Inuits, ainsi qu’une dernière audience avec tous les délégués réunis le 20 décembre 2021.

    Cette visite pastorale comprendra la participation d’un groupe diversifié d’aînés / ‘gardiens du savoir’, de survivants des pensionnats, et de jeunes de partout au pays, accompagnés par un petit groupe d’évêques et de dirigeants autochtones. La planification de la délégation est en cours et de plus amples détails seront annoncés lorsqu’ils seront disponibles.

    Les évêques du Canada réaffirment leur espoir sincère que ces prochaines rencontres mèneront à un avenir partagé de paix et d’harmonie entre les peuples autochtones et l’Église catholique au Canada.

    29 juin 2021

    Déclaration de la CECC – Date de la délégation auprès du Saint-Siège 

    Information :

    Lisa Gall
    Chef, Service de communications
    Conférence des évêques catholiques du Canada
    communications@cecc.ca
    613-241-9461, poste 225

    source https://www.cccb.ca/

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  • Saints Pierre et Paul : deux martyrs, une solennité

    Sous le règne de Néron, Pierre et Paul ont subi le martyre. Piliers de l’Eglise catholique, les saints patrons de la ville de Rome sont célébrés le 29 juin.
     

    «Pierre et Paul ont tous deux accueilli l’Amour de Dieu et se sont laissés transformer par sa miséricorde, devenant ainsi ses témoins, ses amis. C’est pour cela que l’Eglise célèbre leur mémoire, car ils nous indiquent aujourd’hui encore le chemin vers le salut», les mots sont du Pape François, lors de son angélus du 29 juin 2014. Des saints patrons qui ont «transmis l’Evangile du Christ», selon le Pape Clément, évêque de la ville entre 92 et 99. 

    Qui étaient-ils ?

    Simon, qui deviendra Pierre, était un pécheur galiléen, il vivait à Capharnaüm sur les bords du lac de Tibériade. Saul, avant de devenir Paul, était un juif pharisien, lettré, citoyen de la ville de Tarse en Asie mineure. Tous deux ont vu leurs vies bouleversées par l’appel du Christ.

    Pierre délaisse ses filets pour suivre Jésus : «Et il leur dit : “Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.” Eux, aussitôt, laissant les filets, les suivirent», raconte l’évangile selon saint Matthieu. Paul, lui, rencontre le Christ sur la route de Damas; aveuglé par une éblouisante lumière, projeté à terre, il entend «une voix qui lui disait : “Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu”» (Actes 9).

    Martyrs sous Néron 

    Les deux saints sont martyrisés à Rome, durant les persécutions néroniennes, entre 64 et 67. Pierre est crucifié la tête en bas dans le cirque du Vatican;  Paul est décapité sur la route qui mène à Ostie.

    Selon Clément Ier, 4eme pape de l’Eglise , Pierre fut «victime d'une injuste jalousie subit non pas une ou deux, mais de nombreuses épreuves et après avoir ainsi rendu son témoignage, il s'en est allé au séjour de la gloire, où l'avait conduit son mérite. C'est par suite de la jalousie et de la discorde que Paul a montré quel est le prix de la patience : chargé sept fois de chaînes, exilé, lapidé, il devint héraut du Seigneur au levant et au couchant et reçut pour prix de sa foi une gloire éclatante».

    Pourquoi le 29 juin ?

    Saints Pierre et Paul sont célébrés dans l’Eglise catholique mais également orthodoxe et chez les chrétiens orientaux. Le 29 juin correspond à la date à laquelle les Ecritures situent le martyre de Pierre, crucifié la tête en bas. 

    C’est à cette même date que le Souverain Pontife bénit les palliums destinés aux archevêques nommés au cour de l’année écoulée. Le pallium, pièce d’étoffe de laine blanche, portée sur la chasuble, fut adopté par les papes entre le Ve et IXe siècle. 

    source https://www.vaticannews.va/
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  • Le Pape institue le ministère de catéchiste

    Le Motu proprio du Pape François "Antiquum ministerium", avec lequel le Pape François établit le ministère laïc de catéchiste, a été publié ce mardi 11 mai 2021. Il présente ce ministère comme une urgence pour l’évangélisation du monde contemporain.
     

    Isabella Piro – Cité du Vatican

    «Fidélité au passé et responsabilité pour le présent» sont «les conditions indispensables pour que l’Église puisse accomplir sa mission dans le monde»: c'est ce qu'écrit le Pape François dans le Motu proprio Antiquum ministerium -signé hier, 10 mai, mémorial liturgique de saint Jean d'Avila, prêtre et docteur de l'Église- avec lequel il institue le ministère laïc de catéchiste. Face aux défis rencontrée par l’Église, son objectif est d'avoir une vision claire de l'avenir.

    Dans le contexte de l'évangélisation du monde contemporain et face à «l'imposition d'une culture globalisée», en effet, «il est nécessaire de reconnaître la présence de laïcs, hommes et femmes, qui, en vertu de leur baptême, se sentent appelés à collaborer au service de la catéchèse». François souligne aussi l'importance d'une «rencontre authentique avec les jeunes générations», ainsi que «la nécessité de méthodologies et d'outils créatifs qui rendent l'annonce de l'Évangile cohérente avec la transformation missionnaire de l'Église».

     

    Un nouveau ministère, mais des origines anciennes

    Le nouveau ministère a des origines très anciennes qui remontent au Nouveau Testament: il est mentionné, par exemple, dans l'Évangile de Luc et dans les lettres de l'apôtre saint Paul aux Corinthiens et aux Galates. Mais «toute l'histoire de l'évangélisation au cours de ces deux millénaires», écrit le Pape, «montre avec une grande évidence l'efficacité de la mission des catéchistes», qui ont fait en sorte que «la foi soit un support valable pour l'existence personnelle de chaque être humain», allant jusqu'à «donner leur vie» dans ce but.

    Depuis le Concile Vatican II, il y a donc une prise de conscience croissante du fait que «la tâche du catéchiste est de la plus haute importance», ainsi que nécessaire au «développement de la communauté chrétienne». Aujourd'hui encore, poursuit le Motu Proprio, «de nombreux catéchistes compétents et tenaces» accomplissent «une mission irremplaçable dans la transmission et l'approfondissement de la foi», tandis qu'une «longue lignée» de bienheureux, de saints et de martyrs catéchistes ont marqué la mission de l'Église, constituant «une source fertile pour toute l'histoire de la spiritualité chrétienne».

    Transformer la société par les valeurs chrétiennes

    Sans rien enlever à la «mission propre de l'évêque, premier catéchiste de son diocèse», ni à la «responsabilité particulière des parents» dans la formation chrétienne de leurs enfants, le Pape appelle à valoriser les laïcs qui collaborent au service de la catéchèse, en allant à la rencontre de ceux qui attendent de «connaître la beauté, la bonté et la vérité de la foi chrétienne». Il appartient aux pasteurs de reconnaître «les ministères laïcs capables de contribuer à la transformation de la société par la pénétration des valeurs chrétiennes dans le monde social, politique et économique», précise encore François.

    Éviter les formes de cléricalisation

    Témoin de la foi, enseignant, mystagogue, accompagnateur et pédagogue, le catéchiste est appelé à se mettre au service pastoral de la transmission de la foi, de la première annonce à la préparation aux sacrements de l'initiation chrétienne, jusqu'à la formation continue. Mais tout cela n'est possible que par «la prière, l'étude et la participation directe à la vie de la communauté», de sorte que l'identité du catéchiste se développe avec «cohérence et responsabilité». Recevoir le ministère laïc du catéchiste, en effet, «met davantage en valeur l'engagement missionnaire typique de chaque baptisé». Il doit être réalisé «sous une forme pleinement séculière, sans tomber dans aucune expression de cléricalisation»

    La Congrégation pour le Culte divin publiera le rite d'institution

    Le ministère laïc du catéchiste a également «une forte valeur vocationnelle» car «il s'agit d'un service stable rendu à l'Église locale» qui requiert «un discernement adéquat de la part de l'évêque» et un rite d'institution spécial que la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements publiera prochainement.

    Dans le même temps, le Souverain Pontife souligne que les catéchistes doivent être des hommes et des femmes animée par une «foi profonde» et démontrant une «maturité humaine» ; ils doivent participer activement à la vie de la communauté chrétienne ; ils doivent être capables «d'accueil, de générosité et d'une vie de communion fraternelle» ; ils doivent être formés d'un point de vue biblique, théologique, pastoral et pédagogique ; ils doivent avoir une expérience préalable mûrie dans la catéchèse; ils doivent collaborer fidèlement avec les prêtres et les diacres ; et ils doivent «être animés d'un véritable enthousiasme apostolique».

    L'invitation du Pape aux conférences épiscopales

    Enfin, le Pape invite les conférences épiscopales à «faire du ministère de catéchiste une réalité» en établissant le processus de formation et les critères de formations nécessaires pour y accéder, de façon cohérente et conforme au Motu proprio qui peut également être reçu par les Églises orientales, «sur la base de leur droit particulier».

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  • Le Pape ouvre la voie à sept canonisations

    Lors d’un consistoire ordinaire public tenu ce lundi matin au Vatican, le Pape François a validé officiellement sept causes de canonisation dont celle de Charles de Foucauld. La date de la cérémonie n’a pas été précisée.
     

    Vatican News

    Deux femmes et cinq hommes deviendront saints dans les mois à venir. Parmi eux, Charles de Foucauld, le prêtre français, «pauvre parmi les pauvres» et «frère universel», comme il se définissait lui-même, qui, au début du siècle dernier, a planté les graines de la Parole divine au cœur du Sahara. La date de leur canonisation n’a cependant pas encore été définie à l’issue du consistoire ordinaire public de ce lundi matin. En cause, les incertitudes liées à la pandémie de Covid-19 qui empêche d’avoir une visibilité à long terme sur les déplacements internationaux et les rassemblements que supposerait une telle cérémonie. 

    Pour le préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, le cardinal Marcello Semeraro, «ces bienheureux ne sont pas seulement admirés par le peuple de Dieu pour la splendeur de leurs vertus, mais ils sont aussi invoqués comme intercesseurs de grâces et de miracles». Après l’office de Tierce, il a présenté au Souverain pontife et aux cardinaux réunis dans la salle du Consistoire «une brève synthèse de l'expérience humaine et spirituelle» des sept bienheureux et bienheureuses qui «en diverses époques et avec des vocations différentes, ont témoigné, les uns par le don suprême de la vie, les autres par l'exercice héroïque de la charité et de la vertu, de la fécondité de la Pâque du Christ, source d'espérance».

    Les sept futurs sont donc Charles de Foucauld (1858-1916), prêtre et ermite assassiné en Algérie, César de Bus (1554-1607), fondateur de la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne, Maria Francesca di Gesù, fondatrice des sœurs tertiaires capucines de Loano, Maria Domenica Mantovani, cofondatrice et première supérieure générale de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille, Luigi Maria Palazzolo, fondateur de l’Istituto delle Suore delle Poverelle – Institut Palazzolo, Giustino Maria Russolillo, fondateur de la Société des Divines Vocations et de la Congrégation des Sœurs des Divines Vocations et Lazare Devasahyam Pillai, tué en Inde en 1752.

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    Pape: les catéchistes appelés à la créativité  et à la compassion

    Ce samedi matin au Vatican, le Pape a reçu en salle Clémentine les 65 membres du Bureau de la catéchèse de la Conférence épiscopale italienne, qui fête cette année son 60e anniversaire. François a salué le travail généreux des catéchistes, ces «messagers de l’Évangile» qui permettent la rencontre avec Dieu. Il les a invités à toujours se mettre à l’écoute «du cœur de l’homme», «toujours attentifs à se renouveler», en ayant à l’esprit la nécessité de faire famille, en communauté, en ces temps de pandémie. 
    Marie Duhamel - Cité du VaticanLa catéchèse, c’est «l’écho» de la Parole de Dieu, «l’onde longue» qui transmet dans la vie la joie de l’Évangile. «Grâce à la narration de la catéchèse, les Saintes Écritures deviennent ‘l’atmosphère’ dont on se sent partie prenante dans une même histoire de salut, en rencontrant les premiers témoins de la foi» affirme le Pape. Elle prend par la main celui qui l’écoute, le met en chemin, chacun à son rythme, car «la vie chrétienne n’aplanie pas, ni n’homologue, elle valorise l’unicité de chaque enfant de Dieu». La catéchèse est un parcours mystagogique qui avance en dialogue constant avec la liturgie.

    Les catéchistes, des messagers de l’Évangile

    Parce qu’elle est «l’espace privilégié pour favoriser une rencontre personnelle avec Dieu», la catéchèse est faite de relations personnelles. «Il n’y a pas de catéchèse sans témoignages d’hommes et de femmes en chair et en os», dit le Pape qui les décrit comme des «messagers de l’Évangile», le plus souvent des laïcs «généreux» qui partagent la beauté d’avoir rencontré Jésus, qui sont humblement au service de l’annonce de l’Évangile. Ils ne sont pas là pour se faire voir ou parler d’eux mais pour parler de Dieu, de son amour et de sa fidélité, explique le Pape.François les encourage à se montrer proches, ouverts au dialogue, patients, accueillant chaleureusement sans condamner. Il souligne quelques caractéristiques nécessaires à l’annonce: «exprimer l'amour salvateur de Dieu avant l'obligation morale et religieuse ; ne pas imposer la vérité mais faire appel à la liberté ; posséder une certaine note de joie, de stimulation, de vitalité, et une complétude harmonieuse qui ne réduit pas la prédication à quelques doctrines parfois plus philosophiques qu'évangéliques».

    Regarder vers le futur

    Une des tâches importantes de la catéchèse, souligne le Saint-Père, elle doit constamment se renouveler, «comprendre les problèmes qui émergent du cœur de l’homme pour les reconduire à la source cachée : le don de l’amour et qui sauve» expliquait jadis Paul VI. François insiste sur la fidélité au Concile Vatican II, qui est le «magistère de l'Église»«Ou tu es avec l'Église et donc tu suis le Concile, ou tu l'interprètes à ta façon, à ta guise, et tu n'es plus avec l'Église. Nous devons être sévère et exigeants sur ce point. Le Concile ne peut pas être négocié», martèle le Pape, évoquant le schisme des "vieux-catholiques" qui prétendaient continuer la «vraie doctrine» après le Concile Vatican I, en 1870. «Aujourd'hui ils ordonnent des femmes», remarque le Pape avec ironie. «L'attitude la plus sévère pour cultiver la foi sans la magistère de l'Église te mène à la ruine. S'il vous plait, aucune concession à ceux qui cherchent à présenter une catèchèse qui ne soit pas en concordance avec le magistère de l'Église», exhorte-t-il.Inspirée donc du Concile Vatican II qui est «non négociable», la catéchèse doit être à l’écoute, «l’oreille tendue», «prête et capable d’accueillir les signes et la sensibilité des temps» pour inspirer toutes les pastorales, des œuvres de charité à la famille, de la liturgie à l’économie… Elle devient alors «une aventure extraordinaire» estime François, comme «à l’avant-garde de l’Église». Le Pape exhorte les catéchistes à ne pas avoir peur de parler la langue des hommes d’aujourd’hui, à écouter leurs demandes et fragilité, d’élaborer des instruments nouveaux qui permettent de transmettre aujourd’hui la richesse du kérygme. François réaffirme ici l’importance de la transmission de la foi «en dialecte, la langue qui vient du cœur, la plus familière, la plus proche de chacun». Sans dialecte, il n’y a pas selon lui de véritable transmission de la foi.

    Repenser le sens de la communauté

    Enfin parce que cette année a été marquée par «l’isolement et le sens de la solitude» à cause de la pandémie, parce que le virus a «creusé dans le tissu vivant de nos territoires, surtout existentiel en alimentant nos peurs, nos soupçons, nos méfiances et nos incertitudes», parce qu’il a «remis en question les pratiques et les habitudes établies», l’Église est appelée à repenser la manière dont elle est en communauté. «Nous avons compris, en effet, que nous ne pouvons pas faire cavalier seul et que la seule façon de mieux sortir des crises est d'en sortir ensemble, en réintégrant avec plus de conviction la communauté dans laquelle nous vivons. Parce que la communauté n'est pas une agglomération d'individus, mais la famille dans laquelle nous nous intégrons, le lieu où nous prenons soin les uns des autres, les jeunes des personnes âgées et les personnes âgées des jeunes, nous d'aujourd'hui de ceux qui viendront demain» insiste François qui plaide pour une redécouverte du sens de la communauté, pour que chacun puisse retrouver pleinement sa propre dignité.

    Défendre la dignité de tous et transmettre la fraternité

    Dans ce contexte, c’est le rôle des catéchistes de placer cette dimension communautaire au centre. «L'heure n'est pas aux stratégies élitistes», il faut au contraire être «des artisans de communautés ouvertes qui savent valoriser les talents de chacun», des «communautés missionnaires, libres et désintéressées, qui ne cherchent pas l'importance et l'avantage, mais marchent sur les chemins des gens de notre temps, en se penchant sur ceux qui sont en marge». Le Pape invite à se tourner vers les jeunes «déçus», les étrangers, les découragés, à se rapprocher des «blessés de la vie» et à dialoguer avec ceux qui ont des idées différentes.Il répète son souhait d’une «Église heureuse avec le visage d'une mère, qui comprend, accompagne, caresse». Le catéchiste est appelé à affirmer radicalement la dignité de tous, à établir entre tout être humain une fraternité fondamentale, à enseigner à comprendre le travail, à habiter la création comme un foyer commun, à donner enfin des raisons de se réjouir et de faire de l'humour, même au milieu d'une vie souvent très dure. Le Pape qui reprenait là son discours à la cinquième conférence nationale de l'Église italienne, à Florence, 10 novembre 2015.«Continuez à prier et à réfléchir de façon créative à une catéchèse centrée sur le kérygme, qui regarde l'avenir de nos communautés, afin qu'elles soient toujours plus enracinées dans l'Évangile, fraternelles et inclusives» lance enfin le Pape au membres du bureau catéchétique de la CEI.
    source  https://www.vaticannews.va/

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  • Pour Mgr Pizzaballa, l'Église de Terre Sainte doit surmonter le cléricalisme

    Lors de la messe célébrée le 1er janvier, le patriarche latin de Jérusalem s’est attardé sur les nombreux aspects qui caractérisent l'Église en Terre Sainte, entre richesses et problèmes à surmonter.
     

    Dépasser le cléricalisme et les particularismes internes qui risquent de «gêner le cheminement ecclésial» de l'Église locale, en repartant du Christ, Celui qui a brisé le mur de séparation par son incarnation: c’est, en substance, le cœur de l’homélie de Mgr Pizzaballa en la Solennité de sainte Marie mère de Dieu, le 1er janvier. Le patriarche latin a voulu réfléchir sur le thème de la paix dans une perspective proprement interne, en s'attardant sur les «barrières» que les croyants érigent parfois inconsciemment en eux-mêmes et entre eux.

    Le fléau du cléricalisme

    Mgr Pizzaballa en a énuméré quatre, le premier étant le cléricalisme, ou la «distance entre le clergé et les laïcs»: ce phénomène, évoqué à plusieurs reprises par le Pape François, est particulièrement présent dans l’Église de Jérusalem, a-t-il observé. La collaboration entre prêtres et laïcs est souvent mal comprise et finit par devenir: «faites simplement ce que le prêtre veut». Les facteurs culturels n'aident pas «à avoir une approche partagée de la vie ecclésiale»: d'une part, a-t-il noté, il est «difficile de convaincre d'avoir des conseils paroissiaux et de savoir comment partager des idées et des initiatives», d'autre part il est également «difficile de trouver des laïcs formés, engagés, désireux d'apporter une contribution positive à la communauté». Pour Mgr Pizzaballa, il s'agit «d'une véritable barrière qui doit être prise en considération, surtout en pensant aux générations futures, qui veulent être actrices de la vie de l'Église, et pas seulement exécutrices des ordres et des directives».

    S'écouter les uns les autres

    Le patriarche de Jérusalem a ensuite parlé du fossé générationnel entre ceux qui «regardent avec nostalgie le passé et regrettent un modèle d'Église et de communauté qui ne semble plus exister aujourd'hui», oubliant ainsi «de vivre le présent avec une sérénité chrétienne», et les jeunes qui «souhaitent changer même ce qui n'a peut-être pas besoin d'être changé». Les deux positions, a-t-il souligné, sont «des échappatoires au présent», alors que ce qui est demandé dans l'Eglise «est de s'écouter mutuellement, de se remercier pour ce qui a été fait jusqu'à présent et d'ouvrir de nouvelles voies selon la Grâce de Dieu». L’archevêque a également souligné la «distance entre les composantes locale et universelle de l'Église de Jérusalem», ou plutôt la «tentation», répandue dans tous les territoires inclus dans le patriarcat, «de considérer la composante universelle comme un “invité” et non comme une partie intégrante de l'Église», ou, au contraire, de considérer «la composante locale comme non pertinente, dépassée ou même en voie d'extinction», alors qu'au contraire, ces deux âmes «doivent se soutenir mutuellement, étant toutes deux nécessaires, constitutives de l'identité et de l'histoire de notre Église».

    Le cœur en Christ

    D'autres barrières sont représentées par les quatre identités nationales du diocèse: Jordanie, Israël, Palestine et Chypre, «souvent construites contre ou en antithèse», également en raison du contexte conflictuel dans lequel vit l'Église locale, et des diversités linguistiques qui sont «une incroyable richesse, mais aussi un obstacle non moindre à la rencontre et au partage». Pour Mgr Pizzaballa, il existe un dénominateur commun à toutes ces difficultés et il s’agit de l’individualisme, «devenu central», même dans l’Église de Jérusalem.

    La manière de les surmonter et de les améliorer est donc de «partir de notre relation avec le Christ et non de nos besoins, de placer notre cœur dans le cœur du Christ, de lire notre réalité, également ecclésiale, à la lumière de la Parole de Dieu. Nous ne pouvons pas vivre sans amour et l'amour dont il faut partir, a conclu le Patriarche, est l'amour de Celui qui a donné sa vie pour nous et pour notre salut». Vatican News Service - LZ

    source  https://www.vaticannews.va/

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