• L'ESPRIT SAINT 1 de 2

    L'ESPRIT SAINT 2 de 2


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    Dans l'Église... Du jamais vu -

    (extrait de la lettre de Mgr Christian Rodembourg, MSA Évêque de saint-Hyacinthe (il est également président Assemblée des évêques catholiques du Québec)

    Dans l'Église... Du jamais vu - Du jamais vu
    La situation est inusitée. Du jamais vu! L’épreuve que nous traversons collectivement et qui tient toute la planète en haleine et en otage met à rude épreuve notre santé physique, mentale, spirituelle, sociale et financière. Notre santé spirituelle est celle qui transcende toutes les autres.
    Il faut prendre soin de nous! Il nous faut aussi prendre soin les uns des autres! Faisons preuve de vigilance. Ne laissons pas la peur, l’inquiétude, l’anxiété, l’ennui, la morosité, le défaitisme avoir le dernier mot. Ne perdons jamais, à l’avenir, le goût et le désir de nous retrouver, de nous rassembler, de socialiser!... Soyons des hommes et des femmes d’espérance pour notre grande et belle famille humaine.


    Un test pour notre espérance


    La vie est plus forte que la mort. L’espérance est plus forte que le désespoir.
    Le virus que nous combattons actuellement donne toute leur pertinence à ces grandes et belles vérités de notre foi. Alors même que certaines et certains d’entre nous passent des tests pour la COVID-19, la COVID-19, elle, teste notre espérance!
    La liste de nos raisons de désespérer est longue : guerre, violence dans les familles, faim, pauvreté, migration, environnement, réchauffement climatique, disparitions d’enfant, fusillades dans les rues et les écoles, maladies incurables, virus, compétition dans le monde des affaires, stress, crise de la fidélité, divorce, angoisse existentielle, armement, construction de murs, perte de sens et de valeurs, évasion dans les sectes de tout acabit, alcool, drogues, etc.


    Nous pourrions nous y complaire et en faire une thérapie de défoulement collectif. Cela pourrait même nous faire du bien! « Ça ferait sortir le méchant! » comme on dit si joliment au Québec.
    Pour nous « rassurer » quelque peu, relisons cette phrase d’un prêtre égyptien prononcée 2000 ans avant Jésus-Christ : « Notre monde atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être très loin. »
    C’est rassurant, non? Nous sommes quand même 4020 ans plus tard avec plus de sept milliards d’habitants sur la planète! Le monde existe encore!
    Le pire serait que, un peu comme la grenouille dans l’eau chaude, nous nous habituions graduellement aux blessures et cicatrices de notre vivre-ensemble et de notre avenir collectif. Cela ne demeure pas sans impacts sur l’Église, car elle vit dans le monde de ce temps.


    Rendons compte de notre espérance


    Alors que nous traversons en cette année 2020 une épreuve internationale en regard de la pandémie de COVID-19, j’aime relire ces mots de saint Pierre :
    « Honorez dans vos coeurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous; mais faites-le avec douceur et respect. »
    (1 P 3, 15-16a)


    Le monde est en feu!

    Dans l'Église... du jamais vu - Mgr Christian Rodembourg, MSA
    Afin de consoler d’éventuels coeurs attristés par la situation de notre humanité et de l’Église, il me plaît de citer une femme exceptionnelle, docteure de l’Église, qui marqua son époque, sainte Thérèse d’Avila. Il y a cinq siècles, elle disait à ses soeurs du Carmel :
    « Le monde est en feu! Et on veut, pour ainsi dire, condamner à nouveau le Christ. On dresse contre lui mille faux témoignages, on veut détruire son Église […] Les temps ne sont pas à traiter avec Dieu d’affaires de peu d’importance. » (Le chemin de la perfection, 1,5)
    D’une certaine manière, je me sens « rassuré »… Le monde est depuis des siècles, encore et toujours en feu…


    « Ancrons » notre espérance


    Portons ensemble un regard, à la fois lucide, réaliste et plein d’espérance, sur l’état de notre Église et du monde d’aujourd’hui pour pouvoir y « ancrer » cette espérance qui nous habite.

    Pour aller plus loin... Télécharger « lettre_pastorale_esperance_2020-05-01.pdf »

    Merci Mgr Christian et ami de m'avoir fait parvenir votre lettre.

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  • Les Rameaux, une célébration prophétique de la Semaine Sainte

    «Les acclamations de l’entrée à Jérusalem et l’humiliation de Jésus. Les cris festifs et l’acharnement féroce.» Le Pape François relevait dans son homélie des Rameaux en 2019 le paradoxe de la liturgie de ce dimanche des Rameaux. Comment célébrer cette solennité particulière en ces temps de confinement qui ne permettent pas les processions? Entretien avec Mgr Philippe Marsset, vicaire général du diocèse de Paris sur la portée spirituelle et liturgique de cette célébration. (4min)
     

    Delphine Allaire, Manuella Affejee – Cité du Vatican

    Que signifie cette entrée messianique de Jésus à Jérusalem? Est-ce un aboutissement, en quelque sorte, de la vie et de la mission de Jésus?

    Le dimanche des Rameaux est un acte prophétique à la lecture de la Semaine Sainte. C’est-à-dire que Jésus rentre dans Jérusalem sur un âne, alors que les rois et les empereurs rentrent sur des chevaux lorsqu’ils veulent conquérir une ville. Jésus, lui, veut conquérir nos cœurs. Jamais par le titre de roi de fils de David, mais monté sur un âne pour montrer que sa royauté n’a pas grand-chose à voir avec la royauté traditionnelle et terrestre. La royauté de Jésus s’incarne sur la Croix.

    La construction liturgique de cette célébration si particulière peut sembler paradoxale: elle débute par une exultation et bascule ensuite dans une tonalité plus grave, avec le récit de la Passion. Comment comprendre cette apparente dichotomie?

    Ceux qui acclament Jésus, et qui ne sont pas forcément historiquement les mêmes que ceux qui le condamnent, nous montrent que l’adhésion à Jésus-Christ est fragile, versatile, et capable d’évoluer de manière dramatique car elle peut se faire manipuler. La foi n’a donc pas grand-chose à voir avec une opinion majoritaire ou minoritaire. La foi n’est pas croire que ce que nous ou autrui pensons est vrai, mais c’est penser que ce que Jésus nous dit est vrai. Il faut passer d’une acclamation extérieure désirée par la foule mais peu pensée, à une foi d’adhésion qui comprend non pas ce que d’autres voudraient, mais ce que Jésus voudrait que nous comprenions.

    C’est la raison pour laquelle nous lisons la Passion lors des Rameaux. Est-ce que vous acceptez de voir jusqu’où Jésus va et ce que Jésus fait, et non pas l’idée que vous vous en faites. Nous lisons donc la Passion en s’arrêtant avant la Résurrection pour nous dire de manière liturgique et pédagogique qu’il faut nous-mêmes entrer dans ce drame du Jeudi Saint et de Vendredi Saint, dans le drame de notre vie. Assumer cette part de souffrance surtout en ce moment. Jésus ne peut pas sauver de l’extérieur, il ne le peut que s’il entre dans notre condition mortelle et pécheresse.

    Dans le contexte actuel de crise, quels conseils donneriez-vous aux fidèles pour qu'ils puissent plonger pleinement et vivre ces saints mystères de manière renouvelée?

    Cette frustration de ne pas être réunis peut aussi nous faire comprendre que l’Eglise n’est pas simplement cette assemblée de 40 ou 400 personnes qui vient chaque dimanche à la messe. L’Eglise est un peuple mondial, du ciel et de la Terre. Ce confinement nous appelle à penser l’Eglise avec cet autre regard.

    Il faut aussi inventer des liturgies domestiques en revalorisant par exemple le lieu du crucifix dans nos maisons, faire un vrai repas pascal. Dédier des temps et des lieux dans nos petits appartements confinés pour construire de manière familiale ce temps étrange, mystérieux, qui nous fait épouser d’une autre manière la dramatique de notre condition humaine, mais aussi l’espérance et la foi.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Fête de l’Assomption de la Vierge Marie

    Abbé Jean Compazieu 

    « Marche avec nous, Marie… » 

    Textes bibliques : Lire

    Cette fête de l’Assomption est l’une des mieux célébrées en l’honneur de la Vierge Marie. Ils sont nombreux ceux et celles qui profitent de l’occasion pour se rassembler à Lourdes et sur les lieux de pèlerinages pour invoquer sa protection. C’est que Marie tient une place toute spéciale. L’Église est comme une grande famille. Dieu est notre Père. Marie y joue un rôle maternel. La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle que Dieu a confié à Marie. 

    L’Assomption c’est la fête de Marie qui entre corps et âme dans la gloire de Dieu auprès de son fils ressuscité. La bonne nouvelle c’est que Marie n’a fait que nous y précéder. Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés. Ce que Dieu a réalisé pour Marie nous est également destiné. Avec Marie, notre vie actuelle est une marche à la suite du Christ vers cette grande fête que Dieu nous prépare.

    Dans l’évangile, Jésus se présente à nous comme Le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller au Père. Et Marie est toujours là pour nous renvoyer sans cesse à lui. Comme aux noces de Cana, elle nous redit inlassablement : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Son message à Lourdes, Fatima et ailleurs nous renvoie à l’évangile. Il est un appel à la prière, la pénitence et la conversion.

    L’Évangile qui nous est proposé fait suite à l’Annonciation. L’ange Gabriel vient d’annoncer à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur. Ayant appris que sa cousine Élisabeth est devenue enceinte du futur Jean Baptiste, elle se met en route. Cette rencontre entre Marie et Élisabeth donne lieu à une explosion de joie. La Visitation ce n’est pas qu’une simple rencontre familiale entre deux cousines : c’est la rencontre des deux alliances, l’ancienne avec Élisabeth et la nouvelle avec Marie. À travers ce Messie pas encore né, c’est Dieu qui vient visiter le peuple de l’ancienne alliance.

    Tout cela doit donner une nouvelle orientation à la manière dont nous vivons les uns avec les autres. Si nous voulons honorer Marie, il ne faut pas oublier qu’elle est notre mère à tous, y compris de ceux que nous n’arrivons pas à supporter. Comment honorer Marie en ce 15 août si nous avons un regard et des paroles méprisantes pour telle ou telle catégories de personnes. Comment l’appeler « Reine de la Paix » si nous sommes fâchés avec un voisin ? Comme le Christ, Marie souffre de ces divisions qu’il y a dans le monde, dans nos communautés et nos familles.

    Mais avec elle, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, quand nous sommes sur la croix, elle est là. Elle se tient debout pour nous aider à traverser l’épreuve. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est encore là. Comme aux noces de Cana, elle dit à Jésus : « Ils n’ont plus de paix et de joie. » Et Jésus nous rend la paix et la joie. Quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle ne craint ni notre péché ni notre douleur. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

    En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce cadeau merveilleux qu’il nous fait en nous donnant Marie pour mère. Cette fête de l’Assomption vient raviver notre lien profond à Jésus Christ et notre désir de le suivre fidèlement tout au long de notre vie. On a aussi appelé cet événement « la dormition de Marie ». La mort c’est fermer les yeux à ce monde pour les rouvrir à Dieu. Cette fête doit renouveler et renforcer notre confiance en lui. Ne craignons pas l’avenir ni le jugement de Dieu. Oublions nos péchés ; brûlons-les au feu de la Miséricorde. Nous serons jugés sur l’amour et seulement sur l’amour. C’est l’Amour qui nous prendra et nous emportera. L’heure où nous quitterons la terre sera notre Assomption.

    Pour ceux qui préfèrent : Homélie de 2018

    Télécharger : Assomption de la Vierge Marie

    source http://dimancheprochain.org/

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  • «Il y a aujourd'hui beaucoup de prêtres comme le saint curé d'Ars»

    Ce dimanche 4 août, le Pape François a adressé une lettre aux prêtres, revenant sur les grands défis actuels dans le ministère sacerdotal. Mgr Wong réagit à ce message et en explique le sens.
     

    Mgr Jorge Carlos Patrón Wong, secrétaire de la Congrégation pour le Clergé, en charge des séminaires, a commenté pour L’Osservatore Romano la Lettre adressée par le Pape François dimanche à tous les prêtres du monde, à l’occasion du 160eanniversaire de la mort du saint Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney. Cette interview a été réalisée par Nicola Gori.

    Quel est l’aspect principal qui caractérise cette lettre du Pape François ?

    C’est une lettre existentielle, de vie, d’un pasteur aux pasteurs, d’un père à ses fils, d’un grand frère à ses frères prêtres. C’est le fruit d’une espérance de vie et de proximité au cœur des prêtres. C’est le résultat de nombreuses rencontres et entretiens personnels que le Pape a eu dans sa vie, et spécialement depuis qu’il est successeur de Pierre. C’est aussi la synthèse de nombreuses lettres que le Pape reçoit et lit personnellement, dans lesquelles s’expriment les sentiments et les difficultés de la vie. Clairement c’est un message de remerciement au nom du peuple de Dieu pour tout le bien que les prêtres accomplissent dans le quotidien. C’est, surtout, un encouragement qui part de la Parole et de la présence de Jésus, qui a choisi les prêtres comme amis.

    Que représente encore aujourd’hui pour les prêtres l’exemple du saint curé d’Ars ?

    Je crois que c’est un modèle concret de charité personnelle dans la vie quotidienne. Un style de vie de totale proximité à Dieu et à son peuple. Saint Jean-Marie Vianney est un point de référence pour la vie quotidienne du prêtre avec les personnes que le Seigneur lui a confiées pour toutes les circonstances, particulièrement dans celles pour lesquelles sont nécessaires le sacrifice, l’humilité, la douceur, le bien qui passe sans être vu. Comme le saint curé l’enseigne, tout ceci a une grande signification dans la vie des individus et de la communauté vivante et réelle. Saint Jean-Marie Vianney fut vraiment une présence de Dieu au milieu des gens et il a assumé en cela un service joyeux dans la vie quotidienne, et, au milieu de nombreuses difficultés, il a témoigné de la miséricorde. Mais encore aujourd’hui, dans le monde entier, s’écrivent des pages analogues d’histoire de sainteté sacerdotale. Nous avons beaucoup de prêtres comme le curé d’Ars. Ce sont eux qui maintiennent l’Église vivante et active, parce que le prêtre fait partie du peuple de Dieu qui dépense sa vie pour cela.

    Dans la lettre, le Pape parle de purification et de fragilité, mais aussi d’éviter de s’abandonner à la désolation. Comment regarder le futur après les scandales de la part de membres du clergé ?

    Avec un regard d’espérance et de totale confiance. Le Pape valorise les efforts et remercie pour l’engagement de tous. Son action de réforme est nécessaire pour donner une impulsion au soin pastoral, afin qu’aucun type d’abus ne trouve plus d’espace pour se développer et se perpétuer. Nous sommes prêtres aujourd’hui, dans un temps de purification ecclésiale où le Christ ressuscité donne vie à l’Église en convertissant tous à Lui: nous sommes invités à nous libérer de l’hypocrisie de l’apparence et de l’extériorité. Ceci est la bonne nouvelle. C’est l’action de l’Esprit Saint, parce que les prêtres sont appelés à vivre avec sincérité, avec intériorité. Les prêtres doivent être en conversion permanente pour être plus simples, humbles, joyeux, et avec une conduite de vie plus évangélique. Ils doivent se souvenir d’être toujours plus disciples de Jésus et surtout, garder à l’esprit que les fruits pastoraux viennent de l’action de l’Esprit et non pas des stratégies humaines.

    Pourquoi la gratitude peut-elle se définir comme une arme puissante ?

    La gratitude est la réponse naturelle la plus profonde à la gratuité de Dieu. Tout ce que nous sommes et que nous avons-nous a été donné gratuitement de la part de Dieu. Lui, Il nous a appelés les premiers, Il nous a choisis, Il nous a donné les dons pour répondre à la vocation et accomplir une mission. Chaque prêtre a une liste innombrable de gestes de pardon, de compassion d’amour, de confiance, qui indique comment nous sommes traités par Dieu et par son peuple. Nous avons tout reçu et nous continuons à tout recevoir. Et c’est une action naturelle de donner ce que nous avons reçu. Tout ceci est très puissant. En effet, quand quelqu’un se donne, il reçoit beaucoup du Seigneur : la fidélité, la vie et la joie qui vient de l’annonce de l’Évangile, la proximité, les liens d’amitié, la sainteté du peuple de Dieu. Nous sommes des hommes eucharistiques, d’action de grâce, parce que nous recevons plus que ce que nous donnons.

    Le Pape fait référence à la «douce tristesse». Comment est-il possible de l’éviter ?

    Cette «douce tristesse» contamine la vie et l’altère. Nous avons tous besoin de la force de Dieu et du rapport avec les frères. La force de la grâce de Dieu nous fait aller au-delà de nos efforts et de nos échecs. Le prêtre fait une expérience quotidienne du fait qu’il peut se confier à Dieu. Il expérimente chaque jour que chaque petite action est transformée, multipliée et rendue transcendante. C’est l’Esprit Saint qui nous fait donner la vie et nous ne pourrons jamais le faire seuls, mais avec la communauté, avec le peuple de Dieu, avec les frères évêques et prêtres. Je fais le parallèle avec une partie de football. La «douce tristesse» est un mouvement minimal, une présence fatigante qui fait croire que la vie est une partie désormais perdue. C’est comme un parking mortel, une inertie, un ressentiment, une lamentation. Au contraire, la vie avec le Ressuscité nous fait jouer au maximum avec la joie, avec la confiance totale que nous vaincrons, parce que nous avons le meilleur capitaine qui est le Christ ressuscité, et nous avons aussi la meilleure équipe, qui est la communauté ecclésiale. L’Église, qui se renouvelle à chaque génération, est toujours jeune et toujours en renouvellement, comme quand une équipe de football renouvelle les joueurs. Même quand elle perd un match, elle ne perd pas le championnat. Aucun champion ne remporte toutes les parties, et c’est pareil pour l’Église. Mais seulement, à la fin, le championnat a déjà été gagné par le Christ ressuscité. C’est une espérance active qui vient de l’expérience de Jésus et de son équipe.

    D’où un prêtre peut-il atteindre la courage nécessaire pour la vie quotidienne ?

    Directement de Dieu et de son peuple, du rapport personnel avec le Christ, de la prière, des sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation. Mais aussi de l’accompagnement spirituel et humain fréquent et systématique avec un frère sage qui aide à se confronter avec l’Évangile, à discerner, pour conformer la vie à la volonté de Dieu. Et, surtout, dans la fraternité sacerdotale qui aide à ne pas tomber dans la tendance prométhéenne, dans le risque de se sentir un superman, de ne faire confiance qu’à ses propres forces, en se sentant supérieurs aux autres. Il y a un fort appel au peuple de Dieu pour qu’il nous nourrisse avec la prière, avec le témoignage de foi, qui nous fait sortir pour ne pas nous isoler et nous fermer dans des groupes réservés. En tant que disciples du Christ, le prêtre doit être l’homme de la rencontre avec Dieu le Père et avec son peuple.

    Que représente Marie pour un prêtre ?

    C’est la Mère qui embrasse, qui intercède et qui nous rappelle trois réalités. La première se réfère à comment nous regarde Dieu le Père : toujours avec un amour miséricordieux. La seconde est le choix de Jésus qui nous appelle à être des amis, des disciples missionnaires. La troisième, enfin, c’est l’onction de l’Esprit Saint qui, avec son action, élargit la dimension de notre cœur, en faisant en sorte qu’il puisse devenir comme celui de Jésus. Tous les prêtres ont dans leur intériorité un petit sanctuaire marial où faire un pèlerinage quotidien. Nous restons devant la Mère, et nous sommes là pour la regarder et pour être regardés. Nous y expérimentons cette compagnie, cette consolation, cette actualisation de l’appel de Jésus à le suivre en aimant Dieu et le peuple avec toute notre force, notre cœur et notre volonté. Elle nous dit toujours, d’une façon très maternelle, les mêmes paroles adressées à l’indien Juan Diego : «Qu'est-ce qu’il y a, mon enfant, le plus petit de tous ? Qu’est-ce qui attriste ton cœur ?»

    SOURCE   https://www.vaticannews.va

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  • Édition du 21 mai, 2019   #122

    Chers lecteurs,

    Après une journée de repos, notre cœur est rempli d’espoir. Nous désirons tant que notre travail d’information, de prière et d’action puisse enfin faire changer des millions de situations tragiques, dont celles des personnes qui vivent de la discrimination et de la persécution parce qu’elles confessent une appartenance religieuse.

    Peut-être sommes-nous naïfs. Pourtant, nos partenaires de projets sont unanimes : le soutien constant de l’Aide à l’Église en Détresse permet des changements en profondeur sur le terrain.

    Le parolier Jacques Michel chantait au début des années 70 :

    « N’oublie pas que ce sont les gouttes d’eaux
    qui alimentent le creux des ruisseaux.
    Si les ruisseaux savent trouver la mer,
    peut-être trouverons-nous la lumière ! »

    Ensemble, nous pouvons changer le monde : une information, une prière et une action à la fois !

    Union de prière.

    Amanda Griffin, Mario Bard et toute l’équipe de l’AED-Canada
     
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     Le pape François en Bulgarie

    Une rencontre chaleureuse dans la foi

      Le pape François en Bulgarie - AED

    Au début du mois de mai, le pape François s’est rendu en Bulgarie. La population se sent très proche de lui puisque, selon un sondage, 54% des gens « approuvent le pape et sa mission ». Lisez les propos du père Martin et voyez l’enthousiasme des jeunes !

    Pour lire la suite c'est ici

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  • Une belle analyse-réflexion selon moi et pour toi...?

    Union Des Supérieures Générales, UISG © Vatican Media

    « Diaconat féminin? », réponse du pape François

    Dialogue du pape François avec des Supérieures générales (1/5)

    HÉLÈNE GINABAT 

    « Nous ne pouvons pas aller au-delà de la Révélation et de l’explicitation dogmatique », répond le pape François aux interrogations sur le diaconat féminin dans l’Eglise primitive il indique un « mot-clé »: « discerner ».

    Le pape François a reçu en audience au Vatican les participantes à la Rencontre de l’Union internationale des Supérieures générales (UISG), le 10 mai 2019, dans la Salle Paul VI, à l’occasion de la XXIème Assemblée plénière, intitulée « Semeuses d’espérance prophétique », à laquelle ont participé environ 850 Supérieures générales provenant de 80 pays différents, du 6 au 10 mai, à Rome.

    Après avoir fait remettre aux personnes présentes le discours préparé pour l’occasion, le pape a parlé d’abondance de cœur aux participants à l’audience (cf. Discours, traduit par Zenit), répondant ensuite aux questions qui lui ont été adressées par quelques religieuses.

    Voici notre traduction de la première question et de la première réponse.

     AB

    Première question (en allemand)

    Frère François, je suis franciscaine comme vous ; je me trouve ici avec 850 Supérieures générales et nous représentons un grand nombre de sœurs engagées dans de nombreux ministères de l’Église.

    Je parle pour toutes les femmes qui voudraient servir le peuple de Dieu, mais avec les mêmes droits et, aujourd’hui, nous n’espérons pas seulement trouver la réponse à la question du rôle des femmes dans l’Église sur une base historique et dogmatique : certes, nous avons aussi besoin de ces sources de la Révélation, mais nous avons aussi besoin de la force de Jésus, de cette façon dont Jésus a traité les femmes. Et quelles réponses pouvons-nous trouver aujourd’hui, au XXIème siècle, à ces questions ? Je vous prie de tout cœur de continuer à y réfléchir au sein de la Commission, afin que ne soient pas seulement consultées les sources historiques et dogmatiques, mais que nous cherchions à comprendre de quoi a besoin l’humanité d’aujourd’hui, de la part des femmes, des hommes et de tout le peuple de Dieu.

    Pape François :

    C’est vrai, ce que vous dites, que l’Église, ce n’est pas seulement le Denzinger, c’est-à-dire la collection de pas dogmatiques, de choses historiques. C’est vrai. Mais l’Église se développe en cheminant dans la fidélité à la Révélation. Nous ne pouvons pas changer la Révélation. Il est vrai que la Révélation se développe, la parole est un « développement ». Elle se développe avec le temps. Et nous, avec le temps, nous comprenons mieux la foi. La façon de comprendre la foi aujourd’hui, après Vatican II, est différente de celle dont on comprenait la foi avant Vatican II. Pourquoi ? Parce qu’il y a un développement de la conscience, et vous avez raison. Et cela n’est pas une nouveauté, parce que la nature même, la nature même de la Révélation est en mouvement continuel pour être clarifiée, et aussi la nature même de la conscience morale.

    Par exemple, aujourd’hui, j’ai dit clairement que la peine de mort n’était pas acceptable, qu’elle était immorale, mais il y a cinquante ans, on ne disait pas cela. L’Église a-t-elle changé ? Non, la conscience morale s’est développée. Un développement. Et cela, les Pères l’avaient compris. Au Vème siècle, il y avait un père français, Vincent de Lérins, qui avait forgé une belle expression. Il dit que la conscience de la foi – je le dis en latin avant de le traduire – va « ut annis consolidetur, dilatetur tempore, sublimetur aetate » : c’est-à-dire qu’elle grandit, elle grandit avec les années ; elle est en croissance continuelle, elle ne change pas, elle grandit, elle s’élargit avec le temps. On comprend mieux et avec les années, elle est sublimée… Et si je vois que ce que je pense maintenant est en lien avec la Révélation, c’est bien, mais si c’est quelque chose d’étrange qui n’est pas dans la Révélation, y compris dans le domaine moral, qui n’est pas selon la morale, cela ne va pas.

    C’est pourquoi, sur le cas du diaconat, nous devons chercher ce qui existait au début de la Révélation et, s’il existait quelque chose, le faire grandir et arriver… S’il n’y avait rien, si le Seigneur n’a pas voulu le ministère, le ministère sacramentel pour les femmes ne va pas. Et c’est pour cela que nous allons voir l’histoire, le dogme.

    Ensuite, j’ai beaucoup aimé ce qu’a dit la mère parce qu’elle n’a pas dit seulement cela, il y deux autres choses : l’une d’elles est le dialogue avec le monde dans lequel nous vivons. Un dialogue d’expériences. Et ce dialogue avec le monde provoque des situations nouvelles, qui demandent des réponses nouvelles, mais ces réponses doivent être en harmonie avec la Révélation. Il y a le dialogue, et même le développement de la foi et de la morale, comme je l’ai expliqué, mais toujours avec le fondement.

    Deuxièmement, l’harmonie avec la Révélation dans le dialogue. N’ayez pas peur de dialoguer, c’est important. Et la troisième chose : le témoignage. Et sur ce point, je crois que ce que la mère a dit de plus important, qu’elle a un peu évoqué, c’est la nécessité du témoignage. Par conséquent, c’est vrai : il ne faut pas seulement des choses dogmatiques. Avec le Denzinger, nous n’allons nulle part dans la vie concrète. Nous savons comment est la vérité, nous savons comment est le dogme, mais comment nous abordons cela, comment nous le faisons grandir, c’est autre chose. Le Denzinger nous aide parce qu’on y trouve toute la dogmatique, mais nous devons grandir continuellement. J’avais fait allusion à votre habit, celui de maintenant : « Vous avez changé d’habit, vous avez détruit la vie consacrée ! ». Rien : dans le dialogue avec le monde, chaque congrégation a vu comment mieux exprimer son charisme, s’exprimer. Et celle-ci qui n’a pas d’habit, celle-ci qui a un habit un peu comme cela, et celle-là et cette autre qui ont un autre habit ne sont ni pires ni meilleures : chaque congrégation fait son discernement.

    Et en disant cela, je retombe dans le mot-clé : discerner. Nous avons besoin de discerner. Tout n’est pas blanc ou noir, ni même gris. Tout est en chemin, tout est en chemin, mais nous cheminons sur la bonne voie, la voie de la Révélation. Nous ne pouvons pas marcher sur une autre route. Je crois que, même si je n’ai pas répondu à toutes les nuances contenues dans la question de la mère, fonctionnellement, c’est cela la réponse. C’est vrai : ce ne sont pas seulement les définitions dogmatiques et les choses historiques qui nous aideront, pas seulement. Mais nous ne pouvons pas aller au-delà de la Révélation et de l’explicitation dogmatique. C’est compris ? Nous sommes catholiques. Si quelqu’un veut faire une autre Église, il est libre, mais…

    (c) Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

    source ZENIT.org
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  • Messe familiale et plus…

    Une invitation à toutes les jeunes familles!

    Messe familiale vécue en toute simplicité chez les Franciscains de Trois-Rivières. Suivie d’un repas partage (apportez un met à partager ou simplement votre lunch), et d’un temps d’approfondissement de la spiritualité franciscaine avec le frère Guylain Prince (bibliste).

    Affiche Messe Familiale à TR novembre 2018


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