• EXTRAIT (2) du LIVRE - Méditer au temps du Covid: - Elisabeth

    Bonjour mes amis, en ce temps de pandémie je vous propose la réflexion suivante...
    Méditer au temps du Covid: et en sous titre;
    Mettre son souffle dans le souffle de l'Esprit Saint

    Changer notre vision, notre ressenti..... voici donc un autre EXTRAIT 

    Distanciation 

        La distanciation est notre nouveau modèle relationnel. Peut-on accueillir autrement que par une grimace, une impatience, une désolation, « cette distanciation » qu’il nous est demandé de respecter pour nous protéger les uns les autres d’une éventuelle contamination au corona virus ? Peut-on envisager de considérer comme un bien cette impossibilité à nous embrasser, à nous chérir tendrement, à nous tenir les mains? Peut-on s’en saisir, dans le souffle de l’esprit, pour transformer cette contrainte, opérer un travail d’alchimiste, donner un nouveau souffle à toutes nos relations et à notre manière de regarder, d’écouter l’autre ainsi que toutes les situations qui se présentent à nous ? 

        Distanciation : espace relationnel sacré de l’Esprit saint.

      Le mot roua’h » » souffle » « esprit » lu réva’h’, signifie  « intervalle » « espace » ce qui renvoie à l’idée de distanciation. Peut-on trouver cette manière d’être en relation dans les Écritures ? Voyons comment se réalisait la relation entre Dieu et Moïse :

    « Lorsque Moïse entrait dans la tente d’assignation pour parler avec l’Éternel, il entendait la voix qui lui parlait du haut du propitiatoire placé sur l’arche du témoignage, entre les deux chérubins. Et il parlait avec l’Éternel. » (Nb 7, 89) Dieu, nous dit explicitement le texte, parlait entre les deux chérubins qui se faisaient face et se regardaient, c’est là dans cet « entre-deux » qu'il parle à Moise, que se fonde le dialogue entre Dieu et l'homme.

    Le souffle de sainteté, le Saint esprit est cette distance, cet intervalle du plus large au plus étroit, qui permet non seulement la relation mais la juste relation, la relation ajustée qui donne de l’espace à chacun des deux interlocuteurs pour qu’ils puissent s’exprimer en vérité. Sans cet « entre-deux »,  il y a danger de confusion, de fusion ou d’annulation de soi dans le rapport à l’autre, à Dieu, tout autant que dans notre relation à une situation donnée.

      S’il y a deux lettres , deux lettres qui disent le souffle, l’espace, dans le nom divin YHVH c’est afin que le Père et le Fils dans le souffle de l’Esprit, puissent communiquer et communier sans être ni confondus, ni annulés 

        Nous écrivons nos histoires avec des mots que nous alignons les uns à côté des autres et afin que le texte soit lisible, compréhensible, nous insérons des blancs, « un intervalle » entre eux, plus même, au moyen de la ponctuation, nous incluons du rythme, autre sorte d’espace. De la même manière, n’ayons pas peur de mettre du souffle, des temps de respirations, d’arrêts, de l’espace dans nos relations.

    Élisabeth

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  • Commentaires

    1
    Marie-Josée
    Mercredi 16 Décembre 2020 à 12:15

      Une perspective très intéressante.

     

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