• Chapitre général de l'OFS -Brézil octobre 2011

     Instrument de travail pour preparer
    le theme central du Chapitre

     

    Chapitre général

    ÉVANGÉLISÉS

    POUR

    ÉVANGELISER

    Le 18 avril 2009 le Pape Benoît XVI disait à la Famille franciscaine réunie en chapitre des nattes :

    « Très chers, la dernière parole que je veux vous laisser est celle que Jésus ressuscité a confiée à ses disciples : « Allez ! » (Cf. Mt 28,19; Mc 16,15). Allez et continuez à "réparer la maison" du Seigneur Jésus Christ, son Église. …

    Et comme François, commencez toujours par vous-mêmes. …

     

    Pierre vivante de l’Eglise, l’Ordre Franciscain Séculier est engagé dans cette mission. Le prochain Chapitre Général de l’OFS se tiendra au Brésil sur ce même thème : « Evangélisé, l’OFS est évangélisateur ». Pour que cet événement porte du fruit, chaque Fraternité locale, régionale, et nationale est appelée à accueillir, et à participer à sa manière, à la réflexion préparatoire au Chapitre.

    LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION [1]

    ·         La « nouvelle évangélisation » est le courage d'oser de nouvelles voies, face aux nouvelles conditions au sein desquelles l'Église est appelée à vivre aujourd'hui l'annonce de l'Évangile.

    ·         La « nouvelle évangélisation » est avant tout une action spirituelle, la capacité de faire nôtres dans le présent le courage et la force des premiers chrétiens, des premiers missionnaires.

    ·         « Nouvelle évangélisation » signifie avoir l'audace de mettre la question sur Dieu au sein des réalités d’aujourd’hui, en réalisant la spécificité de la mission de l'Église et en mettant ainsi en évidence la façon dont la perspective chrétienne illumine les grands problèmes de l'histoire d'une manière inédite.

    ·         La « nouvelle évangélisation » nous demande de ne pas rester enfermés dans les limites de nos communautés et de nos institutions, mais d’accepter le défi de pénétrer dans ces réalités, pour prendre la parole et apporter notre témoignage du dedans. C'est là la forme qu'assume la martyria chrétienne dans le monde moderne, en acceptant la confrontation aussi avec les récentes formes d'athéisme agressif ou de sécularisme extrême, qui entend éliminer de la vie de l'homme la question de Dieu.

    ·         « Nouvelle évangélisation » signifie, pour l'Église, soutenir avec conviction l'effort de voir tous les chrétiens unis pour montrer au monde la force prophétique et transformatrice du message évangélique. La justice, la paix, la vie des peuples en commun, la protection de la création sont des mots qui ont marqué l'itinéraire œcuménique de ces dernières décennies.

    ·         La « nouvelle évangélisation » est une invitation aux communautés chrétiennes à avoir une plus grande confiance en l'Esprit qui les guide au cœur de l'histoire. Elles seront ainsi capables de vaincre leurs craintes.

    ·         « Nouvelle évangélisation » signifie agir dans nos Églises locales pour construire des itinéraires permettant une lecture des problèmes d’aujourd’hui, capable de traduire l'espérance de l'Évangile en des termes réalisables.

    ·         « Nouvelle évangélisation » signifie revivre en nous le sentiment enflammé de Paul qui s'exclamait : ‘Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile !’ (1Co 9,16).

      

    LES BASES INDISPENSABLES POUR LA NOUVELLE EVANGELISATION [2]

    « Celui qui a vraiment rencontré le Christ ne peut le garder pour lui-même, il doit l’annoncer. Il ne s'agit pas d'inventer un « nouveau programme ». Le programme existe : c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste.  C'est un programme qui ne change pas avec la variation des temps et des cultures, même s'il tient compte du temps et de la culture pour un dialogue vrai et une communication efficace ».

     

    Voici ce qui souligne ce à quoi l’Esprit nous appelle par la Profession à vivre l’Évangile dans l’OFS et selon sa Règle. Il s’agit simplement de nous y engager résolument.

    La sainteté

    « La nouvelle évangélisation doit avoir comme objectif principal de rendre vivant parmi les fidèles l’idéal de la sainteté, ce haut degré de la vie ordinaire. Une sainteté qui se manifeste par le témoignage de notre propre foi, la charité sans limites, l’amour vécu et mis en pratique dans les activités quotidiennes ». (Cf. Règle 2)

    La prière

    « Nos communautés chrétiennes doivent devenir d'authentiques « écoles » de prière, où la rencontre avec le Christ ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une vraie « folie » du cœur. Il s'agit donc d'une prière qui ne détourne pas de l'engagement dans l'histoire: en ouvrant le cœur à l'amour de Dieu, elle l'ouvre aussi à l'amour des frères et rend capable de construire l'histoire selon le dessein de Dieu. » « Si celui qui annonce ne prie pas, il finira par "se prêcher lui-même" (2Co 4,5), et ses paroles se réduiront à des "bavardages creux" (2 Tm 2,16) » [3] . (Cf. Règle 8)

    L’Eucharistie dominicale

    « La vérité de la résurrection du Christ est le donné originel sur lequel s'appuie la foi chrétienne. Nous ne savons pas quels événements nous réservera le millénaire qui commence, mais nous avons la certitude qu'il demeurera solidement dans les mains du Christ. En célébrant sa Pâque chaque dimanche, l'Église continuera à montrer à chaque génération ce qui constitue l'axe porteur de l'histoire ». «Nous ne pouvons garder pour nous l'amour que nous célébrons dans ce Sacrement. C'est pour cette raison que l'Eucharistie est source et sommet de la mission de l’Église» [4] (Règle 8)

    Le sacrement de Réconciliation

    « Mon Dieu, aies pitié du pécheur que je suis ! » (Lc18, 13) Face à la perte du sens du péché, il nous faut redécouvrir la grâce du sacrement de la Réconciliation : ce don vient du Seigneur qui connaît bien le cœur de l’homme, et a pris sur lui notre péché. (Cf. Règle 7)

    L’écoute de la Parole

    «Dans ce dialogue avec Dieu, nous nous comprenons nous-mêmes et nous trouvons la réponse aux interrogations les plus profondes qui habitent notre cœur. Seul Dieu répond à la soif qui est dans le cœur de tout homme !» «La racine du péché est dans la non-écoute de la Parole de Dieu » [5] (Règle4)

    L’annonce de la Parole

    « Notre responsabilité ne se limite pas à proposer au monde des valeurs communes ; il faut arriver à l’annonce explicite de la Parole de Dieu. C’est seulement ainsi que nous serons fidèles à la mission du Christ : il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le Mystère de Jésus de Nazareth, Fils de Dieu, ne sont pas annoncés » [6] .

    « Jésus nous a ordonné de transmettre aux autres cette révélation avec la même autorité que lui. Que chaque chrétien approfondisse dans la prière cette pensée : les hommes pourront se sauver aussi par d’autres chemins, grâce à la miséricorde de Dieu, même si nous ne leur annonçons pas l’Evangile ; mais nous, pouvons-nous nous sauver si par négligence, par peur, par honte - ce que Paul appelait “rougir de l’Evangile” - ou par suite d’idées fausses nous omettons de l’annoncer ? » [7] « Ce fait que l’annonce de la Parole de Dieu demande le témoignage de la vie personnelle est bien présent dans la conscience chrétienne depuis l’origine jusqu’à aujourd’hui, y compris dans des situations de persécution. Tout ceci ne doit pas nous faire peur. Jésus a dit lui-même à ses disciples « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15,20) [8]  » (Cf. Règle 6)

    La vie en Fraternité

     « Avant de programmer des initiatives concrètes de charité, il faut promouvoir une spiritualité de la communion. Elle consiste avant tout en un regard du cœur porté sur le mystère de la Trinité qui habite en nous, et dont la lumière doit aussi être perçue sur le visage des frères qui sont à nos côtés. […] Ne nous faisons pas d'illusions : sans ce cheminement spirituel, les moyens extérieurs de la communion serviraient à bien peu de chose. Ils deviendraient des masques de communion plus que ses expressions et ses chemins de croissance […] ». (Cf. Règle 5 et 8)

    La mission

    « A partir de la communion intra-ecclésiale, la charité s’ouvre par nature à la mission, au service universel. Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier. […] Sans cette forme d'évangélisation, accomplie au moyen de la charité et du témoignage de la pauvreté chrétienne, l'annonce de l'Évangile, la première des charités, risque d'être incomprise ». (Cf. Règle 6-19)

    A l’école de Marie

    « Notre action apostolique et pastorale ne pourra jamais être efficace si nous n’apprenons pas de Marie à nous laisser modeler par l’œuvre de Dieu en nous. » « Dans la nouvelle évangélisation, comme dans la première Pentecôte , Marie a sa place.  [9] » (Cf. Règle 9)

    Le primat de la grâce

    « Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à l'action pastorale : celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer. Prenons garde d'oublier que "sans le Christ nous ne pouvons rien faire" (cf. Jn 15,5) » (Cf. Règle 4)


    NOTRE MISSION COMME FRANCISCAINS SÉCULIERS

    Le Pape Jean-Paul II, recevant en audience le Chapitre Général de l’OFS le 22 novembre 2002, a répondu à cette question, orientant résolument l’OFS vers l’avenir qui est le Christ. Par trois fois, il exhorte : « l’Eglise attend de vous… », en écho à notre Règle Art.3 : « Cette Règle a pour objet d'adapter l'OFS aux exigences et aux attentes de l'Église, dans les conditions du monde actuel ».

    « Il faut à présent se tourner vers l'avenir et avancer en eau profonde : Duc in altum ! (Lc 5,4)

    L'Eglise attend de l'Ordre Franciscain Séculier, un et unique, qu'il accomplisse un service important à la cause du Royaume de Dieu dans le monde d'aujourd'hui. Elle désire que votre Ordre soit un modèle d'union organique, structurelle et charismatique à tous les niveaux, afin de se présenter au monde comme "communauté d'amour" (Règle 22).  L'Eglise attend de vous, Franciscains séculiers, un témoignage courageux et cohérent de vie chrétienne et franciscaine, visant à la construction d'un monde plus fraternel et évangélique pour la réalisation du Royaume de Dieu. […] Vous êtes appelés à offrir votre propre contribution, inspirée par la personne et le message de saint François d'Assise, pour hâter l'avènement d'une civilisation où la dignité de la personne humaine, la coresponsabilité et l'amour soient des réalités vivantes. Vous devez approfondir les véritables fondements de la fraternité universelle et créer partout un esprit d'accueil et une atmosphère de fraternité. Engagez-vous avec fermeté contre toute forme d'exploitation, de discrimination et de marginalisation et contre toute attitude d'indifférence envers les autres.  Franciscains séculiers, vous vivez par vocation l'appartenance à l'Eglise et à la société comme des réalités inséparables. C'est pourquoi on vous demande tout d'abord de témoigner personnellement dans le milieu dans lequel vous vivez : "devant les hommes; dans la vie de famille; dans le travail; dans la joie et dans les souffrances; dans la rencontre avec les hommes, tous frères du même Père; dans votre présence et votre participation à la vie sociale ; dans le rapport fraternel avec toutes les créatures" (CG 12.1). On ne vous demandera peut-être pas d'aller jusqu'au martyre et à l'effusion du sang, mais on vous demande assurément de témoigner de façon cohérente et ferme en accomplissant les promesses faites lors du Baptême et de la Confirmation, renouvelées et confirmées lors de la Profession dans l'Ordre Franciscain Séculier. […]

     « FRÈRES, QUE DEVONS-NOUS FAIRE? » (Ac 2, 37)

    C’est dans les Fraternités locales, régionales, nationales, internationaleque l'on pourra fixer les éléments concrets d'un projet pastoral - objectifs et méthodes, formation et valorisation de chaque frère, recherche des moyens nécessaires - qui permettront à l'annonce de Jésus d'atteindre les personnes, de modeler les communautés, d'agir en profondeur par le témoignage des valeurs évangéliques sur la société et sur la culture, selon la prière du Pape à François. Qu’une audace renouvelée nous anime, chacun de nous, nos Fraternités, l’OFS et la JeFra. « A la parrêsia de la foi doit correspondre l’audace de la raison » [10]  

     

    Les jeunes, les familles, les souffrants, la politique, la culture etc., sont autant de lieux qui appellent les franciscains séculiers. La puissante invitation de la Règle à « passer de l'Évangile à la vie et de la vie à l'Evangile », sert de discernement pratique face aux choix, qu’il soit personnel ou communautaire, et favorise l'attention aux « signes des temps ».

     

    Il y a besoin d’une nouvelle évangélisation [11]  :

    - de nos familles pour qu’elles deviennent des sanctuaires de la vie et de l’amour de familles

    La famille, sanctuaire de la vie et de l’amour, a particulièrement besoin d’être soutenue aujourd’hui. L’institution du mariage est attaquée sous de nombreux aspects par la mentalité ambiante et l’apparition de modes de pensée qui banalisent le corps humain et la différence sexuelle (théorie du genre). La Parole de Dieu réaffirme la bonté originelle de l’être humain, créé homme et femme, et appelé à l’amour fidèle, réciproque et fécond. [12]  La famille est irremplaçable. Une pastorale familiale intense et vigoureuse est donc nécessaire. Il est indispensable de promouvoir aussi des politiques familiales authentiques qui répondent aux droits de la famille comme sujet social. Notre Règle nous y appelle (R §17, CG §24). « Va, François et restaure mon Eglise domestique qui tombe en ruine »

    - de l’action éducative pour la naissance de JeFra et de groupes d’enfants franciscains

    Il y a une urgence éducative, celle de transmettre aux nouvelles générations les valeurs qui donnent un sens à la vie et fondent un comportement droit. Quand la conscience n’est plus formée, la lumière de la vérité n’est plus reçue. Il y a besoin d'éducateurs véritables qui sachent former la personne, pour la rendre capable de vivre en plénitude, d’entrer dans un rapport vivant avec le Christ-Jésus, et de donner sa contribution au bien de la communauté. Nos Fraternités sont interpellées : elles sont constituées de nombreux parents dont certains vivent dans leur chair ce désarroi éducatif, et d’autre part l'expérience de saint François et des saints de l’OFS constitue une extraordinaire source d'inspiration de la formation et de l’action éducative.

    - des formateurs de formateurs selon 2Tm2,2

     « Pour mettre en œuvre une pastorale vraiment efficace, il est nécessaire de promouvoir, y compris en instituant des cours et des écoles spécialisées, la formation des formateurs  [13] ». Faire de nos Fraternités des lieux où former des personnes libres et adultes, capables à leur tour de former, de mettre la question de Dieu dans leur vie, dans le travail, la famille, constitue certainement un des engagements caractéristiques de la nouvelle évangélisation. (Cf. 2Tm 2,2). C’est aussi un devoir pour nos Fraternités de soutenir les personnes qui s'engagent dans ces tâches d'éducation, tâches primordiales pour l'avenir de l'Église et de l'humanité. Leur formation ne peut se réduire à une simple préparation technique, il s'agit avant tout d'une formation intégrale.

    - pour une écologie humaine et environnementale

    Si le droit à la vie et à la mort naturelle n’est pas respecté, si la conception, la gestation et la naissance de l’homme sont rendues artificielles, si des embryons humains sont sacrifiés pour la recherche, la conscience commune finit par perdre le concept de personne humaine, d’écologie humaine, et avec lui, celui d’écologie environnementale. Les devoirs que nous avons vis-à-vis de l’environnement sont liés aux devoirs que nous avons envers la personne considérée en elle-même et dans sa relation avec les autres. On ne peut exiger les uns et piétiner les autres. C’est là une grave antinomie de la mentalité et de la praxis actuelle qui avilit la personne, bouleverse l’environnement et détériore la société. Il s’agit pour nous franciscains de porter la logique de l’Évangile dans la vie publique, dans la politique, dans le domaine de la culture, de la santé, de l’éducation, … à travers des initiatives et des activités courageuses pour construire la civilisation de l’amour (Règle 14).

    - du service des pauvres, pour devenir serviteurs du Christ pauvre

    « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous le découvrirons dans le visage de ceux auxquels il a voulu s'identifier : les pauvres (Mt 25,35-36). Dans la personne des pauvres il y a une présence spéciale du Fils de Dieu qui impose à l'Église une option préférentielle pour eux. A notre époque, de nouvelles pauvretés s’ajoutent aux anciennes : la désespérance du non-sens, le piège de la drogue, la solitude du grand âge ou de la maladie, la mise à l'écart ou la discrimination sociale. C'est l'heure d'une nouvelle « imagination de la charité » dans les secours prodigués avec efficacité, mais aussi dans la capacité de se faire proche, d'être solidaire de ceux qui souffrent. Pour cela, nous devons faire en sorte que dans toutes les communautés chrétiennes, les pauvres se sentent "chez eux" » [14] . C’est là une marque de la vie et de l’enseignement de François : « Je connais le Christ pauvre et crucifié ». Qu’à la suite de François, les franciscains séculiers se sentent aussi "chez eux" avec les plus petits, et deviennent ingénieux avec eux (Cf. CG §10, 18-20).  De ce fait, une formation à la doctrine sociale de l’Église est nécessaire dans nos Fraternités.

    - des mass-médias pour annoncer Jésus à tous

    Pour que la nouvelle évangélisation soit efficace, il est fondamental d’avoir une profonde connaissance de la culture actuelle, dans laquelle les moyens de communication sociale ont une grande influence. II est indispensable de connaître et d’utiliser ces moyens, dans leurs formes traditionnelles (François a écrit à tous les fidèles, à tous les chefs d’Etat, etc.), dans les formes plus récentes (Maximilien Marie Kolbe a utilisé l’imprimerie et la radio, la télévision) comme dans celles introduites par le progrès technologique : les sites “Internet”, les forums et tant d’autres systèmes, pour communiquer efficacement le message du Christ à un grand nombre de personnes. [15]

     

    Questions à partir du regard d’ensemble porté sur la nouvelle évangélisation

    Nos Fraternités vivent aujourd'hui de profonds changements :

    1.           Quels discernements, quelles lectures de la situation réelle de nos Fraternités OFS et JeFra locales et à tous les niveaux, ont-ils été réalisés à la lumière de la nouvelle évangélisation ?

    Le monde connaît des changements profonds. Ils engendrent de nouveaux défis : culturel (la sécularisation), social (le brassage des peuples), médiatique, économique, scientifique et politique.

    2.           Quelles questions et quels défis ont-ils posés ? Quelles réponses ont été élaborées ?

    Dans le cadre d’un monde qui a changé, la nouvelle évangélisation est la réponse renouvelée au mandat missionnaire de Jésus : « Allez ! ». Jésus lui-même, Évangile de Dieu, a été le premier et plus grand évangélisateur, Il l’a été jusqu’au sacrifice de sa vie.

    3.           Comment nos Fraternités sont-elles parvenues à assumer et à faire leur la demande du Pape Jean-Paul II de s'approprier « une nouvelle évangélisation : nouvelle dans son ardeur, dans ses méthodes, dans ses expressions » ? Par quelles actions ou changements concrets ?

    La situation de notre époque demande à l'Église un style et des formes renouvelés d'évangélisation, une nouvelle disponibilité à rendre raison de notre foi et de l'espérance qui est en nous.

    4.           Comment l'urgence d'une nouvelle annonce missionnaire est-elle devenue une composante habituelle des actions pastorales de nos Fraternités ? La conviction a-t-elle été acquise que désormais la mission se vit aussi dans nos Fraternités et communautés chrétiennes locales, dans nos contextes de vie normaux ? Comment cela se traduit-il concrètement ?

    La nouvelle évangélisation demande une formation à l'annonce et au témoignage, elle appelle aussi à croire en  la promesse d’une fécondité.

    5.           Quels projets d’évangélisation  nos Fraternités proposent-elles ? Comment appellent-elles et forment-elles leurs membres à être des évangélisateurs, particulièrement auprès des familles, des jeunes (la JeFra), des enfants ?

    6.           Comment nos Fraternités se préparent-elles à la fécondité de cet élan, à la croissance, à l’accueil de nouveaux frères ?

    Conclusion

    Duc in altum ! C'est une œuvre de reprise pastorale enthousiasmante qui nous attend. Une œuvre qui nous implique tous. Le même Esprit Saint - qui a brûlé François et l’a identifié au mystère de Jésus pauvre et crucifié, dans la communion fraternelle avec toutes les créatures, lui confiant la grande mission de réparer l’Eglise -, nous a appelés à l’Ordre Franciscain Séculier et à la JeFra, saisis dans la démarche de la Profession OFS ou de la Promesse JeFra, et envoyés au nom de l’Eglise dans le monde entier.

    « J’ai accompli ma tâche, que le Christ vous apprenne à accomplir la vôtre », nous redit François.

    Marie, Etoile de la nouvelle évangélisation, sera notre soutien et guide sur ce chemin d’une fidélité toujours plus audacieuse à l’Evangile.

    « Dieu tout puissant, éternel, juste et bon, par nous-mêmes nous ne sommes que pauvreté; mais toi, à cause de toi-même, donne-nous de faire ce que nous savons que tu veux, et de vouloir toujours ce qui te plaît; ainsi nous deviendrons capables, intérieurement purifiés, illuminés et embrasés par le feu du Saint-Esprit, de suivre les traces de ton Fils notre Seigneur Jésus-Christ, et, par ta seule grâce, de parvenir jusqu'à toi, Très-Haut, qui, en Trinité parfaite et très simple Unité, vis et règnes et reçois toute gloire, Dieu tout puissant dans tous les siècles des siècles. »     (Ecrits de Saint François, Lettre à tout l’Ordre, §50-52)

     


    [1] Lineamenta 2 février 2011 sur la nouvelle évangélisation en vue de la transmission de la foi chrétienne, §5, 7, 10, 19, 24

    [2] Ce Chapitre s’inspire essentiellement des § 29-41 de la Lettre apostolique du 6 janvier 2001 Novo Millenio Ineunte

    [3] Audience générale du mercredi 1er juillet 1998

    [4] 6 février 2010 Message pour la Journée mondiale des missions

    [5] Verbum Domini §23, 26 et 27

    [6] Verbum Domini §98

    [7] Evangelii nuntiandi §80

    [8] Verbum Domini §98

    [9] Exhortation apostolique Ecclesia in Africa §57 (14 septembre 1995)

    [10] Encyclique Fides et Ratio § 48

    [11] Ces chantiers reprennent les orientations tirées des écrits du Pape, utilisées dans les lineamenta §20-22

    [12] Verbum Domini 85

    [13] Exhortation apostolique 30 décembre 1988 Christifideles Laici § 63

    [14] Novo Millenio Ineunte § 49-50

    [15] Exhortation apostolique du 22 janvier 1999 Ecclesia in America §6

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