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    La Bible hébraïque serait plus âgée qu’on le croit

    ostraca d'Arad

    Ostraca d'Arad

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Tel-Aviv provenant de diverses disciplines ont démontré que le niveau d’alphabétisation dans le royaume de Juda était plus élevé qu’on le croyait avant l’exil à Babylone. En conséquence, la rédaction de certaines parties de la Bible pourrait remonter avant la destruction de Jérusalem survenue en 586 avant notre ère.

    Cette étude vient ébranler le postulat de certains chercheurs et historiens qui pensent que c’est en réaction à la crise de la destruction du Temple que les déportés ont commencé à rédiger leur histoire nationale. Selon leur théorie, la rédaction de textes bibliques importants (du livre de Josué au deuxième livre des Rois) daterait de la période perse ou même de la période hellénistique.

    Une équipe pluridisciplinaire composée de mathématiciens, d’un physicien et d’archéologues a eu l’idée d’analyser un corpus de textes dont la datation est d’environ 600 ans avant notre ère. Ces courtes inscriptions ne sont pas des textes bibliques. Elles proviennent d’un fortin militaire situé au sud du royaume, à tell Arad, qui servait à défendre ses frontières. Les textes ont été écrits par des militaires sur des tessons de poterie (ostraca). Leur contenu se limite au déplacement des troupes et à des notes de ravitaillement par exemple.

    Les chercheurs ont adapté des technologies d’analyse d’écriture comparables à celles utilisées par les banques et les agences de renseignements pour authentifier les signatures. Leur démarche et les résultats de leur recherche ont été publiés dans une revue scientifique américaine [1] mais l’essentiel se résume ainsi : sur un site aussi éloigné de la capitale, il est étonnant de constater que les ostraca ont été écrits par au moins six mains différentes et par des personnes situées à différents niveaux de la chaîne de commandement. Selon Israel Finkelstein, l’un des auteurs de l’étude : « Ils écrivaient bien, sans faire d’erreurs. » La qualité grammaticale de ces textes indique que l’écriture était largement maîtrisée à cette époque et qu’elle n’était pas réservée aux professionnels de l’écriture (les scribes). Par conséquent, il est probable que la consignation par écrit de certaines portions de la bible hébraïque ait commencé bien avant l’arrivée des troupes assyriennes près de Jérusalem et plusieurs années avant l’exil à Babylone de l’élite politique et religieuse du royaume de Juda.

    [1] Shira Faigenbaum-Golovin et al. (2016). « Algorithmic handwriting analysis of Jodah’s military correspondence shed light on composition of biblical text », The Proceedings of the National Academy of Sciences, 113 (17), 4664-4669.

    Sylvain Campeau

    source www.interbible.org

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