• La lettre ''Pé'' - de l’alphabet hébraïque - Élisabeth

    La lettre ''Pé'' - de l’alphabet hébraïque - ÉlisabethLa lettre ''Pé'', a deux prononciations : avec le point, elle se lit p et sans point f.

    Elle signifie la bouche et sa valeur numérique est 80.

    La bouche est un lieu de passage dans le corps de l’homme au niveau du visage. C’est une entrée pour la nourriture, mais aussi une sortie pour le souffle et la parole.

    La lettre est ainsi reliée à la relation qui se fait par le dialogue tourné face à l’autre.

     Ce qui caractérise l’homme pour les maitres du judaïsme c’est le langage. L’homme n’est pas un être pensant mais un être parlant et à l’image et à la ressemblance de son Dieu, sa parole, toute proportion gardée, est créatrice. C’est pourquoi, et le roi David nous le rappelle sans cesse, nous devons prendre soin de notre parole, veiller à notre langue, faire attention aux mots que nous prononçons. Une parole mauvaise peut nous détruire et détruire ceux qui sont autour de nous. Nourrissons-nous uniquement de la Parole de Dieu, de son verbe, le Christ, qui est Amour et vie offerte pour l’amour du prochain.

    « Car l’homme ne se nourrit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de l’Eternel. » (Deutéronome 8,3).

    La Bible nous apprend que Moïse parlait Pé al Pé avec Dieu, bouche à bouche, souffle à souffle. Et la bien-aimée du cantique des cantiques ne cesse de soupirer après son bien-aimé : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche »  Nous aspirons nous aussi à ce baiser divin.

    Cela est possible en Christ qui est le Verbe de Dieu fait chair.

    Il est le Aleph et le Tav, l’Alpha et l’oméga et tout ce qu’il est possible d’écrire avec les combinaisons de ces lettres. L’histoire, le récit de la vie de chacun d’entre nous, depuis le commencement des temps jusqu’à la fin des temps. Nous sommes en lui, il est en nous.

    Il nous invite à devenir nous aussi des fils, c’est-à-dire a incarner dans notre existence, la parole d’amour du père pour une transmutation de notre chair, c’est-à-dire sa divinisation pour la vie éternelle selon l’enseignement de Saint Iréné :

    « Le Christ a revêtu notre humanité pour que nous revêtions sa divinité ».

    C’est cela «  naitre d’en haut », d’eau et d’Esprit. Une seconde naissance par la bouche qui parle, dans le souffle de l’humide haleine de son palais.

     Élisabeth

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