• La treizième lettre de l’alphabet hébraïque ''Mèm'' - Élisabeth

    La treizième lettre de l’alphabet hébraïque ''Mèm'' - Élisabeth

    La treizième lettre de l’alphabet hébraïque Mèm signifie les eaux. Ce mot est toujours au pluriel en hébreu. Il s’écrit avec trois lettres : mèm yod mèm c’est à dire deux mèm, deux fois le mot eaux, séparé par la lettre yod, la main du créateur, qui sépara en Genèse 1, les eaux d’en haut des eaux d’en bas. Le monde invisible du monde visible.

    Le Mèm est une matrice qui a pour guématria le chiffre hautement symbolique de 40. Les eaux matricielles (l’embryon habite dans le ventre de sa mère 7 fois 40 jours).

    Les 40 jours du déluge, eaux purificatrices, temps nécessaire à la régénération de la terre comme les eaux du baptême d’où l’on ressort renouvelé ; les 40 ans du désert pour forger dans la foi le peuple de Dieu; 40 jours de jeûne de Moïse pour devenir parfait canal de la volonté divine, recevoir la Torah et la transmettre. Les 40 jours de jeûne du Christ, les 40 jours du carême de son corps église.

    Les eaux du questionnement de l’homme, Adam, face au monde : ma (quoi) qu’est-ce que tout cela et et mi (qui). Qui a créé tout cela et qui suis-je ? Quelle est mon identité, ma place, ma mission, ma relation ? Une recherche existentielle qui est son mouvement, sa marche, le flot qui le porte faisant de lui une eau vivante et non pas stagnante et mortifère.

    Le signe Mém a deux graphies : une ouverte, au début et au milieu d’un mot ; une fermée, à la fin du mot La treizième lettre de l’alphabet hébraïque ''Mèm'' - Élisabeth, symbolisant deux fontaines, deux sources ; l’une révélée, l'autre close jusqu'à l'arrivée du Messie nous enseignent la Tradition qui compare la Torah à l’eau. Le texte recèle un sens secret qui sera révélé aux temps messianiques. En ces jours là, les eaux de l’enseignement du Messie se répandront comme des torrents d’eaux vives, et celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Eaux de la divine blessure du Christ sur la croix, eaux matricielles qui enfantent une humanité nouvelle : pardonnée, réconciliée et ressuscitée pour la vie éternelle dans la communion d’amour du Père, du Fils et de l’Esprit saint.

     Élisabeth

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