• Homélie du 29ème dimanche - 20 octobre 2013

    Homélie du 29ème dimanche - 20 octobre 2013

    Abbé Jean Compazieu

     

    « La prière qui ne baisse pas les bras… »

     

    bougieTextes bibliques : Lire

    Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de l’importance de la prière. La 1ère lecture (Exode) nous montre le peuple d’Israël en marche vers la Terre Promise. Au cours de sa marche, il a été attaqué par des tribus nomades. Il faut savoir que l’enjeu de ces combats c’était les points d’eau et les pâturages. C’est important pour subsister dans le désert. Au cours de cette bataille, Moïse se tient en prière sur la montagne. Les mains levées au ciel, il supplie le Seigneur. Mais quand il baisse les bras, tout va mal. Alors, il se fait aider par Aaron et Our pour garder les bras levés. C’est ainsi qu’il obtient de Dieu la victoire des ennemis d’Israël.

     

    Cette lecture est une réponse à la question que se posaient les hébreux. « Le Seigneur est-il au milieu de nous ou pas ? » L’important n’est pas le côté merveilleux mais cette assurance que Dieu est vraiment au milieu de son peuple. Notre vie est aussi un combat contre les puissances du mal. Nous ne pouvons pas les vaincre par nos seules forces. Comme Moïse, nous avons besoin du soutien fraternel de toute la communauté. Nous avons besoin de la prière des moines, des moniales et de tous les ministres ordonnés. Mais eux aussi ont besoin de la prière de tous les baptisés. C’est la supplication que le pape François adressait à tous les chrétiens du monde entier au soir de son élection : « Priez pour moi ». C’est aussi l’appel douloureux des chrétiens persécutés, victimes du fanatisme et de la haine. Ils sont nombreux dans les divers continents du monde. Ensemble, nous sommes la même Eglise de Jésus Christ, appelés à vivre dans une même fraternité.

    La vraie prière doit s’appuyer sur la foi. et pour cela, nous avons besoin de nous nourrir de la Parole de Dieu. C’est la recommandation que Paul adresse au jeune Timothée (2ème lecture). Il insiste fortement sur la lecture de la Bible. Certains ont tendance à négliger l’Ancien Testament. C’est dommage : nous y découvrons comment Dieu s’est révélé à un peuple pour le conduire au Salut. Ces textes anciens nous disent la vérité sur Dieu. Nous y trouvons une parole qui a été donnée pour faire vivre. Cette parole est tellement importante qu’il faut la transmettre à temps et à contre temps sans se lasser. Les saintes Ecritures sont un trésor extraordinaire que Dieu nous offre. Si nous l’accueillons dans la foi, il devient source de vie. Il est très utile pour « enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ». C’est en nous nourrissant de cette parole de Dieu que nous apprendrons à prier avec foi.

    L’Evangile nous rapporte une parabole qui insiste sur l’efficacité de la prière. Il s’adresse à des communautés qui attendent le retour du Seigneur. Certains ont tendance à se décourager car il tarde à faire justice. C’est pour répondre à leurs questions que l’Evangile nous rapporte cette parabole : il s’agit d’un juge qui a fini par répondre à la demande  d’une pauvre veuve : il n’en pouvait plus d’entendre ses supplications répétées. A plus forte raison, Dieu qui est Père ne peut que rester attentif à toutes nos demandes. Saint Luc nous dit qu’il nous écoute toujours, quoi que nous lui demandions.

    Et pourtant, il nous arrive parfois d’avoir l’impression de prier dans le vide. Nous pensons alors que Dieu n’est jamais là quand on a besoin de lui. En fait, il est bien là, présent au cœur de nos vies, mais c’est nous qui sommes ailleurs.. Il nous écoute toujours, mais il n’y a personne pour l’écouter..ns ne pensons qu’à notre demande et nous n’obtenons pas la réponse que nous attendons. Et pourtant, nous avons été entendus bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Le but de la prière c’est de nous ajuster chaque jour à ce Dieu qui est amour. Nous ne devons pas rester centrés sur nos demandes car il a bien mieux à nous donner. Il ne demande qu’à nous combler.

    La parabole de cet évangile se termine par une question posée à tous : « Le Fils de l’Homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Le pire ennemi de la foi c’est le découragement, c’est quand on se dit que Dieu n’est jamais là, ou qu’il nous a abandonnés. Jésus nous met en garde contre ce danger. Croire c’est s’obstiner dans la prière, c’est crier vers Dieu jour et nuit sans baisser les bras. Il ne manquera pas d’oiseaux de malheur pour semer le doute. Mais l’exemple de la veuve est là pour nous apprendre l’obstination.

    En ce mois du Rosaire, nous faisons passer notre prière par Marie. Elle est là pour nous renvoyer au Christ et à son Evangile. Dans le mot « Rosaire », il y a « rose ». Un enfant qui veut faire plaisir à sa maman ne lui offre pas une fleur mais un bouquet entier. Il en va de même pour nous à l’égard de notre maman du ciel. N’hésitons pas à lui donner la place d’honneur dans notre vie. Elle est là pour nous ajuster à l’amour de Dieu.

    Ensemble, nous nous tournons vers toi Seigneur. Nous te prions en communion avec tous  les groupes de prières de nos diocèses et avec tous les chrétiens du monde entier. Aide-nous à dépasser le plan terrestre où nous nous installons trop facilement. Garde-nous dans ton amour. Au milieu de nos travaux, de nos joies et de nos peines, fais-nous vivre en enfants de Dieu.  

    Sources : Revues Signes, Feu Nouveau, Dimanche en paroisse – Pour la célébration de l’Eucharistie (Feder et Gorius), Ta Parole est ma joie (Joseph Proux)

    Source http://dimancheprochain.org

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