• « N’AYEZ PAS PEUR. »

    Textes bibliques : Lire

    Les textes bibliques que nous venons d’écouter nous invitent à faire un pas de plus sur le chemin de la conversion. C’est ce qui apparaît pour Élie dans le Livre des Rois. Il vient de combattre l’idolâtrie avec beaucoup d’ardeur ; Alors sa vie se trouve en danger. Après 40 jours et 40 nuits de marche, il arrive sur la montagne de l’Horeb (le Sinaï). Il lui a fallu toute cette longue marche pour s’apercevoir qu’il n’était pas sur le bon chemin et que, peut-être, il s’était trompé de Dieu. Comme ses adversaires, il s’imaginait un Dieu de puissance.

    Mais Dieu ne l’abandonne pas : il l’invite à se tenir là et à attendre son passage ; il y eut un ouragan, un tremblement de terre, puis un feu. Mais le Seigneur n’était ni dans l’un ni dans l’autre. Après cela, ce fut le “murmure d’une brise légère”. Elie comprend alors que le vrai Dieu n’est pas celui de la violence. Ce n’est pas en massacrant les “infidèles” qu’on sauvera l’honneur du vrai Dieu. Plus tard, Jésus nous révèlera un Dieu qui n’est qu’amour et miséricorde. Il ne sait pas être autre chose. C’est en aimant que nous dirons quelque chose du vrai Dieu.

    L’apôtre Paul s’était lui aussi trompé sur Dieu. Dans un premier temps, il a violemment persécuté les chrétiens. Lui aussi croyait défendre l’honneur de Dieu. Mais un jour, il a rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Pour lui, cela a été le point de départ d’une véritable conversion. Dans un premier temps, il rappelle aux chrétiens ce qu’ils doivent aux juifs qui leur ont donné Jésus : “C’est de leur race que le Christ est né. Les juifs appartiennent au projet divin”. Paul nous fait part de sa douleur face à l’incrédulité de ses frères de sang. La majorité des juifs suivent les pharisiens. Ils n’acceptent pas que le privilège du peuple élu soit étendu à tous les païens qui ont mis leur foi au Christ.

    L’évangile qui vient d’être lu fait suite au récit de la multiplication des pains. Jésus vient de nourrir une foule affamée. Le soir venu, il se retire sur la montagne pour prier. Il veut échapper à tous ces gens qui cherchent à faire de lui leur roi. Plus tard, il précisera que sa royauté n’est pas de ce monde. Sa mission première est de révéler aux hommes les secrets du Père. Nous pouvons imaginer sa déception et sa lassitude devant tous ces gens si lents à croire.

    Pendant qu’il est sur la montagne en cœur à cœur avec le Père, les disciples sont sur la barque. Ils avancent péniblement vers “l’autre rive”. Cette barque de Pierre est devenue le symbole de l’Église. Les vagues et les vents contraires évoquent le monde. Quand saint Matthieu écrit son Évangile, il s’adresse à des chrétiens persécutés. C’est encore plus vrai aujourd’hui. En Afrique et ailleurs, les chrétiens persécutés sont bien plus nombreux qu’aux premiers siècles. On veut les obliger à renier leur foi et leur imposer une religion qui n’est pas celle du Christ.

    Et puis, il y a bien d’autres tempêtes que nous affrontons un jour ou l’autre : celle des événements difficiles et des horizons bouchés, celle du Covid 19 qui a causé beaucoup de dégâts, celle de la précarité et de l’exclusion. Nous vivons dans un monde qui souffre de la guerre, de la violence et de l’exclusion. Les pauvres y deviennent de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. Si nous voulons rester fidèles à l’Évangile du Christ, il nous faut lutter régulièrement contre les vents contraires.

    Mais voilà qu’en ce jour, nous entendons une bonne nouvelle : l’Évangile nous montre le Christ qui marche sur les eaux. La mer déchainée est le symbole des puissances du mal. Jésus qui marche sur l’eau nous montre que ce mal n’a pas de prise sur lui. Avant même qu’on l’appelle, il s’avance vers les siens. Son empressement à sauver ceux qu’il aime mérite d’être souligné. Il est “Emmanuel”, Dieu avec nous. Il nous assure de sa présence “tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Au cours de cette traversée, les disciples ne reconnaissent pas Jésus. Pour le reconnaître, il faut le regard de la foi. Le plus important c’est que le Christ vient à nous, même si nous n’implorons pas sa venue. Quand la tempête fait rage, il se fait proche. Il reste présent même quand nous nous éloignons ou quand nous l’oublions.

    En lisant cet Évangile, comment ne pas penser à la Vierge Marie ? Elle en a connu des tempêtes. Dès le début, elle a dû fuir en Égypte pour protéger son enfant. Elle a beaucoup souffert de l’incompréhension de son peuple qui refusait le message de Jésus. Elle a suivi son fils jusqu’au pied de la croix. Aujourd’hui, elle est toujours là pour nous renvoyer au Christ. Comme à Cana, elle nous invite à faire tout ce qu’il nous dira. C’est ainsi qu’elle nous montre le chemin de la sainteté.

    Avec Marie, nous nous tournons vers le Christ. Quand tout va mal, n’hésitons pas à crier : “Seigneur, sauve-moi.” Et le Christ est toujours là pour tendre la main à celui qui l’implore avec confiance. Il est toujours disposé à sauver du naufrage celui qui l’implore. Conscients de notre fragilité et de nos faiblesses, nous le supplions : “Je crois, Seigneur, mais augmente ma foi”. (Luc 17, 5)

    Télécharger : 19ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revues liturgiques – L’Intelligence des Écritures (MN Thabut) – Paroles pour la route Année A (J.Y Garneau) – Reste avec nous quand vient le soir (Laurette Lepage)

    source http://homelies.livehost.fr/

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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation

    Crédit d'image: Autoportrait (détail), Malvin Gray Johnson, 1934, Smithsonian American Museum, Washington, DC, États-Unis.

    Être un changement pacifique 

    L'amour au Centre

    vendredi 31 juillet 2020

     

    Heureux les artisans de paix: ils seront reconnus comme enfants de Dieu. - Matthieu 5: 9

    Aujourd'hui, beaucoup pensent que nous pouvons parvenir à la paix par la violence. Le mythe selon lequel la violence résout les problèmes fait partie de notre façon de penser et est en opposition directe avec tous les grands enseignements religieux. Notre besoin de contrôle immédiat nous conduit à déconnecter la cohérence, la connexion et l'unité entre les moyens et les fins. Nous avons même nommé un missile créé pour la destruction de l’humanité de «gardien de la paix». Mais une telle paix est une fausse paix, la Pax Romana de destruction mutuellement assurée (MAD). Nous devons attendre et travailler pour la Pax Christi du pardon mutuellement assuré.

    Le verset ci-dessus de Matthieu est la seule fois où le mot «artisans de paix» est utilisé dans toute la Bible. Un artisan de la paix est littéralement «celui qui concilie les querelles». Jésus n'est clairement pas du côté du violent mais du côté du non-violent. Jésus dit qu'il n'y a pas d'autre moyen de parvenir à la paix que le rétablissement de la paix lui-même.

    Coretta Scott King réfléchit sur l'engagement de son mari Martin Luther King, Jr. pour la non-violence avec l'amour en son centre:

    La non-coopération et la résistance non-violente étaient des moyens de susciter et d'éveiller chez ses adversaires des vérités morales, d'évoquer l'humanité qui, croyait Martin, existait en chacun de nous. Les moyens devaient donc être cohérents avec les fins. Et la fin, telle que Martin l'a conçue, était plus grande que n'importe laquelle de ses parties, plus grande que n'importe quel problème. «La fin est la rédemption et la réconciliation», croyait-il. . . .

    Même les maux les plus insolubles de notre monde - les triples maux de la pauvreté, du racisme et de la guerre que Martin a si éloquemment défiés dans sa conférence Nobel - ne peuvent être éliminés que par des moyens non violents. Et l'impératif moral de l'amour est la source de l'éradication de ces maux les plus ancrés économiquement, politiquement et socialement. Dans son discours de 1967 au groupe anti-guerre Clergy and Laity Concerned, il a déclaré:

    Quand je parle d'amour, je ne parle pas d'une réponse sentimentale et faible. Je parle de cette force que toutes les grandes religions ont vue comme le principe unificateur suprême de la vie. L'amour est en quelque sorte la clé qui ouvre la porte qui mène à la réalité ultime. Cette croyance hindou-musulmane-chrétienne-juive-bouddhiste de la réalité ultime est magnifiquement résumée dans la première épître de saint Jean: «Aimons-nous les uns les autres; car l'amour est Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu »[1 Jean 4: 7].

    Si l'amour est le principe religieux éternel, croyait Martin Luther King, Jr., alors la non-violence est son pendant extérieur au monde. Il a écrit:

    Au centre de la non-violence se trouve le principe de l'amour. Le résistant non-violent soutiendrait que dans la lutte pour la dignité humaine, les peuples opprimés du monde ne doivent pas succomber à la tentation de devenir amer ou de se livrer à des campagnes de haine. Des représailles en nature ne feraient qu'intensifier l'existence de la haine dans l'univers. Tout au long de la vie, quelqu'un doit avoir suffisamment de sens et de moralité pour couper la chaîne de la haine. Cela ne peut être fait qu'en projetant l'éthique de l'amour au centre de nos vies. [1]

     

    Passerelle à l'action et à la contemplation:
    quel mot ou quelle phrase me résonne ou me met au défi? Quelles sensations est-ce que je remarque dans mon corps? Que dois-je faire?

    Prière pour notre communauté:
    Ô grand amour, merci de vivre et d'aimer en nous et à travers nous. Que tout ce que nous faisons découle de notre connexion profonde avec vous et tous les êtres. Aidez-nous à devenir une communauté qui partage de manière vulnérable les fardeaux les uns des autres et le poids de la gloire. Écoutez les aspirations de notre cœur à la guérison de notre monde. [Veuillez ajouter vos propres intentions.]. . . Sachant que vous nous entendez mieux que nous ne parlons, nous offrons ces prières dans tous les saints noms de Dieu, amen.

    Écoutez le P. Richard a lu la prière.

    Histoire de notre communauté:
    En lisant la méditation quotidienne ce matin, j'ai eu l'impression que quelque chose de plus grand que moi me disait que tout irait bien. Mes enfants et moi venons de déménager dans une nouvelle ville après avoir quitté un mari violent. Cela n'a pas été facile et ces premiers jours ont été une lutte. Nous guérissons et je vois cette période de ma vie comme plus qu'un simple changement d'adresse ou un nouvel emploi mais comme une transformation. J'ai traversé la nuit noire, le feu, et je serai plus fort. Je suis ravi de voir ce que nos nouvelles vies incluront. Merci pour les méditations quotidiennes. : Nom non divulgué

    Partagez votre propre histoire avec nous. 

    [1] Martin Luther King, Jr., Stride vers la liberté: L'histoire de Montgomery (Harper et Row: 1958), 103-104.

    Coretta Scott King, préface de Strength to Love , Martin Luther King, Jr. (Fortress Press: 2010, © 1981, © 1963), x-xi.

    Adapté de Richard Rohr et John Feister, Jesus 'Plan for a New World: The Sermon on the Mount , (St.Anthony Messenger Press: 1996), p. 139.

    Crédit d'image: Autoportrait (détail), Malvin Gray Johnson, 1934, Smithsonian American Museum, Washington, DC, États-Unis.

    SOURCE https://cac.org/

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  • Lourdes : un pèlerinage national particulier

    C'est un pèlerinage national de Lourdes particulier que le sanctuaire du sud de la France s'apprête à vivre du 12 au 17 août. À cause de la pandémie et des restrictions concernant les grands rassemblements, une simple délégation représentera cette année l'ensemble des pèlerins.
     

    Vatican News

    «Allons à la source de l'amour» : c'est le nom du pèlerinage national 2020 à Lourdes. Compte-tenu de la crise sanitaire, c'est une délégation qui représentera l'ensemble des pèlerins, hospitaliers et personnes malades au sanctuaire. Comme l'explique la direction du pèlerinage national, elle aura une double mission : représenter les pèlerins qui sont habituellement accompagnés et être en lien avec eux, et assurer sur place le service d'accueil des pèlerins dans le sanctuaire. 

    Dans un message écrit à cette occasion, le père Vincent Cabanac, directeur du pèlerinage national, rappelle les circonstances extraordinaires que le sanctuaire a vécu dernièrement : «Nous venons de vivre des mois durant avec une grotte de Lourdes sans la présence de pèlerins, si ce n’est la prière continue des chapelains».

    Mais «en venant à la grotte de Massabielle, en pèlerinage ou en priant Notre Dame de Lourdes depuis notre lieu de vie, nous entendons l’écho de ce nom significatif de Marie prononcé là. Devant elle, nous nous présentons comme ses enfants dont elle connaît le nom de chacun. Notre prière poursuit ce dialogue intime où nous adressons à Marie nos intentions en particulier pour les personnes malades. Allons à la source de l’amour!» écrit le prêtre assomptionniste.

    Durant cette semaine, du 12 au 17 août, outre les prières et les offices qui ponctueront les journées, des conférences seront organisées avec des témoignages de médecins, d'hommes politiques ou d'entrepreneurs. Cette année, le secrétaire d'État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin sera présent les 14 ,15 et 16 août au cours d'une visite privée lors de laquelle il célébrera la messe de l'Assomption et celle du dimanche suivant.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Les religieux d’Amérique latine dénoncent le silence face à la traite humaine

    L’Amérique latine est une région du monde particulièrement exposée aux phénomènes d’esclavage moderne, de prostitution, d’exploitation de personnes non rémunérées ou sous-rémunérées. Les religieux catholiques du continent tentent de sensibiliser à ce fléau plus massif qu’on ne le pense.
     

    «Ton silence est complice» : c’est le titre de la prière proposée par la Clar (Confédération latino-américaine des religieux), en vue de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains qui est célébrée ce jeudi 30 juillet. Le texte vise à sensibiliser les fidèles à cette expérience humaine dramatique, «réaffirmant l'engagement d'aider les victimes à reconstruire leur vie, et unifiant les efforts pour empêcher les trafiquants d'exploiter les gens pour leur propre profit». Ils lancent donc un appel à s'unir tous dans la prière «pour l'éradication de la traite des êtres humains, en faisant confiance à la voix de Jésus, le seul capable d'agiter les mentalités stagnantes et paralysées dans des attitudes déshumanisantes».

    Le texte évoque aussi le contexte spécifique de la pandémie Covid-19 qui a causé la perte de milliers de vies, et des problèmes sanitaires, sociaux et économiques d’une ampleur inédite. C'est pourquoi un effort commun de tous est plus urgent que jamais : «Nous invitons les personnes qui nous accompagnent dans la prière à construire ensemble une chaîne, exhorte le Clar. Une chaîne qui ne signifie pas esclavage, oppression, injustice, inhumanité, non ! Construisons une chaîne en papier coloré, formant des anneaux, symboles de fraternité et de sororité, avec des phrases écrites inspirées par la solidarité, l'amour, le pardon, la foi, l'écoute, la proximité, la prière, l'espoir, la disponibilité, la joie, le partage, la vie, la dignité, la rencontre.»

    L’horreur absolue du trafic d’organes

    En plus des passages de l'Évangile et des Psaumes, la subvention rapporte également le témoignage dramatique d'un trafiquant d'êtres humains, plus précisément un trafiquant d'organes, qui recrute ses "clients" parmi les réfugiés les plus désespérés du Liban. «Une fois que les donneurs ont été payés, ce qui leur arrive n'est plus mon problème», dit le trafiquant, ajoutant même: «je me fiche de leur mort».

    L'ouverture et la fermeture de la prière sont deux chants intenses : le premier est intitulé "Un cri de miséricorde", le second est dédié à "Marie, Mère des pauvres".

    Vatican News Service - IP

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Déclaration du cardinal Gérald Cyprien Lacroix
    Archevêque de Québec
    en la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré,
    le 26 juillet 2020, fête de sainte Anne, patronne du Québec
     

    COVID-19 - Déclaration du cardinal Gérald Cyprien Lacroix(photo d'archive) - La situation que nous vivons depuis le mois de mars n’a pas été facile, pour vous comme pour nous. Personne n’avait prévu une telle pandémie et personne n’avait en mains un plan pour réagir. Nous en avons élaboré un au fur et à mesure des circonstances. Tous, nous avons fait de notre mieux dans pour protéger la santé des fidèles, des ministres ordonnés ainsi que celle des collaborateurs et collaboratrices dans les divers secteurs de la vie de notre Église. 

    Cela nous a contraints à des décisions difficiles et exigeantes. Je suis conscient que la fermeture de nos lieux de culte et l’annulation des activités pastorales en groupe ont bouleversé beaucoup de monde. Être privés de la célébration eucharistique, de la communion eucharistique et des autres sacrements pendant presque quatre mois a été très pénible, autant pour les fidèles que pour les pasteurs et les équipes pastorales. 

    Vous avez été nombreux à questionner l’engagement des évêques du Québec tout au long de cette pandémie : « Que font nos évêques ? Sont-ils en dialogue auprès des autorités de la Santé publique et du Gouvernement du Québec afin de faire valoir nos besoins et s’assurer qu’on tienne compte des croyants et croyantes? 

    Je peux vous assurer que, dès les premières heures de cette pandémie, les évêques catholiques du Québec ont fait de grands efforts pour entrer en dialogue avec les autorités du Québec. Ce fut très laborieux de nous faire entendre. 

    Nous avons pris l’initiative de rassembler des leaders des autres communautés de foi : catholiques, anglicans, chrétiens évangéliques, juifs et musulmans, pour réfléchir ensemble et laisser savoir aux autorités de la Santé publique et au Gouvernement du Québec que nous voulions collaborer en transmettant à nos fidèles les consignes afin que ce malin virus se propage le moins possible. Depuis le début – et tout au long des derniers mois – , nous avons été de bons joueurs, souhaitant faire notre part pour le bien de la société et collaborer à l’effort collectif en temps de crise. Il était nécessaire que nous soyons solidaires et nous l’avons été. 

    Malheureusement, nous devons constater qu’il y a eu peu ou pas de reconnaissance de tous ces efforts. Les communautés de foi, quelles qu’elles soient, ne semblent pas retenir l’attention de nos élus ni des autorités de la Santé publique. Cela me laisse l’impression que les autorités gouvernementales ne nous prennent pas au sérieux et qu’ils veulent ignorer notre existence. 

    En aucun temps, nous n’avons réussi à établir un dialogue franc et direct avec les responsables du Gouvernement et de la Santé publique. Nos contacts se sont limités continuellement à des tiers. Nous avons travaillé et soumis des protocoles en vue du déconfinement éventuel. Nous apprenions, par des tiers, que ces protocoles étaient bien préparés et élaborés mais jamais un communiqué officiel n’a annoncé qu’ils étaient acceptés. 

    À deux reprises, lors de conférences de presse avec le premier ministre et le directeur de la santé publique, il a fallu les questions de journalistes pour savoir ce qu’il advenait des lieux de cultes. C’est seulement ainsi que nous avons pu recevoir, au compte-gouttes, quelques informations partielles nous concernant. Dans la planification du Gouvernement du Québec publié le 25 mai, on apprend qu’après la phase préliminaire, après les phases 1, 2, 3, 4, 5 et 6, apparaissent dans l’item Phases ultérieures « les lieux de culte » au même titre que les bars et les croisières. À mon humble avis, cela est nettement décevant. 

    Que nous soyons empêchés de célébrer les funérailles chrétiennes dans nos grandes églises, alors que les entreprises funéraires ont pu rapidement offrir des rites funéraires dans leurs petits salons, a semé beaucoup d’incompréhension. C’est comme s’il y avait deux poids, deux mesures. Malgré nos protestations, les autorités ont toujours fermé les yeux devant cette réalité. 

    Alors que la vente d’alcool et de cannabis a été jugée un service essentiel tout au long de la pandémie, les communautés de foi, que nous pouvons certainement considérer un service essentiel à la communauté, ont été pratiquement ignorées. Même les casinos ont obtenu avant nous le droit d’accueillir 250 personnes, dans des lieux pourtant bien plus petits que nos églises. Rien à comprendre ! 

    Les besoins spirituels sont une partie intégrante de la vie humaine pour ceux et celles qui en manifestent le besoin – et ils sont encore nombreux au Québec; toutes ces personnes méritent d’être traitées avec respect, d’être considérées par leur gouvernement. Nos communautés de foi ne sont pas seulement des lieux pour prier. Elles sont également des lieux de soutien, d’entraide au plan social, familial et humain. 

    J’avoue que la timidité avec laquelle notre gouvernement évite tout dialogue ouvert et serein avec les responsables des communautés de foi ne m’apparaît pas de bonne santé pour notre société québécoise. Comprenez-moi bien : nous ne réclamons aucun privilège du gouvernement. Les croyants et croyantes sont des citoyens à part entière, des femmes et des hommes engagés dans tous les secteurs de la vie humaine de ce Québec que nous aimons. Nous avons le droit d’être considérés avec respect et non ignorés ou relégués à l’item VARIA. 

    À ce jour, nous devons encore négocier de semaine en semaine avec les autorités; celles-ci tentent de nous imposer des restrictions qui dépassent le raisonnable. 

    Ici, comme dans tous nos lieux de culte, des équipes ont travaillé très fort pour mettre en place les mesures nécessaires afin de respecter au maximum le lavage des mains, le port du masque, la distanciation des deux mètres, le nettoyage continuel entre les célébrations. Je suis très fier du travail sérieux qu’ont réalisé nos équipes. 

    Mais, de grâce, laissez-nous respirer! Nos preuves sont faites. Depuis quatre mois, nous nous sommes montrés de très bons collaborateurs. N’abusez pas de notre patience et cessez d’ignorer notre existence et notre sens des responsabilités.

     Excusez ces propos un peu longs en la fête de sainte Anne. Mais je tenais à ce que vous sachiez que les évêques ont été très actifs et engagés, en votre nom, au nom de toutes les communautés de foi du Québec. C’est notre responsabilité de pasteurs et nous voulons l’accomplir. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas encore réussi à nous faire entendre de façon satisfaisante que nous allons baisser les bras. Il en va non seulement du bien de notre communauté catholique, mais aussi de toutes les communautés de foi et du vivre ensemble du peuple québécois. 

    Après 400 ans de présence, d’engagement et de collaboration pour bâtir ce pays, il n’est pas juste que les communautés de foi soient ainsi traitées. Notre participation à bâtir le Québec n’est pas négligeable. Nous sommes fiers de notre contribution et nous n’avons aucunement l’intention de nous retrancher dans nos sacristies. La mission de l’Église est au cœur de la société; c’est là que les disciples de Jésus doivent témoigner de la foi qui les anime et les fait vivre, pour être à côté de leurs frères et sœurs, croyants ou incroyants, des collaborateurs, des collaboratrices pour le devenir de notre pays. 

    L’état est laïc, mais la société ne l’est pas ! Dans notre cher Québec, vivent ensemble des croyants et des incroyants. Tous doivent être respectés car tous ont droit à leur place. Frères et sœurs, comptez sur nous pour continuer de chercher des chemins de dialogue. C’est le chemin le plus prometteur pour poursuivre la route ensemble, dans l’harmonie, le respect et la paix. 

    Gérald C. Cardinal Lacroix

    Archevêque de Québec

    Sainte-Anne-de-Beaupré, le 26 juillet 2020.

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    1. Être un changement pacifique - Unité intérieure - Richard Rohr
    2. Homélie du 18ème DIMANCHE ORDINAIRE
    3. Angélus: le Royaume des Cieux est un trésor qui renouvelle la vie chaque jour - VA
    4. Vidéo -Zaz - concert pour la Tolérance (Si Jamais J'oublie)
    5. La vie est trop sérieuse pour être prise au sérieux - Bruno
    6. Visite surprise du Pape aux enfants du camp d’été du Vatican - VA

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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation

    Crédit d'image: Autoportrait (détail), Malvin Gray Johnson, 1934, Smithsonian American Museum, Washington, DC, États-Unis. 

    Être un changement pacifique 

    Unité intérieure
    dimanche 26 juillet 2020 

    Avant de parler de paix, vous devez d'abord l'avoir dans votre cœur. —Francis d'Assise

    Des générations de chrétiens semblent avoir oublié les enseignements de Jésus sur la non-violence. Nous avons relégué les visions d'un royaume paisible dans un paradis lointain. Nous pensions à peine que Jésus aurait pu signifier que nous tournions l'autre joue ici et maintenant. Il a fallu Gandhi, un hindou, pour nous aider à appliquer la paix de Jésus de manière très pratique. Le Dr Martin Luther King, Jr. (1929–1968), s'inspirant des écrits et de l'exemple de Gandhi, a mis la non-violence au premier plan du mouvement des droits civiques dans les années 1960.

    La non-violence de Gandhi, comme celle des militants des droits civiques, a affirmé une unité de fins et de moyens pacifiques. Thomas Merton, réfléchissant sur la non-violence de Gandhi, a écrit:

    La non-violence n'était pas simplement une tactique politique qui était extrêmement utile et efficace pour libérer son peuple de la domination étrangère. . . l'esprit de non-violence est né d' une réalisation intérieure de l'unité spirituelle en lui-même . Tout le concept gandhien de l'action non violente. . . est incompréhensible si l'on pense que c'est un moyen de réaliser l'unité plutôt que comme le fruit d'une unité intérieure déjà réalisée. [1]

    L'entraînement à la non-violence nous aide à admettre que nos attitudes intérieures secrètes sont souvent cruelles, offensantes, critiques et dures. L'ego semble trouver son énergie précisément en ayant quelque chose à s'opposer, à réparer ou à changer. Lorsque l'esprit peut juger que quelque chose est inférieur, nous nous sentons supérieurs. Nous devons reconnaître notre tendance constante à nier la réalité, à y résister, à s'y opposer et à l'attaquer au niveau de notre esprit. C'est la dépendance universelle.

    La spiritualité authentique est toujours à propos de vous - il s'agit de permettre à votre propre cœur et esprit de changer. Il s'agit de trouver le vôtre qui a raison. Qui fait la perception? Est-ce votre faux moi illusoire, séparé? ou est-ce votre vrai moi, qui vous êtes en Dieu?

    Comme l'a dit Thomas Keating:

    Nous sommes tous comme des vibrations localisées de la bonté infinie de la présence de Dieu. L'amour est donc notre nature même. L'amour est notre prénom, notre deuxième prénom et notre nom de famille. L'amour est tout; non pas [l'amour comme] sentimentalité, mais un amour qui oublie de soi et qui n'a aucun intérêt personnel.

    Ceci est également merveilleusement illustré dans la vie et le travail de Gandhi. Il n'a jamais essayé de gagner quoi que ce soit. Il a juste essayé de montrer de l'amour; et c'est ce que signifie vraiment ahimsa [le principe hindou de la non-violence par respect pour tous les êtres vivants]. Ce n'est pas seulement un point négatif. La non-violence ne saisit pas sa signification. Cela signifie montrer de l'amour sans relâche, quoi qu'il arrive. C'est le sens de tourner l'autre joue [Matthieu 5:39]. De temps en temps, vous devez défendre quelqu'un, mais cela signifie que vous êtes toujours prêt à souffrir d'abord pour la cause, c'est-à-dire pour la communion avec vos ennemis. Si vous surmontez vos ennemis [par la force et la violence], vous avez échoué. Si vous faites de vos ennemis vos partenaires, Dieu a réussi. [2]

     

    Passerelle à l'action et à la contemplation:
    quel mot ou quelle phrase me résonne ou me met au défi? Quelles sensations est-ce que je remarque dans mon corps? Que dois-je faire?

    Prière pour notre communauté:
    Ô grand amour, merci de vivre et d'aimer en nous et à travers nous. Que tout ce que nous faisons découle de notre connexion profonde avec vous et tous les êtres. Aidez-nous à devenir une communauté qui partage de manière vulnérable les fardeaux les uns des autres et le poids de la gloire. Écoutez les aspirations de notre cœur à la guérison de notre monde. [Veuillez ajouter vos propres intentions.]. . . Sachant que vous nous entendez mieux que nous ne parlons, nous offrons ces prières dans tous les saints noms de Dieu, amen.

    Écoutez le P. Richard a lu la prière.

    Histoire de notre communauté:
    En lisant la méditation quotidienne ce matin, j'ai eu l'impression que quelque chose de plus grand que moi me disait que tout irait bien. Mes enfants et moi venons de déménager dans une nouvelle ville après avoir quitté un mari violent. Cela n'a pas été facile et ces premiers jours ont été une lutte. Nous guérissons et je vois cette période de ma vie comme plus qu'un simple changement d'adresse ou un nouvel emploi mais comme une transformation. J'ai traversé la nuit noire, le feu, et je serai plus fort. Je suis ravi de voir ce que nos nouvelles vies incluront. Merci pour les méditations quotidiennes. : Nom non divulgué

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    [1] Thomas Merton, «Gandhi et le géant borgne», introduction à Gandhi sur la non-violence: Textes choisis de la non-violence dans la paix et la guerre de Mohandas K. Gandhi (New Directions: © 1964, 1965), 6.

    [2] Thomas Keating, Guérir notre violence à travers le voyage de la prière de centrage , disque 5 (Franciscan Media: 2002), CD.

    Adapté de Richard Rohr: Essential Teachings on Love , éd. Joelle Chase et Judy Traeger (Orbis Books: 2018), 125-126.

    Épigraphe: Paraphrase des paroles de François aux premiers frères, «La légende des trois compagnons», chapitre 14. Voir François d'Assise: Premiers documents , vol. 2 (New City Press: 2000), 102.

    Crédit d'image: Autoportrait (détail), Malvin Gray Johnson, 1934, Smithsonian American Museum, Washington, DC, États-Unis.

    source https://cac.org/

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  • DIEU NOURRIT SON PEUPLE

    Textes bibliques : Lire

    La première lecture et l’Évangile nous parlent de nourriture ou plutôt de manque de nourriture. Le prophète Isaïe s’adresse à des gens désespérés qui vivent en terre d’exil depuis 50 ans. Il les invite à se tourner vers le Seigneur : « Écoutez le Seigneur et vous vivrez ». Leur vie dépend du Seigneur. Ce qu’il leur offre est beaucoup plus important que les frigos bien remplis. C’est Dieu lui-même qui se donne gratuitement et sans mérite de leur part. Nous sommes tous invités à nous en remettre à lui, même dans les situations les plus désespérées.

    Dans la seconde lecture, saint Paul nous parle précisément de cette gratuité du don de Dieu en Jésus Christ. Lui-même vit une situation très difficile. Il est persécuté et mis en prison. Mais il pousse un cri de joie car il a découvert la bonté du Seigneur. Même au milieu des pires difficultés, il ne cesse de crier sa confiance car il sait que rien ne peut le séparer de l’amour de Dieu. Ils sont nombreux aujourd’hui les chrétiens persécutés qui témoignent de leur attachement inébranlable au Seigneur.

    Dans l’Évangile, c’est la promesse d’Isaïe qui se réalise. En Jésus, c’est Dieu qui a vu la misère de son peuple affamé. Il est saisi de pitié devant tous ces gens. Il guérit les infirmes. Il vient pour guérir et donner aux hommes la paix. À travers ces paroles et ses gestes, c’est l’amour et la miséricorde de Dieu qui se donnent aux hommes. En ce jour, nous demandons à l’Esprit Saint de rendre nos cœurs pareils à celui du Christ, attentifs et ouverts devant la misère et la faim de nos frères. Nous sommes envoyés pour témoigner de cet amour passionné qui est en Dieu. Mais si nous voulons être crédibles aux yeux du monde, il faut que cela se voie dans notre vie, il nous faut mettre nos actes en accord avec l’Évangile.

    Le soir venu, c’est le signe de la multiplication des pains. Toute la foule a été rassasiée. Le danger serait de ne voir que le côté merveilleux de cette histoire. C’est vrai que nourrir toute une foule dans un endroit désert, c’est extraordinaire. Mais ce n’est pas le plus important. Cet Évangile nous invite d’abord à reconnaître Celui qui se révèle. Aujourd’hui comme autrefois, il prend soin de son peuple ; il nous nourrit gratuitement. En lui et par lui, c’est tout l’amour du Père qui se donne.

    Mais aujourd’hui, il nous faut faire un pas de plus : Jésus a été envoyé pour nourrir l’homme affamé de Dieu. Et puis, il y a un point important qu’il nous faut souligner : Les auteurs des évangiles, ont perçu ce miracle comme un signe de l’Eucharistie. Les gestes de Jésus sont les mêmes qu’à la Cène : “Il prit les cinq pains, il prononça la bénédiction, il rompit les pains, il les donna.” Ce pain qui est annoncé dans l’Évangile de ce jour, c’est celui de la Vie éternelle ; c’est son Corps livré pour nous et pour la multitude. Il y eut douze paniers pleins des morceaux qui restaient. C’est l’annonce de la vraie multiplication des pains qui ne cesse de s’accomplir par le ministère des prêtres.

    La multiplication des pains nous enseigne que Dieu nous donne une nourriture qui développe en nous notre capacité d’aimer. Elle nous ouvre à l’humanité toute entière. Tous les hommes sont “invités au festin des noces”. Jésus n’est pas venu pour quelques privilégiés mais pour la multitude. Quand le prêtre dit : “Heureux les invités au Repas du Seigneur”, il ne s’agit pas seulement de ceux qui sont présents physiquement mais de tous les hommes sans distinction. Tous sont invités à partager le don de l’Eucharistie, le don que Jésus fait de sa vie et qu’il fait totalement sans rien garder pour lui.

    En sortant de cette messe, nous sommes envoyés vers les autres avec un panier plein. Comme autrefois, Jésus continue à nous dire : “Donnez-leur vous-mêmes à manger”. Donnez à ceux qui ont faim de pain, faim d’amour, faim de reconnaissance. Si nous unissons nos forces humaines à celles du Christ, le miracle pourra se reproduire et l’Église revivra.

    Ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas notre argent mais notre disponibilité. C’est l’apport du peu que nous avons et du peu que nous sommes. Cinq pains et deux poissons c’est vraiment dérisoire. Mais c’est avec ça que Jésus fait des merveilles. C’est un encouragement pour nous qui avons tendance à nous décourager devant toutes les misères du monde. Nous disons facilement que nous ne pouvons pas répondre à tous les besoins. C’est sans doute vrai. Mais avec un peu de folie, nous pouvons bien lui donner nos pains et nos poissons. Jésus vient nous apprendre à nous mettre au service des plus pauvres. Prêtons nos oreilles et notre cœur pour écouter leur tristesse et leurs rancœurs. Le Seigneur compte sur nous pour soutenir et fortifier. Aujourd’hui encore, il multiplie les fruits de notre bonne volonté bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

    En lisant cet Évangile, nous pensons à Marie aux noces de Cana. Elle a vu qu’il n’y avait plus de vin. Elle voit aussi tous nos manques, manques de pain, manques d’amour… Et elle ne cesse d’intercéder auprès de son Fils pour nous et pour notre monde. Et aujourd’hui encore, elle continue à nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

    Télécharger : 18ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revues liturgiques – Guide Emmaüs des dimanches et Fêtes (JP. Bagot) – Commentaire de Claire Patier – Dossiers personnels.

    source http://homelies.livehost.fr/

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  • Angélus: le Royaume des Cieux est un trésor qui renouvelle la vie chaque jour

    Au cours de la prière de l'Angélus le Pape François s'est attardé ce dimanche sur la construction du Royaume à laquelle Jésus invite. Une construction qui requiert la grâce de Dieu mais aussi la disponibilité active de l'homme.
     

    Vatican News

    Devant les pèlerins réunis sur la place Saint-Pierre pour la prière de l'Angélus, le Pape François a repris ce dimanche l'Evangile de Saint Matthieu où Jésus s'adressant aux foules leur explique ce qu'est le Royaume des Cieux. Pour cela, Jésus esquisse trois paraboles: celle du trésor caché dans le champ, celle de la perle précieuse et celle du filet jeté à la mer. Le Saint-Père a choisi de s'attarder sur les deux dernières, pour en expliquer le sens, soulignant que «la réaction de celui qui trouve la perle ou le trésor est pratiquement la même : l'homme et le marchand vendent tout pour acheter ce qui leur est maintenant le plus cher». 

    En s'adressant aux foules Jésus propose de nous impliquer dans la construction du Royaume des Cieux, «en présentant une caractéristique essentielle de celui-ci : ceux qui sont prêts à tout jouer pour eux-mêmes adhèrent pleinement au Royaume» a relevé le Pape. L'homme qui trouve le trésor comme le marchand de perles fines vendent tout ce qu'ils ont, abandonnent leur sécurité matérielle. «On peut en déduire que la construction du Royaume requiert non seulement la grâce de Dieu mais aussi la disponibilité active de l'homme» a précisé François.

    Le Royaume des Cieux est le contraire des choses superflues

    Nous sommes ainsi appelés à prendre l'attitude de ces deux personnages évangéliques a poursuivi le Saint-Père, en abandonnant «le lourd fardeau de nos certitudes mondaines qui nous empêchent de chercher et de construire le Royaume : la soif de possession, la soif de profit et de pouvoir, en ne pensant qu'à nous-mêmes.» 

    Le Royaume des Cieux n'est en rien bâti sur l'illusoire, «il est le contraire des choses superflues que le monde offre, il est le contraire d'une vie banale : c'est un trésor qui renouvelle la vie chaque jour et l'élargit vers des horizons plus vastes» a encore relevé le Pape. Ceux qui ont trouvé ce trésor ont «un cœur créatif et chercheur, qui trace et suit de nouveaux chemins, qui nous amènent à aimer Dieu, à aimer les autres, à nous aimer vraiment nous-mêmes.»

    Jésus, qui est le trésor caché et la perle de grande valeur, a conclu François, «ne peut qu'éveiller la joie, toute la joie du monde : la joie de découvrir un sens à sa vie, la joie de se sentir engagé dans l'aventure de la sainteté.»

    source https://www.vaticannews.va/

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  • La vie est trop sérieuse pour être prise au sérieux.

    La vie est trop sérieuse pour être prise au sérieux - Bruno


    La vie est trop sérieuse pour être prise au sérieux. Souvent, trop souvent les détails insignifiants des jours passants nous rongent les sangs. Nous attachons trop d’importance aux petites et malingres blessures que nous occultons les plus fondamentales.

     

    Pour devenir un combattant pour une existence joviale, il ne faut pas ignorer les faits, les souffrances, les maladies et les guerres mais, les affronter avec énergie.

    Trop de personnes que je rencontre au cours de mes déplacements semblent ne pas s’aimer, voire même se détester. En culpabilisant sans cesse sur un passé dépassé. Comment voulez-vous aimer la Vie dans ces conditions ?

     

    Il faut retrouver la quintessence de la respiration de l’âme. Je veux dire qu’il nous faut reconquérir l’Essentiel qui nous constitue. Laisser tomber le superficiel pour ne point sombre dans la médiocrité. Cette médiocrité qui nous fait juger les événements avec pessimisme et légèreté. Nous ne pouvons approcher le Bonheur si nous n’en savons pas même le visage.

     

    Il s’agit d’un long cheminement personnel et spirituel. Pour être Heureux sur Terre, il faut savourer les petites joies qui se présentent. Et pratiquer cet exercice chaque jour, permet de reprendre contact avec la réalité, sa propre réalité. Vous allez me dire mais, alors la crise, le chômage, les guerres ? Quel rapport avec mon allégresse si je vis dans un bourbier labyrinthique. Et indicible, souvent.

     

    Je vous répondrais respectueusement que vous me faites penser à un noyé qui se débat dans les marécages espérant ne pas s’enfoncer et pourtant, il finit par s’étouffer et mourir dans les abysses.

     

    La joie est une grâce offerte pour sourire de nos misères. Les résignés n’ont jamais fait avancer le monde ou ne serait-ce qu’une once des mentalités inertes. La jovialité est l’expression d’un esprit libre. Voilà, pourquoi dans les évangiles, Jésus nous somme de demeurer dans la Joie. Celle de l’Esprit de Liberté. Celle qui permet d’affronter les difficultés avec les yeux ouverts sur leur importance. Tout le monde peut devenir libre intérieurement.

    Contemplez profondément la beauté d’un paysage en vous imprégnant du moindre élément que cela éveille en vous.

     

    Et vous verrez progressivement votre regard changera comme une chrysalide devenant papillon. Vous n’appréhenderez plus l’existence comme vous le faisiez autrefois. Vous éprouverez une certaine liberté face aux informations qui vous parviennent.

    Vous relativiserez votre responsabilité. Que pouvez-vous faire contre les guerres ?  De quelle façon agirez-vous ? Que pouvez-vous faire pour endiguer le chômage ? Quel combat décidez-vous de mener ou non ? Et la corruption des hommes politiques ? Et l’écologie que pensez-vous faire ? L’hospitalisation de votre voisin ? La mort de votre prochain ? Avez-vous réellement des moyens d’actions ?

     

    Si non, vous êtes l’être Humain le plus malheureux que je connais.

    Si oui, vous êtes l’Homme le plus heureux que je connais.

    En effet, toutes formes d’actes pour changer la face des choses est source de bonheur.

    L’inaction mène à la victimisation. Et au pire à la dépression, voire au suicide.

    Changez ce que vous estimez pouvoir transformer et ne vous évertuez pas à vouloir modifier l’impossible. Cela est une position qui fait souffrir tout en se donnant bonne conscience, puisque nous ne pouvons rien faire. C’est souvent la posture des lâches. L’Homme heureux verra avec limpidité ce qu’il faudra mener de front tout en s’écriant : Dieu que la Vie est Belle !

     

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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