• Homélie - Fête de l’Épiphanie du Seigneur - 8 janv 2017

    Fête de l’Épiphanie du Seigneur (Homélie)

    Abbé Jean Compazieu | 30 décembre 2016

    « Mondialisation de l’Évangile  

     

    visite-des-mages 

    Textes bibliques : Lire

    Cette fête de l’Épiphanie nous invite à ouvrir nos horizons. Ce n’est pas seulement aux juifs que le mystère de Dieu est offert. Il n’est pas seulement pour ceux qui se reconnaissent chrétiens. Il est pour toute l’humanité. Tous peuvent, en toute liberté, découvrir les merveilles d’amour, de justice et de paix que Dieu leur propose. L’Épiphanie c’est donc la fête de tous les chercheurs de Dieu. Ils sont nombreux aujourd’hui tous ceux et celles qui se posent des questions sur lui. 

    Dans la première lecture, le prophète Isaïe nous annonce une bonne nouvelle. Son message s’adresse au long cortège des déportés qui rentre d’exil. La grande puissance opprimante a été défaite. Jérusalem peut se relever. La gloire du Seigneur s’est levée sur cette ville. Mais en y regardant de près, nous voyons bien que la Jérusalem de cette époque n’est plus le carrefour commercial d’autrefois. Sa splendeur passée est bien oubliée. Mais sa vraie richesse est ailleurs. Elle est en Dieu qui gouverne le monde et qui fait d’elle l’espérance des peuples. C’est aussi cette présence lumineuse du Seigneur qui ravive le rayonnement de l’Église.

    C’est aussi ce message que nous trouvons chez saint Paul dans sa lettre aux Éphésiens : c’est la possibilité offerte à l’humanité entière d’avoir part au salut. Tous les hommes, quels qu’ils soient, sont appelés à entrer dans l’Église de la nouvelle alliance scellée en Jésus. Il est venu réconcilier en lui toute l’humanité pour en faire son Corps. Tout homme est désormais devenu membre du Christ que je veux aimer. À partir de là, plus rien ne peut être comme avant. Le baptême était pour lui comme une nouvelle naissance. C’est un sacrement qui nous fait participer à la nature divine.

    L’Évangile nous parle de ces mages, des étrangers venus d’Orient pour se prosterner devant le roi des juifs qui venait de naître. Si nous lisons ce récit au pied de la lettre, nous risquons de nous poser des questions : pourquoi l’étoile s’éclipse-t-elle sur Jérusalem ? Que peut faire Marie avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe ? En quoi cette naissance concerne-t-elle des étrangers ?

    En fait, l’évangéliste n’a pas cherché à faire un reportage. Son vrai message est ailleurs. À travers ces étrangers, c’est le monde entier qui est appelé à Jésus. Pour le découvrir, nous sommes invités, nous aussi, à nous mettre en route. Comme il l’a fait pour les mages, il nous rejoint dans ce que nous vivons. Il nous donne à tous une étoile pour nous guider vers le beau, vers le bien, vers son Royaume d’amour. Même chez les plus endurcis, il peut y avoir un geste de tendresse. Ce n’est pas pour rien que la Bible nous dit que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

    Mais voilà que les mages ont perdu de vue l’étoile qui les guidait. Ils se sont dirigés vers ceux qui doivent savoir, les scribes et les chefs des prêtres qui connaissent la Bible. C’est aussi important pour nous : Dans notre cheminement, nous avons besoin d’être guidés par les Écritures et de nous en nourrir. Les paroles de Jésus sont celles de la vie éternelle.

    Les mages arrivent donc à la crèche. Ils y trouvent l’enfant avec Marie sa mère. Ils se prosternent et lui offrent leurs cadeaux. Ils ont choisi ce qu’il y a de mieux : l’or nous dit qu’il est roi ; l’encens nous dit qu’il est Dieu. La myrrhe, qui sert à embaumer les morts, nous dit qu’il est homme, destiné à mourir. Tout cela est révélé à des païens totalement étrangers à la religion juive. Et nous, qu’avons-nous à offrir au Roi du monde. Il n’a pas besoin de pierres précieuses. Le trésor auquel il tient le plus, c’est une vie remplie d’amour. C’est cela que nous pouvons lui offrir.

    En ce jour de l’Épiphanie du Seigneur, il n’est plus possible de rester bien entre nous. Le Christ est venu pour tous les hommes du monde entier. Nous les portons tous dans notre prière. Notre priorité doit être comme celle du Christ pour tous ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu. En ce dimanche, notre solidarité et notre prière sont tout spécialement pour les communautés chrétiennes d’Afrique. Et bien sûr, nous n’oublions pas nos pays d’ancienne chrétienté qui ont un besoin urgent d’une nouvelle annonce de l’Évangile. Le Christ doit être présenté à tous avec la même chaleur et la même joie que Marie aux mages.

    « Où est le Roi des Juifs qui vient de naître ? » Il est dans le Pain Partagé, dans l’Eucharistie que nous allons célébrer ensemble. « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant… » Paradoxalement, Hérode nous donne un bon conseil : Se renseigner sur le Christ, être des chercheurs de Dieu pour mieux le connaître et en témoigner autour de nous. Les incroyants attendent de nous une foi plus éclairée. Après nous être nourris de la Parole et du Corps du Christ, nous sommes invités à repartir « par un autre chemin » pour rendre compte de l’espérance qui nous anime. Que cette Épiphanie soit la fête de tous ceux qui cherchent Dieu.

    Télécharger cette homélie : Homélie de la fête de l’Épiphanie

    source http://dimancheprochain.org/

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