• Espérance   - Éditorial de la NRF Décembre 2016

    Espérance

     

    Éditorial

     Étienne Godard, secrétaire du comité de rédaction

    Remettre l’autre debout. Souvent aussi, accepter que l’autre nous remette debout. Toutes les contributions de ce numéro pointent dans la même direction: l’espérance. Celle-ci me semble émerger dans la relation. Tout au long de sa vie publique, Jésus cultive cette relation avec son Père, dans la prière. À maintes reprises, les textes nous disent qu’il se retire pour prier. Il y puise certainement sa confiance, sa détermination et son amour. Il nous invite à se mettre à sa suite. Une relation, dans la confiance, nous tient debout. Dans la tradition chrétienne, notre espérance se bâtit dans une relation forte avec la personne de Jésus Christ.

    Je vous invite à découvrir, dans ce numéro de la NRF, cette invitation à la relation qui ouvre sur l’espérance. Ce thème de notre dossier est abordé par divers aspects. Lyne Groulx nous parle de son travail de catéchète. Elle a développé des images fortes que j’aimerais bien lui emprunter. Pour elle, afin que les paroles de Jésus prennent vie, « elles doivent devenir paroles dans notre bouche et nos oreilles ». Il est important pour elle de mettre côte à côte espérance et communauté.  Dans la réflexion apportée par Pierre et Manuela, je retrouve un poids semblable donné à la relation, à la communauté.  Ils parlent du « coude à coude avec nos frères et sœurs », ces partenaires dans la quête spirituelle comme dans la lutte pour une société plus juste. François Poulin est un travailleur social. La première chose à établir dans son travail, c’est d’établir un lien de confiance. Rendre possible une relation pour y semer de l’espérance.

    Le survol du travail fait par le Centre de services de justice réparatrice, sur ce chemin, est éloquent. Il cherche à reconstruire des liens et réinsérer les acteurs dans le tissu social. J’ai toujours cette parole d’Estelle Drouvain dans la tête. Elle parle du travail du CSJR comme « la création d’un espace de confiance où les gens puissent se parler »

    Dans les chroniques, nous marchons dans les mêmes traces. Lévi Cossette, dans la chronique « En Pleine Action », nous parle de Jean, un homme très handicapé, à 56 ans, qui se retrouve, de nouveau, dans une famille d’accueil. C’est un temps d’espérance qui s’ouvre. « Tous les membres de la famille et de la famille élargie ont été les artisans d’une intégration de Jean à une vie sociale et familiale authentique », écrit Lévi Cossette. Jean est réintégré dans la communauté en tissant des relations signifiantes. La chronique « Gens qui inspirent »nous présente l'expérience de Johanne Liu sous le titre Quand le désir de servir se déploie. Johanne Liu, présidente de médecin sans frontières, nous parle du don d’espérance qui réside dans le service auprès des plus démunis.

    Enfin, tant  dans la recension du livre de François Cheng par Gaston Sauvé que dans le récit de pèlerinage que nous racontent trois pèlerines récemment revenues d’Assise, on nous parle d’une espérance qui a germé d’une relation forte avec François. Celui que François Cheng appel Le Grand Vivant, s’est manifesté tout particulièrement  à lui aux Carceri, justement là où « il est allé à la rencontre des blessés de la vie, des déclassés, des déshérités » […]

    Le récit de trois femmes engagées qui ont fait le pèlerinage d'Assise d'une durée de 20 jours, nous apporte une telle proximité de l'impact de François et de sa manière de suivre Jésus. Chacune vit cette rencontre bien différemment, selon les lignes de force de sa personnalité.

    Dès la naissance, l’être humain cherche à entrer en relation [Lytta Basset]. L’histoire biblique nous fait découvrir un Dieu qui cherche à entrer en relation avec son peuple. L’espérance d’Israël est marquée au fer rouge par cette relation. C’est dans l’Arche d’alliance que se tient Dieu. À cette alliance, imperturbablement, les prophètes vont inviter leur compatriote à y revenir. Cette alliance est une relation qui ouvre sur l’espérance.

    source  http://www.nrfweb.ca/

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  • Que se lève l’étoile de l’espoir!

    mages

    La naissance de Jésus eut lieu à Bethléem, en Judée, sous le règne d’Hérode. Un jour, des astrologues vinrent d’Orient jusqu’à Jérusalem. Ils demandèrent : Où est le nouveau-né, roi des Juifs? À l’est, nous avons aperçu son étoile et nous venons nous prosterner devant lui. Ces mots troublèrent le roi Hérode, et tout Jérusalem avec lui. Le roi réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple pour les interroger. Où le christ doit-il naitre? demandait-il. Et on lui répondit : À Bethléem, en Judée, comme le prophète l’a écrit : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es pas la moindre des chefs-lieux de Juda, car tu donneras à mon peuple Israël son berger, celui qui le gouvernera. »

    Hérode fit venir en secret les astrologues pour se faire préciser le moment où l’étoile leur était apparue. Puis il les envoya à Bethléem : Partez, leur dit-il, tâchez de connaitre l’endroit où se trouve l’enfant. Quand vous serez fixés, revenez me voir. Je veux moi aussi me prosterner devant lui.

    Après avoir entendu les paroles du roi, les astrologues se mirent en route. L’étoile aperçue en Orient allait devant. Ils la suivaient. Elle s’immobilisa : tout en bas se trouvait le petit enfant. La vue de l’étoile les transporte de joie. Ils entrent dans la maison, voient l’enfant avec Marie, sa mère. Ils se prosternent, lui rendent hommage. Ils ouvrent les trésors apportés et lui en font cadeau. Or, encens et myrrhe : c’est pour lui. Mais un songe les mit en garde. Ils ne devaient pas revoir Hérode. Ils rentrèrent donc chez eux par un autre chemin. 

    Matthieu 2, 1-12

    J’ai déjà demandé à des mamans qui passaient la nuit de Noël dans un refuge pour femmes battues avec leur marmaille, quelle était la petite étoile qui leur permettait de continuer d’avancer dans leurs ténèbres. Y a-t-il une lumière au bout de ces longs tunnels du chômage, de la pauvreté endémique, de l’exclusion sociale, de la discrimination, de la violence?

    La Bible nous dit qu’ « au commencement tout était tohu et bohu et que les ténèbres couvraient les abimes » (Genèse 1,1). Les promesses néolibérales de l’économie mondialisée ont provoqué crises sociales, pauvreté et inégalité. Le commerce des armes est en croissance exponentielle et les guerres détruisent la vie et chassent de leurs pays des millions de personnes. Le Moyen-Orient est à feu et à sang, les populations sont assassinées massivement ou fuient dans la panique. La peur de l’autre envahit les pays riches qui se claquemurent dans leurs frontières et le racisme pourrit nos sociétés. C’est le chaos dans notre monde, le tohu-bohu.

    Ce récit de l’évangile de Matthieu évoque la naissance de Jésus sous le règne d’Hérode le Grand, un homme cupide et arrogant, marionnette de l’empire de Rome, qui massacra les enfants de Bethléem dans le but d’éliminer un possible prétendant à son trône. Le massacre des enfants se poursuit toujours par des Hérode sans scrupule : la faim tue 3,1 millions d’enfants de moins de cinq ans chaque année. Au Canada, pays riche, un enfant sur six vit dans la pauvreté et que dire des enfants syriens qui voient l’enfer.

    Le miracle de Noël

    Heureusement des gens voient se lever l’étoile de l’espoir. Les Autochtones d’Amérique du Nord, longtemps tenus invisibles, ont décidé de mettre un terme à la passivité et se sont mis en marche, guidés par l’étoile de la dignité. Le sang des amérindiennes assassinées crie vers le ciel et les Premières Nations se portent à la défense de la Mère Terre et des rivières qui l’irriguent. Les Sioux du Dakota barrent résolument la route aux oléoducs pollueurs et campent dans le froid, bergers de la liberté, appuyés vaillamment par des vétérans rebutés de toutes ces violences.

    Voilà le miracle de Noël que nous raconte l’évangile de Matthieu, celui de ces sages qui scrutent le ciel à la recherche de la lumière. L’étoile mystérieuse les guide, après un long cheminement d’errances et de doutes, vers la maison d’un enfant pauvre. « L’étoile s’immobilisa : tout en bas se trouvait le petit enfant. La vue de l’étoile les transporte de joie. Ils entrent dans la maison, voient l’enfant, avec Marie, sa mère. Ils se prosternent, lui rendent hommage. Ils ouvrent les trésors apportés et lui en font cadeau. »

    Le défi est de nous mettre en route vers un monde où la justice brille de tout son éclat. Noël, c’est voir les puissants trouver la sagesse, s’approcher de la maison du pauvre, y entrer et se prosterner devant l’enfant pauvre et lui ouvrir leurs trésors. C’est le vieux sage Mandela qui disait : « Vaincre la pauvreté n’est pas un geste de charité; c’est un acte de justice, un acte de protection d’un droit humain fondamental, le droit à la dignité et à une vie décente. » Que la justice brille dans nos ténèbres et que s’exprime notre solidarité.

    Une lumière dans le ciel,
    Inatteignable;
    une étoile, une utopie,
    des êtres au cœur pur
    marchent à l’étoile
    sans savoir où ça mène…
    La lumière
    au-dessus de la maison
    d’un enfant pauvre;
    l’inespéré,
    l’impossible se produit.
    Les sages pénètrent,
    se tiennent aux pieds du petit,
    ouvrent leurs trésors
    puis repartent légers,
    libérés de leurs fardeaux
    par un enfant pauvre.
    C’est Noël,
    un autre monde est possible.

    Claude Lacaille

    Source: Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l'autorisation du Centre biblique de Montréal.

    source www.interbible.org

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  • Le pape exhorte au « courage » de dire la vérité

    Mais accueillir les personnes « avec le peu qu’elles peuvent donner »

    Messe à Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    Messe À Sainte-Marthe © L'Osservatore Romano

    Le pape a souhaité aux pasteurs le « courage apostolique de dire toujours les choses avec vérité », lors de la messe à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le 15 décembre 2016. Mais ce courage demande aussi d’accueillir les personnes « avec le peu qu’elles peuvent donner ».

    Dans son homélie rapportée par Radio Vatican, le pape a commenté l’Evangile du jour (Lc 7, 24-30) où Jésus parle de Jean le Baptiste comme « bien plus qu’un prophète ». C’était, a expliqué le pape, « un homme fidèle à ce que le Seigneur lui avait demandé » : « Un grand parce que fidèle ».

    « Il prêchait de manière forte, il disait des choses dures aux pharisiens, aux docteurs de la loi, aux prêtres, il ne leur disait pas : ‘très chers, conduisez-vous bien’. Non. Il leur disait simplement : ‘Engeance de vipère’ (…). Il ne faisait pas de nuances ». Il dénonçait aussi au roi Hérode son adultère. Ainsi Jean le Baptiste « risquait sa vie mais il était fidèle ». Par fidélité « à sa vocation et à la vérité », il « insultait ».

    Le pape a fait observer que si aujourd’hui « un curé disait dans l’homélie dominicale : ‘parmi vous certains sont des engeances de vipère et il y a beaucoup d’adultères’, sûrement l’évêque recevrait des lettres de perplexité : ‘Renvoyez ce curé qui nous insulte’ ».

    Mais Jean le Baptiste ne faisait pas qu’insulter : il « comprenait la situation des gens et aidait à avancer vers le Seigneur ». Il appelait à la conversion en faisant « un premier pas ». Ainsi il recommandait aux publicains de ne pas demander plus du juste impôt et aux soldats de ne pas tomber dans la corruption. « Avec ce tout petit pas en avant, (…) il savait que le Seigneur faisait le reste ».

    La grâce du doute

    Jean le Baptiste avait « aussi des moments d’obscurité » il « avait ses doutes », a constaté le pape, car Jésus n’était pas un Sauveur « comme il se l’était imaginé ». Les grands « sont sûrs de leur vocation mais chaque fois que le Seigneur leur montre une nouvelle route (…) il doutent. (…) Le diable fait ce travail et certains amis l’aident ».

    Pour le pape François, l’exemple de Jean le Baptiste est « un beau programme de vie chrétienne » : c’est « un grand », qui « prêchait la conversion, qui n’y allait pas à demi-mot pour condamner les orgueilleux », mais qui « à la fin de sa vie se permet de douter ».

    « Demandons à Jean la grâce du courage apostolique de dire toujours les choses avec vérité, de l’amour pastoral, de recevoir les personnes avec le peu qu’elles peuvent donner, le premier pas, a conclu le pape. Et aussi la grâce de douter. Si souvent, peut-être à la fin de la vie, on peut se demander : ‘Mais ce à quoi j’ai cru, est-ce vrai ou ce sont des fantasmes ?’, la tentation contre la foi, contre le Seigneur. Que le grand Jean (…) nous aide sur ce chemin sur les traces du Seigneur ».

    source ZENIT.org

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  • « Une vie sans rêves n’est pas digne de Dieu »

    Texte du discours préparé pour la communauté de l’Hôpital Bambino Gesù

    Le pape rencontre les enfants malades de l'hôpital Bambino Gesù, capture CTV

    Le Pape Rencontre Les Enfants Malades De L'hôpital Bambino Gesù, Capture CTV

    « Une vie sans rêves n’est pas digne de Dieu ; une vie fatiguée et résignée, où l’on se satisfait, l’on vivote sans enthousiasme, à la journée, n’est pas chrétienne ». C’est l’encouragement du pape François à la communauté de l’Hôpital pédiatrique Bambino Gesù du Vatican, qu’il a rencontrée le 15 décembre 2016, dans la Salle Paul VI du Vatican.

    Après les salutations de la présidente de l’hôpital, Mariella Enoc, et les témoignages de représentants du Bambino Gesù, le pape a mis de côté son texte préparé à l’avance pour improviser un discours. Nous publions ci-dessous notre traduction du texte préparé et publié par le Saint-Siège après la rencontre qui a vu la présence de 7000 personnes : personnel, volontaires, associations, familles, patients dont 150 enfants d’une vingtaine de pays.

    Dans ce texte, le pape exprime sa tristesse face à la souffrance des enfants : « Je n’ai pas de réponse, je crois que c’est bien que cette question reste ouverte ». Il souligne que Jésus « n’a pas expliqué pourquoi on souffre mais, en supportant la souffrance avec amour, il nous a montré pour qui on l’offre ».

    Aujourd’hui, constate-t-il par ailleurs, « il y a un grand besoin de temps et d’espaces plus humains » : « On court beaucoup et on trouve moins d’espace : pas seulement des parkings pour les voitures, mais aussi des lieux pour se rencontrer ; pas seulement du temps libre mais du temps pour s’arrêter et se retrouver ».

    Aux jeunes chrétiens qui accèdent au monde du travail, le pape conseille « deux ingrédients » : « garder vivants ses rêves » et « suivre l’intuition de servir, donner, aimer » plus que de « faire quelque chose pour mes intérêts, pour le succès, pour être reconnu ».

    AK

    Discours du pape François

    Chers amis, bonjour !

    Je suis content de vous rencontrer ; je vous remercie d’être venus et pour vos témoignages. Je remercie la présidente, la doctoresse Mariella Enoc, pour ses aimables paroles.

    Valentine, ta question sur les enfants qui souffrent est grande et difficile ; je n’ai pas de réponse, je crois que c’est bien que cette question reste ouverte. Jésus non plus n’a pas donné de réponse en paroles. Devant certains cas, qui se produisaient alors, d’innocents qui avaient souffert dans des circonstances tragiques, Jésus n’a pas fait de prédication, de discours théorique. On peut certainement en faire, mais lui ne l’a pas fait. Vivant au milieu de nous, il ne nous a pas expliqué pourquoi on souffre. Jésus, en revanche, nous a montré la voie pour donner du sens à cette expérience humaine : il n’a pas expliqué pourquoi on souffre mais, en supportant la souffrance avec amour, il nous a montré pour qui on l’offre. Pas pourquoi, mais pour qui. Il a offert sa vie pour nous et par ce don, qui lui a tellement coûté, il nous a sauvés. Et qui suit Jésus fait la même chose : plutôt que de chercher des « parce que », il vit tous les jours « pour ».

    Valentine a été exigeante et a aussi demandé un « médicament » pour ceux qui sont au contact de la souffrance. C’est une belle demande ; je dirais seulement une petite chose, que l’on peut apprendre des enfants : redécouvrir chaque jour la valeur de la gratitude, savoir dire merci. Nous l’enseignons aux enfants et ensuite nous ne le faisons pas, nous les adultes. Mais dire merci, simplement parce que nous sommes devant une personne, est un médicament contre le refroidissement de l’espérance qui est une mauvais maladie contagieuse. Dire merci alimente l’espérance, cette espérance dans laquelle, comme le dit saint Paul, nous avons été sauvés (cf. Rm 8,24). L’espérance est le « carburant » de la vie chrétienne, qui nous fait aller de l’avant tous les jours. Alors c’est beau de vivre en personnes reconnaissantes, en enfants de Dieu simples et joyeux, petits et joyeux.

    Toi, Dino, tu nous as parlé justement de la beauté des petites choses. Cela peut sembler une logique perdante, surtout aujourd’hui, avec la mentalité de l’apparence qui exige des résultats immédiats, le succès, la visibilité. Au contraire, pensez à Jésus : la majeure partie de sa vie sur cette terre, il l’a passée caché ; il a grandi dans sa famille sans hâte, apprenant chaque jour, travaillant et partageant les joies et les douleurs des siens. Noël nous dit que Dieu ne s’est pas fait fort et puissant, mais fragile et faible comme un enfant.

    Dino, tout en nous parlant de comment vivre en restant petit, demandait cependant des espaces plus grands. C’est une demande juste. Nous vivons à une époque où les espaces et les temps rétrécissent toujours plus. On court beaucoup et on trouve moins d’espace : pas seulement des parkings pour les voitures, mais aussi des lieux pour se rencontrer ; pas seulement du temps libre mais du temps pour s’arrêter et se retrouver. Il y a un grand besoin de temps et d’espaces plus humains. D’après ce que je sais, au cours de son histoire, l’Hôpital Bambino Gesù s’est développé pour justement répondre à beaucoup d’exigences qui se présentaient petit à petit ; on a ouvert d’autres sièges et les services se sont délocalisés pour offrir précisément de nouveaux espaces aux patients, pour les familles, pour les chercheurs. Il faut se souvenir de cette histoire, c’est la meilleure prémisse pour l’avenir ! Malgré les espaces étroits, les horizons se sont élargis : le « Bambin Gesù » n’a pas regardé ses étroitesses, mais a créé de nouveaux espaces et beaucoup de projets, y  compris au loin, sur d’autres continents. Cela nous dit que la qualité des soins ne dépend pas seulement des aspects logistiques, mais des espaces du cœur. C’est essentiel d’élargir les espaces du cœur : et puis la Providence ne manquera pas de penser aussi aux espaces concrets.

    Toi, Luca, en revanche, tu demandais quelle devait être la marque de fabrique du « Bambin Gesù » au-delà de ses capacités professionnelles, certainement indispensables. À un jeune chrétien qui, comme Luca après ses études, se présente au monde du travail – qui doit être ouvert aux jeunes, pas seulement au marché – je conseillerai deux ingrédients. Le premier est de garder vivants ses rêves. Les rêves ne doivent jamais être anesthésiés, ici l’anesthésie est interdite. Dieu lui-même, nous l’entendrons dans l’Évangile de dimanche, communique parfois à travers des rêves ; mais il invite surtout à réaliser de grands rêves, même si c’est difficile. Il nous pousse à ne pas nous arrêter de faire le bien, à ne jamais éteindre notre désir de vivre de grands projets. J’aime penser que Dieu lui-même a des rêves, y compris en ce moment, pour chacun de nous. Une vie sans rêves n’est pas digne de Dieu, une vie fatiguée et résignée, où l’on se satisfait, l’on vivote sans enthousiasme, à la journée, n’est pas chrétienne.

    J’ajouterais un second ingrédient, après les rêves : le don. Toi, Serena, tu nous as témoigné de la force de celui qui donne. Au fond, on peut vivre en suivant deux objectifs différents : en mettant au premier plan l’avoir ou le don. On peut travailler en pensant surtout au gain, ou bien chercher de donner le meilleur de soi au bénéfice de tous. Alors le travail, malgré toutes les difficultés, devient une contribution au bien commun, parfois carrément une mission. Et nous sommes toujours devant cette bifurcation : d’un côté, faire quelque chose pour mes intérêts, pour le succès, pour être reconnu ; de l’autre, suivre l’intuition de servir, donner, aimer. Souvent les deux aspects se mêlent, vont ensemble, mais il est important de reconnaître lequel vient en premier. Tous les matins on peut dire : maintenant, je dois aller là, faire ce travail, rencontrer des personnes, affronter des problèmes ; mais je veux vivre cette journée comme le voudrait le Seigneur : non comme un poids – qui ensuite pèse surtout sur les autres qui doivent me supporter – mais comme un don. C’est à mon tour de faire un peu de bien, d’apporter Jésus, de témoigner non par des mots mais par les œuvres. Chaque jour, on peut sortir de chez soi le cœur un peu plus renfermé sur lui-même ou bien le cœur ouvert, prêt à rencontrer, à donner. Cela donne plus de joie de vivre le cœur ouvert que le cœur fermé ! Vous êtes d’accord ? Alors je vous souhaite un Noël comme cela, à vivre le cœur ouvert, en gardant ce bel esprit de famille et je vous remercie beaucoup.

    © Traduction de Zenit, Constance Roques

     source ZENIT.org
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  • SOCIÉTÉ

    « Êtes-vous musulman ou chrétien ? »

    La réponse fut comme un électrochoc !


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  • La mémoire et les secrets

    U14644ne réunion récente de la Conférence épiscopale catholique du Japon a décidé d’organiser une messe à Sendai le 10 mars prochain, en mémoire des victimes et des survivants du tsunami du 11 mars 2011. A cette occasion, une prière spéciale pour les victimes sera lue dans toutes les églises du pays.

    Les évêques japonais ont aussi décidé de continuer à mobiliser tous leurs fonds disponibles pour aider à la reconstruction dans cette partie du pays touchée par la catastrophe. Les provinces de Tokyo, d’Osaka et de Nagasaki continuent d’envoyer des volontaires via la Caritas qui pourvoit matériel et fonds financiers pour aider les populations en difficulté.

    Le 7 décembre dernier, les évêques du Japon ont aussi émis une très solennelle protestation contre le projet de loi "Secrets spéciaux" que le gouvernement a fait passer la veille au Parlement. Une loi ultralibérale aux contours suffisamment flous pour être une menace possible aux principes démocratiques de la société. Une loi qui permet à l’administration de placer certains projets sous le sceau des "secrets spéciaux", échappant à tout contrôle parlementaire. Rappelant que de telles pratiques risquent fort, à terme, de mettre en cause les principes fondamentaux des droits humains, de la liberté de la presse et de celle d’association, les évêques soulignent notamment qu’une telle loi pourrait remettre en cause l’engagement pacifique du pays et aussi limiterait très fortement l’accès aux données concrètes des dégâts radiatifs de la centrale de Fukushima. Il suffirait en effet d’invoquer le caractère anxiogène de ces données pour les faire classer sous le sceau des "secrets spéciaux".

    DL

    Source : Ucanews / Site de la conférence épiscopale japonaise


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  • 2014-01-16 L’Osservatore Romano

    « Avons-nous honte des scandales dans l’Eglise? ».

    C’est un profond examen de conscience que propose le Pape François ce matin, jeudi 16 janvier, au cours de l’homélie de la Messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Un examen de conscience qui va à la racine des raisons des « nombreux scandales » qu’il a déclaré ne pas vouloir « citer un par un » parce que « nous savons tous où ils se trouvent ».

    Et précisément à cause des scandales, on ne donne pas au peuple de Dieu « le pain de la vie » mais « un repas empoisonné ». Les scandales – a encore expliqué le Pape – ont eu lieu parce que « la parole de Dieu était rare chez ces hommes, chez ces femmes » qui les ont suscités, profitant de leur « position de pouvoir et de confort dans l’Eglise » sans toutefois avoir à faire avec « la parole de Dieu ». Car, a-t-il précisé, il ne sert à rien de dire « je porte une médaille » ou « je porte la croix » si l’on n’a pas « un rapport vivant avec Dieu et avec la parole de Dieu! ». En outre, certains de ces scandales – a précisé encore le Pape – ont également, à juste titre, « coûté beaucoup d’argent ».

    La réflexion du Pape a été inspirée par la prière du psaume responsorial – le numéro 43 – proclamé dans la lecture d’aujourd’hui. Une prière qui se réfère à ce qui est raconté dans la première lecture et donc à l’échec d’Israël. Il en est question dans le premier livre de Samuel (4-1, 11).

    « Ce passage de l’Ecriture – a souligné le Pape – nous fait penser » à « la façon dont est notre rapport avec Dieu, avec la parole de Dieu. Est-ce un rapport formel, un rapport éloigné? La parole de Dieu entre-t-elle dans notre cœur, change-t-elle notre cœur, a-t-elle ce pouvoir ou pas? ». Ou bien « est-ce un rapport formel, très bien, mais le cœur est fermé à cette parole? ».

    Une série de questions – a précisé le Pape – qui « nous conduit à penser à de nombreux échecs de l’Eglise. A de nombreux échecs du peuple de Dieu ». Des échecs dus « simplement » au fait que le peuple « n’entend pas le Seigneur, ne cherche pas le Seigneur, ne se laisse pas chercher par le Seigneur ». Puis, lorsque la tragédie a eu lieu, on s’adresse au Seigneur pour demander « mais, Seigneur, qu’est-il arrivé? ». On lit dans le psaume 43: «Tu fais de nous l'insulte de nos voisins, fable et risée de notre entourage; tu fais de nous le proverbe des nations, hochement de tête parmi les peuples ». Et c’est ce qui conduit, a observé le Pape François, à « penser aux scandales de l’Eglise: mais en avons-nous honte? ». Et il a ajouté: « De nombreux scandales que je ne veux pas énumérer un par un, mais nous les connaissons tous. Nous savons où ils se trouvent! ». Certains « scandales – a-t-il dit – ont coûté beaucoup d’argent... ».

    Et c’est à ce moment qu’il a parlé, sans mâcher ses mots, de « honte de l’Eglise » pour les scandales qui sont comme autant « d’échecs de prêtres, d’évêques, de laïcs ».

    La question, a poursuivi le Pape, est que « la parole de Dieu dans ces scandales était rare. Chez ces hommes, chez ces femmes, la parole de Dieu était rare. Ils n’avaient pas de lien avec Dieu. Ils avaient une position dans l’Eglise, une position de pouvoir, même de confort ». Mais « pas la parole de Dieu », celle-là non. Et « il ne sert à rien de dire "mais moi je porte une médaille, je porte la croix: comme ceux qui portaient l’arche, sans avoir un rapport vivant avec Dieu et avec la parole de Dieu! ». Et rappelant les paroles de Jésus à propos des scandales, il a répété qu’ils ont donné lieu à « toute une décadence du peuple de Dieu, allant jusqu’à la faiblesse, la corruption des prêtres ».

    Le Pape François a conclu l’homélie par deux pensées: la parole de Dieu et le peuple de Dieu. A propos du premier, il a proposé un examen de conscience: « La parole de Dieu est-elle vivante dans notre cœur? Change-t-elle notre vie ou est-elle comme l’arche qui va et vient » ou « le très bel évangéliaire » mais qui « n’entre pas dans notre cœur? ». Quant au peuple de Dieu, il s’est arrêté sur le mal que lui font les scandales: « Pauvres gens – a-t-il dit – pauvres gens! Nous ne leur donnons pas à manger le pain de la vie! Nous ne donnons pas à manger la vérité! Nous donnons à manger un repas empoisonné, si souvent! ».

    Source http://www.news.va

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  • « Même dans les choses sérieuses, Jésus est joyeux »
    Homélie du matin, 3 décembre 2013« Même dans les choses sérieuses, Jésus est joyeux » - Zenit

    Anne Kurian

    ROME, 4 décembre 2013 (Zenit.org) - « Même dans les choses sérieuses, Jésus est joyeux »., a déclaré le pape François durant la messe qu’il a célébrée à Sainte-Marthe pour la fête de saint François-Xavier, mardi 3 décembre 2013.

    « La parole de Dieu aujourd’hui parle de paix et de joie. Isaïe dans sa prophétie (11, 1-10) parle des jours du Messie. Ce seront des jours de paix, car Jésus apporte la paix ».

    L’Evangile de Luc (10, 21-24) laisse « entrevoir un peu l’âme de Jésus, le cœur de Jésus : un cœur joyeux ». Les chrétiens sont moins habitués « à penser à Jésus souriant, joyeux », a fait observer le pape.

    « Jésus était plein de joie, une joie qui dérivait de l’intimité avec le Père », une joie « qu’il donne. Et cette joie est la vraie paix. Ce n’est pas une paix statique, calme, tranquille : la paix chrétienne est une paix joyeuse ».

    « La paix dont parle Isaïe est une paix de joie, une paix de louange, une paix bruyante dans la louange. Une paix féconde dans la maternité de nouveaux enfants, une paix qui vient de la joie de la louange à la Trinité et de l’évangélisation, c’est-à-dire de l’annonce de Jésus aux peuples ».

    On ne peut imaginer « une Eglise sans joie », car « Jésus a voulu que son épouse, l’Eglise, soit joyeuse ». Et « la joie de l’Eglise est d’annoncer le nom de Jésus » : « mon époux est le Seigneur, c’est Dieu qui sauve et accompagne ».

    « La joie dérive d’une déclaration de Jésus qui dit : tu as décidé ainsi, de te révéler non aux sages mais aux petits. Même dans les choses sérieuses, Jésus est joyeux ». L’Eglise aussi « pendant son veuvage », « est joyeuse dans l’espérance », a conclu le pape.

    Source www.zenit.org

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