• L'archevêque de Gatineau (Canada) demande au synode de se pencher sur le diaconat féminin

    [SYNODE SUR LA FAMILLE] L'archevêque de Gatineau (Canada) demande au synode de se pencher sur le diaconat féminin

    Mardi, 6 Octobre, 2015

    L’archevêque de Gatineau. Mgr Paul-André Durocher, a demandé aux participants au Synode sur la famille d’étudier la possibilité que l’Église ouvre le diaconat aux femmes afin qu'elles puissent contribuer encore plus à la vie ecclésiale.
     
    Mgr Durocher estime qu'on devrait permettre aux femmes ayant les qualifications requises d’accéder à des postes d’influence au sein de l’Église et qu’on leur permette de contribuer au ministère paroissial.
     
    Faisant allusion à un certain nombre de propositions qu’il a présentées aux pères synodaux, Mgr Durocher a affirmé qu'il faudrait « considérer sérieusement l’ordination de diaconesses parce que le diaconat, dans la tradition de l’Église, ne mène pas à la prêtrise mais plutôt au ministère ».
     
    L’Église catholique ne permet présentement qu’aux hommes d’être ordonnés diacres. Les diacres sont autorisés à prêcher et à célébrer des baptêmes, des mariages et des funérailles. Ils ne peuvent cependant pas célébrer l’Eucharistie, ni confesser les fidèles.
     
    Dans sa courte allocution de trois minutes devant les membres du synode, Mgr Durocher s’est penché sur le rôle et la place des femmes dans l’Église — il s’agit d’ailleurs là d’un des enjeux mis en exergue par les documents de travail du Synode sur la famille.
     
    Appelés à guider les travaux du synode au cours des trois prochaines semaines, ces documents proposent de confier aux femmes davantage de responsabilités dans l’Église, et de leur permettre de participer pleinement, et non pas de manière purement formelle, « aux processus décisionnels et à la gouvernance de certaines institutions ecclésiales, tout en les impliquant dans la formation de ministres ordonnés ».
     
    La courte allocution de Mgr Durocher s’est attardée à l’enjeu de la violence contre les femmes, y compris dans la sphère domestique. Citant un rapport de l’Organisation mondiale de la santé, le président sortant de la Conférence des évêques catholiques du Canada a rappelé aux pères synodaux que 30 % des femmes à travers le monde sont violentées par leurs conjoints.
     
    Faisant cette fois-ci allusion à l’exhortation apostolique Familiaris consortio (1981) de Jean-Paul II, Mgr Durocher a rappelé aux membres du synode que l’Église doit déployer « un effort clair et concerté afin de faire en sorte que la situation des femmes cesse de se détériorer à travers le monde, particulièrement au sein du mariage ». L’archevêque de Gatineau a ensuite interpellé ses confères : « Eh bien, nous voilà 30 ans plus tard et nous faisons toujours face à des statistiques aussi accablantes [à ce chapitre] ».
     
    Il affirme avoir fait une suggestion à ses confrères afin que l’Église puisse faire face à ce problème lancinant. « En tant que synode », ajoute-t-il, « nous devrions statuer avec clarté que nous ne saurions cautionner l’idée voulant que la femme puisse être dominée par l’homme, ni assujettie à sa violence, encore moins en ayant recours au texte biblique », notamment travers une interprétation erronée du texte de saint Paul demandant aux femmes d’être soumises à leurs époux.
     
    Lors de son allocution, l’archevêque de Gatineau a rappelé aux membres du synode que le pape Benoit XVI a déjà fait allusion aux différents ministères accessibles aux femmes dans l’Église. « La question mérite d’être posée: ne devrions-nous pas offrir aux femmes de nouvelles avenues afin qu’elles puissent contribuer au ministère de l’Église? », demande Mgr Durocher.
     
    L’archevêque de Gatineau n’a pas seulement souhaité qu’on ouvre le diaconat aux femmes: il a aussi demandé qu’on n’hésite pas à faire appel aux femmes dans des « postes de responsabilité » où elles disposent d’un « pouvoir décisionnel », que ce soit à la Curie, dans les chancelleries diocésaines ou au sein d’initiatives ecclésiales à grand déploiement.
     
    Enfin, ajoute-t-il, « nous devrions aussi étudier l’idée de permettre à des couples mariés — pour peu qu’ils soient convenablement formés et encadrés — de prendre la parole lors des homélies dominicales, afin qu’ils témoignent des liens étroits qui unissent la Parole de Dieu et leur vie conjugale et familiale ».
     
    D'après Catholic News Service
    Trad. et adapt. Présence Information Religieuse

    Source http://www.radiovm.com
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