• Homélie pour la fête de tous les saints - 1er Nov. 2012

    Homélie pour la fête de tous les saints

    Abbé Jean Compazieu

     

     
    L’immense cortège de tous les saints
     
     
    Toussaint.jpg Textes bibliques : Lire
     
    Cette fête de tous les saints voudrait nous remplir d’espérance. Pour cela, il est important que nous changions notre regard. Nous nous rappelons tous cette parole de Saint Exupéry : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible aux yeux ». Aujourd’hui, le Seigneur nous demande d’ouvrir les yeux de notre cœur et de changer notre regard. Les textes de la Parole de Dieu sont là pour nous y aider. 

     

     
    Nous avons d’abord le texte de l’Apocalypse (1ère lecture). C’est un témoin qui raconte : le ciel existe, les morts son vivants ; ils sont heureux ; je les ai vus, affirme l’apôtre. C’était une foule immense ; ils criaient leur joie ; ils chantaient les louanges de Dieu. Ce message est une réponse de l’apôtre aux chrétiens découragés par les persécutions. Tous ces morts emportés par la tourmente ont obtenu la récompense de leur amour et de leur fidélité. C’était une foule que nul ne pouvait dénombrer. Contrairement à ce que prétendent les témoins de Jéhovah, les 144 000, c’est un chiffre symbolique qui désigne la plénitude ; c’est tout le peuple de Dieu ; c’est une foule de toutes les nations, races, peuples et langues.
     
    La bonne nouvelle, c’est que nous sommes tous appelés à entrer dans ce cortège. Ce message d’espérance est de la plus haute importance pour notre période troublée et bouleversée. Il nous rejoint dans la situation qui est la nôtre. Accueillons-le comme un appel à réveiller notre foi et à réchauffer notre espérance. Les chrétiens d’aujourd’hui comme ceux d’autrefois ont besoin de héros et de modèles. N’oublions jamais qu’avant d’être mis sur un piédestal, les saints ont cheminé comme chacun de nous. Leur vie a été un combat contre les forces du mal. Ce que Dieu a réalisé pour chacun d’eux, il le veut aussi pour nous.
     
    Dans la 2ème lecture, c’est encore saint Jean qui nous parle. Il a une bonne nouvelle pour nous ; c’est comme une confidence que nous fait le Seigneur : « Tu es mon enfant bien-aimé. Je t’aime. » Oui, nous sommes enfants de Dieu. Nous appartenons pleinement au monde divin. Mais ce que nous serons ne paraît pas encore pleinement. Au jour de la manifestation du Christ dans la gloire, nous le verrons tel qu’il est. Voilà un nouvel aspect de cette bonne nouvelle qui doit nous combler d’espérance. Oui, mais comment croire cela quand on est meurtri par la vie, la solitude, les injustices, les violences de toutes sortes ? 
     
    Le message de saint Jean est précisément une réponse à toutes ces souffrances. Il nous redit une fois de plus que pour Dieu, il n’y a pas de situation désespérée. Il nous aime tous sans exception bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Il est toujours de notre côté pour nous relever et nous redonner force et espérance. Et quand nous sommes tombés très bas, Jésus nous dit que Dieu est le Père du fils prodigue. Il est toujours là pour accueillir ce fils et le combler de son amour. Cela vaut aussi pour celui que nous considérons comme la pire des canailles. Pour Dieu, rien n’est impossible.
     
    L’Evangile est un appel à la joie et à la sainteté, ce qui est la même chose. Il nous annonce que les larmes, les pleurs, les injustices disparaissent dans le Royaume de Dieu. Les béatitudes nous annoncent la venue prochaine de ce Royaume. Elles nous montrent le chemin du vrai bonheur. Ce chemin, c’est le refus de la violence, la soif de justice, de miséricorde. Jésus nous indique ce chemin : il est lui-même le pauvre de cœur, assoiffé de justice, miséricordieux, artisan de paix. Ce chemin qu’il nous montre peut paraître rude. Mais le Christ est toujours là pour nous accompagner et nous aider à tenir bon.
     
    Le grand message de ce jour, c’est que nous sommes tous appelés à devenir des saints. Le plus important ce n’est pas des choses à faire ni une morale à observer ou des œuvres à accomplir. Le vrai chemin de la sainteté c’est d’abord un amour à découvrir et à accueillir. Cet amour, nous l’accueillons avec émerveillement et nous faisons tout pour y répondre. Quand on a vraiment compris cela, c’est toute notre vie qui est changée.
     
    Un jour, une petite fille se faisait expliquer les vitraux de l’église. On lui a montré sainte Bernadette, sainte Thérèse, saint Joseph, la Vierge Marie… Quelques jours plus tard, elle se retrouve au catéchisme avec son groupe. La catéchiste leur demande s’ils savent ce qu’est un saint ; la petite fille qui avait vu les vitraux répond aussitôt : « c’est quelqu’un qui laisse passer la lumière. Nous admirons cette belle réponse. Mais le plus important c’est d’ouvrir notre cœur pour accueillir cette lumière. Car on ne voit bien qu’avec le cœur de Dieu.
     
    En union avec toute l’Eglise, nous supplions le Seigneur : « Fais paraître ton Jour, et le temps de ta grâce,Fais paraître ton Jour: que l’homme soit sauvé ! » Amen 
     
     Sources : Revues Feu Nouveau et Signes, dossiers personnels
    Source http://dimancheprochain.org
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