• Suite du NOTRE PÈRE - Ne nous laisse pas... - Élisabeth

    Suite du NOTRE PÈRE

    NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION

      NOTRE PÈRE  (suite) - Élisabeth

    Depuis le 3 décembre 2017, (Canada novembre 2018) l’Eglise fait dire à ses fidèles: « Ne nous laisse pas entrer en tentation » en lieu et place de « Mais ne nous soumets pas à la tentation".

    Mais qu’est-ce que la tentation ? Pour le Larousse, c’est l’attrait vers quelque chose de défendu par une loi morale ou religieuse ; par extension, tout ce qui attire,  crée le désir, l’envie.

    Pour le croyant ce sont tous les désirs qui nous entraînent à faire le mal, c’est-à-dire à nuire à notre prochain autant qu’à nous-mêmes. C’est une véritable guerre qu’il a à mener chaque jour, à chaque instant à l’intérieur de lui-même pour ne pas succomber. Malgré ses efforts, il échoue bien trop souvent à son grand désarroi, c’est dire l’importance de cette prière-supplication. Cette lutte est si douloureuse et incompréhensible, qu’on est en droit de se demander comment il se fait que dans le cœur de l’homme, un être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, il puisse exister une telle force destructrice.

     

    Il est écrit : « Dieu forma l’homme de la poussière de la terre »(Gn 2, 7). Le motvayetser, « il forma » ayant était écrit avec deux yod sans nécessité grammaticale, les maitres du Talmud enseignent que Dieu a créé l’homme avec deux penchants : le yétser tov, « le penchant au bien » et le yétser ara, « le penchant au mal ». L’homme aurait donc été créé avec une nature double. Et d’ajouter qu’ à partir de ces deux yods, on peut aussi lire le mot yetser à la fois comme ytsri« mon penchant » et yotsri « mon créateur », ce qui impliquerait qu’il se jouerait au cœur de la vie intérieure de l’être humain, une dialectique entre son égo et son créateur, entre moi et le Tout autre, l’autre. Quelle place je leur donne ?

    Ce verset nous apprend qu’il y a dans l’homme à la fois le ciel et la terre, l’invisible et le visible. Il est la seule créature qui procède de l’en haut et de l’en bas, donc le seul à pouvoir en assurer la jonction et la communication, jusqu’à leur union totale, tâche que Dieu lui a assignée.  Ce vivre ensemble de l’infini et du fini, de la toute-puissance et de la toute fragilité, de Dieu et de l’homme, sans qu’il y ait fusion, confusion ou annulation, c’est le pari que Dieu a fait, c’est le défi que l’homme doit relever . Il s’agit pour lui d’équilibrer et d’unir, ces deux natures. Pour l’aider, un outil lui a été donné, le commandement divin qui bien que démultiplier en plusieurs lois, se résume en deux grands principes: aimer Dieu et aimer l’autre comme soi-même.

    Élisabeth

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