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    À l'écoute des voix autochtones

    Le 4 mai ’aura lieu le lancement en français au Québec d’un guide d’un nouveau genre. Intitulé » À l’écoute des voix autochtones », il s’agit d’un outil pour faciliter le dialogue et a été préparé par le Jesuit Forum for Social Faith and Justice, en collaboration avec Kairos Canada, les éditions Novalis et le Centre justice et foi.


    Voici quelques explications pour mieux comprendre le projet :

    Fruit d’une collaboration étroite entre Allochtones et Autochtones et inspiré de la démarche du discernement ignatien, cet outil entend contribuer à la décolonisation et au développement de relations justes avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Complément essentiel à l’exercice des couvertures développé par Kairos et adapté au Québec par le Réseau oecuménique Justice-Écologie-Paix (ROJEP), ce guide de dialogue invite les participants à se mettre activement l’écoute des voix et des visions du monde des Premiers Peuples. Ce guide est l’aboutissement de trois ans de travail du Jesuit Forum for Social Faith and Justice en étroite synergie un comité de réflexion paritaire où les Autochtones étaient majoritaires. Et dont était aussi membre Marie Wilson, commissaire de la Commission de vérité et réconciliation. Un outil de réflexion et de dialogue où, comme le titre l’indique, les voix autochtones sont au cœur de la démarche. Tous les textes sont signés par des auteurs autochtones. Une démarche axée sur la décolonisation et le développement de relations justes avec les Premiers Peuples.

    Un lancement le 4 mai aura lieu à 18 h 30 (heure locale), en présence de plusieurs acteurs de ce projet dont Peter Bisson, délégué du Provincial des Jésuites du Canada pour les relations avec les peuples autochtones et membre du Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe, Nicole O’Bomsawin, anthropologue abénakise et professeure au collège Kiuna, Diane Montreuil, artiste métisse et illustratrice du guide À l’écoute des voix autochtones, Louise Royer, directrice de l’Office de la pastorale sociale du diocèse de Montréal et Victoria Blanco, directrice des programmes au Jésuit forum for social faith and justice.

    Pour s’inscrire, c’est par ici.

    Pendant que nous étions en train de travailler à cet outil de dialogue, on nous a souvent demandé : « Mais pourquoi faites-vous ça? » La plupart de ceux qui nous posaient la question comprenaient l’utilité d’une ressource comme celle-ci, mais ils ne voyaient pas pourquoi nous, le Forum jésuite pour la foi sociale et la justice, devions nous lancer dans ce projet. Plusieurs faisaient valoir, à juste titre, que si le Forum a une certaine expérience dans les domaines de la justice sociale et écologique, de l’éthique et de la théologie, nous sommes loin d’être des experts sur une question aussi complexe que l’instauration de relations plus équitables avec les peuples autochtones. À bien des égards, cette question est justifiée. Nous ne nous prenons certainement pas pour des autorités en la matière. Mais, en tant que colonisateurs et nouveaux venus qui vivons sur ce territoire – en tant que bénéficiaires de l’héritage de la colonisation et des territoires enlevés aux peuples autochtones –, nous estimons avoir l’obligation morale de faire ce que nous pouvons pour prendre nos responsabilités en tant que peuples signataires de traités et pour corriger un héritage grevé d’injustices. Comme le dit, justement, Deborah McGregor, le Canada n’a pas de « problème autochtone ». Le Canada a un problème de colonisation. Ceux d’entre nous qui profitent de la colonisation – ceux d’entre nous, en particulier, dont les ancêtres se sont établis ici il y a un certain temps –, ont la responsabilité de corriger un système qui nous a enrichis en dépouillant les peuples autochtones de leur terre et de leur vie. Nous croyons que la première étape dans cette démarche consiste à écouter ce que nous disent les peuples autochtones, à nous ouvrir et à nous laisser transformer par leurs paroles, puis à agir en fonction de ce qu’ils nous disent pour corriger les injustices, panser les blessures et donner naissance à un Canada postcolonial. Comme nous le rappelle Lee Maracle, nous autres, non-Autochtones, les colonisateurs et les colonisatrices en particulier, nous devons descendre de la « chaire du professeur ». Ce qui exige un engagement : il faut nous engager à accepter la transformation permanente de ce que nous prétendons savoir, entreprendre une démarche qui nous amènera à la fois à apprendre et à désapprendre.C’est dans cette optique que nous avons travaillé avec KAIROS Canada, un groupe consultatif et un comité de rédaction, comprenant des Autochtones et des non-Autochtones, à réunir quelques-unes des nombreuses voix qu’il nous faut entendre et à concevoir une démarche visant à faciliter la transformation des esprits, des cœurs, des relations et des actions. Nous avons conscience que cette tentative ne sera pas un succès complet. Mais nous espérons qu’elle contribuera aux changements nécessaires à l’émergence d’une société où les personnes, les cultures, les connaissances et les nations autochtones seront traitées avec respect et où le principe du consentement donné librement, au préalable et en connaissance de cause se traduira en actio

    Autres ressources pour s’informer

    Sur le site des Jésuites du Canada, on peut lire un article sur ce guide et la démarche qu’il l’anime;

    Dans le journal The Catholic Register (Toronto), on peut lire un entretien avec l’équipe du Jesuit Forum sur ce guide et sa démarche;

    source https://eglisesetecologies.com/

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