• Vidéo du pape: « Une guerre par-ci, une guerre par-là… »

    « Résolvons cette situation ! », appel du pape

    Le sang des armes © Réseau mondial de prière du pape

    Le Sang Des Armes © Réseau Mondial De Prière Du Pape

    « Une guerre par-ci, une guerre par-là … Ces guerres ont-elles vraiment pour but de résoudre des problèmes ?… Résolvons cette situation ! ». C’est l’appel du pape François dans la vidéo de présentation de son intention de prière pour le mois de juin 2017 diffusée par le Réseau mondial de prière du pape. Une vidéo aux images chocs dénonçant les « marchands de mort » qui vendent des armes.

    « Prions ensemble pour les dirigeants des nations, afin qu’ils prennent des mesures efficaces pour mettre fin au commerce des armes, cause de tant de victimes innocentes », a invité le pape François dans son intention du mois.

    « Parler de paix, négocier la paix et, en même temps, promouvoir ou permettre le commerce des armes, est une absurde contradiction », a dénoncé le pape dans la vidéo-choc qui met en scène deux hommes d’Etat signant un traité sur les armes et se serrant mutuellement les mains… qui se couvrent de sang tandis que défilent des images de violences et de guerres.

    « Une guerre par-ci, une guerre par-là … Ces guerres ont-elles vraiment pour but de résoudre des problèmes ? Ou bien s’agit-il de guerres commerciales, créées pour vendre des armes illégalement, pour que les marchands de mort en sortent enrichis ? », s’est interrogé le pape. « Résolvons cette situation ! » a-t-il appelé.

    « La vidéo du pape », dirigée par le père Frédéric Fornos, jésuite français, est disponible en dix langues à travers tous les réseaux sociaux : Youtube, Facebook, Twitter, Instagram. Le réseau mobilise quelque 40 millions de personnes dans le monde.

    Le dimanche 8 janvier dernier, le pape a lancé une invitation à rejoindre son Réseau mondial de prière : « Je voudrais vous inviter à vous unir au Réseau mondial de prière du pape qui diffuse, aussi par les réseaux sociaux, les intentions de prière que je propose chaque mois à toute l’Église, a-t-il dit.  C’est ainsi que l’on promeut l’apostolat de la prière et que l’on fait grandir la communion ».

    source ZENIT.org

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  • Besoin d’espérance pour vivre, catéchèse en français

    Et de l’Esprit Saint pour espérer

    Audience générale du 31 mai 2017, capture CTV

    Audience Générale Du 31 Mai 2017, Capture CTV

    « Les hommes ont besoin d’espérance pour vivre et de l’Esprit Saint pour espérer », a affirmé le pape François le 31 mai 2017, en préparation à la fête de la Pentecôte célébrée quatre jours plus tard.

    Le pape a en effet poursuivi ses catéchèses sur l’espérance chrétienne, lors de l’audience générale du mercredi matin place Saint-Pierre. « L’espérance est comme une voile ; elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau », a-t-il notamment expliqué.

    Synthèse de la catéchèse en français

    Frères et sœurs, à proximité de la Solennité de la Pentecôte, nous nous rappelons que l’espérance est comme une voile ; elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau, selon les cas, vers le large ou le rivage. Ainsi, l’Apôtre Paul souhaite que « nous débordions d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint ». Car, les hommes ont besoin d’espérance pour vivre et de l’Esprit Saint pour espérer.

    L’Esprit nous rend capables « d’espérer contre toute espérance » car il atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu et ses héritiers. Et, par là-même, il nous permet d’être des semeurs d’espérance, d’être comme Lui et grâce à Lui, des « paraclets », c’est-à-dire des consolateurs et des défenseurs de nos frères, en particulier des pauvres et des exclus. Mais l’Esprit Saint nourrit aussi l’espérance dans toute la création qui attend avec impatience sa libération et il nous conduit à la respecter. Alors, que la fête de la Pentecôte nous trouve unis dans la prière avec la Vierge Marie, pour que le don de l’Esprit Saint nous fasse déborder d’espérance !

    © Librairie éditrice du Vatican

    source ZENIT.org

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  • MAI - JUIN 2017

    L’honneur de Dieu, c’est de s’agenouiller

    « François ordonna aussi qu’on lui apporte le livre des Évangiles et pria qu’on lui lise l’Évangile selon Jean depuis le passage qui commence ainsi : Avant le jour de la fête de Pâques, etc. » « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! Jamais ! » (Jean 13, 6)
    C’est le cri de Pierre quand Jésus veut s’agenouiller devant lui. Qu’a-t-il compris de Jésus, ce Pierre, le premier des apôtres ? Celui que la tradition exaltera ; celui qu’on appellera le Prince des apôtres et en l’honneur duquel on construira les plus vastes basiliques ? Pauvre Pierre, il n’a pas compris que Jésus ne recherche pas cet honneur que le monde veut. Pour Jésus l’honneur ne réside pas dans le fait de rester debout, droit, devant les siens ; son honneur se trouve dans le fait d’aimer jusqu’à la fin, de s’agenouiller jusqu’à leurs pieds. Le monde recherche les premières places et les courbettes. Et si quelqu’un dérange, alors on l’élimine ou on le fait taire. Ce récit nous apprend le contraire : à tellement honorer les autres, à tellement les mettre au centre qu’on leur lave les pieds. C’est un commandement nouveau qu’on ne trouve pas dans le monde : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Un commandement à l’opposé de nos habitudes de pensée et de nos conformismes sociaux. C’est que ce commandement vient directement de Dieu et Dieu est le premier à le mettre en pratique. Par ce geste, Jésus nous enseigne comment vivre et par où commencer à vivre. La vraie vie ne consiste pas à rester debout, droits, froids, intraitables dans notre honneur.

    L’honneur de Dieu, c’est de s’agenouiller - Revue MESSAGE (mai-juin 2017)

    La vraie vie en Dieu consiste à nous agenouiller vers nos frères et sœurs, en commençant par les plus faibles et démunis. C’est un chemin qui vient du ciel. Per sonne n’aurait pu imaginer que Dieu s’abaisse à ce point pour répondre à notre besoin d’amitié et d’affection. L’eucharistie que Jésus institue durant ce repas où Jésus lave les pieds est vraiment un sacrement où se révèle la compassion de Dieu. C’est le sacrement de l’amour d’un Dieu qui s’abaisse jusqu’aux pieds de ses amis. Et tous sont ses amis, y compris celui qui est sur le point de le trahir. Aux yeux de Jésus, personne n’est un ennemi ; pour lui, tous sont l’objet de sa compassion. Nous avons à contempler longuement cette icône de la miséricorde de Dieu. Même si nous n’avons pas d’icônes dans nos lieux de culte, même si, dans certaines Eglises on ne fait plus le geste du lavement des pieds, nous avons à accueillir cette immense compassion de Jésus qui se penche vers nous. Peut-être pour contempler ce geste de Jésus et nous en imprégner, nous suffit-il d’entrer dans un hôpital ou dans une maison pour personnes âgées. Ce geste de Jésus y est chaque jour répété des centaines de fois. Mais faire ce geste n’est pas le devoir de quelques-uns. Laver les pieds n’est pas seulement un geste, mais c’est tout un style de vie. De quel mode de vie s’agit-il ? De ce- lui qui est attentif aux autres, car il sait que le chemin de l’union avec Dieu passe à travers la communion avec ses frères et sœurs. Ce geste de Jésus commence la partie de l’Évangile de Jean qu’on appelle le discours d’adieux. Jésus le finira en parlant d’unité. C’est son testament, ce qui lui tient le plus à cœur. Or en commençant son discours d’adieu par ce geste extraordinaire, Jésus donne la tonalité à tout son discours. Quand il parle de son commandement nouveau d’amour réciproque, de la vie dans l’Esprit et de l’unité à vivre dans la communauté, il faut avoir à l’esprit, à l’arrière plan, ce geste du lavement des pieds.

    C’est ce geste qui nous donne de comprendre toutes les paroles de Jésus dans ce discours d’adieu. Ce geste d’abaissement annonce sa croix, où Jésus s’abaisse en- core plus, puisqu’il se laisse clouer, lui qui est Dieu et qui aurait pu, d’un mot, appeler une armée d’anges à son secours. Le but du christianisme c’est une unité sans borne, une fraternité universelle. Et le secret pour y parvenir, c’est de chercher notre honneur en s’agenouiller devant les autres, à l’image de Jésus devant ses disciples. Une femme remarquable, Chiara Lubich, l’a exprimé ainsi : « Mais quel christianisme avions-nous vécu auparavant si nous étions passés les uns à côté des autres avec indifférence, sinon mépris, alors que notre destinée était de nous fondre dans l'unité demandée par le Christ ? Que tous soient un... Il nous semblait que, par ces mots, Jésus lançait une corde vers le ciel et nous reliait, nous les membres dispersés, en unité avec le Père – à travers Lui – et en unité entre nous. Le corps mystique se révélait à nous dans toute sa réalité, sa vérité et sa beauté. » Préférer la recherche de l’unité à tout le reste : voici un chemin de vie ! Que le Seigneur nous le révèle en trouvant notre honneur à nous laver les pieds les uns les autres !

    Martin Hoegger – www.hoegger.org

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    contacter Denise:    mflaic@vtx.ch

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  • Italie: ce qui en nous n’est pas de l’amour, nous éloigne de Dieu, assure le pape aux évêques

    Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière (Traduction intégrale)

    Discours du pape, Conférence épiscopale italienne

    Discours Du Pape, Conférence Épiscopale Italienne

    « Ce qui en nous n’est pas de l’amour, nous éloigne du Dieu vivant et de son saint Peuple », met en garde le pape François en ouvrant les travaux de la 70e Assemblée de la Conférence épiscopale italienne (CEI), au Vatican, le 22 mai 2017.

    Dans le texte préparé à l’avance pour cette rencontre, qui verra l’élection d’un nouveau président succédant au cardinal Angelo Bagnasco, le pape – qui a librement dialogué avec les évêques – encourage à revenir « aux origines, à la grâce fondatrice des débuts; laissons-nous regarder par Jésus Christ, le ‘Oui’ du Dieu fidèle ».

    Evoquant « nos infidélités », une « menace bien pire que celle qui vient du monde avec ses persécutions », le pape encourage : « Demandons la grâce de savoir écouter ce que l’Esprit aujourd’hui dit aux Eglises ; accueillons le message prophétique pour comprendre ce qu’il veut soigner en nous ».

    Il appelle à « l’audace », à « la prophétie », à « des choix courageux », à « renoncer aux ambitions inutiles, à l’obsession de nous-mêmes », à « se laisser ‘déranger’ par les événements et les personnes et à plonger au cœur des situations humaines, animés de l’esprit purificateur des Béatitudes ».

     

    Voici notre traduction du texte que le pape avait préparé à l’avance et qui a été remis aux participants.

    AK

    Discours du pape François

    Chers frères,

    Ces jours-ci, tandis que je préparais ma rencontre avec vous, je me suis trouvé plusieurs fois à invoquer la « visite » du Saint Esprit, de Celui qui est « force et douceur de la grâce du Seigneur ». Vraiment, sans sa force « il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti » et tout effort que nous faisons reste vain; si sa « lumière bienheureuse » ne nous remplit pas jusqu’à l’intime, nous restons prisonniers de nos peurs, incapables de reconnaître que nous sommes sauvés rien que par amour: ce qui est en nous n’est pas de l’amour, nous éloigne du Dieu vivant et de son saint Peuple.

    « Viens, Esprit-Saint, en nos coeurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. A tous ceux qui ont la foi, et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés ».

    Le premier de ces dons est déjà dans le convenire in unum, disposés à partager du temps, à l’écoute, à la créativité et la consolation. J’espère que ces journées seront pour vous des moments de discussions, de discussions ouvertes,  humbles et franches. Ne craignez pas les moments de désaccord: faites confiance à l’Esprit qui ouvre à la diversité et réconcilie avec ce qui est différent dans la charité fraternelle.

    Vivez la collégialité épiscopale, enrichie par l’expérience dont chacun est porteur et qui puise aux larmes et aux joies de vos églises particulières. Marcher ensemble est constitutif de la vie de l’Eglise; le complément qui nous permet d’interpréter la réalité avec les yeux et le cœur de Dieu; la condition pour suivre le Seigneur Jésus et être les serviteurs de la vie en cette époque de déchirement.

    Souffle et pas synodaux révèlent ce que nous sommes et le dynamisme de communion qui anime nos décisions. Dans cette perspective seulement notre pastorale pourra se renouveler et s’adapter à la mission de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui; il n’y a que comme ça que nous pouvons affronter la complexité de ce temps, avec reconnaissance pour le parcours accompli et décidés à le poursuivre avec le soutien de la parousie.

    En réalité, ce cheminement est emprunt aussi de fermetures et de résistances: nos infidélités sont une lourde hypothèque qui pèse sur la crédibilité du témoignage du depositum fidei, une menace bien pire que celle qui vient du monde avec ses persécutions. Cette conscience nous aide à reconnaître en nous les destinataires des Lettres aux Eglises que l’on trouve au début de l’Apocalypse (1,4–3,22), le grand livre de l’espérance chrétienne. Demandons la grâce de savoir écouter ce que l’Esprit aujourd’hui dit aux Eglises; accueillons le message prophétique pour comprendre ce qu’il veut soigner en nous: « Viens en nous, père des pauvres ; viens, dispensateur des dons ; viens, lumière en nos cœurs ».

    Comme l’Eglise d’Ephèse, nous avons peut-être parfois nous aussi abandonné l’amour, la fraîcheur et l’enthousiasme d’autrefois … Revenons aux origines, à la grâce fondatrice des débuts; laissons-nous regarder par Jésus Christ, le «Oui » du Dieu fidèle, l’unum necessarium: « Que sur cette assemblée ne brille d’autre lumière que le Christ lumière du monde ! Que nulle vérité ne retienne notre intérêt, hormis les paroles du Seigneur, notre Maître unique ! Qu’une seule inspiration nous dirige : le désir de lui être absolument fidèles; N’ayons d’autre appui que la confiance née de sa promesse pour rassurer notre faiblesse irrémédiable : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20) » (Paul VI, Discours pour le début de la seconde session du concile oecuménique Vatican II, 29 septembre 1963).

    Comme l’Eglise de Smyrne, dans les moments d’épreuves, nous sommes peut-être nous aussi victime de lassitude, de solitude de tourment face à l’avenir; nous sommes là, secoués de voir que le Dieu de Jésus Christ ne puisse pas correspondre à l’image et aux attentes de l’homme ‘religieux’: cela déçoit, bouleverse, scandalise. Gardons confiance en l’initiative surprenante de Dieu, en la force de la patience et la fidélité des confesseurs : ainsi nous n’aurons pas à craindre la seconde mort.

    Comme l’Eglise de Pergame, nous cherchons peut-être nous aussi parfois à faire vivre ensemble la foi et la mondanité spirituelle, la vie de l’Evangile et les logiques du pouvoir et du succès, présentées de force comme fonctionnelles à l’image sociale de l’Eglise. La tentative de servir deux maîtres est, plutôt, signe d’un manque de convictions intérieures. Apprenons à renoncer aux ambitions inutiles, à l’obsession de nous-mêmes, pour vivre constamment sous le regard du Seigneur, présent dans tant de nos frères humiliés : nous rencontrerons la Vérité qui rend vraiment libres.

    Comme l’Eglise de Thyatire, nous sommes peut-être exposés à la tentation de réduire le christianisme à une série de principes privés de concrétude. On tombe alors dans un spiritualisme désincarné, qui néglige la réalité et fait perdre la tendresse de la chair de nos frères. Revenons aux choses qui comptent vraiment : la foi, l’amour que nous portons au Seigneur, le service rendu avec joie et gratuité. Faisons nôtres les sentiments et les gestes de Jésus et nous entrerons vraiment en communion avec Lui, étoile du matin qui ne connaît pas de crépuscule.

    Comme l’Eglise de Sardes, nous nous laissons peut-être séduire par l’apparence, par l’extériorité et par l’opportunisme, conditionnés par les modes et les jugements d’autrui. La différence chrétienne, au contraire, fait parler l’accueil de l’Evangile avec les oeuvres, l’obéissance concrète, la fidélité vécue; avec la résistance contre l’arrogant, l’orgueilleux et le prévaricateur; avec l’amitié envers les petits et le partage avec les nécessiteux. Laissons-nous mettre en discussion par la charité, faisons trésor de la sagesse des pauvres, favorisons leur inclusion ; et, par miséricorde, nous participerons à nouveau au livre de la vie.

    Comme l’Eglise de Philadelphie, nous sommes appelés à la persévérance, à nous jeter dans la réalité sans timidité: Le Royaume est la pierre précieuse pour laquelle vendre sans hésitation tout le reste et nous ouvrir pleinement au don et à la mission. Franchissons avec courage chaque porte que le Seigneur ouvre devant nous. Profitons de chaque occasion pour « être proches ». Même le meilleur levain, tout seul, reste immangeable, alors que dans son humilité il fait fermenter une grande quantité de farine: melons-nous à la cité des hommes, collaborons concrètement, à une rencontre avec les différentes richesses culturelles, engageons-nous ensemble pour le bien commun de chacun et de tous. Nous redeviendrons alors les citoyens de la nouvelle Jérusalem.

    Comme l’Eglise de Laodicée, nous connaissons peut-être la tiédeur du compromis, l’indécision calculée, le piège de l’ambiguïté. Nous savons que c’est précisément sur ces attitudes que s’abat la condamnation la plus sévère. Du reste, nous rappelle un témoin du XXème siècle, la grâce à bon marché est l’ennemie mortelle de l’Eglise: c’est méconnaître la parole vivante de Dieu et barrer le chemin qui conduit au Christ. La vraie grâce – qui a coûté la vie au Fils – ne peut être acquise qu’à un prix élevé: car elle appelle à marcher dans les pas de Jésus Christ, parce qu’elle est, pour l’homme, au prix de sa vie, parce qu’elle condamne le péché et justifie le pécheur, parce qu’elle ne dispense pas de l’oeuvre … Son prix est élevé, mais elle est la grâce qui donne la vie et porte à vivre dans le monde sans se perdre en lui (cf. D. Bonhoeffer, Viens et suis-moi). Ouvrons le cœur à l’éternel Pèlerin qui frappe à la porte: faisons-le entrer, dînons avec Lui. Repartons pour arriver partout avec une annonce de justice, de fraternité, et de paix.

    Chers frères, le Seigneur n’a jamais pour objectif de nous déprimer, donc ne nous attardons pas sur les reproches, qui naissent quoi qu’il en soit de l’amour (cf. Ap. 3,19) et conduisent à l’amour. Laissons-nous secouer, purifier et consoler: « Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé ».

    Il nous est demandé de l’audace pour éviter de nous habituer aux situations si enracinées qu’elles nous semblent normales ou insurmontables. La prophétie n’exige pas de déchirements, mais des choix courageux, qui sont ceux d’une vraie communauté ecclésiale : ces choix portent à se laisser « déranger » par les événements et les personnes et à plonger au cœur des situations humaines, animés de l’esprit purificateur des Béatitudes. Dans cette voie nous saurons redonner forme à notre annonce, qui rayonne avant tout par amour. Bougeons en ayant en nous la confiance de celui qui sait que ce temps-là est aussi un kairós, un temps de grâce habité par l’Esprit du Ressuscité: à nous revient la responsabilité de le reconnaître, de l’accueillir et de le seconder docilement.

    « Viens, Saint Esprit. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur ».

    Chers frères, « pasteurs de l’Église de Dieu » (Act 20,28), vous qui participez à la mission du Bon Pasteur: qu’à vos yeux personne ne reste invisible ou en marge. Allez à la rencontre de toute personne avec l’empressement et la compassion du père miséricordieux, animé d’un esprit fort et généreux. Faites attention à percevoir comme vôtre le bien et le mal de l’autre, (à être) capables d’offrir avec gratuité et tendresse votre propre vie. Qu’il en soit ainsi de votre vocation; car, comme écrit sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « l’amour seul fait agir les membres de l‘Eglise: si l’amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang … ».

    Dans cette optique, je remercie aussi en votre nom le cardinal Angelo Bagnasco pour ses dix années de présidence à la tête de la conférence épiscopale italienne. Merci pour votre service humble et partagé, non privé de sacrifice personnel, à un moment de transition guère facile pour l’Eglise et le pays. Que cette élection aussi, et donc, la nomination de votre successeur, ne soit rien d’autre qu’un signe d’amour à la sainte Mère Eglise, amour vécu avec discernement spirituel et pastoral, selon une synthèse qui est aussi « don » de l’Esprit.

    Et priez pour moi, appelé à être le gardien, le témoin et le garant de la foi et de l’unité de toute l’Eglise: avec vous et pour vous que je puisse remplir cette mission avec joie jusqu’au bout.

    « Viens, Saint-Esprit, donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle ». Amen.

    Traduction de Zenit, Océane Le Gall

    source ZENIT.org

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  • Sainte-Marthe : non à une Eglise tranquille, confortable, tiède

    Une Eglise qui a peur de chasser le seigneur argent n’est pas l’Eglise de Jésus

    Messe du 23 mai 2017 à Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    Messe Du 23 Mai 2017 À Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    « Le mauvais esprit préfère une Eglise tranquille sans risques, une Eglise des affaires, une Eglise confortable… tiède », a souligné le pape François lors de la messe du 23 mai 2017 à la Maison Sainte-Marthe au Vatican. Une Eglise qui a peur de chasser le seigneur argent, a-t-il averti, n’est pas l’Eglise de Jésus.

    Sur le chemin de la conversion, on ne peut rester « tranquille », a estimé le pape dans son homélie matinale rapportée par Radio Vatican en italien : quand le peuple est tranquille, il persécute les prophètes qui dérangent, il se contente d’un « esprit de tiédeur » qui rend l’Eglise « tiède ». « Dans l’Eglise, a dénoncé le pape, quand quelqu’un dénonce toutes les formes de mondanité, il est regardé avec suspicion, cela ne va pas, mieux vaut qu’il s’éloigne ».

    « Je me souviens sur ma terre, a confié le pape argentin, de beaucoup, beaucoup d’hommes et de femmes, de bons consacrés, pas idéologues, mais qui disaient : ‘Non, l’Eglise de Jésus est ainsi…’ – ‘celui-là est communiste, dehors !’, et ils les chassaient, les persécutaient. Pensons au bienheureux Romero… cela est arrivé pour dire la vérité. Et beaucoup, beaucoup, dans l’histoire de l’Eglise, ici aussi en Europe ».

    « Pourquoi ?, s’est demandé le pape. Parce que le mauvais esprit préfère une Eglise tranquille, sans risques, une Eglise des affaires, une Eglise confortable, dans le confort de la tiédeur, tiède ». « Le mauvais esprit entre par les poches », a -t-il prévenu : « Quand l’Eglise est tiède, tranquille, toute organisée, qu’il n’y a pas de problèmes, regardez où sont les affaires ».

    Dans la première lecture (Ac 16, 22-34), Paul et Silas emprisonnés, « priaient et chantaient les louanges de Dieu », conduisant à la conversion du geôlier qui « laissa déborder sa joie de croire en Dieu ». Pour le pape, « c’est le chemin de notre conversion quotidienne : passer d’un état de vie mondain, tranquille sans risque, catholique, oui… mais tiède, à un état de vie de la vraie annonce de Jésus Christ, à la joie de l’annonce du Christ. Passer d’une religiosité qui regarde trop les bénéfices, à la foi et à la proclamation : ‘Jésus est le Seigneur’ ».

    « Une Eglise sans martyrs suscite la méfiance ; une Eglise qui ne prend pas de risque suscite la méfiance ; une Eglise qui a peur d’annoncer Jésus Christ et de chasser les démons, les idoles, l’autre seigneur, qu’est l’argent, n’est pas l’Eglise de Jésus », a insisté le pape François.

    En conclusion, il a souhaité aux baptisés « une jeunesse renouvelée, une conversion d’une façon de vivre tiède à l’annonce joyeuse que Jésus est le Seigneur ».

    SOURCE ZENIT.org

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  • Sainte-Marthe : « L’Esprit Saint est le compagnon de route de tout chrétien »

    Mais « il ne peut pas entrer dans un cœur fermé »

    Sainte Marthe 9 mai 2017 © L'Osservatore Romano

    Sainte Marthe 9 Mai 2017 © L'Osservatore Romano

    « L’Esprit Saint est le compagnon de route de tout chrétien », a assuré le pape François lors de la messe matinale du 22 mai 2017. Mais « il ne peut pas entrer dans un cœur fermé », a-t-il mis en garde depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican.

    Commentant l’Evangile (Jn 15, 26 – 16, 4a) où Jésus promet à ses apôtres l’Esprit de vérité, le pape a expliqué que l’Esprit Saint « nous donne la sécurité d’être sauvés par Jésus ». « Sans l’Esprit, personne n’est capable de le dire, de le sentir, de le vivre… il nous accompagnera vers la Vérité toute entière ».

    Ainsi « l’Esprit Saint est le compagnon de route de tout chrétien, et le compagnon de route de l’Eglise », a-t-il affirmé dans son homélie rapportée par Radio Vatican en italien. Il est « un don : le grand don de Jésus », celui « qui ne nous induit pas en erreur ».

    Et la demeure de l’Esprit Saint, a ajouté le pape François, c’est « le cœur » de chaque être humain : « Mais il ne peut pas entrer dans un cœur fermé. ‘Ah, et où s’achètent les clés pour ouvrir le cœur ?’ Non : c’est aussi un don. C’est un don de Dieu ».

    Le pape a alors proposé un examen de conscience : « Est-ce que je demande au Seigneur la grâce que mon cœur soit ouvert ?… Est-ce que je cherche à écouter l’Esprit-Saint, ses inspirations, les choses qu’il dit à mon cœur pour que j’avance dans la vie de chrétien, et que je puisse témoigner aussi que Jésus est le Seigneur ? »

    Pour avoir le cœur « ouvert » et pour faire « l’effort d’entendre l’Esprit Saint », le pape François a recommandé cette prière : « Seigneur, ouvre-moi le cœur pour que l’Esprit entre et qu’il me fasse comprendre que Jésus est le Seigneur… Seigneur ouvre-moi le cœur pour que je puisse comprendre ce que Tu nous as enseigné. Pour que je puisse me souvenir de tes paroles. Pour que je puisse suivre Tes paroles. Pour que je parvienne à la Vérité toute entière ».

    source ZENIT.org

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  • « Comment puis-je aider Jésus à sauver le monde ? », dialogue du pape avec des enfants

    Visite à la paroisse romaine San Pier Damiani (Traduction intégrale)

    Visite à la paroisse San Pier Damiani © L'Osservatore Romano

    Visite À La Paroisse San Pier Damiani © L'Osservatore Romano

    « Comment puis-je aider Jésus à sauver le monde ? ». Le pape François a échangé sur cette question avec des enfants, au cours de sa visite dans la paroisse de San Pier Damiani, dans la périphérie de Rome, le 21 mai 2017.

    Le pape leur a recommandé spécialement le respect de tous : « même celui qui ne m’aime pas doit être respecté ». Et la « joie » aussi, qui « aide Jésus à sauver le monde ». Il a également évoqué les vocations, soulignant la beauté de chaque état de vie.

    Voici notre traduction intégrale du dialogue que le pape a entamé avec ses jeunes interlocuteurs.

    Questions et réponses du pape François avec les enfants

    Questions :

    Nous, les enfants, que pouvons-nous faire pour sauver le monde ?

    Comment avez-vous faire pour comprendre votre vocation sacerdotale ?

    Que pouvons-nous faire pour mieux suivre Jésus ?

    Pape François, je voulais te demander quel sport tu pratiquais quand tu avais mon âge – j’ai 11 ans. J’aimerais aussi savoir si tu jouais au football et quel rôle tu avais.

    Pape François : C’est une belle question !… Vous avez posé celle-ci : « Que pouvons-nous faire, nous, pour sauver, pour aider… ». Vous avez dit « sauver le monde ». Mais le monde est grand ! Un enfant – réfléchissez, réfléchissez bien avant de répondre – un garçon, un enfant, une fille, une enfant peut aider pour le salut du monde ?… Il peut ou il ne peut pas ?

    Les enfants : Il ne peut pas…

    Pape François : Il ne peut rien faire ?… Vous ne comptez pour rien ?… Il peut ou il ne peut pas ?

    Les enfants : Il peut !

    Pape François : Voilà ! Un peu plus fort, parce que je n’entends pas…

    Les enfants : [en criant] Il peut !

    Pape François : Et je voudrais vous entendre, qui d’entre vous est le plus fort, ou la plus forte, pour répondre à cette question, réfléchissez bien : comment puis-je aider Jésus à sauver le monde ? Comment puis-je aider Jésus à sauver le monde ? Levez la main, ceux qui veulent répondre… Que celui qui veut répondre lève la main. [quelqu’un dit: « avec la prière »] Avec la prière, nous pouvons aider Jésus à sauver le monde ? Nous pouvons ou nous ne pouvons pas ?

    Les enfants : Nous pouvons !

    Pape François : Mais que se passe-t-il ? Vous êtes tous endormis ?

    Les enfants : Non !

    Pape François : Ah c’est le soleil, c’est le soleil… Le soleil fait dormir… Avec la prière. Très bien. Autre chose. Tu…

    Un enfant : en respectant les personnes.

    Pape François : En respectant les personnes. Et les personnes, il faut les respecter ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Papa, Maman, Grand-père, Grand-mère, il faut les respecter ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Et les personnes que je ne connais pas, qui habitent dans le quartier, il faut les respecter ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Et les personnes qui habitent dans la rue, les clochards, il faut les respecter ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Oui, tout le monde, il faut respecter toutes les personnes. Disons-le ensemble !

    Le pape et les enfants : Il faut respecter toutes les personnes !

    Pape François : Et celui qui ne m’aime pas, est-ce que je dois le respecter ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : C’est sûr ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Mais ce ne serait pas mieux de lui donner une gifle ?

    Les enfants : Non !

    Pape François : Vraiment ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Voilà : même celui qui ne m’aime pas doit être respecté.

    Le pape et les enfants : Même celui qui ne m’aime pas doit être respecté.

    Pape François : Et celui qui m’a fait du mal, une fois, réfléchissez bien à cela : qu’est-ce que je dois faire ? Si une personne m’a fait du mal, est-ce que je peux lui faire du mal ?

    Les enfants : Non !

    Pape François : Non, ce n’est pas beau. Est-ce que je peux téléphoner à la mafia pour qu’elle fasse quelque chose ?

    Les enfants : Non…

    Pape François : Vous n’êtes pas convaincus… On peut faire cela ?

    Les enfants : Non !

    Pape François : On peut faire des accords avec la mafia ?

    Les enfants : Non !

    Pape François : Non ! Même ceux [qui nous font du mal] doivent être respectés. Vous avez bien répondu. Vous voyez avec combien de choses nous pouvons aider Jésus à sauver le monde. Et c’est beau, c’est très beau ! Et si j’ai fait mes devoirs à la maison et que maman me laisse sortir jouer avec mes amies ou mes amis, ou faire une partie, c’est beau ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Jouer – réfléchissez bien – jouer, bien jouer, aide Jésus à sauver le monde ?

    Les enfants : Oui…

    Pape François : Vous n’êtes pas convaincus…

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Oui ! Parce que la joie aide Jésus à sauver le monde. Disons-le tous ensemble !

    Le pape et les enfants : La joie aide Jésus à sauver le monde.

    Pape François : La joie est une chose très belle, très belle. Vous, aujourd’hui, est-ce que vous êtes joyeux ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Oui ? vous êtes joyeux ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : et ceci, c’est très beau.

    Et je crois qu’avec cela, j’ai répondu à « que pouvons-nous faire pour aider Jésus à sauver le monde ». Et vous, pensez-y, après, toujours.

    Ensuite, quand j’avais ton âge, je jouais au football. Tu sais, moi, je n’étais pas bon au football et chez nous, ceux qui ne sont pas bons au footbal, on les appelle « pata dura » (jambe dure). Compris ? J’étais une « pata dura » et c’est pourquoi en général je faisais le goal, pour ne pas bouger : c’était mon rôle… Ce n’est pas un gros mot, cela, on peut le dire, ce n’est pas un gros mot.

    Et une autre question était : comment j’ai fait pour comprendre ma ocation. Chacun de nous a une place dans la vie. Jésus veut qu’un tel se marie, qui fonde une famille, il veux que tel autre fasse le prêtre, qu’une autre fasse la sœur… Mais chacun de nous a un chemin dans la vie. Et pour la majorité c’est qu’ils soient comme vous, comme tout le monde, comme vos parents : fidèles laïcs qui fondent une belle famille, qui font grandir leurs enfants, qui font grandir leur foi… Et moi, j’étais en famille : nous étions cinq frères, nous étions heureux. Papa Travaillait, il rentrait du travail – à cette époque, il y avait du travail – et nous jouions… Une fois – je vais vous faire rire mais ne faites pas ce que je vous dis ! – nous avons fait un concours pour jouer aux parachutistes et nous avons pris le parapluie et nous sommes allés sur la terrasse et un de mes frères s’est lancé le premier, en bas, de la terrasse. Et il s’est sauvé la vie de justesse ! Ce sont des jeux dangereux, ceux-là. Mais nous étions heureux.

    Pourquoi ? Parce que papa et maman nous aidaient à avancer, à l’école et ils se préoccupaient de nous. C’est très beau, c’est très beau. Écoutez bien : c’est très beau dans la vie d’être marié, c’est très beau. C’est très beau d’avoir une famille, un papa et une maman, d’avoir des grands-parents, des oncles… Vous avez compris cela ? C’est très beau, c’est une grâce. Et chacun de vous a des parents, a des grands-parents, des oncles, une famille. Et pourquoi ne pas les saluer maintenant ? On applaudit pour eux tous, pour eux tous… [applaudissements] Vos parents se sacrifient pour vous, pour vous faire grandir, et c’est quelque chose de beau, c’est une belle vocation : fonder une famille.

    Mais il y a aussi l’autre vocation : faire la sœur, faire le prêtre. Et moi, un jour, j’ai senti – mais d’un coup – j’avais 16 ans et j’ai senti que le Seigneur voulait que je sois prêtre. Me voici ! Je suis prêtre. C’est la réponse. On sent dans son cœur : quand un garçon sent dans son cœur de la sympathie, et que cette sympathie avance, et il sent de l’amour pour une fille et ensuite ils se fiancent et puis ils se marient, de la même manière on sent dans son cœur quand le Seigneur te dit : « Tu dois avancer sur la route pour être prêtre ». Et c’est ce que j’ai senti. Comme on sent les belles choses dans la vie. Parce que c’est quelque chose de beau ! Compris ?

    Bien, vous êtes fatigués à être ici, le soleil est fort…

    Les enfants : Non !

    Pape François : Maintenant il y un peu de vent mais…

    Je ne me souviens plus : celui qui ne m’aime pas, est-ce que je dois lui donner une gifle ?

    Les enfants : Non !

    Pape François : Ah ! J’avais oublié. Et est-ce que je dois prier pour les personnes qui me haïssent ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Oui, oui : prier pour celui qui ne m’aime pas, pour celui… je dois prier. Et est-ce que je dois être obéissant avec maman et papa ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Moi, ou le voisin ?

    Les enfants : Tous !

    Pape François : Ah, chacun ! Que chacun dise « je»

    Les enfants : Je !

    Pape François : Je dois obéir à papa et à maman : tous !

    Les enfants : Je dois obéir à papa et à maman.

    Pape François : C’est très important parce qu’ils se sacrifient pour vous. Vous avez compris ?

    Les enfants : Oui !

    Pape François : Très bien. Et maintenant, que faisons-nous ?

    Voilà, faisons une prière. Dans la première question, nous avons parlé de la prière. Maintenant, faisons une prière les uns pour les autres. Tenez-vous par la main, tous. Comme des frères, comme des amis. Tenez-vous par la main, tous. Et prions la Sainte Vierge qui est notre Mère : Je vous salue, Marie…

    Et maintenant, je vais vous donner à tous la bénédiction. En silence, que chacun de vous pense à ses parents, à sa famille, à ses amis, qu’il pense aussi à ses ennemis, aux gens qui vous haïssent ou qui ne vous aiment pas. Et que cette bénédiction descende aussi sur eux, sur tout le monde.

     [Bénédiction]

    Merci !

    Traduction de Zenit, Constance Roques

    source ZENIT.org

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  • Sainte-Marthe : la doctrine unit, l’idéologie divise, met en garde le pape

    Le devoir de l’Eglise de « clarifier la doctrine »

    Sainte-Marthe 8 mai 2017 © L'Osservatore Romano

    Sainte-Marthe 8 Mai 2017 © L'Osservatore Romano

    L’Eglise a le « devoir » de « clarifier la doctrine », mais dans une attitude « toujours ouverte, toujours libre », a affirmé le pape François lors de la messe matinale du 19 mai 2017. Car la doctrine unit, mais l’idéologie divise, a-t-il mis en garde.

    Célébrant dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican, le pape a médité sur le « Concile de Jérusalem », dont parlent les Actes des Apôtres et qui décida, en l’an 49, que les non-juifs convertis au christianisme n’étaient pas soumis à la circoncision.

    La première lecture, a fait observer le pape dans son homélie rapportée par Radio Vatican en italien, fait état de « jalousies, luttes de pouvoir » dans la première communauté chrétienne : il y a « ceux qui créent des problèmes, divisent, divisent l’Eglise, qui disent que ce que prêchent les apôtres n’est pas ce que Jésus a dit, que ce n’est pas la vérité ». « Il y a toujours eu ces problèmes…, a-t-il constaté, nous sommes humains, nous sommes pécheurs ».

    Le pape François a souligné la « liberté de l’Esprit » qui a « mis d’accord » les apôtres, durant ce « premier concile » de l’Eglise, qui eut pour but de « clarifier la doctrine ». « C’est un devoir de l’Eglise de clarifier la doctrine », a-t-il insisté, afin de « bien comprendre ce que Jésus a dit dans les Evangile, quel est l’Esprit des Evangiles ».

    Et le pape d’inviter à ne pas s’effrayer devant les « opinions des idéologues de la doctrine ». L’Eglise, à travers « le magistère du Pape, des évêques, des conciles », doit avancer sur une route « toujours ouverte, toujours libre », car « la doctrine unit » tandis que « l’idéologie divise ».

    « Il y a toujours eu ces gens, a-t-il poursuivi, qui sans aucun mandat vont troubler la communauté chrétienne avec des discours qui bouleversent les âmes : « Eh, non. Celui qui a dit cela est hérétique, on ne peut pas dire ça… la doctrine de l’Eglise c’est ça. » Ce sont des fanatiques des choses qui ne sont pas claires… Et c’est le problème : quand la doctrine de l’Eglise, celle qui vient de l’Evangile, celle que l’Esprit-Saint inspire … devient idéologie ».

    « C’est la grande erreur de ces personnes », a estimé le pape François : « Ils n’étaient pas croyants, ils étaient idéologisés », d’une idéologie « qui fermait le cœur à l’action de l’Esprit-Saint ». Les apôtres au contraire « avaient le cœur ouvert à ce que l’Esprit disait ». Et ils sont parvenus non pas à « un accord politique », mais à écouter « l’inspiration de l’Esprit-Saint qui les conduit à dire : rien de ces choses, rien de ces exigences ».

    source ZENIT.org

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  • Sainte-Marthe: la docilité à l’Esprit Saint

    «Celui qui fait comprendre» ce que Dieu dit

    Sainte Marthe 9 mai 2017 © L'Osservatore Romano

    Sainte Marthe 9 Mai 2017 © L'Osservatore Romano

    Le pape François invite les baptisés à « ouvrir leur cœur à l’Esprit Saint », à lui être « dociles » car il est « celui qui fait comprendre la Parole » de Dieu.

    « Résistons-nous à l’Esprit » « ou l’accueillons-nous … avec docilité? », c’est la question posée par le pape dans son homélie pour sa messe matinale dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, ce mardi 9 mai 2017, indique Radio Vatican.  Cette messe, a-t-il fait observer, a été offerte pour les sœurs de la Maison Sainte-Marthe qui « célèbrent le jour de leur fondatrice, sainte Louise de Marillac ».

    « Il y a l’Esprit qui nous guide, a dit le pape,  pour que nous ne nous trompions pas, que nous accueillions l’Esprit avec docilité, que nous connaissions l’Esprit dans la Parole et que nous vivions selon l’Esprit. »

    L’apôtre Jacques, dans sa Lettre, exhorte à « accueillir la Parole avec docilité », c’est-à-dire, a expliqué le pape, à « ouvrir son cœur à la Parole », « la lire », « connaître la Parole ».

    « Et le fruit pour celui qui reçoit la Parole, qui connaît la Parole, qui la porte sur lui, le fruit de cette familiarité avec la Parole, c’est un grand fruit (…). L’attitude d’une personne qui fait cela est bonté, bienveillance, joie, paix, maîtrise de soi, douceur », en bref, « tout ce qui fait le style chrétien ».

    C’est pourquoi le pape a invité à « ne pas opposer de résistance à l’Esprit », mais « demander à l’Esprit la grâce » de « faire connaître » la Parole « et ensuite de faire de la place pour que cette graine germe et croisse » dans les attitudes chrétiennes.

    Pour illustrer l’importance de la « docilité à l’Esprit Saint », le pape a évoqué l’histoire, rapportée par les Actes des apôtres, de la grande persécution qui a éclaté à Jérusalem après le martyre d’Étienne. Seuls les apôtres sont restés dans la ville, tandis que « les croyants », « les laïcs », s’étaient dispersés à Chypre, en Phénicie et à Antioche. Certains d’entre eux, à Antioche, avaient commencé à annoncer Jésus-Christ aux Grecs, « aux païens », parce qu’ils sentaient que l’Esprit les poussait à le faire. « Ils ont été dociles », a expliqué le pape : « Ce sont les laïcs, qui ont apporté la Parole, après la persécution, parce qu’ils avaient cette docilité à l’Esprit Saint ».

    Lorsque cette nouvelle est arrivée à Jérusalem, plusieurs ont été effrayés et ils ont envoyé Barnabé, se demandant, comment il était possible de prêcher la Parole aux païens et comment il se faisait que ce ne fût pas les apôtres qui la prêchaient, mais « des gens que nous ne connaissons pas ». Et « c’est beau », a dit le pape, lorsque Barnabé qui arrive à Antioche, il voit « la grâce de Dieu », il se réjouit et il exhorte à « rester le cœur résolu, fidèle au Seigneur ».

    « Résistons-nous à l’Esprit, lui opposons-nous de la résistance ? s’est demandé le pape. Ou l’accueillons-nous avec docilité ? C’est l’expression de Jacques : ‘Accueillir avec docilité’. Résistance contre docilité. Demandons cette grâce ».

    En concluant, le pape a fait observer, « un peu en dehors de l’homélie »,  que « c’est précisément dans la ville d’Antioche qu’on nous a donné notre nom ». À Antioche, pour la première fois, les disciples ont été appelés chrétiens.

    Avec une traduction de Constance Roques

    source ZENIT.org

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  • « Il n’y aura pas un jour de notre vie où nous cesserons d’être une préoccupation pour le cœur de Dieu »

    Catéchèse sur la confiance en la Providence (Traduction intégrale)

    Audience générale du 26 avril 2017 © L'Osservatore Romano

    Audience Générale Du 26 Avril 2017 © L'Osservatore Romano

    « Il n’y aura pas un jour de notre vie où nous cesserons d’être une préoccupation pour le cœur de Dieu (…) parce qu’il nous aime », a affirmé le pape François dans sa catéchèse du 26 avril 2017.

    Au cours de l’audience générale place Saint-Pierre, le pape a poursuivi sa série de méditations sur l’espérance chrétienne, soulignant que « notre Dieu n’est pas un Dieu absent, séquestré dans un ciel très lointain ; au contraire, il est un Dieu ‘passionné’ de l’homme, si tendrement aimant qu’il est incapable de se séparer de lui ».

    « C’est ce qu’on appelle ‘Providence’, a-t-il ajouté : la proximité de Dieu, l’amour de Dieu, Dieu qui marche avec nous ».

    « Notre âme est une âme migrante », a aussi expliqué le pape François : « On ne devient pas des hommes et des femmes mûrs si l’on ne perçoit pas l’attraction de l’horizon : cette limite entre le ciel et la terre qui demande d’être rejointe par un peuple de marcheurs ». Ainsi la foi « est l’ancre dans le ciel » : « Nous avons notre vie ancrée dans le ciel. Que devons-nous faire ? Nous agripper à la corde : elle est toujours là ».

    Et si « le monde se montre souvent réfractaire aux lois de l’amour » et leur préfère « les lois de l’égoïsme », le pape a assuré qu' »il n’y a pas de lieu dans le monde qui échappe à la victoire du Christ ressuscité », qui est « la victoire de l’amour ».

    Voici notre traduction intégrale de la catéchèse que le pape a prononcé en italien :

    AK

    Catéchèse du pape François

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). Ces dernières paroles de l’Évangile de Matthieu rappellent l’annonce prophétique que nous trouvons au début : « on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : ‘Dieu-avec-nous’ » (Mt 1,23 ; cf. Is 7,14). Dieu sera avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Jésus marchera avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Tout l’Évangile est renfermé dans ces deux citations, des paroles qui communiquent le mystère de Dieu dont le nom, dont l’identité est d’être-avec : ce n’est pas un Dieu isolé, c’est un Dieu-avec, en particulier avec nous, c’est-à-dire avec la créature humaine. Notre Dieu n’est pas un Dieu absent, séquestré dans un ciel très lointain ; au contraire, il est un Dieu « passionné » de l’homme, si tendrement aimant qu’il est incapable de se séparer de lui. Nous autres, humains, nous sommes habiles à couper les liens et les ponts. Lui, en revanche, non. Si notre cœur se refroidit, le sien reste toujours incandescent. Notre Dieu nous accompagne toujours même si, par mésaventure, nous l’oubliions. Sur l’arête qui sépare l’incrédulité de la foi, la découverte que l’on est aimé et accompagné par notre Père, qu’il ne nous laisse jamais seuls, est décisive.

    Notre existence est un pèlerinage, un chemin. Même lorsqu’ils sont mus par une espérance simplement humaine, combien perçoivent la séduction de l’horizon qui les pousse à explorer des mondes qu’ils ne connaissent pas encore. Notre âme est une âme migrante. La Bible est pleine d’histoires de pèlerins et de voyageurs. La vocation d’Abraham commence par ce commandement : « Quitte ton pays » (Gn 12,1). Et le patriarche laisse ce bout de monde qu’il connaissait bien et qui était un des berceaux de la civilisation de son époque. Tout allait contre le bien-fondé de ce voyage. Et pourtant, Abraham part. On ne devient pas des hommes et des femmes mûrs si l’on ne perçoit pas l’attraction de l’horizon : cette limite entre le ciel et la terre qui demande d’être rejointe par un peuple de marcheurs.

    Dans son chemin dans le monde, l’homme n’est jamais seul. Surtout le chrétien qui ne se sent jamais abandonné, parce que Jésus nous assure non seulement qu’il nous attend au terme de notre long voyage, mais qu’il nous accompagne chaque jour.

    Jusqu’à quand durera le souci de Dieu pour l’homme ? Jusqu’à quand le Seigneur Jésus, qui marche avec nous, jusqu’à quand aura-t-il soin de nous ? La réponse de l’Évangile ne laisse aucun doute : jusqu’à la fin du monde ! Les cieux passeront, la terre passera, les espérances humaines seront effacées, mais la Parole de Dieu est plus grande que tout et ne passera pas. Et il sera le Dieu avec nous, le Dieu Jésus qui marche avec nous. Il n’y aura pas un jour de notre vie où nous cesserons d’être une préoccupation pour le cœur de Dieu. Mais on pourrait dire : « Mais qu’êtes-vous en train de dire ? » Je dis ceci : il n’y aura pas un jour de notre vie où nous cesserons d’être une préoccupation pour le cœur de Dieu. Il se préoccupe de nous et il marche avec nous. Et pourquoi le fait-il ? Simplement parce qu’il nous aime. C’est compris ? Il nous aime ! Et Dieu pourvoira certainement à tous nos besoins, il ne nous abandonnera pas au temps de l’épreuve et de l’obscurité. Cette certitude demande à être inscrite dans notre cœur pour ne jamais s’éteindre. On lui donne le nom de ‘Providence’. C’est-à-dire la proximité de Dieu, l’amour de Dieu, Dieu qui marche avec nous s’appelle aussi la ‘Providence de Dieu’. Il pourvoit à notre vie.

    Parmi les symboles chrétiens de l’espérance, ce n’est pas le hasard s’il y en a un qui me plait beaucoup : l’ancre. Elle exprime le fait que notre espérance n’est pas vague ; il ne faut pas la confondre avec le sentiment changeant de celui qui veut améliorer les choses de ce monde de manière velléitaire, en s’appuyant uniquement sur la force de sa volonté. En effet, l’espérance chrétienne trouve sa racine non pas dans l’attraction de l’avenir, mais dans l’assurance de ce que Dieu nous a promis et a réalisé en Jésus-Christ. S’il nous a garanti qu’il ne nous abandonnera jamais, si le début de toute vocation est un « Suis-moi ! », par lequel il nous assure de rester toujours devant nous, alors pourquoi craindre ? Avec cette promesse, les chrétiens peuvent aller partout. Même si nous traversons des portions du monde blessé, où les choses ne vont pas bien, nous faisons partie de ceux qui, là aussi, continuent d’espérer. Le psaume dit : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps 23,4). C’est précisément là où l’obscurité se propage qu’il faut garder une lampe allumée. Revenons à l’ancre. Notre foi est l’ancre dans le ciel. Nous avons notre vie ancrée dans le ciel. Que devons-nous faire ? Nous agripper à la corde : elle est toujours là. Et nous avançons parce que nous sommes sûrs que notre vie a comme une ancre dans le ciel, sur la rive que nous atteindrons.

    Certes, si nous ne comptions que sur nos forces, nous aurions raison de nous sentir déçus et vaincus parce que le monde se montre souvent réfractaire aux lois de l’amour. Il préfère souvent les lois de l’égoïsme. Mais si survit en nous la certitude que Dieu ne nous abandonne pas, que Dieu nous aime tendrement, nous et ce monde, alors la perspective change tout de suite. « Homo viator, spe erectus » disaient les anciens. Le long du chemin, la promesse de Jésus « Je suis avec vous » nous garde debout, droits, dans l’espérance, confiant que le Dieu bon est déjà au travail pour réaliser ce qui paraît humainement impossible, parce que l’ancre est sur la plage du ciel.

    Le saint peuple fidèle de Dieu, ce sont personnes qui se tiennent debout – « homo viator » – et qui marchent mais debout, « erectus », et qui marchent dans l’espérance. Et partout où elles vont, elles savent que l’amour de Dieu les a précédées : il n’y a pas de lieu dans le monde qui échappe à la victoire du Christ ressuscité. Et quelle est la victoire du Christ ressuscité ? La victoire de l’amour. Merci.

    © Traduction de Zenit, Constance Roques

    source ZENIT.org

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