• Au Colisée, le Pape lance un appel à la paix, un don à «accueillir et cultiver» - VA

    La prière interreligieuse pour la paix dans le monde s'est tenue le mardi 25 octobre au Colisée. La prière interreligieuse pour la paix dans le monde s'est tenue le mardi 25 octobre au Colisée.   (Vatican Media)

    Au Colisée, le Pape lance un appel à la

    paix, un don à «accueillir et cultiver»

    Accompagné de responsables religieux du monde entier, le Pape François s’est rendu ce mardi 25 octobre en fin d’après-midi à la cérémonie de clôture de la 36eme rencontre internationale interreligieuse organisée à Rome par la communauté de Sant’Egidio: «le cri de la paix».
     

    C’est désormais une tradition. Pour clôturer la rencontre interreligieuse organisée à Rome du dimanche 23 au mardi 25 octobre par la communauté Sant’Egidio, le Pape François, entouré des responsables religieux du monde entier, comme Riccardo Di Segni, grand-rabbin de Rome, Olav Fykse Tveit, président de la Conférence épiscopale de l'Église de l'Union européenne ou le représentant du Bouddhisme Sôtô Zen, Shoten Minegishi, a participé à une prière pour la paix dans le monde.  

    Cette année, la rencontre interreligieuse, à laquelle ont aussi participé les présidents de la France, Emmanuel Macron, et de l’Italie, Sergio Mattarella, a été dominée par la guerre en Ukraine. Comme le précise le Pape François dès les premières lignes de son discours depuis le Colisée, «aujourd’hui la paix est gravement violée, blessée, foulée aux pieds: et cela en Europe, c’est-à-dire sur le continent qui, au siècle dernier, a connu les tragédies des deux guerres mondiales». La guerre en Ukraine, déclenchée par la Russie le 24 février dernier,  «est une grande blessure qui touche tous les participants qui viennent de toute l’Europe et du monde entier», nous confiait la vieille de cette prière, Vincent Picard, vice-président de la Communauté Sant’Egidio en France.

    «La paix est au cœur des religions, dans leurs écritures et dans leur message.», a rappelé le Souverain pontife, «Le cri de la paix est souvent étouffé non seulement par la rhétorique de la guerre, mais aussi par l'indifférence. Il est réduit au silence par la haine qui grandit en combattant.»  

    Au Colisée, prière pour la paix mondiale, mardi 25 octobre.
    Au Colisée, prière pour la paix mondiale, mardi 25 octobre.

    Le patriarche de l’Église assyrienne d’Orient, Mar Awa III, le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, le métropolite majeur de Chalcédoine Emmanuel ont également fait le déplacement au Colisée.

    Ce cri de la paix, qui ne doit pas être réduit au silence, «s'élève du cœur des mères, il est inscrit sur le visage des réfugiés, des familles en fuite, des blessés ou des mourants.», a poursuivi François.  

    Le retour de la menace nucléaire

    Il y a exactement 60 ans aujourd’hui, au moment de la crise des missiles de Cuba, Jean XXIII appelait les responsables du monde entier à éviter l’utilisation de la bombe nucléaire. Ce mardi, le Pape François réitère cet appel, «Aujourd'hui, en effet, ce que nous craignions et ne voulions jamais entendre se produit: l'utilisation d'armes atomiques, qui ont continué à être produites et testées de manière coupable après Hiroshima et Nagasaki, est maintenant ouvertement une menace.» Les paroles de Jean XXII sont «d’une actualité frappante», a estimé François.  

    Ainsi, le don de la paix «doit être accueilli et cultivé par nous, hommes et femmes, et surtout par nous, les croyants. Ne nous laissons pas contaminer par la logique perverse de la guerre, ne tombons pas dans le piège de la haine de l'ennemi.», a continué l’évêque de Rome, après avoir entendu les témoignages d’une réfugiée Argentine et d’une réfugiée du Niger, passée par l’enfer des prisons libyennes. 

    A noter également aux côtés du Pape, la présence d’Edith Bruck, écrivaine italienne d’origine hongroise, survivante de la Shoah et du frère Aloïs, prieur de la communauté œcuménique de Taizé.

    Les progrès de la fraternité

    «Remettons la paix au cœur de notre vision de l'avenir, comme objectif central de notre action personnelle, sociale et politique, à tous les niveaux. Désamorçons les conflits avec l'arme du dialogue.», a ainsi exhorté l’évêque de Rome.  

    Cérémonie de clôture au Colisée de la rencontre interreligieuse de Sant-Egidio.
    Cérémonie de clôture au Colisée de la rencontre interreligieuse de Sant-Egidio.

    François a tenu à terminer son discours sur une note positive, saluant les progrès de la fraternité entre les religions. En effet, il y a un an, lors de cette même occasion, les religions du monde entier avaient lancé un appel qui résonne aujourd’hui de nouveau entre les murs du Colisée: «les religions ne peuvent être utilisées pour la guerre. Seule la paix est sainte et que personne n'utilise le nom de Dieu pour bénir la terreur et la violence. Si vous voyez des guerres autour de vous, ne vous résignez pas! Les gens veulent la paix».  

    «Ne nous résignons pas à la guerre, cultivons les graines de la réconciliation; et aujourd'hui élevons vers le Ciel le cri de la paix, une fois de plus avec les mots de Saint Jean XXIII: "Que tous les peuples de la terre soient unis et que la paix la plus désirée fleurisse en eux et règne toujours"», a poursuivi le Pape François.  

    Pour conclure cette cérémonie, Elissar, une jeune syrienne réfugiée à Rome, actuellement étudiante, a ensuite lu l’appel pour la paix rédigé à l’issue de la rencontre interreligieuse de Sant’Egidio. Un appel signé ensuite par le Pape François et les délégués des autres religions présents au Colisée. 

    source https://www.vaticannews.va/

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