• Le pardon est une force ! - Bruno

    Le pardon est une force !

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    Le pardon est une force de résilience qui nous fait avancer.Je ne suis pas autrement qu’un autre. La crise économique me touche de plein fouet, comme vous. Dans ma vie déjà bien entamée, je n’ai jamais cherché la valeur argent en priorité. Je pense être né révolté contre toutes formes d’injustices et ce, d’où qu’elles viennent. Je fais souvent figure de grande gueule. Non par mépris des gens mais, au contraire pour les sensibiliser sur des problématiques sérieuses. Que voulez-vous, je suis ainsi fait depuis ma tendre enfance. En général, je n’aime pas ce que les autres convoitent. La télé me fait souvent chier au plus haut degré pour sa médiocrité. Et les conversations ayant traits au pognon, au foot, aux chiens écrasés ou autres sujets basiques. Tout cela me fait gerber !

    J’aime la musique quand la harpe du vent joue dans les feuilles des arbres. J’aime le soleil lorsqu’il se couche sur la plaine endormie. Mais, prioritairement, mes combats vont dans le sens de la Dignité Humaine. J’ai consacré toute mon existence à me battre aux côtés des opprimés. J’espère que ce n’est pas encore la conclusion. Quoique d’autres combattants prendront la relève. 

    Bien-sûr, tout cela est loin d’être un roman à l’eau de rose. Combien d’amis ( es ) sont partis fatigués par mes discours subversifs. Combien de membres de ma famille ont-ils résistés à mes valeurs différentes. Tout cela sent la poussière de la solitude. Évidemment, lorsque vos convictions n’entrent pas dans la pensée commune, vous avez l’impression d’être seul à penser. Surtout, en cette période de la pensée unique. D’ailleurs est-ce vraiment un passage sur le visage sociétal ? Autant que ma mémoire se souvienne, les Hommes ont toujours pensés en fonction des normes existantes. Souvenez-vous combien de patrons refusaient d’embaucher des jeunes à cheveux longs, il y a seulement quelques années. Et ces derniers se suicidaient à la pelle. Tout le monde se taisait. J’avais encore l’impression d’être un saumon au milieu des anguilles. Je remontais le courant de la pensée formatée, pour gueuler contre l’inhumanité. 

    Pourquoi, j’écris tout cela ? Non pour vous parler de moi mais de vous. Je sais que certains se sentent rejetés, voire exclus à cause de leur vision de la vie. Et bien, il ne faut pas plier au vent mauvais. Il faut se redresser pour exprimer physiquement et spirituellement notre cohérence d’appréhension des événements. Je ne dis pas que nous sommes seuls sur cette terre à détenir la vérité. Loin s’en faut. Mais, nous détenons une parcelle de vérité qu’il nous faut exploiter comme dans la parabole des Talents. Peu importe le jugement des autres ou leur regard moqueur, amusés par notre différence. 

    Nous devons assumer notre identité en Christ. Nous devons sans honte dire nos préférences et nos répulsions. Nous ne sommes pas des moutons bêlants entretenant une culture de victimisation. La consommation et le consumérisme ne concernent que les personnes qui sont vides intérieurement. La nature ayant horreur du vide, ces individus comblent leurs carences comme ils peuvent. L’écrivain Bernanos disait que la société met tout en place pour détruire l’homme intérieur. Il disait même que cela était de l’ordre d’une conspiration Universelle. Mon Dieu, qu’il avait raison et il a toujours raison, d’ailleurs ! Je sais vous pensez qu’il est difficile de s’affirmer dans ce monde de loques. Vous avez tort de partir perdants d’avance. Le monde sera sauvé par la Beauté que nous lui révélerons. Cette limpidité éclatante tissée dans le fil doré de la prière. Cet espace intérieur où règnent la Liberté et l’Amour. Dont nous n’avons recours que de façon exceptionnelle. 

    Nous devons libérer autrui par notre propre liberté. Le prosélytisme est au contraire une atteinte à cette liberté de conscience. Combien de temps allons-nous encore gémir sur nos contemporains ? 

    Le pardon est une force de résilience qui nous fait avancer. Pendant que d’autres stagnent dans leurs marasmes psychologiques. J’avais un professeur de Théologie qui répétait sans cesse : partagez vos connaissances avec les autres. Nous n’avons pas le droit de garder un précieux trésor pour nous. Il avait raison le bougre. Il parlait vrai. Combien d’entre-nous ont des relations authentiques entre eux ? Toutes ces ombres, nous devons en faire des pépites de tendresse, de pardon, d’Amour. 

    Il n’est pas d’absence de Lumière dans le Royaume de Dieu. Soyons ces lumières qui illuminent d’un simple sourire les entrailles de la terre. Soyons dans la confiance permanente, comme une révolution évangélique en cette période obscure. Soyons porteurs de cette Espérance qui transperce les murailles de l’indifférence. Nous, Chrétiens ( es ) sont dans le monde sans être de ce monde. Ne l’oublions pas. Alors, ce que peuvent penser les intolérants persuadés que la Foi est une aliénation ; je m’en moque comme de ma première larme. Je parle de larmes volontairement car, souvent ces personnes égoïstes transportent en leurs cœurs des ruisseaux de désespoirs. Souvent bien cachés d’ailleurs dans un activisme destructeur. Je me fous de leurs belles bagnoles et de leurs maisons aux senteurs de musées. Ils sont éteints de l’intérieur aux tréfonds de leur être. Non, je ne critique pas les non-croyants. J’estime la profondeur d’un individu qui vit de façon prosaïque. Le mot poésie de la vie, le ferait presque mourir de rire. 

    Alors, face à ces prophètes de malheurs qui bien souvent sont aux manettes de nos gouvernements. Montrons-nous tels que nous sommes. L’Espérance chevillée au corps. Grâce à un plus grand que nous qui donne cette force extraordinaire de tout affronter. 

    Puissent les jeunes, les paumés, les personnes âgées voir dans nos yeux une lueur d’espoir. L’Amour est à réinventer. Réinventons-nous dans l’Amour. Et, dans ce souffle qui vous anime, vous pourrez dire aussi que vous n’êtes pas autrement qu’un autre. Vous avez simplement la pleine assurance de vous savoir aimé. Partageons aux confins des Nations cet Amour qui nous brûle tant et dont nous devons faire exploser la lave bouillante au sein de notre Humanité. Le battement du cœur de nos contemporains en serait transformé, j’en suis certain. 

    Bruno LEROY

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • Commentaires

    3
    Damay-Gouin Alice
    Samedi 20 Avril à 12:59

    Merci, Bruno. Et pour toi aussi: Joie, Espérance et Paix !

    Amitié

    Alice

    2
    Damay-Gouin
    Jeudi 18 Avril à 10:32

    Cher Bruno, pouvons-nous, un court instant, le temps de lire ce message, marcher ensemble ? J'ai lu et re... relu ton message « Le pardon est une force » dans lequel il est question, me semble-t-il de solitude. Et j'ai repensé au « Petit Prince » de Saint-Ex. Il y a fort longtemps que je l'ai lu mais j'ai retenu : « Il faut du temps pour apprivoiser ta rose », même si elle peut paraître une moins que rien avec ce propos futile : « Ah ! Je me réveille à peine. Excusez-moi, je suis encore toute décoiffée »  !!! Il faut du temps pour se laisser apprivoiser !!!

    J'écris mais je suis timide et je ne suis pas douée pour parler (de tout et de n'importe quoi). Qu' y a-t-il d'important les choses futiles ou les choses que l'on garde profondément dans son cœur ? Sont-elles si importantes si je n'arrive pas à les dire à cette personne qui m'aborde ?

     

    Il faut du temps pour s'apprivoiser !!!

    J'ai déménagé, il y a 10 ans. Je suis arrivée dans un quartier peuplé de retaité.es comme moi. Je les croise avec un grand sourire et en acceptant de « parler de la pluie et du beau temps ». Mais je fus aussi aidée car je promenais souvent l'un ou l'une de mes petits-enfants alors bébé ou faisant ses premiers pas. Combien de fois ce bébé n'a-t-il pas été d'un grand secours pour établir une profonde conversation, parfois avec une personne que je connaissais mais avec qui nous échangions qu'un simple bonjour ! Parfois, je voyais la personne s'arrêter et admirer bébé de loin. Alors lorsque j'arrivais à sa hauteur, je m'arrêtais pour lui laisser contempler '' l' innocence ''… Parfois une personne commençant à parler de bébé m'a confié sa souffrance. Je sentais combien elle en avait gros sur la patate et j'essayais de discuter avec elle, de suggérer mais je n'avais pas de solution à lui donner et je pense qu'elle n'attendait de moi que ce moment partagé et lorsque je reprenais chemin, elle me disait : « merci, d'avoir discuté ».

    Et moi, je pensais : « Il faut du temps pour s'apprivoiser, et avec l'aide d'un bébé !!! »

     

    Notre témoignage.

    L’Église nous invite à porter aux autres la Bonne Nouvelle.

    C'est dans cet état d'esprit que, jeune adulte, je suis partie enseigner 2 ans en Afrique . J'allais pour aimer, donner de mon temps et de ma personne comme Le Bon Samaritain de l’Évangile qui n'attendait rien de ce pauvre bougre sur le bord du chemin et là, j'ai découvert que les Africains avaient beaucoup à m'apprendre et je suis revenue, heureuse, en disant, j'ai beaucoup appris.

    Je regrette, Bruno, dans ton témoignage : « J'ai consacré toute mon existence à me battre « aux côtés des » opprimés.

    Nous aimons tous les deux,( il me semble), le père Guy Gilbert, « le prêtre des loubards ». (Sur facebook, je vois souvent la photo qui vous réunit ) Il vivait avec eux, il avait troqué la soutane avec le blouson des loubards et voyageait en moto.Il vivait avec eux !.. Et les loubards savaient aussi l'accompagner lorsqu'il célébrait la messe...

    Je me souviens d'une de ses réflexions : « Au début, je leur parlais de Jésus qui nous aimait. Puis j'ai arrêté car certains jeunes ne savaient pas ce que voulait dire: être aimé.e. »

    Il faut du temps pour s'apprivoiser, pour découvrir que l'on est aimé.e !

     

    Cher Bruno, j'apprécie beaucoup la fin de ton texte qui sont, pour moi, quelques pépites !!!

    « A partir de ce que nous vivons, faisons des pépites de tendresse, de pardon, d'amour. »

    « Soyons porteurs de l'Espérance qui transperce les murailles de l'indifférence. »

    Soyons en Paix.

     

    « Puissent les jeunes, les paumé.es, les personnes âgées voir dans nos yeux une lueur d'espoir »

    Combien de fois ai-je vu une lumière, rapide comme l'éclair, une joie immense dans les yeux de la personne avec qui j’échangeais alors !!!

    J'ai le souvenir de cette personne qui attendait pour traverser. Le feu devenu orange, je m'arrêtais et je lui souris. La joie de cette personne !!! Je ne savais pas qu'un simple petit geste, pouvait réjouir à ce point !!! J'ai pensé qu'elle avait retrouvé la dignité humaine.

    J'ai découvert cette même joie en invitant, lors de mon départ en retraite, un couple d' anciens collègues. J'ai compris que mon amie ayant la sclérose en plaques, ils ne recevaient plus souvent d'invitation...

    J'ai découvert cette même lueur, rapide comme l'éclair, chez ce réfugié. Nous attendions comme d'autres, qu'on lui attribue un logement pour sa petite famille, opération si souvent répétée (pour qu'ils ne s'habituent pas à un logement, me dit-on. Si ceux qui décident voyaient comment cela dégrade la santé de ces personnes... Enfin !!!.) Nous sommes devant un distributeur de café. Je lui en propose un. Il me répond : «  Non, c'est moi qui vous l'offre. » Après une brève hésitation, j'accepte. Lueur de joie !!! J'ai compris alors qu'il n'était plus l'éternel assisté puisqu'il pouvait offrir quelque chose à quelqu'un. Il avait retrouvé sa dignité humaine... Etc...

    Souvenirs (et d'autres) qui me font chaud au cœur.

     

    « Vous avez simplement la pleine assurance de vous savoir aimé.e »

    Cher Bruno,

    Oui j'ai la pleine assurance de me savoir aimée.

    Cher Bruno, tu n'es pas seul et même si nous ne nous exprimons pas de la même façon, c'est ensemble, avec d'autres, que nous pouvons avancer dans l'émerveillement, la joie, l'Espérance et la Paix du Christ.

    Alice

      • Vendredi 19 Avril à 11:18
        Bruno Leroy

        Chère Alice,

        Je te remercie pour ton brûlant témoignage plein d'amour et de pardon !

        Je te souhaite de Joyeuses Fêtes Pascales dans la ferveur de la prière d'abord pour les autres, les plus meurtris et pour toi afin que ton combat puisse continuer avec eux ou elles.

        Joie et Paix.

        Bien Fraternellement, Bruno.

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