• Homélie du 4ème dimanche de l’Avent - 22 décembre 2013

    Homélie du 4ème dimanche de l’Avent (22 décembre)

    Abbé Jean Compazieu

    Dieu promet un Sauveur

    Textes bibliques : Ecouter (y compris les temps de silence)

    Nous sommes à quelques jours de Noël. Nous nous y préparons tous. Les lectures bibliques de ce dimanche nous montrent que Dieu est à l’initiative de ce grand mystère. Nous ne l’avions pas demandé. Nous ne l’avions pas imaginé. C’est lui qui a pris l’initiative de faire le premier pas. Il l’a fait pour notre salut. Il a voulu établir sa présence au milieu de nous pour nous faire entrer en communion avec lui.

    La première lecture nous montre fortement cette initiative de Dieu. Il faut se rappeler qu’à l’époque d’Isaïe, le peuple d’Israël vit une situation vraiment difficile. Il est menacé de partout par les armées étrangères. Alors, le prophète dit au jeune roi Acaz : « Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu. » C’est un appel pour le roi et pour chacun de nous à vraiment se tourner vers le Seigneur. Et c’est Dieu lui-même qui est à l’origine de cette demande. En écoutant ce texte, nous avons vu que le roi reste fermé à cette idée. Mais Dieu n’abandonne pas son projet d’amour à l’égard de son peuple. Et c’est l’annonce de la naissance virginale de l’Emmanuel, Dieu avec nous. En lui, c’est Dieu qui se rendra présent au milieu de son peuple.

    Dans la seconde lecture, saint Paul nous annonce précisément l’accomplissement de ce salut en Jésus Christ. Lui-même a été appelé pour être apôtre. Il ne fait qu’un avec la mission qui est sa fierté et sa raison d’être. Cette mission, c’est la prédication de l’Evangile. Le salut en Jésus Christ est offert à tous, y compris aux païens. Comme le prophète Isaïe, Paul est affronté à l’incrédulité et à la persécution. Ces jours-ci, j’ai relevé les propos de Mgr Ma, évêque de Shangaï, assigné à résidence : « L’oppresseur doit être libéré tout comme l’opprimé. Tous deux sont dépossédés de leur humanité. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine. Tous deux sont enfermés derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit » (La Croix du 9 – 12). C’est précisément cette libération que le Christ est venue apporter au monde. Et rien ni personne ne peut arrêter la réalisation de son projet.

    L’Evangile nous montre comment la venue de l’Emmanuel est annoncée à Joseph. A l’opposé d’Acaz, Joseph nous est présenté comme l’homme juste (ajusté à Dieu) qui vit de sa foi. Il est invité à prendre chez lui Marie son épouse : « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ». Joseph accepte d’être dérangé et de voir ses plans bouleversés. Il a l’humilité de donner à son enfant un nom qui ne vient pas de lui et qu’il n’a pas choisi. Il fait confiance en faisant ce que l’ange lui demande. Son témoignage nous apprend que Dieu est plus grand que nous. Nous  ne sommes pas l’auteur de notre origine ni de notre foi. Joseph nous revoie à la vraie foi, celle qui fait confiance en la Parole de Dieu.

    C’est important pour nous. Nous avons tous des projets et des rêves. Mais comme Joseph, nous apprenons à les ajuster à ceux de Dieu qui est Amour. Et la meilleure manière de réaliser cela, c’est de prendre avec nous Marie, note Mère. Elle sera toujours là pour nous aider à accueillir le Salut en Jésus Christ. Comme elle et comme Joseph, laissons-nous « travailler par l’Esprit Saint pour devenir de plus en plus ajustés à la volonté de Dieu.

    Ces trois lectures sont l’annonce d’une même promesse, celle de Jésus Sauveur. La mission de l’Eglise, notre mission à tous, c’est de répercuter cette annonce de la bonne nouvelle de Jésus Christ notre Seigneur. Nous le faisons en nous approchant au plus près de sa Parole et en nous en nourrissant. En cette période de l’Avent, nous découvrons que préparer Noël, c’est d’abord prendre du temps pour le silence, la prière, la lecture de l’évangile. C’est là que nous puisons la force et le courage dont nous avons besoin pour la mission qui nous est confiée. Nous serons peut-être affrontés à l’indifférence, l’incroyance et peut-être la dérision. D’autres auront à souffrir de la persécution. Mais le Seigneur est là au milieu de nous. Il est et il reste « Dieu avec nous ». C’est son amour qui aura le dernier mot. Il compte sur nous pour faire triompher l’amour sur la haine, la tendresse sur l’indifférence.

    En célébrant l’Eucharistie, le Seigneur nous donne un signe pour nous dire qu’il est présent. Nous nous nourrissons de sa parole et de son Corps en vue de la mission qu’il nous confie. Accueillons ce signe du ciel pour vivre Noël en toute vérité. Et surtout, soyons-en les témoins auprès de tous ceux et celles qui nous entourent.  Et plus que jamais, nous  prions ensemble : « O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre. »

    Sources : Revues Signes, Feu Nouveau, Dimanche en paroisse, Pour la célébration de l’Eucharistie (Feder et Gorius), Lectures bibliques des dimanches A (A. Vahoye),

     

    source http://dimancheprochain.org

     

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