• Développements en cours pour la vie de nos fraternités.

    Aux membres des fraternités franciscaines du Canada, je vous partage un article paru dans le Bulletin de la Régionale de la grande région de Québec qui nous informe sur les développements en cours pour la vie de nos fraternités. Bonne lecture.

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    Mot de l’assistant spirituel

    Le mercredi 8 juin dernier, nous avons visité des sœurs de l’OFS des fraternités de Thetford Mines.  À l’occasion de cette visite pastorale et fraternelle, nous avons entendu cette expression : « Notre Fraternité n’existe plus. » Pourtant nous avons rencontré des sœurs très actives au regard de leur engagement franciscain.  Que s’est-il passé ?

    Comme le mentionne le Rapport au CIOFS – Comment gérer un Ordre International comme l’OFS ?

    «  Le fonctionnement de la structure est problématique. […] Par conséquent, la vie de la fraternité locale est souvent perdue dans la gestion de l’Ordre. […] Plusieurs de nos fraternités locales ont exprimé le sentiment d’être surchargées par la structure et se sentent empêchées de vivre la vie évangélique. »  Ledit rapport mentionne trois priorités et la première s’énonce ainsi : « Une nouvelle structure organisationnelle avec une mise au point sur la fraternité locale. »

    Nous constatons le vieillissement des membres et la diminution de leurs capacités physiques.  Plusieurs habitent en résidences et sont en perte d’autonomie.  Ces personnes n’ont plus la force de « répondre aux structures des constitutions de l’Ordre. »  Ces personnes disent que leur Fraternité est « morte » ou en « dormance ».  Mais nous avons rencontré des sœurs qui, habitant dans la même résidence, peuvent se retrouver pour vivre autrement leur fraternité franciscaine.  Dans certaines résidences, ce sont elles qui préparent la liturgie et forment une sorte d’équipe « d’animation pastorale » dans leur milieu.  Une dame organise la projection de films à caractère religieux ou biographique de saintes ou de saints, vie de Jésus ou simplement de films à message « chrétien » ou à saveur évangélique.  La récitation du chapelet se fait tous les jours, grâce à l’initiative d’une ou deux sœurs de l’OFS, la visite des malades de la résidence, l’entraide fraternelle lors des déplacements de personnes en perte d’autonomie, etc.  Toutes nous ont affirmé qu’elles récitaient leur office quotidiennement en union avec les sœurs et les frères de l’OFS…  Et on dit que la « fraternité est morte ! »

    Nous vivons présentement dans une « Église en gestation » (voir Rm 8, 22-23).  Notre saint Père le Pape François ne s’exprimait-il pas en ce sens ?

    « L’Église ne doit pas craindre d’abandonner des usages qui ne sont pas étroitement liés à l’Évangile. Il faut être audacieux et créatifs et abandonner une bonne fois pour toutes  le confortable proverbe : « On a toujours fait ainsi. »  Il ne faut plus fermer les portes de l’Église pour s’isoler, mais les ouvrir pour aller à la rencontre de tous et se préparer au dialogue avec d’autres langues, d’autres classes sociales, d’autres cultures.  Voilà mon rêve et je compte le réaliser. »[1]

    Dans les diocèses du Québec et ailleurs au pays, il se vit un grand Tournant missionnaire. La Commission épiscopale pour la doctrine, une commission de la Conférence des évêques catholiques du Canada a publié en 2014, un document intitulé : La dynamique missionnaire de la paroisse aujourd’hui.

    Ce document nous invite à nous prendre en main et à redécouvrir notre vocation missionnaire découlant  de notre baptême. Dans ce document, on cite quelques paroles d’une allocution prononcée le 4 mars 2012 par le pape Benoît XVI :

    « N’attendons pas que d’autres viennent proposer des messages différents, qui ne conduisent pas à la vie authentique.  Vous devez vous-mêmes devenir des missionnaires du Christ auprès de vos frères et sœurs, quel que soit l’endroit où ils habitent, où ils travaillent, où ils étudient ou passent leur temps libre… La foi doit être vécue ensemble, et la paroisse est le lieu où nous apprenons à vivre notre foi au sein du nous de l’Église. »

    Les sœurs que nous avons rencontrées à Thetford Mines font partie de ces baptisées qui se prennent en main et continuent leur engagement franciscain en dehors des structures proposées par les constitutions et les statuts.  Qu’est-ce qui est le plus important, dirait saint Paul, les structures ou la VIE ?

    Je ne dirais pas que nos fraternités sont mortes, parce qu’elles ne tiennent plus de réunions mensuelles ou qu’elles n’ont pas de conseil local élu,  je dirais qu’elles sont en gestation et qu’elles sont en train de se réinventer

    Paix et Joie !

    Paul Bourgault, ofs
    Assistant spirituel
    Fraternité François-de-Laval

     

    [1] Méditer la miséricorde avec le Pape François, Éd. Salvator, 2015, p. 161

    « Ecologie: le pape invite les jeunes à réduire le gaspillageTerrorisme: prier avec insistance face aux difficultés « insurmontables » »

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  • Commentaires

    2
    Michel Couillard
    Vendredi 29 Juillet 2016 à 13:34

    Tout à fait d'accord.

    Il reste une préoccupation : la relève.

    Il faut réinventer une nouvelle façon de faire communauté. Moi, c'est les courriels qui me tiennent en lien avec la communauté de Sherbrooke.

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